Le Président
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Réussite au box office ( 2,8 millions de spectateurs à sa sortie -1961), " le président" ne l'a pas été par la critique.

Il faut dire que la nouvelle vague est déjà bien installée et que Henri Verneuil fait partie des cibles esthétiques des influents critiques des cahiers du cinéma.

Alors certes, " le président" est un peu engoncé dans un style épais de théâtre filmé. Mais l'intérêt de ce titre, aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma français du moment, est ailleurs.

Gabin est vraiment, mais alors vraiment formidable et les dialogues de Audiard sont ( de mon point de vue ) parmi ses meilleures réussites.

C'est de surcroît un film sur le monde politique français traversé par un regard acéré, acide et (peut-être ?)intemporel.

Bertrand Tavernier a rendu hommage dans son documentaire " voyage dans le cinéma français" à cet opus de Verneuil et au cinéma de scénaristes et il avait bien raison !
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2025
Un pur film politique ou Gabin excelle . Des dialogues de haut vol signé Audiard... Et ce film qui date pourtant de 1960 était d'une réalité actuelle.... Les seconds rôles sont impeccables...
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2025
Bons dialogues d’Audiard et bonne prestation d’un Gabin éloquent et d’un Blier ambivalent. Le film fait réfléchir, bien que très manichéen.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2025
Ce film est une curiosité cinématographique, ne serait-ce que par son sujet : il plonge le spectateur dans l’univers trouble d’un ancien président du Conseil et de son directeur de cabinet, révélant sans fard les dérives d’une classe politique où magouilles et corruption finissent par remplacer l’intérêt général. La politique y devient un simple moyen d’enrichissement personnel, un jeu cynique où les idéaux s’effacent derrière les combines.
La véritable force du film réside dans ses dialogues, ciselés par la plume acérée de Michel Audiard. Ce dernier, maître incontesté de la réplique cinglante, signe ici des échanges qui claquaient comme des coups de feu, aussi bien adaptés à la carrure de Jean Gabin qu’à la verve de Bernard Blier. Ces deux monstres sacrés, portés par des répliques savoureuses, transcendent le film et en font un objet cinématographique à part.
Pour le reste, cependant, le constat est plus mitigé. L’histoire, légère et dépourvue de véritable intrigue, repose presque exclusivement sur ces joutes verbales entre l’intégre Gabin et l’arriviste Blier. Sans elles, le spectateur risquerait de décrocher, tant l’action se fait discrète, voire absente. La construction narrative, inhabituelle, en fait un film atypique – et c’est précisément ce qui le rend si intéressant.
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2025
Magistral. Du grand Gabin, un Audiard en grande forme et une réalisation intelligente font de ce film un grand classique des coulisses de la vie politique et de ses manigances avec un cynisme et une arrogance joussive à entendre et admirable à voir jouer par un Gabin simple et charismatique et un Blier tout en sournoiserie et en bonhomie respectable. Du vrai cinéma d'écriture.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
Il s’agit d’une véritable fiction politique dans laquelle un ancien Président du Conseil écrivant ses mémoires demeure très au fait de l’actualité politique. C’est un personnage à la verve tranchante qu’incarne l’excellent Jean Gabin devant la caméra du réalisateur Henri Verneuil offrant une certaine vision de la politique à la française et des institutions de la IIIème et IVème République tout en bénéficiant de la plume acéré du dialoguiste Michel Audiard. C’est un film certes exigeant dont le souci de réalisme le rend parfois un brin abscons pour les néophytes. Cependant, l’interprétation brillante de l’acteur principal associée à une réalisation rendant les longs débats et scènes de dialogues dynamiques mettant comme il se faut en avant de redoutables joutes verbales.
azerty qwerty
azerty qwerty

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2025
Un chef d'oeuvre absolu! Si vous cherchez un film qui résume 60 ans en avance les causes de la situation politique actuelle c'est bien celui la qu'il faut voir. Outre les prestations des acteurs, les dialogues et le réalisme dont il fait preuve, ce film est à mon sens, la plus grande leçon de "science" politique qui devrait être étudiée et même disséquée point par point lors du parcours scolaire. Une exploration des valeurs, des mécanismes politiques et financiers d'une justesse qui devrait faire passer les rayeurs de parquet des grandes écoles pour ce qu'ils sont, des arrivistes sans vergogne au service des intérêts les plus vils. La déconnexion des élites actuelles y est parfaitement illustrée, des incompétents "qui fixent le prix de la betterave et ne seraient pas foutus de faire pousser des radis!" dont les intérêts ne coïncident que rarement avec ceux de la France. Les pêchés capitaux, le sens du bien commun, la médiocrité et la naïveté la plus vulgaire, éloquence au service du fond (pas celle de notre époque évidemment) sont servis magistralement aux spectateurs qui s'épargneront de longues années à l'E.N.A ou à science PO pour un résultat bien différent. Une hauteur savoureuse avec des dialogues ciselés de monsieur Audiard. A voir et à revoir pour en pleurer de rire et se dépolluer du Q.I d'huître pochée des experts de plateau.
Fabien L.
Fabien L.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Film de 1960 qui est plus que jamais d actualité
Gabin dénonce les magouilles des hommes politiques de l epoque et les conflits d intérêts La situation est bien actuelle comme quoi la mode est un éternel recommencement
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2024
Sans la nommer, le film de Verneuil, d'après Simenon, reflète le visage de la Troisième République, et c'est son principal intérêt. Critique jusqu'à la caricature, le film est un pamphlet dont la cible principale est la députation, tellement décriée à l'époque pour son impuissance et son inefficacité.
Au cours d'une fameuse et spectaculaire scène où il affronte l'Assemblée qui s'apprête à le censurer, le Président (du Conseil) dénonce l'affairisme des parlementaires, représentant les lobbies plus que le peuple, nous dit-on. Le discours est manichéen qui oppose l'intégrité d'un homme politique par vocation à une bande de politiciens de métier, tous administrateurs, semble-t-il, d'une banque ou d'une multinationale. Toutefois, tant de vertu en la personne du Président, tout Gabin qu'il est, peut laisser incrédule, sauf à considérer que le personnage est une abstraction de l'honnêteté et de la conscience du devoir.
Jean Gabin incarne un président du Conseil façon Michel Audiard, c'est-à-dire avec le sens de la formule et un bon sens aux accents populistes ou poujadistes. Cette figure politique manque sans doute de nuances et le récit de subtilité. Dans les coulisses du pouvoir -que le Président, du fond de sa retraite, dévoile dans ses mémoires- on croise des personnalités de la République, un peu typées certes mais pas sans charisme.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2024
Audiard s'attaque aux classes politiques, mais avec un prisme de lecture très structuraliste ; et, par conséquent, archaïque. On assiste aux règlements de compte entre les politiciens "proches du peuple" et ceux trempant dans des magouilles, en contradiction avec les "valeurs" qu'ils défendent.

Ces joutes verbales, aussi ludiques soient-elles, aussi talentueux soit Audiard à manier le verbe, s'inscrivent dans une logique politicienne élitiste. Sa vision contribue à perpétuer le mythe antique des grands orateurs – uniquement des hommes d'un certain statut social et d'un certain âge. Il y aurait ceux à mêmes de protéger les prolétaires, et ceux dont la priorité serait de conserver leurs privilèges bourgeois.

Une opposition entre la gauche et la droite aveugle des véritables enjeux politiques, ceux ne découlant pas de l'élection – épouvantail de la démocratie –, mais des mouvements sociaux organisés, où les classes dominées font directement valoir leurs droits.

À cet égard, voir Beaufort, servi par l'aplomb de Gabin, admonester ses opposants politiques peut nous amuser dans la mesure où l'on conscientise la pièce de théâtre déconnectée du réel à laquelle on assiste.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2024
Inspiré d'un roman de Simenon ce film de politique fiction est plutôt sombre sur ce milieu. Il est vrai qu'en 1961 il puisait dans le contexte de l'instabilité ministérielle des III ème et IV ème républiques donnant des accents gaulliens au président Beaufort que Gabin incarne parfaitement. Blier jeune, est également parfait dans son rôle de traître. La dénonciation des liens des députés avec le monde des affaires n'est rien d'autre qu'une description du capitalisme sans le nommer. Enfin il y'a cette phrase devenue culte sur les patrons de gauche :"J'ai déjà vu des poissons volants mais ce n'était pas la majorité du genre !"
Thierry Roche
Thierry Roche

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juin 2024
film prodigieux ,avec le rôles prestigieux du président beaufort . Dans le rôles bien joué par Jean Gabin .
Alain
Alain

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 février 2024
Un film en apparence simple, qui est très marquant, très touchant, subtil. Une interprétation magistrale.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2023
« On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque ! Ça se paie, la fortune, c’est ce qui coûte le plus cher. »

Henri Verneuil a collaboré avec Michel Audiard neuf fois, Jean Gabin cinq (ce Président est leur deuxième film ensemble), Bernard Blier trois fois seulement. En revanche, Audiard et Gabin, c’est 17 films, Audiard et Blier, 18. Voilà pour les chiffres et l’intime relation du réalisateur à son scénariste et dialoguiste, et celle de ce dernier à ses acteurs fétiches. Ajoutons pour la petite histoire que Jean Gabin a joué dans une dizaine d’adaptations de Georges Simenon, dont trois Maigret.

Des chiffres, il en est question dans le début du film. L’action se passe sous la IVème République, quand le Président du Conseil (le Premier Ministre) était l’homme fort du pays. Retraité toujours écouté des grands de ce monde, il dicte ses mémoires à sa secrétaire et repense alors à un épisode de sa carrière qui l’a meurtri, le moment où il a dû décider de dévaluer la monnaie nationale. Ce début, lent et peut-être complexe à qui ne maîtrise pas la politique, tient la route grâce à la caméra légère de Verneuil et à l’interprétation toute en sobriété de Jean Gabin et des autres interprètes, Bernard Blier, Renée Faure, Henri Crémieux, Louis Seigner, Alfred Adam.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu’un scandale éclate et lance vraiment le film, sur un ton beaucoup plus enlevé malgré encore quelques scènes plus lentes. Dans les faits, un Simenon énergique, c’est plutôt rare. Le Président égrène ainsi ses souvenirs en forme de flashbacks, dans une œuvre originale, filmée avec fluidité et interprétée à la perfection, avec plusieurs points d’orgue, comme cette scène de diatribe à la Chambre, devenue culte, ou d’autres non dénuées d’une certaine émotion.

(Au rayon des curiosités, on notera qu’un conseil des ministres et un parlement uniquement composés d’hommes paraissent aujourd’hui complètement incongrus et qu’Audiard, pourtant anarchiste revendiqué, pourfendant l’autorité et l’État, dresse ici le portrait d’un gardien de celui-ci.)

Le Président est, au final, un film certes lent, mais dense et assez inclassable, un « portrait du siècle » porté par un Gabin impérial dans un rôle simenonien positif.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2023
Le cinéma français s’est rarement risqué au film politique, il est curieux de voir qu’une des rares réussites du genre a plus de 60 ans. Le président de Verneuil est un film qui vieilli parfaitement en ayant bien cerné certains aspects de l’époque et bien anticipé certaines évolutions. Les dialogues d’un Michel Audiard en grande forme font mouche sublimés par un Jean Gabin très en verve, la grande scène dans le palais Bourbon symbolise parfaitement cette alliance. Un excellent film donc et une rareté dans son genre.
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