914 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
89 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
40 critiques
3
22 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gonnard
288 abonnés
1 930 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 12 septembre 2009
De la politique fiction française au cinoche, c'est rare. D'autant plus en 1961, dans les premières années de la Ve République. Cette adaptation du roman de Georges Simenon, que je n'ai point lu, est servie par un Gabin des grands jours, avec une pincée de Audiard savoureuse. Le débat à la Chambre des députés constitue le sommet du film. C'est grandiose. Le film met bien en exergue les arcanes du régime républicain. C'est la IIIe République qui est pointée du doigt, comme le confirme par exemple la référence à la Grande guerre, mais le spectateur ne doit pas être dupe : c'est bel et bien de la IVe République qui occupe le banc de accusés. Aujourd'hui encore, "Le président" surprend par les thèmes qu'il développe, et qui sont en plein dans l'actualité (l(Europe, les rapports entre la politique et les milieux financiers, ...). Seulement deux étoiles ? Le film est globalement barbant, seule la partie centrale présente un réel intérêt. Par ailleurs, j'aurais aimé que le film aille plus loin dans la dénonciation des dysfonctionnements du régime.
J'ai envie de dire que c'est une tuerie intégrale. Je connais, d'ailleurs très peu voire pas du tout, l'âge d'or du cinoche français. Alors un long métrage réunissant le quatuor magique Michel Audiard/Henri Verneuil/Jean Gabin/Bernard Blier c'est une première pour moi. Et quel dépucelage ! En premier lieu, je tiens à signaler que le gros point fort du film, ce sont les dialogues. C'est dingue, chaque réplique fait mouche. En terme d'écriture c'est juste le haut du panier, difficile de faire mieux, et en plus si c'est joué par de grands acteurs (comme c'est le cas ici) et bien c'est le panard total. Pour s'en convaincre, il suffit d'une scène: le monologue du président du conseil Émile Beaufort (incarné par le monstrueux Jean Gabin) à l'assemblée nationale. Là on atteint des sommets, quel sens de la répartie, quelle verve. C'est impressionnant, j'en veux plus souvent des présidents comme ça. A côté de cela, la réalisation n'est pas en reste, Verneuil a un sacré sens du cadre: sa composition de l'image est millimétrée, et par conséquent ses plans sont superbes. Le président est, à mon sens, un chef d'oeuvre. Et il nous démontre, malheureusement, que malgré le poids des années (un demi siècle tout de même) la politique n'a pas fondamentalement changée. Il me reste donc à découvrir les autres oeuvres du cinéaste, avec si possible Michel Audiard en tant que dialoguiste.
Un film méconnu qui fait oublier sa mise en scène académique et ses quelques lenteurs par l’interprétation magistrale du monstrueux Jean Gabin, parfaitement à son aise dans le costume de légende de la scène politique française. Le film a l’intelligence de ne pas sombrer dans la démagogie en dressant un portrait nuancé de cet ancien Président du Conseil certes guidé par son patriotisme et sa droiture mais qui ne cache pas son ambition et qui use de méthodes parfois discutables au nom de l’intérêt national (le chantage, la stratégie…). Un traitement également réservé au personnage de Bertrand Blier, ancien bras droit devenu opposant politique, qui personnifie l’arrivisme et l’absence de conviction politique tout en laissant paraître des failles (le besoin de reconnaissance en tête) qui rendent le personnage humain. Quant aux dialogues (signés Audiard), ils impressionnent par leur force et leur justesse (les réflexions de Gabin sur la politique devraient servir de modèle à certains) et permettent de livrer aux spectateurs quelques scènes mémorables (les joutes oratoires à l’Assemblée sont des merveilles). Un film à découvrir donc !
Verneuil et Audiard en créant ce président, se sont inspirés non pas d’un seul homme, mais de plusieurs personnalités marquantes de la politique française : Jaurès, Clémenceau et De Gaulle, de toute évidence. Le concept est intéressant sauf que le film ressemble moins à une représentation réaliste de véritables personnages que l’exercice stylistique d’un excellent dialoguiste qui se « lâche », et d’un très bon réalisateur mettant en scène de merveilleux acteurs. Ainsi les caractéristiques de Beaufort semblent n’avoir été imaginées que pour constituer l’antithèse de Chalamont. Le premier est aussi flamboyant, autoritaire, et bourru que le second est veule, prompt au compromis, et affable. Ainsi l’intrigue donne t'elle lieu à un déploiement de « tirades » somptueuses (au sénat), et de joutes verbales politiques savoureuses (avec Chalamont) ou morales (avec Mileran). Hélas, elle ne repousse pas l’ennuie qui s’instille entre les scènes. Et pour cause, les personnages, poussés par une instrumentalisation extrême, semblent désincarnés, évoluant dans les méandres d’une histoire peu probable. Les aveux de Chalamont surviennent trop aisément, son absence de certitude et de programme politiques est exagérée.
Henri Verneuil fait partie des grands noms du cinéma français et le démontre une nouvelle fois dans un film politique et passionnant. La qualité de l'ensemble fait que le spectateur ne décroche pas, surtout avec de tels acteurs.
C'est un film d'une actualité brûlante. Les petites phrases de Jean Gabin font mouche. On découvre, amusé, que dans tous les gouvernements, tous les ministères (déjà en 1961, date du film) d'immondes petits fils de putes de crapules étaient, sont et seront dans les rouages obscures de ce qu'il est convenu de nommé "Etat" et qui est sensé diriger le peuple. Jean Gabin, flamboyant président du conseil,libre, honnête, sans concession faisant la nique à l'ensemble de la représentation nationale en les renvoyant dos à dos est magistral. A fortiori doublement, lorsqu'il choisi pour finir de quitter la salle en les abandonnant comme des sales mômes chahuteurs et suffisants. Bernard Blier dans le rôle de la loque sans honneur est assez bon.
Sans doute le meilleur film et aussi le plus réaliste jamais tourné sur un sujet politique. Jean Gabin est encore plus grandiose que d'habitude et tous les autres acteurs sont eux-mêmes excellents.
S'il faut reconnaitre qu'aujourd'hui que ce "Président" a quelque peu vieilli, il n'en demeure pas moins intéressant à plusieurs aspects, tant par sa démarche que par sa mise en scène. On regrettera alors que Verneuil n'aie pas rendu son propos plus simple, tant parfois les thèmes évoqués sont difficiles à comprendre pour une grande majorité des spectateurs. Il n'en demeure pas moins que le film sait rester assez juste dans son propos et ne tombe jamais dans la caricature, les dialogues de Michel Audiard se révélant parfois particulièrement brillants et mordants. Si bien qu'en définitive, on ne s'ennuie pas devant ce film assez instructif et intelligent, soutenu qui plus est par un Jean Gabin efficace et surtout un Bernard Blier remarquable comme à son habitude. Un bon film.
Un polar politique intelligent, ciselé avec précision par Verneuil qui a toujours le sens du spectacle. Les acteurs sont superbes avec notamment un blier véreux à souhait.
Le quatro: Verneuil, simenon, Audiard, Gabin a encore sévit et c'est un chef d'oeuvre! Un pur chef-d'oeuvre. Le personnage joué par Gabin est un président tellement magistral (et a mille lieux de notre actuel), la politique représenté elle-même parait a mille lieux mais est pourtant si proche dans ses méfaits, ses travers et ses magouilles. La mise en scène est très habile, originale, et le jeu des acteurs est a couper le souffle. En bref j'adore ce film, je vous le conseille grandement (même aux alergiques des films n
Henri Verneuil réussit un belle intrigue sous fond de quatrième République aux mutliples gouvernements. Un Jean Gabin grandiose aux rythmes de flash backs et de moments présents admlirablement montés. Solennel, mais jamais pesant.
Avec le Président , Henri Verneuil nous offre certainement l'un des roles les plus poignants de Jean Gabin . En effet l'acteur rayonne dans son incarnation du président Emile Beaufort et c'est dans la scene ou se dernier s'adresse aux membres de l'assemblée nationale que l'on se rend compte de l'infini talent de dialoguiste de Michel Audiart ... Que de charisme , que de prestance ! De meme ,rendons grace au travail d'Henri Verneuil qui utilise ses silences et ses cadrages de telle sorte que le film ne souffre aucune baisse de régime et nous entraine dans cette lutte que ce livrent ces mémorables adversaires que sont Emile Beaufort et Philippe Chamalont dont l'arrivisme, joué a merveille par un Bernard Blier qui s'est surpassé, n'est pas sans rapeler certains dirigants comtemporains ... Vous l'aurez compris , plus qu'un film Le président est une véritable leçon de civisme qui donnerais presque envie de faire le la politique !
Henri Verneuil aura pu se vanter de donner un de ses meilleurs rôles à Jean Gabin avec Le Président. L'acteur, plus charismatique que jamais, utilise les dialogues de Michel Audiard à bon essient, très justement. Ces textes sont écrits sans blabla superflu comme on peut en voir dans tant de films français (alors qu'au plus un acteur s'exprime avec son corps, au moins il a besoin de parler et donc au mieux le film est), et c'est en partie grâce à cela que Le Président peut se démarquer d'autres films de qualité, certes, mais moindre. Le scénario présente quelques scènes réellement tendues, telle la scène de l'assemblée nationale, où Bernard Blier et Gabin sont étonnants de crédibilité, paraissent être de réels hommes politiques tout à fait opposés. C'est dans cette scène que Verneuil choisit le mieux ses silences, ses prises de vues, ses choix filmiques en général (une opposition des deux parties très visuelle) et sa direction d'acteur n'a presque plus besoin d'être. Gabin connaît son métier, et restera longtemps au dessus d'un grand nombre d'autres acteurs français. Sur le reste du film, aucun problème de rythme car on ne quitte pas de vue ce président, toujours fascinant, agréable par ses gestes et sa façon de penser, un personnage plutôt bon. L'autre scène remarquable du film est celle de climax, concernant les deux grands acteurs du film ; à l'image de cette scène, le long-métrage est surprenant, élégant, mais jamais pompeux. Un très grand travail de reconstitution du fonctionnement de la politique française.
Belle évocation des temps de la IIIe république. Un Gabin à la fois Jaures et De Gaulle. Et le personnage arriviste de Blier n'est pas sans rappeler certains dirigeants contemporains. De très bons dialogues.