Patton
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Karussell
Karussell

13 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2009
George C. Scott est l’atout principal de cette réalisation ; son interprétation du rôle de Patton est tout simplement étonnante et colle à la légende de ce personnage charismatique et hors norme. En évitant l’écueil du très didactique de nombre de films du même genre, la mise en scène met l’accent sur le combat et la difficile coexistence entre alliés. On regrettera juste un côté très cocardier, flagrant dès les premières séquences ; les Américains n’ont en effet pas gagné la guerre tout seuls.
Totoloinloin
Totoloinloin

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2024
D'abord, ce n'est absolument pas un biopic. C'est la vie d'un général américain en Europe pendant 2 ans, de 1943 à 1945. Ensuite, malgré un acteur excellent dans le rôle principal et quelques bonnes scènes, j'ai eu du mal à accrocher. Le film est long, on ressent bien la singularité du personnage, mais il reste 1 general ayant exercé loin du front principal... le film gagne en intérêt quand paradoxalement le personnage en perd ! il mérite d'être vu pour l'histoire de ce général mais pour moi, dans l'ensemble c'est pas terrible.
Frederic C
Frederic C

9 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2009
Un film sur Patton, pas sur la guerre...
Le Général est au centre de cette histoire. Son caractère de diva, ses coups de gueules, sa grossiereté, ses doutes, ses convictions, ses croyances...

Ce n'est pas un film de guerre, on voit très peu de combats.

L'intérêt du film est entièrement dans ce personnage exentrique, que GC Scott incarne à merveille. Il nous fait sentir le "phénomène Patton" ! Et une partie de son aventure... (comment l'un des meilleurs généraux alliés à pu être privé de commandement pour raison disciplinaire...)
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 4 novembre 2016
Un seul mot : caricatural. Bien sur Patton était un général tordus, avec ses idées personnelles à part des autres, mais dans ce film on emplois des cliché typique dont on use et en abuse à chaque biopic. Ensuite évidement faute de moyens, on transforme des batailles impliquant des milliers de soldats, chars, canons en une petite embuscade accidentelle (rappelant le film 'Bataille des Ardennes'). Les traditionnele erreurs sur les modele des jeep, camions et des chars (comme tout films de guerre de l'époque).
En plus Patton repete toute les 10 minutes "enfants de putain", pour appeler les soldats allemands ou même les siens, ça devient très lassant.
Bref c'est du cinoche et rien avoir avec la réalité, tant pour le personnage, que pour les faits.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2007
Film magnifique, prestation de George C. Scott admirable. Je n'avais jamais vu ce film, et je pense qu'il y a beaucoup de films de la nouvelle génération qui devraient prendre exemple sur ce film sans chichis, sans musiques de fond assourdissantes, sans tout le tralala pour la grande amérique et qu'il ne reste plus que l'humilité et la vanité de l'homme dans toute sa dure réalité, et sans artifices !
Rémi Vionnet
Rémi Vionnet

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
️ Patton (1970) — Le général qui se prenait pour Napoléon mais ressemblait à Donald Trump en uniforme

I. Un héros taillé pour les caméras — et pour le ridicule

Dès le premier plan, le film annonce la couleur : un homme minuscule devant un drapeau américain immense.
Patton (George C. Scott) surgit sur scène comme un showman politique, non un général. Il parle fort, tape du pied, fait des blagues grasses sur la virilité de ses troupes. Le plan est sublime, la musique héroïque, la mise en scène grandiose… et pourtant tout respire la farce.

Schaffner filme ce discours d’ouverture comme une conférence de motivation pour vendeurs d’aspirateurs : même ton, même gestuelle, même culte du “winner”.
Le réalisateur sait exactement ce qu’il fait : il ridiculise la masculinité militariste en la poussant jusqu’à l’absurde.
On a 70 % d’héroïsme apparent, et 30 % de second degré corrosif.

Les soldats écoutent, hypnotisés. Mais la caméra s’attarde sur leurs regards vides : aucun n’est ému, tous sont passifs. Déjà, le réalisateur glisse une idée : le charisme de Patton n’est qu’une illusion collective.


II. L’ESTP en guerre : impulsif, narcissique, bruyant

Patton est une caricature vivante du type ESTP :

il agit avant de réfléchir (95 % du temps) ;

il confond confiance et compétence ;

il croit que le monde est une scène où tout le monde doit l’applaudir.


Dans chaque scène, Schaffner transforme sa spontanéité en pathologie comique.
Lorsqu’il traverse un champ de bataille pour inspecter les blessés, il ne regarde pas les mourants — il vérifie si sa cape flotte bien au vent.
Lorsqu’il fait un discours sur le courage, il le fait depuis une voiture luxueuse, entouré de caméras.
Et lorsqu’il voit un âne bloquer un pont, il ordonne de le tuer… pour gagner cinq minutes.
C’est un gag noir sur l’absurdité de la hiérarchie militaire : tuer un animal pour faire avancer un ego.


III. Carthage : le moment “je suis la réincarnation du génie”

La scène de Carthage résume toute la comédie tragique du personnage.
Patton contemple les ruines et déclare avec gravité :

> « J’étais ici, autrefois. Je commandais une armée. »



Le spectateur d’aujourd’hui pourrait jurer entendre Trump dire :

> « J’ai eu la meilleure armée. Les Romains, vous savez, de grands gars. »



Le réalisateur cadre cette déclaration dans une lumière crépusculaire : Patton semble sincère… mais la mise en scène le trahit. Le plan est trop long, trop théâtral, presque gênant. Schaffner veut qu’on voie le décalage entre sa grandeur imaginaire et sa solitude réelle.

C’est le narcissisme métaphysique à son apogée : Patton ne croit pas seulement qu’il est exceptionnel, il croit qu’il est immortel. Le film rit doucement, mais fermement : c’est la folie du pouvoir déguisée en destin.


IV. Le soldat giflé — l’humiliation publique du héros

La scène la plus célèbre du film est celle où Patton gifle un soldat atteint de stress post-traumatique.
Il le traite de lâche, devant tout le monde.
Et là, Schaffner déploie une intelligence perverse :

pas de musique héroïque,

pas de contrechamp empathique,

juste le bruit sec de la gifle et le silence choqué des témoins.


L’héroïsme de Patton explose en plein vol.
Le réalisateur montre l’ego militaire réduit à son essence : la domination.
C’est un instant de nudité morale, où la guerre révèle sa vulgarité.

Même le cadrage change : Patton est filmé en légère contre-plongée inversée, ce qui écrase sa stature. Il paraît petit, colérique, pathétique.
C’est la première fois qu’on rit mal à l’aise, mais qu’on rit quand même.


V. La scène du miroir : l’autoportrait d’un clown

Après le scandale, Patton se retrouve seul, devant un miroir.
Et au lieu d’introspection, il s’admire. Il ajuste sa casquette, ses médailles, ses bottes.
C’est un des moments les plus cruels du film : Schaffner le filme comme un acteur de théâtre qui ne sait pas que la pièce est finie.

La lumière froide, la composition symétrique, le silence : tout accentue le ridicule.
Le spectateur comprend : cet homme ne réfléchit pas. Il se contemple.
La guerre n’est plus un combat : c’est un prétexte pour continuer à jouer un rôle.
Le réalisateur l’expose sans haine — comme on observerait un enfant pris au sérieux par erreur.


VI. L’héroïsme filmé comme une parodie

Tout dans la mise en scène semble héroïque, mais tout finit en dérision :

les plans larges magnifient un homme seul ;

les marches triomphales se terminent dans la boue ;

les victoires sont célébrées par des discours ridicules.


Schaffner construit un film double : visible comme une épopée pour le public patriote (60 %), lisible comme une satire antimilitariste pour ceux qui regardent mieux (40 %).
C’est un piège magistral : l’Amérique a applaudi un film qui se moquait d’elle.

Le rire vient lentement, mais sûrement. On se surprend à penser : “Patton est un héros… de son propre film intérieur.”
Et c’est exactement ça que Schaffner dénonce.


VII. Un film antimilitariste déguisé en éloge

Sous ses apparences épiques, Patton est une charge contre la culture du chef charismatique.
Chaque scène renverse l’imagerie du pouvoir :

le drapeau devient rideau de théâtre ;

le casque devient accessoire ;

les victoires deviennent symptômes.


Selon l’historien du cinéma Paul Fussell (Wartime, 1989), Patton est un des rares films américains de l’époque à “déconstruire le mythe de la guerre tout en respectant ses formes”.
C’est l’arme la plus subtile : la critique par l’imitation.

Patton, c’est le militaire parfait pour la télévision : beau, bruyant, inconstant.
Un Trump avant l’heure, galvanisé par l’image de soi, incapable de distinguer la gloire du narcissisme.
Un homme qui gagne des batailles mais perd son humanité.


VIII. Conclusion — Rire, mais comprendre

On pourrait croire que Patton glorifie la guerre. En réalité, il la vide de sens.
Le héros ESTP croit commander le monde, mais il est seulement commandé par son besoin d’admiration.
Schaffner transforme la biographie d’un général en une comédie existentielle sur la vanité virile.

Et quand le film se termine sur Patton seul, marchant avec son chien, la victoire derrière lui… il ne reste rien d’héroïque.
Seulement le bruit de ses bottes, et le silence d’un homme qui croyait être César, mais n’était qu’un acteur en uniforme.


En résumé :

> Patton n’est pas un film sur la grandeur militaire, mais sur la stupidité du pouvoir qui s’y croit.
Et à ce jeu-là, le réalisateur gagne haut la main — en ridiculisant le général avec la précision d’un sniper et l’humour d’un philosophe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2012
Un excellent film, très fidèle, sur le rôle de Patton pendant la 2nd Guerre Mondiale. George C. Scott joue parfaitement bien : il a son personnage. On y voit la rivalité anglo-américaine à travers la rivalité entre Montgomery et Patton : l'un est très prudent, l'autre veut rentrer dans le tas. Patton veut toujours être le meilleur et veut le prouver à "Monty". Un chef d'oeuvre !
Topaze87
Topaze87

10 abonnés 647 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2024
Un film de guerre qui consiste à l'étude de la psychologie du général Patton durant la Seconde Guerre Mondiale, le sujet est interessant mais le film souffre de sa longueur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 juillet 2011
Le film débute sur un discours patriotique du fameux général américain sur fond d'une gigantesque bannière étoilée, qui servira d'ailleurs d'affiche pour le film, mais ne nous y trompons pas. Loin d'un énième opus hollywoodien à la gloire du triomphe des Alliés contre le Reich, Patton est peut-être resté le seul vrai grand film américain à poser un regard nuancé sur la seconde guerre mondiale. Dès le début du film, la Guerre est presque achevée et les grands généraux se permettent désormais de penser en premier lieu à leur prestige personnel. Le premier acte, en Sicile, consacre d'emblée Patton comme un génie de stratège, mais dans la suite du film un regard contrasté se pose sur l'homme, grand réactionnaire, capable d'erreurs, et rendu peu sympathique à son propre entourage par son amour de la guerre. Les quelques scènes s'immiscant sans caricature dans le camp allemand, et la tonalité contrastée de la fin du film, qui voit posée les prémices de la Guerre Froide en cette fin de conflit, parachèvent le propos très intelligent du film, dont le génie est de ne jamais tomber pour autant dans un pamphlet contestataire. Très belle réussite
Kaza Nova
Kaza Nova

6 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2018
Patton, à défaut d'être un chef d'oeuvre, est une retranscription fidèle des faits d'arme du général Patton durant la seconde guerre mondiale. Pendant près de 3h, le film dresse le tableau d'un général haut en couleur, au verbe haut et têtu comme une mule. Des déserts de Tunisie aux hauteurs enneigées des Ardennes, en passant par la Sicile et la Normandie, on voyage sur de nombreux fronts du conflit avec toujours ce souci de restituer avec exactitude les campagnes militaires et le caractère de cochon de "Blood and Guts".
Cet académisme fait cependant rater à "Patton" la marche du chef d'oeuvre. Les répliques de Patton sont reprises au mot près, la précision est quasi documentaire. Mais il manque un fil rouge à ces 3h de film. Les batailles se suivent et ne se ressemblent pas, Patton est toujours aussi tête brûlée, ce qui lui joue des tours, mais le spectateur ne se sent pas en pleine immersion. "Patton" est lourd sur la forme et peu disert sur le fond. Le personnage de Patton, romantique bougon bloqué à l'idéal guerrier du XVIème siècle, est dûment commenté, mais les personnages alentours, y compris les allemands, sont falots. Patton avance vers l'ennemi comme dans du beurre, les Allemands comme les Américains servant de faire valoir. Seules les algarades avec le commandement américain semblent peser sur son destin. Tout cela donne un tour convenu, sans surprise ni suspens, finalement bien loin de ce qu'ont vécu Patton et sa "Hell on Wheels"
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 mai 2013
Fresque passionnante retraçant la personnalité du général Patton. Ce film dure trois heures mais ne m'a paru en faire que deux! une gageure alors que je n'aime ni les films de trois heures, ni les films de guerre. Ah, bravo!!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2008
Prodigieux film de guerre porté par un Geoge C. Scott inégalable, un grand film!
fred c
fred c

6 abonnés 460 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 avril 2024
La seconde guerre mondiale vue a travers le prisme d'un personnage au caractère pittoresque (voir antipathique), ça se marie de mon point de vue mal avec la gravité du sujet, et ça ne m'a pas fait aimer le film.
YINGYANG
YINGYANG

3 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2007
george scott oscarisé pour ce rôel de Patton, ca n'est pas volé je pense vu la prestation. Le film est centré sur lui, son caractère de cochon, son intransigeance avec ses soldats (avec lui, pas question de faire une dépressions, sinon c'est coup de baguette aussi sec), il conseille même au toubib de guerre de porter un casque, ce à quoi il lui est répondu "vous savez avec le stéthoscope c'est pas très pratique". Il y'a aussi le duel à distance avec Monti en Sicile et le couple formé avec le général Omar Bradley (homosexualité ou camaraderie de guerre?). Bon film
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 janvier 2012
Un vrai grand film, comme on n'a plus guère l'occasion d'en voir. Le charisme de l'excellent George C. Scott y est pour beaucoup. Tout en conservant la personnalité mégalomane de Patton, il dote le personnage d'une certaine humanité, et le rend plus attachant. Plus qu'un biopic, un film puissant et enrichissant, tant sur le plan historique que social.
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