Le Juge et l'Assassin
Note moyenne
4,0
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149 critiques spectateurs

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Ti Nou

632 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2021
À travers cette confrontation entre un assassin, ancien militaire, vagabond sans le sou, et un juge bourgeois, Bertrand Tavernier signe une variation autour de la lutte des classes. Très politique, "Le juge et l’assassin" reste pourtant ambiguë et ne sombre jamais dans le manichéisme.
Charlotte28
Charlotte28

210 abonnés 2 967 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 avril 2021
A l'instar de nombre d'autres films de Tavernier, les paysages sont magnifiés mais la mise en scène parfois poussive lasse, d'autant que l'empathie et l'intérêt pour le sort des personnages n'affleurent pas - malgré l'interprétation bluffante du toujours magistral Philippe Noiret et d'un fascinant Michel Galabru. Au-delà de ces critères attendus, se dessine une morale trop détestable face aux crimes commis...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 avril 2021
Ce film est lamentable. Dans tous ses films, Philippe Noiret reste Philippe Noiret. Galabru me fait pitié, il joue très mal, ce rôle n'est pas pour lui.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 957 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2021
Ce que je veux retenir de ce film c'est l'interprétation magistrale de M. Galabru.
Le face à face avec P. Noiret est intéressant lui aussi car il scelle le film mais Galabru réalise dans ce film une très belle performance.
gimliamideselfes

3 458 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2021
La force du Juge et l'assassin, c'est son ambigüité morale, car la figure monstrueuse de l'assassin violant, sodomisant, découpant et égorgeant des petits enfants est montré dès l'ouverture du film comme un pauvre type paumé, sans doute fou, abimé par la vie et la société, tandis que le juge, propre sur lui est loin d'avoir les mains aussi propres qu'il voudrait bien le croire...

C'est pour ça que le film est si bon, en s'inspirant de faits réels, il va réussir à peindre une société de classe où les pauvres n'ont aucune chance, où les chemineaux (j'aurais appris un mot avec ce film) sont considérés comme des parasites dont il faudrait débarrasser la société, où les soins adaptés ne sont pas accordés...
Et donc si le juge a sans doute raison de vouloir arrêter ce que l'on appellerait aujourd'hui un tueur en série, bien qu'il le fasse plus pour lui, son avancement, que pour protéger la population, son absence de doute, ses méthodes vont montrer l'inhumanité d'un système.

Et surtout, la conséquence de ça, c'est que le spectateur ressent de la pitié pour cet assassin, maltraité par la société et manipulé par son juge. Ce n'est pas de la justice, c'est un simulacre du justice et les personnages le savent bien. Les discussions entre Villedieu, ancien magistrat en Cochinchine, et le juge l'illustrent bien. Il est clairement dit que parce qu'il est pauvre il n'a aucune chance.
D'ailleurs j'apprécie beaucoup le personnage de Villedieu, dont la prise de distance avec ce que fait le juge va de pair avec celle du spectateur...

Pour autant, il faut le souligner, le juge n'est jamais lourdement montré comme le méchant de l'histoire, c'est lui qu'on suit, on connaît sa famille on le voit interagir avec elle, ce qui lui donne une certaine humanité. Il est juste un bourgeois de son époque qui se comporte comme un bourgeois, ayant peur pour sa classe, peur que la société qui l'a assis à sa tête s'effondre.

Et pour ça je trouve que Tavernier fait fort, n'importe quel autre réalisateur aurait soit atténué le côté malfaisant du juge pour le faire passer pour un héros, ou bien n'aurait pas osé le mettre en héros et se serait trouvé un autre personnage principal...
Parce que là il faut bien le dire, ni l'assassin, ni le juge ne sont des personnages enviables... Mais parce que Tavernier va tâcher des les juger le moins possible, va les traiter comme n'importe quel autre personnage, malgré leurs actions, il se dégage d'eux quelque chose de terriblement humain.
Le seul personnage qui est bien vu par le spectateur et qui prend toute son importance dans le final c'est celui d'Isabelle Huppert, la maîtresse du juge. Elle représente un nouveau monde possible.

Vraiment cette fin est sublime, montrant le changement d'époque et surtout relativisant les meurtres commis par le personnage de Galabru : la société de classe bourgeoise tue bien plus d'enfants que n'importe quel assassin...
C'est fort.
Claude DL
Claude DL

127 abonnés 1 958 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2021
J’ai trouvé cet opus de Bertrand Tavernier très réussi. Tiré d’une histoire vraie (« l’éventreur du sud-est » fin 19ème siècle), on est habilement plongé dans la France d’alors, et grâce à une composition magistrale de Michel Galabru et de Philippe Noiret, le jeu du chat et de la souris nous emporte sans peine. Bel hommage de FranceTv à ce réalisateur talentueux.
Pierre Augustin
Pierre Augustin

23 abonnés 202 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2021
Film assez inégal, le début est le milieu sont intéressants, une fois que Bouvier est capturé ça devient presque interminable... Sans compter des passages assez inutiles avec des chansons dont on ne comprend pas grand chose et qui ralentissent encore plus... Je ne sais pas si c'est lié à l'âge du film ou le réalisateur mais ça ne prend pas trop...
Ykarpathakis157

6 239 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2021
Le juge et l'assassin est un titre étrange et ironique pour ce film. Il ne représente pas ce que votre esprit vous amène immédiatement à croire. Il s'agit de l'arrestation et du procès d'un psychopathe à la manière d'un grand auteur français. Il ressemble étrangement à Lacombe Lucien sorti deux ans plus tôt. Avec une performance de bravoure de Michel Galabru qui a mérité son César dans le rôle du tueur en série et son procès devient une étude de l'esprit et du mal de la nation française au début du siècle dernier. L'antisémitisme, les troubles civils la désobéissance et la tyrannie de la France et de l'Église peuvent rendre n'importe qui fou et faire de lui un assassin. Avec de fortes performances de l'acteur préféré de Tavernier Philippe Noiret et de la jeune Isabelle Huppert c'est un chef d'œuvre dans la tradition du cinéma français d'avant l'avènement de la Nouvelle Vague. C'est mon film préféré de ce grand réalisateur paix a ton âme monsieur Bertrand Tavernier...
Refractory From Mercury
Refractory From Mercury

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2021
Le film aurait pu être génial mais c'est raté. Le seul crédit est à mettre au profit des acteurs.

Tavernier s'est essayé à un pamphlet politique façon Germinal avec Zola et Dreyfus omniprésents alors qu'il a entre les mains ce trésor avec cette affaire criminelle sur un tueur en série pédophile qui est une première judiciaire mais ne devient au plus qu'un prétexte pour asséner ses vérités

Ce qui gache totalement la prestation exceptionnelle de Galabru et un César amplement mérité.

Son interview pour Arte en 2019 ne vient même pas atténuer cela où il se montre sous un jour assez pitoyable chargeant même son chef décorateur qu'il nomme et qualifie de médiocre pour des affiches que lui même aurait très bien pu filmer de façon moins ostentatoire, cela sans rendre justice a un travail bien visible sur cette reconstitution historique.
tonyhw
tonyhw

55 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2021
Malgré son statut de classique, "Le Juge et l'Assassin" ne fait clairement pas partie des meilleurs films de Tavernier à mes yeux. Aucun rythme, peu de tension, personnages opaques voire agaçants... On s'ennuie presque, à l'image de Jean-Claude Brialy qui semble la plupart du temps égaré ou pour le moins peu concerné. Seuls les décors (paysages et villages) retiennent vraiment l'attention. Dommage, avec un sujet pareil il y avait certainement matière à faire mieux, beaucoup mieux.
kibruk
kibruk

199 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2021
Bertrand Tavernier est sans doute mon réalisateur français préféré sur l'ensemble de sa filmographie, même si je n'apprécie pas particulièrement sa dernière partie de carrière après "Capitaine Conan". "Le juge et l'assassin" est pour moi l'un de ses meilleurs films, surtout grâce à un coup de génie : donner le rôle de l'assassin à Michel Galabru. Il est absolument incroyable et on se dit qu'il est bien dommage qu'il n'ait pas eu beaucoup de rôles au cinéma où il pouvait montrer toute l'étendue de son talent. En plus de nous raconter une histoire très intéressante où le juge trompe l'assassin pour arriver à le faire condamner à mort et en retirer des bénéfices personnels, Tavernier recrée une fin de dix-neuvième siècle totalement crédible visuellement et historiquement en ajoutant en arrière-plan l'affaire Dreyfus et les luttes populaires. C'est sur ce dernier point que je suis un peu plus réservé, car, comme à son habitude, Tavernier a tendance à surligner un peu trop des éléments plutôt annexes pour la narration mais que l'on devine comme essentiels pour lui (la dernière scène par exemple).  
Ricco92
Ricco92

295 abonnés 2 349 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2020
Le Juge et l’assassin est surtout connu aujourd’hui pour avoir révélé le talent dramatique de Michel Galabru (pourtant déjà grand comédien de théâtre issu de la Comédie française). En effet, son rôle de meurtrier déséquilibré lui permit d’obtenir le César du meilleur acteur en 1977, faisant ainsi oublier les rôles comiques qui lui avaient apporté le succès (la série du Gendarme). Si au vu de la prestation de Galabru, on peut trouver cette récompense méritée, on peut aussi la juger injuste envers le reste de la distribution. En effet, tous les comédiens, des plus gros rôles (Philippe Noiret, Isabelle Huppert, Jean-Claude Brialy…) aux plus petits (Gérard Jugnot qui la même année se trouve à l’affiche, toujours dans de courtes apparitions, de films comme Le Locataire de Roman Polanski ou Monsieur Klein de Joseph Losey), sont d’une justesse telle qu’elle ne peut être due qu’à la présence d’un grand directeur d’acteurs. Bertrand Tavernier réussit ainsi à rendre extrêmement crédible sa retranscription d’une France de la fin du XIXème siècle coupée en deux (avec, d’un côté, une France maurassienne et antisémite et, de l’autre, les mouvements anarchistes, influencés par Ravachol, et socialistes). Cette période très politisée est symbolisée par l’affrontement entre les défenseurs d’Alfred Dreyfus et les antidreyfusards, ce qui explique les nombreuses références à Émile Zola et l’affaire. Le Juge et l’assassin constitue donc une excellente reconstitution de cette époque trouble servie par de grandes prestations d’acteurs. Tavernier privilégie ces aspects et choisit donc une mise en scène extrêmement classique (choisir au scénario Jean Aurenche et Pierre Bost, symbole du cinéma de Qualité française tant décriée par François Truffaut et la Nouvelle Vague, est une revendication claire de cette forme de cinéma). Ainsi, si les amateurs d’œuvres cinématographiques où la forme est mise en avant pourront regretter ce manque d’audace visuelle, la qualité de l’interprétation, le travail de reconstitution (n’oublions pas que, même si les noms ont été changés, le film s’inspire d’une histoire vraie) et la beauté de la photographie permettront au Juge et l’assassin d’intéresser une grande partie du public adepte de cinéma français classique.
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2020
« Le Juge et l’Assassin » de Bertrand Tavernier (1976) fait partie - avec « Coup de Torchon » (1981) et « La Vie et rien d'autre » (1989) - de mon podium pour ce réalisateur. Nous sommes dans la France de la fin du 19ème bouleversée par un patriotisme cocardier après la défaite de Sedan, l’antisémitisme et l’affaire Dreyfus, et des remous politiques avec les anarchistes et le début du socialisme. Joseph Bouvier (Michel Galabru qui est extraordinaire), sergent d'infanterie réformé du fait de crises de violence, tire sur Louise, sa fiancée qui veut le quitter et retourne son arme contre lui mais il survivra avec 2 balles dans la tête. Esprit simple et exalté, nourri de slogans anarchistes et d’un mysticisme avec un dévouement à la Vierge, il devient vagabond après sa sortie de l'asile et parcourant la France à pied, il va égorger et violer moult jeunes bergers ou bergères. Ces crimes impunis intéressent le juge Rousseau (Philippe Noiret) qui y voit un moyen d’avoir de l’avancement voire la légion d’honneur et dans sa démarche il est « aiguillonné » par le procureur Villedieu (Jean-Claude Brialy), nostalgique de son séjour en Cochinchine. Le juge désirant avoir des aveux va manipuler Bouvier qui lui dira « vous êtes un roublard, Monsieur le Juge » et de se retrancher derrière ses slogans « Dieu, Droit, Devoir », « Je suis l’anarchiste de Dieu » ou encore « Je suis innocent car c’est Dieu qui a tout voulu » ou enfin « C’est à cause du chien enragé qui m’a mordu et des remèdes que j’ai reçus » ! Bouvier n’avouera qu’un seul crime mais comme dit par le procureur « C’est un pauvre. Il n’a aucune chance » et il sera guillotiné devant pas moins de 70 000 personnes vu l’ampleur donnée par la presse à cette affaire.
Le face à face entre ces 2 grands acteurs est superbe et le film est tourné avec une grande intelligence dans de magnifiques paysages de l’Ardèche et de très beaux décors.
Pour ma part, je trouve que le personnage de Rose (Isabelle Huppert) ne sert à rien et je regrette les 2 dernières scènes qui me paraissent lourdes et ne rien apporter à ce face à face extraordinaire entre le juge et l’assassin et dont le vainqueur n’est pas évident, Bouvier gagnant curieusement en termes de sympathie et Rousseau en perdant de par ses méthodes !
Michael
Michael

32 abonnés 597 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2020
Un film qui a tout pour être un grand film. Un Galabru excellent à contre emploi dans le rôle d un tueur en série violeur d enfants de 12 à 16 ans selon les dires du juge avec en face de lui Noiret en juge prêt à jouer la sympathie pour mieux le confondre.
Le film pouvait donc parler de la folie réelle ou jouée par Bouvier de sa responsabilité de la peine de mort....
Mais au bout d une heure là mécanique s enrayé on quitte le sujet qui est pourtant une histoire vraie comme si Tavernier n en avait plus rien à en dire pour s étendre un peu plus sur la commune ou l affaire Dreyfus les 5 dernières minutes se passent sans les personnages principaux et l on voit juste la commune et C est la qu une comparaison hasardeuse et pour le moins choquante est effectuée puisqu on y prend que durant la période où Bouvier(Vacher) dans la realite) à commis 12 meurtres d enfants 2500 enfants sont morts dans les mines assassinés. Si le travail des enfants est effectivement abject et est une abbération je trouve cette phrase abberante car on s en sert pour amoindrir la culpabilité d un pédophile dont les actes sont également abjectes. Cette fin que Tavernier nous impose ne rend en aucun cas hommage à l excellent travail de ses comédiens
serge d
serge d

8 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2020
Le meilleur rôle de Galabru, ce qui nous fait regretter cet acteur si mal utilsé. Le film est un chef d'oeuvre absolu où la patte de Monsieur Tavernier se déploie avec talent. Noiret est génial dans sa confrontation avec le tueur. Un très grnad film français à voir et revoir
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