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marmottedu77
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3,5
Publiée le 10 mai 2020
Sautet brille une nouvelle fois par sa sensibilité, sa manière de filmer, de décrire ses personnages, tout en nuance, en subtilité, et toujours avec une patte unique dans le cinéma français. Son image est comme une caresse qu'il donne à ses héros. Et dans le rôle titre, Patrick Dewaere, dont le jeu est fin, touchant, lumineux. Son regard sonne toujours juste. Écorché vif, on craint toujours pour lui. En tant que spectateur, on a envie de l'aider à surmonter ses difficultés, on a peur qu'il retombe dans la drogue. On pleure son incompréhension avec son père, homme de la génération précédente, malheureux, froid, taciturne, mais dont l'humanité affleure dans le regard. Le ryhtme est lent. Les plans, souvent fixes. Mais cela donne au film un rythme et une douceur qui siéent particulièrement bien au propos. Brigitte Fossey est également très touchante dans son second rôle. Un bémol : une fin que je trouve assez précipité et que je n'ai personnellement pas compris.
Le " mauvais fils" ou les difficiles relations et les non dits entre un fils ancien toxicomane plein de culpabilité mais brûlant d envie de vivre et son père bourru, crevant de trouille devant les actes possibles de son rejeton. Le face à face Dewaere, Yves Robert est parfait entre retenue et explosion. J ai cependant trouvé quelques petites longueurs.
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4,0
Publiée le 23 octobre 2021
Les films de Claude Sautet sont toujours riches en réflexions introspectives qu'il s'agisse de la fragilité de l'existence de l'amour inconditionnel d'un homme envers une femme qui veut sortir d'une relation (César et Rosalie) ou des luttes quotidiennes pour s'en sortir dans des existences ordinaires (Vincent, François, Paul et les autres). Dans Un mauvais fils Patrick Dewaere est paradoxalement une bonne personne qui a pris de très mauvaises décisions mais qui veut maintenant s'amender et avoir une vie meilleure alors que son père est toujours en deuil de la mort de sa femme. Remarquablement alors qu'il est généralement cantonné dans des rôles de perdant Dewaere se rachète du statut de perdant pour devenir un bon fils un travailleur fiable et un soutien solide pour sa petite amie toxicomane. Il est vraiment dommage que nous ayons perdu cet acteur prodigieux trop tôt luttant lui-même contre la dépendance et la dépression...
Réalisé par Claude Sautet en 1980, "Un mauvais fils" raconte l'histoire de Bruno Calgani (interprété par Patrick Dewaere), un jeune homme de retour en France après avoir passé cinq ans dans un pénitencier aux Etats-Unis pour usage et trafic de stupéfiants. Il souhaite se réinsérer dans la société mais surtout renouer des liens avec son père (Yves Robert)... Ce film est un drame touchant porté par un Patrick Dewaere bouleversant et attachant. Les seconds rôles, Yves Robert, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho (récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle) le sont tout autant. Une très bonne réalisation, teintée de mélancolie, très sobre. Une belle œuvre signée Claude Sautet.
Claude Sautet signe un film très bon, sur une époque difficile pour beaucoup avec un casting remarquable, un Patrick Dewaere incroyable, touchant et une excellente mise une scène!
… ou mauvais père ? Car si le fils a fait des bêtises et veut se ré-insérer, le père est loin d’être irréprochable. Une mise en scène efficace sur un scénario qui en fait peut-être un peu trop, prétexte à une analyse psychologique passionnante de personnages bien campés. Dewaere est à son top-niveau habituel et Dufilho étonnant en libraire homosexuel passionné d’opéra (remarquable scène d’écoute de la Bohême, tirade sur l’homosexualité…). Excellent.
Un beau long métrage, tout en simplicité et en émotion contenue. Patrick Dewaere fait de la peine, livide, fiévreux, toujours aussi bouleversant dans un rôle de fils accablé par la solitude. Et les autres acteurs ne sont pas en reste, Jacques Dufilho méritant largement son César. Sautet parvient à livrer une chronique sociale de l'époque tout en construisant un récit d'une grande justesse sur les relations père/fils. Evidemment «Un Mauvais Fils» vaut le coup d'oeil surtout pour Dewaere, mais la pertinence certaine de son auteur ainsi que la qualité de la distribution en font un film tout à fait digne d'intérêt. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Comme j'ai acheté le coffret Claude Sautet (7 films), je viens de revoir dans la foulée "Les choses de la vie", "Max et les ferrailleurs", César et Rosalie" et "Un mauvais fils". En attendant de porter un jugement sur "Un coeur en hiver" et "Nelly et M. Arnaud", je trouve que "Un mauvais fils" est de loin le meilleur film de Claude Sautet. L'histoire est simple et puissante à la fois, exempte de cabotinage (comme parfois dans ses films précédents), le thème est universel et l'interprétation (P. Dewaere & Y. Robert en tête) fabuleuse. Un chef d'oeuvre !
« Un mauvais fils » est un excellent drame psychologique réalisé par Claude Sautet en 1980, avec Patrick Dewaere dans le rôle principal. Le film aborde des sujets graves tels que la toxicomanie, la prison, le deuil, la culpabilité et la réinsertion. Le conflit père/fils est le cœur du film. C'est l'un des meilleurs rôles de Patrick Dewaere au cinéma. Son interprétation du personnage de Bruno incarne la fragilité, la rage contenue et la détermination à s'en sortir. Les autres acteurs sont remarquables : Yves Robert, en père taiseux et colériques, Brigitte Fossey, qui apporte la douceur et la force morale à Bruno, et Jacques Dufilho permettant à Bruno de se reconstruire après sa sortie de prison. Avec « Un mauvais fils », Claude Sautet change de milieu social : il quitte les classes bourgeoises pour le milieu ouvrier. Je recommande pour l'interprétation de Patrick Dewaere et la réalisation de Claude Sautet.
Le film explore les thèmes de l'aliénation, de la rédemption et de la quête d'amour et de compréhension. Sautet capte magistralement les émotions brutes à travers des performances puissantes, en particulier celle de Patrick Dewaere, qui incarne avec une intensité saisissante le protagoniste en proie à ses démons intérieurs.
L'atmosphère sombre et poignante du film est habilement mise en valeur par la réalisation sobre de Sautet, qui privilégie l'authenticité et la profondeur des interactions humaines. La complexité des relations familiales est dépeinte avec une justesse remarquable, montrant les conflits et les liens qui unissent les membres d'une famille dysfonctionnelle.
Cependant, la progression de l'histoire peut parfois sembler lente, ce qui peut réduire l'engagement du spectateur. Malgré cela, "Un Mauvais Fils" reste un exemple de maîtrise cinématographique, soulignant la détresse émotionnelle et le désir de rédemption qui résident au cœur de chacun de nous.
un film du début des années 80 qui a été un peu oublié (il suffit de voir le nombre de critiques) et qui pourtant est un authentique chef d'oeuvre du cinéma français. Ce long métrage de Claude Sautet n'a pas pris une ride et l'ambiance du début des années 80 dans le monde ouvrier(déjà la crise économique...) est bien retranscrite. Tous les acteurs sont formidables et Patrick Dewaere réalise, selon moi, sa meilleure composition, dans un rôle très sobre qui dégage une formidable émotion. Voilà un film complétement oublié des remises de prix (césar et autres récompenses) lors de sa sortie malgré dee nombreuses scènes d'anthologie et un scénario tout en finesse. A (re) découvrir d'urgence !
Du grand C Sautet, une fois de plus il excelle, dès le début, un thème musical captivant, Y Robert et P Dewaere nous surprennent dans des rôles hors du commun, on y retrouve aussi B Fossey et J Duphilho, tout aussi performants, bref un film profondément humain, avec en filigrane la drogue. A voir et revoir sans retenue.
Très beau film, très touchant. On sent bien la complexité de la relation entre un père distant et son fils tentant de se réinsérer. Patrick Dewaere et Yves Robert sont très bons dans ces rôles. Le rythme est assez lent mais ça n'est en rien dérangeant.
Avec Un mauvais fils, Claude Sautet quitte son duo fétiche Michel Piccoli-Romy Schneider, et s’intéresse à l’histoire d’un jeune homme paumé, incarné avec brio par Dewaere. Bruno, trentenaire, arrive tout juste de New-York où il vient de purger une peine de cinq ans de prison pour trafic de drogue. Sa peine encourue, il retourne chez son père René (Yves Robert) dont il n’avait plus de nouvelles depuis longtemps. La scène de la rencontre est poignante d’intensité et résume parfaitement la situation en sachant que les deux acteurs sont d’excellents amis en dehors des plateaux de tournages. On ressent le désarroi d’un père surpris par ces retrouvailles inattendues et l’appel à l’aide d’un fils détruit par la vie et qui espère renouer les liens. On dirait que le rôle a été taillé sur mesure pour Dewaere, il apporte une émotion qui lui est propre et tente de retrouver le goût de vivre. Sautet fait une analyse très fine des rapports humains et familiaux. Sa rencontre avec Catherine (Brigitte Fossey), une libraire droguée avec qui il partage la difficile lutte contre l’addiction, marque un bouleversement dans sa vie, c’est un nouveau départ inespéré pour les deux. Avec Un mauvais fils, Sautet touche au cœur et gratifie son statut d’un des plus grands réalisateurs du cinéma français.