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bobmorane63
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4,0
Publiée le 5 septembre 2013
Un bon polar à la fois humain et intriguant que nous offre dans les années 70 le talentueux réalisateur Sidney Lumet !! Dés le début, on commence par la fin ou du moins ce qu'on peux croire sur un policier grièvement blessé d'une balle ou le bruit de l'ambulance sifflote, on entre dans le vif du sujet et on veux savoir pourquoi. On voit la vie du jeune nommé de nom Serpico au diplôme de la police devant la fierté de ses parents, ses débuts dans la profession de bien faire son travail, arreter les délinquants et avec la soif de monter en grade. Puis, il est agent d'infiltration et apprend la corruption dans la police qui peut mettre sa vie en péril. Un bonne histoire bien troussé avec Al Pacino totalement habité par son personnage. Il n'y a presque pas de musique d'accompagnement dans les séquences de scènes et dés fois, ça fait du bien. La mise en scène de Sidney Lumet est correct. Un film à voir.
Inspiré du livre du même nom racontant l'histoire vraie d'un policier, Serpico s'avère être un film correct. L'histoire nous fait suivre la vie de Frank Serpico, un flic intègre qui va au cours de sa carrière se retrouver à dénoncer la corruption généralisée qui régnait au sein de la police de New York. Ce scénario est plaisant à suivre même si sa durée de plus de deux heures est un peu longue par rapport aux peu de choses que ce récit à a raconter, d'autant plus qu'on nous divulgue une partie de son destin dès l'ouverture. Le sujet racontant son combat contre sa hiérarchie et même toute l'institution judiciaire est intéressant mais hélas assez plat et manque cruellement de scènes marquantes. La faute à une ambiance quasi-absente et une histoire plutôt calme à l'image des scènes d'action particulièrement minimalistes, en parties responsables du manque d'impact. Ce n'est malheureusement pas les personnages qui vont réveiller tout cela car Al Pacino interprète un policier à l'apparence extravagante pour le milieu mais à la personnalité très tranquille. Les autres rôles sont appréciables mais on ne retiendra pas les autres visages tant celui de Serpico, seul contre tous, prend toute la lumière. Les relations entre ces différents individus offrent très peu d'émotions, la faute à un ton particulièrement neutre. Cependant ,les dialogues restent convenables mais manquent d'un petit plus pour être plus incisifs ou plus touchants. L'ensemble est réalisé par Sidney Lumet dont la mise en scène est somme toute classique et ne dégage rien de singulier. La b.o. fait guère mieux puisqu'elle est peu présente et donc peu mémorable même si ses notes sont appréciables quand elles se font entendre. Reste une fin convenable venant mettre un terme à Serpico, qui au final est un long-métrage à voir bien qu'il ne laissera pas un souvenir impérissable.
Un film qui est passé au statut de culte après tant d'année. Début 70, un flic va révolutionner le genre, puisqu'il arrive habillé comme un hippie, barbe et cheveux long, plus facile à se fondre dans la masse et plus facile à approcher la délinquance, les flics en costumes & cravates se font repérer à des kilomètres. En plus comme on dit l'habit ne fait pas le moine, car de ses flics si propres sur ont bien souvent les mains sales, dégoulinant de corruption. Serpico, flic honnête et intègre, avec un gros penchant d'idéaliste, se dresse contre cette organisation criminelle, celle de la police de New York. Un film quasi documentaire, sans esbrouffe, naturellement très marqué par son époque, et porté par un acteur investi, Al Pacino, qui parfois en fait des tonnes, mais en étant de plus en plus à fleur de peau arrive à nous transmettre sa rage. Lumet s'attaque encore à un fait de société et le traite avec rigueur et justesse.
La rencontre entre Sidney Lumet et Al Pacino tombe au meilleur moment pour les deux hommes. Lumet qui sort tout juste de la réalisation de « The offence », film très troublant sur la lente destruction mentale qui peut résulter de l’exercice du métier de flic, profite de « Serpico » pour creuser le même sillon un peu plus profondément avec cette fois-ci une dénonciation en règle de la corruption qui gangrène la police dans les grandes mégapoles. De son côté Al Pacino qui a accédé brutalement à la célébrité en seulement trois films sous les directions successives de Jerry Schatzberg (« Panique à Needle Park » en 1971 et « L’épouvantail » en 1973) et de Francis Ford Coppola (« Le parrain » en 1973) saute sur ce nouveau rôle à très forte intensité dramatique qui lui permettra d'asseoir encore un peu plus sa réputation d'acteur de la "méthode" rénovée. Il parait évident avec le recul que ces deux là devaient se rencontrer. Le sujet offert par la fabuleuse aventure de Frank Serpico est de premier choix et tout brûlant d’actualité, l’ancien inspecteur de la police new yorkaise ayant témoigné seulement deux ans plus tôt devant la commission Knapp mise en place par le maire de l’époque John Lindsay pour éradiquer la corruption généralisée au sein du NYPD. La maîtrise technique de Sidney Lumet rodée depuis les années 1950 où il fit ses premiers pas à la télévision et la modernité du jeu de Pacino s’accordent harmonieusement pour montrer comment la corruption gagne progressivement tout un système, instaurant des règles très strictes qui finissent par se substituer à celles qui régissent normalement l’institution. Tout ceci avec la parfaite complicité de la plus haute hiérarchie qui tout à la fois par duplicité, laxisme et impuissance encourage la structuration d’une hiérarchie parallèle des priorités censée pallier les salaires insuffisants tout en garantissant une certaine efficacité contre les délits les plus graves. Ce pacte non écrit pouvant paraître un pis-aller porte en lui l’auto destruction programmée du système par l’inévitable surenchère consubstantielle à l’appât du gain facile. Il est évident que la pieuvre installée, tout corps étranger doit se laisser prendre dans ses tentacules ou être rejeté. Frank Serpico flic iconoclaste au look décalé et aux méthodes musclées mais aussi pétri d’idéal va devenir rapidement un caillou dans la chaussure des principaux acteurs du système mafieux mis en place. Muté de poste en poste, il va pouvoir constater qu’aucun quartier n’est épargné, le niveau de sophistication et l’ampleur des gains s’amplifiant là où règne la prospérité économique. On peut juste s’étonner à la vision du film qu’une solution radicale n’ait pas été dictée avant par quelque ponte impatient pour arrêter l'empêcheur de tourner en rond. Al Pacino est bien sûr complètement impliqué dans l’identification à son rôle, copiant jusqu’à la démarche claudicante de Serpico. Sidney Lumet qui n’est jamais autant à l’aise qu’en milieu urbain filme avec maestria les rues enfumées de New York aidé par l’opérateur confirmé Arthur J. Ornitz. Si Pacino est souvent filmé en action, Lumet n’omet pas de dévoiler la face privée du personnage dont l’intransigeance et l’obstination mise dans le combat qu’il a entrepris lui ferme progressivement les portes d’une vie sentimentale épanouie. Témoin d'une époque et suspense haletant "Serio" s'il ne constitue pas le plus grand chef d'œuvre de son auteur figure assurément dans le quinté de tête de sa filmographie. Quarante ans après on reste sidéré par la force de conviction du jeu de Pacino peut-être par moment trop enfiévré. Les deux hommes convaincus par leur première collaboration enchaînerons deux ans plus tard avec le survolté "Dog day afternoon". Serpico quant à lui devenu un paria devra choisir l'exil en Suisse. Le dernier plan montrant Pacino assis avec son chien le paquebot France à quai derrière lui, est sans équivoque sur l'amertume ressentie par Lumet. Un très joli Blu-Ray édite par Studio Canal respectant l'aspect crasseux du New York de l'époque, agrémenté de deux reportages instructifs sur Lumet et Pacino par Dominique Maillet vous permettra d'apprécier toute la force d'engagement de ce film.
Un film avec AL Pacino mérite au moins un 3/5, ici il est excellent en flic hippie dénonciateur de la corruption dans les années 70. Même si ça tourne un peu en rond et que ça donne un petit avis politique en accord avec le politiquement correct d'il y a 50 ans.
Certes il faut prendre en compte que le film a pratiquement 40 ans, mais malgré une histoire vraie prenante, un flic infiltré qui dénonce le sytême de la loi, et tous ses à côtés, et de très bons acteurs, on fini par trouver le temps long et les scènes, répétitives. Cependant, on est transporté dans cet univers de la drogue et tout se qui va avec sans trop y être imprégné. A découvrir. 12/20.
Dans ce film sorti en 1973, Sidney Lumet dénonce la corruption régnant à l’époque au sein de la police de New York. En retraçant le véritable parcours de l’inspecteur Frank Serpico (magistralement interprété par Al Pacino), le récit évoque son combat contre une institution gangrenée par le mal. A travers le portrait de cet homme intègre et solitaire, progressivement broyé par le système, on ressent une vive colère intérieure. Néanmoins, ce long-métrage souffre d’une mise en scène académique propre aux polars des années 1970 et surtout de certaines longueurs parfois assommantes. Bref, une démonstration engagée de l’idéalisme vertueux.
Al Pacino, avec un charisme magnétique, campe ici le rôle de l'officier de police clean qui se met à dos la police new yorkaise gangrénée par la corruption. Mais les problèmes de montage donnent à ce film policier des années 70 un aspect has been
Un véritable réquisitoire de l'institution américaine et de ses forces de l'ordre âpre, amère et réaliste porté par un Al Pacino au sommet de son art. Tirée d'une histoire authentique la mise en scène comporte en revanche quelques longueurs parfois et je n'ai pas spécialement réussi à m'attacher au personnage de "Serpico" malgré son jeu frôlant la perfection; c'est pourquoi ce film ne m'a pas forcément entièrement passionné et que j'ai eu quelques difficultés à bien rentrer dans les états d'âme de ce flic. Mais on ne peut quand même que saluer l'objectivité et la force du propos souligné.
Un trés bon Al Pacino, policier dans ce film luttant contre les magouilles et pots de vins que ses collègues peuvent percevoir. Le malheureux se retrouve vite seul. Sa hiérarchie préférant fermer les yeux sur ses pratiques faisant semblant de l'appuyer. Mais il s'apercevra assez vite de la supercherie. Cela lui pourrit la vie et lui attire méfiances et dédains de ses partenaires. Ses relations avec la gente féminine deviennent trés compliqués, car cela lui bouffe la tete et il en devient du coup imbuvable pour ces dernières. En fait c'est la lutte d'un homme intègre dans un milieu qui ne l'est pas.....C'est un homme seul.
Serpico me conforte dans l'idée qu'Al Pacino est, avec Robert de Niro, le meilleur acteur de sa génération. Lumet signe ici un film au réalisme plus qu'honorable. Tout y contribue : les termes employés, l'ascension lente de Serpico que l'on suit sans bruler les étapes... Ce réalisme m'a d'ailleurs un peu posé problème. Du fait du vocabulaire et de tout le côté très technique du film sur le milieu policier, il m'a été difficile de saisir le film dans sa totalité et c'est dommage. Mais les pointilleux sont servis, on est vraiment plongé dans le quotidien de ce flic qui croit (ou veut croire) plus que tout en son métier mais qui va de désillusions en désillusions dans un univers fait de pots de vins, d'accords officieux et d'arrangements douteux... On suit la subtilité de son raisonnement, on se fascine de ce flic au look hippie faussement négligé qui traduit en fait subtilement sa volonté de se fondre parmi le peuple, les civils. Pacino est magistral dans son rôle : ses accès de colère, la pression qu'il accumule, son rapport viscéral à sa profession... Il arrive à tout retransmettre avec une justesse incroyable, que ce soit dans ses intonations, sa gestuelle, la gestion de son souffle. Il est vraiment bluffant, et il contribue à la complexité de ce film. Serpico est donc d'une qualité indéniable, avec un peu plus de transparence pour le spectateur novice en matière de milieu policier, j'aurais mis 5.
Un bon policier, tout de même un peu inférieur à sa réputation et ceux à cause d'un léger manque de rythme. Par contre, la prestation d'Al Pacino n'est pas surestimée, loin de là. La réalisation de Sidney Lumet est également formidable et d'une fluidité incroyable. Sans compter le grand soin apporté aux petits détails qui ne font que renforcer l'opposition de Serpico avec ses collégues (il prend du thé au lieu du traditionnel café,...). C'est à travers ses petites choses que l'on prend conscience de tout le talent des scénaristes et de toutes les qualités du film. Et il en a, ce film !
Un bon film qui semble assez proche de la réalité du new york des années 70 , avec ses quartiers sordides et ça police corrompue. Le gros défaut du film c'est qu'il met un temps fou à démarrer mais on assiste ensuite à un bon policier. Evidemment, pas d'explosions après un tir de pistolet ni de voitures qui font des doubles saltos etc, on est ici dans le réalisme froid.
12 Hommes en Colère m'avais totalement conquis dès mon premier visionnage il y'a de cela bien longtemps. Le fait de le revoir il y'a quelques semaines m'a réellement poussé vers Serpico, un film que j'avais aussi déjà vu mais qui ne m'avais à l'époque pas autant impressionné que le premier cité. Mon avis après visionnage n'est évidemment plus le même. Serpico est un long métrage très inspirant de par sa pertinence et son réalisme. La mise en scène de Sidney Lumet est aussi partie prenante, sa caméra nous capte de suite. Al Pacino est quand à lui toujours aussi immense, son jeu se développe crescendo et il se mue avec l'intrigue. Film qui prend aux tripes !
Entre deux volets du "Parrain", Al Pacino a eu le temps de se glisser dans la peau de Frank Serpico, policier intègre qui dénonça la corruption au sein de la police new-yorkaise au risque de se faire mépriser par ses pairs. Avec une mise en scène quasi-documentaire qui donne un aperçu peu reluisant de l'Amérique de ces années-là, Sidney Lumet montre bien toute la problématique de la corruption qui existe encore car les hauts gradés le veulent bien et offre à Al Pacino un rôle bouleversant, celui du flic seul contre tous, torturé par le fait d'être le seul à ne pas accepter de pots de vin, épuisé par toutes ses batailles avec les institutions qui refusent de porter les accusations en haut lieu. C'est donc un film qui fait froid dans le dos que nous livre Lumet mais personnellement, je lui préfère encore "Un après-midi de chien" réalisé deux ans plus tard avec le même Al Pacino, encore plus virtuose.