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Victor ment comme il respire, sans effort ni remords, et le film préfère célébrer ce vice plutôt que le juger. On y reconnaît tout de suite la patte de Philippe de Broca : des institutions moquées avec une désinvolture presque insolente, une séduction brandie comme la revanche d'un homme sans le sou. Mais comment aimer quelqu'un qui ne cesse de se rejouer lui-même ? Sous le bonimenteur jovial, un manque affleure, que le film se garde bien d'ouvrir pour de vrai. Sa vitesse tient de l'aveu déguisé, une façon de courir pour ne pas avoir à creuser. Cette fuite en avant se lit jusque dans la construction, bancale, à l'enjeu dramatique en pointillés. Belmondo écrase tout sur son passage, souvent au détriment du récit. De Broca filme en artisan du rythme plutôt qu'en styliste, mais il a l'intelligence de poser les mensonges les plus extravagants de son héros sur des décors bien réels, presque documentaires.
Le vrai numéro se joue ailleurs, dans le défilé de costumes et de travestissements du comédien, un music-hall filmé à ciel ouvert. Face à cette survoltation permanente, Julien Guiomar apporte la tendresse et la mélancolie que le scénario refuse à son héros, la sagesse d'un homme qui a renoncé, contre l'agitation perpétuelle de Victor. Belmondo illumine chaque scène par sa seule énergie physique, mais De Broca ne lui oppose aucune limite, aucun garde-fou où s'accrocher. Le comédien s'engouffre alors dans la brèche jusqu'à l'épuisement, et l'outrance systématique finit par lasser. Le vacarme ne suffit pas à combler le vide du fond.
Le vrai numéro se joue ailleurs, dans le défilé de costumes et de travestissements du comédien, un music-hall filmé à ciel ouvert. Face à cette survoltation permanente, Julien Guiomar apporte la tendresse et la mélancolie que le scénario refuse à son héros, la sagesse d'un homme qui a renoncé, contre l'agitation perpétuelle de Victor. Belmondo illumine chaque scène par sa seule énergie physique, mais De Broca ne lui oppose aucune limite, aucun garde-fou où s'accrocher. Le comédien s'engouffre alors dans la brèche jusqu'à l'épuisement, et l'outrance systématique finit par lasser. Le vacarme ne suffit pas à combler le vide du fond.
Bof . Cela rebondi de droite a gauche a 100 a l heure, Bebel énergique mais malheureusement j'ai trouvé le scénario un peu lassant au fur et a mesure des minutes
Film laborieux avec un Jean-Paul Belmondo ( Victor Vautier) qui manifeste une vitalité extraordinaire. Genevieve Bujold (Marie-Charlotte Pontalec) en éducatrice mignonne et nunuche en charge de la réinsertion du zébulon virevoltant (Bébel). Charles Gérard et Julien Guiomar font partie de cette distribution poussive. Un simple sourire suffira. A oublier.
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