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Charlotte28
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4,0
Publiée le 25 mai 2022
Malgré quelques redites inévitables au sein de ce biopic militaire, le récit nous happe grâce à sa tonalité sarcastique fort amusante au sein de dialogues percutants rehaussés par l'interprétation magistrale de George C Scott ainsi que par une réalisation à l'élégance épurée. Mettant en scène un émérite général cultivé, l'intrigue n'en cache pas pour autant son ambition glorieuse, son irritabilité véhémente ou son manque d'empathie, créant un portrait fort ambivalent puisqu'il révèle les failles d'un système tout en dénonçant l'essence même de la guerre corruptrice. Quant à la multiplicité des points de vue elle vise à questionner le rapport à la vérité et à la moralité nationale. Une œuvre d'une belle densité réflexive!
Le portrait d’un condottiere, du plus légendaire des chefs de l’armée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale, général couillu mais psychotique. Mais un portrait à l’américaine, manichéen, sans nuances, comme le sujet, avec des moyens énormes pour peu d’émotion et pas mal de lourdeur. George C. Scott est remarquable, paraissant possédé par son personnage.
La campagne d'Afrique de la Deuxième Guerre Mondiale ? Une guerre d'égos entre Patton, Montgomery et Rommel. L'action commence en 1943 par l'impressionnante rencontre entre Patton et Rommel en plein désert marocain. La reconstitution mobilise une quantité incroyable de chars, d'avions et de soldats. Il s'avère que Rommel était alors à Berlin, de quoi piquer la fierté de Patton. Montgomery en rajoute lors d'un dîner très officiel : "Vous savez George, vous auriez fait un excellent maréchal pour Napoléon si vous étiez à Austerlitz." Réponse : "Mais, j'étais à Austerlitz." Car Patton est présenté ici avec ses croyances dans la réincarnation et sa conviction d'être voué à un grand destin. La campagne d'Europe lui donnera raison. Sa citation de Frédéric Legrand semble une erreur du scénariste, mais elle lui correspond bien : "L'audace, l'audace, toujours l'audace." Sa foi est aussi profonde que sa gueule est grande. Sollicitant les services d'un prêtre en vue d'obtenir du beau temps, sa prière exaucée l'amène à dire : "Allez me chercher cet aumônier, il a une grande influence sur le bon Dieu, je vais le décorer." Le film retrace au final deux années de la vie de ce général américain haut en couleur, deux ans où il a réalisé sa vocation, au cœur du pire conflit que la Terre ait connu.
Un très grand film de guerre avec le général américain "Patton" aux commandes face à la hiérarchie, à la concurrence anglaise et surtout aux troupes allemandes de Rommel. George C Scott est éblouissant dans sa prestation du général Patton. Les jurons pleuvent, le charisme est puissant, l'audace est grande. Il y a plusieurs scènes fortes et beaucoup de réflexions leçons sur la discipline de fer que menaient Patton envers ses hommes et son ambition. A voir et à revoir !
Reconstitution historique juste et de haute qualité de la vie de ce Général illustre de l'armée américaine durant la guerre 39-45. Le film, et c'est un plus, insiste beaucoup plus sur la personnalité de cet homme que sur ses épopées de guerre proprement dites. On apprend que ce personnage souvent colérique et grossier était aussi féru de culture, avec de nombreuses connaissances sur ses illustres prédécesseurs, jusque dans l'antiquité. Son portrait est fait sans aucune complaisance, notamment avec les nombreux dérapages qui ont singulièrement agacé Eisenhower, mais dont le génie tactique était reconnu de tous ses pairs. Composition fabuleuse de l'acteur principal, ce qui lui a du reste valu un Oscar.
Film à la réalisation très académique un tantinet viellotte qui du coup gâche un peu le plaisir de cette biopic hollywoodienne sur ce personnage de l'armée américaine très controversé. La bonne idee là-dedans c'est de ne pas auréolér le héros mais de le dépeindre avec ses forces et ses failles. Mais film un peu long (3h tout de meme) même si la performance de l'acteur principal est parfaite.
Excellent film de guerre, qui outre son aspect pédagogique dresse un portrait sans concession, sans glorifier exagérément, de ce chef de guerre atypique. La prestation sublime de George C. Scott et l’esthétisme bluffant des images pour un film datant de 1970 le classe tout en haut de sa catégorie.
Un très bon film historique. Récompensés par 8 Oscars dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur pour Franklin J. Schaffner et du Meilleur Scénario Original pour Francis Ford Coppola et Edmund H. North. George C. Scott (Oscar du Meilleur Acteur) est impressionnant dans le rôle du Général Patton et Karl Malden est excellent dans le rôle du Général Omar Bradley. Avec des scènes cultes comme : spoiler: Le discours d'intro ou Patton s'adresse à l'armée ou encore la scène de l'hôpital militaire ou Patton vient voir les blessés . Les scènes de batailles sont réussies mais l'histoire se concentre surtout sur la personnalité du Général Patton, un homme complexe à la fois brillant reconnu comme un génie de la stratégie, féru d'histoire était selon lui né pour se battre et rebelle, craint par les Allemands, adulé de ses troupes et peu apprécié par les autres généraux alliés à cause de ses dérapages discutables.
Curieux film que ce Patton. En nous faisant vivre la deuxième guerre mondiale vue par les état majors en présence, Schaffner met en scène un film politique plus qu'un film de guerre. Pas de soldat héros auquel s'identifier, ici les batailles sont montrées en plan large. Seuls les morts ont la faveur des gros plans, montrant le prix à payer pour que des généraux assouvissent leurs ambitions. Mais Patton est avant tout le portrait d'un mystique de la guerre, rustre mais d'une redoutable intelligence ou parfois totalement illuminé. Car s'il parle de dieu, c'est la guerre sa vraie religion. Curieux film que ce Patton, à la gloire d'un grand général mais pétri d'un antimilitarisme surprenant dans une telle production. A voir sans hésitation.
Son mode opératoire a fait sa renommée. Sa grande gueule, ses déclarations et ses coups de sang controversés, sa légende. Ce long portrait de Patton doit son attrait à la fracassante interprétation de George C. Scott mais également à son metteur en scène, Franklin J. Schaffner, qui n’a pas travesti la complexe personnalité de cet ambiguë guerrier.
Patton : réalisé par Franklin J. Schaffner (La Planète des Singes, Papillon), un scénario de Francis Ford Coppola entre autres, 7 Oscars en 1970 (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario, meilleure direction artistique, meilleur montage et meilleur son), un personnage des plus emblématiques, une durée de 2h50. Voilà tant de faits qui prouvent déjà à eux seuls la puissance de ce film. Malgré le fait que je n'ai jamais été réellement ébloui devant ce film comme je l'ai été devant d'autres auxquels j'ai attribué des notes de 17 ou plus, la force de ce film, transposé d'une histoire vraie, réside dans la qualité de l'oeuvre en général. Jamais ébloui, certes, mais toujours attentif et appréciant le spectacle que l'on a sous les yeux. George C. Scott fut d'ailleurs le premier acteur à refuser son Oscar car il détestait la compétition entre les acteurs, chose ironique comparé à son personnage de George S. Patton, redoutable adversaire de guerre. Un bon film que je vous conseille.
Un biopic loin de la réalité historique. Un scénario écrit en temps de pets dans de beaux salons loin des horreurs de la guerre. Du divertissement sur fonds de drame humain.
Récompensé par 7 Oscars en 1970 dont celui du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur, du Meilleur Acteur (George C. Scott), de la Meilleure Direction Artistique, du Meilleur Montage, du Meilleur Scénario et du Meilleur Son, l’œuvre de Franklin J. Schaffner reflète admirablement ce qu’était ce personnage tant décrié, adulé mais surtout détesté (ou envié ?) : George S Patton est un général pas comme les autres, qui aura su livrer une bataille mémorable durant la Seconde Guerre Mondiale face aux Allemands, au départ de la Tunisie et poursuivant à travers l’Europe jusqu’à sa percée en Allemagne. Pourquoi était-il détesté de tous ? Parce qu’il menait de main de fer ses hommes sur le champs de bataille, lui qui ne supportait pas les trouillards et les faibles, lui qui avait pour habitude de se faire obéir en étant méprisant et malpolis, avec son langage de charretier, il aura su s’imposer et laisser sa trace, se faire respecter malgré sa fâcheuse habitude à toujours la ramener « Ne l’oubliez pas, c’est votre grande gueule qui est votre pire ennemi », dixit passage du film. Un homme complexe qui n’empêchera pas de nous faire rire, notamment lorsqu’il décide de tenir tête à son allier, le maréchal Montgomery, auquel il montre un grand mépris (un allier Anglais !). Patton (1970) est une oeuvre imposante, tant au niveau humain (le nombre de figurants), qu’au niveau moyens et financiers (d’où les très belles scènes de guerres). Porté tout au long par l’excellente prestation de George C. Scott (vu auparavant dans Docteur Folamour - 1964 de Stanley Kubrick), l’œuvre de Franklin J. Schaffner (et scénarisé par Francis Ford Coppola) aura bien mérité ses nombreuses récompenses !
Un excellent film de guerre... Qui est avant tout un très bon biopic sur un des plus grand général du siècle. Georges C.Scott offre son charisme à Patton à moins que ce soit le contraire. Un film carré et parfaitement maitrisé. Certains peuvent critiquer son côté militariste ou autre mais peut-il en être différemment lorsqu'il s'agit de la vie d'un général tel que lui ?! Ce film reste un chef d'oeuvre du genre on ne peut le nier.
Biographie d'un héros de guerre américain sortit en plein pendant la déconfiture américaine du Viêt-Nâm, le projet aurait pu être une immense propagande. Pas de ça ici mais plutôt un portrait objectif d'un maître de guerre un peu fou, très rebelle et donc d'un génie. Un génie de la guerre donc. Romantique, adorateur des batailles des temps anciens, né trop tard dans un monde où les journalistes étaient friands de son franc-parler afin de vendre des journaux mais aussi afin de lui cracher dessus. Ses opinions bien tranchées étaient loin de faire l'unanimité malgré leur perspicacité (pas toutes). Tout entier porté par G. C. Scott et ses dents moisies, le film est une merveille du genre, avec sa mise en scène gigantesque, sa longueur suffisante et des numéros d'acteurs savoureux. Glorifiant un certain état d'esprit, ce portrait complexe et ambigu de cet homme qui ne l'était pas moins est passionnant, fou de guerre pour qui le sacrifice des hommes était mineur mais qui acquis auprès d'eux un respect et une dévotion quasi-totale. Du grand cinéma. D'autres critiques sur