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Max Rss
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4,0
Publiée le 23 août 2012
Le Serpent (1972) reste selon mon jugement une référence dans le domaine du film d'espionnage. Henri Verneuil signe là un film très interessant aux allures d'hécatombes, forcément il est évident que dans des histoires aussi complexes que celle du Serpent il y ait des têtes qui tombent. Le cinéaste s'est même permis de s'offir de grosses pointures pour son casting telles que Yul Brynner, Henry Fonda, Dirk Bogarde, Philippe Noiret et Michel Bouquet rien que ça... Verneuil que l'on sait friand des productions américaines récidive avec ce film. En revanche ce long métrage se démarque par une grande compléxité et beaucoup risquent de perdre le fil... Quand on veut regarder "Le Serpent" la concentration doit être au rendez-vous...
Bonne surprise et déception ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. 1) Bonne surprise de voir enfin le DVD édité en zone 2………………………………………………………. 2) Déception en visionnant le film de se voir privé de quasiment la moitié de l’image à cause d’une édition en format d’image 4/3 (1.33) et donc d'une image sérieusement amputée sur ses bords droit et gauche; le film ayant été tourné en format 2.35. Pour les non spécialistes, si l’image projetée fait un mètre de hauteur, la largeur montrée fait 1,33 mètre au lieu de 2,35 mètres soit environ 0.5 mètre coupé de chaque côté! C'est énorme et certains personnages (secondaires à l'action en principe) peuvent disparaitre complètement de l'image. Voir la scène à Orly avec Francois Maistre (Joss dans l'histoire) qui conduit une action en étant aux trois quarts coupé! ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. Passé cette frustration, il s’agit d’un film d’espionnage en pleine guerre froide entre l’URSS et l’occident qui reste passionnant avec un casting impeccable et je tente de me convaincre qu’il est préférable de voir le film amputé que pas du tout.
L’atout majeur reste le sujet avec cette liste d’agents doubles que le transfuge russe Vlassov (Y. Brynner) donne à la CIA et prouver sa volonté de passer à l’ouest et la série d’assassinats maquillés en suicides de ces soi-disant agents d’Allemagne de l’Ouest qui travailleraient en fait pour le compte de l’URSS. La distribution internationale avec les plus grandes stars de l’époque est remarquable bien qu’à mon avis le film, par son sujet, puisse aussi tenir le coup sans un casting d'une telle renommée. Les jeunes générations qui ne connaissent pas ces grands acteurs trancheront sur cet avis. Le récit est quelquefois compliqué à suivre et la mise en scène est paresseuse. Cette dernière me semble inférieure à d’autres Verneuil comme: ‘peur sur la ville’, ‘le corps de mon ennemi’ ou ‘le clan des siciliens’. ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. 1) Très statique………………………………………………………………………………………………………………… J’ai ressenti une impression de ne pas entrer complètement dans l’action. C’est due sans doute à une caméra très statique et un jeu d’acteurs où l’action passe beaucoup par les dialogues; il y a des exceptions et le dernier tiers du film me semble plus dynamique (Berthon espionné dans son appartement, sa filature, Berthon qui arrive à semer ses poursuivants, face à face final Berthon-Boyle, accident de Berthon). Plus techniquement, de trop nombreux zooms laissent le spectateur à l’écart de l’action plutôt que de l’entrainer. Les zooms sont dans ce film inexpressif et donc mal utilisés. En se replaçant dans l’écriture cinématographique de l’époque (le traitement cinématographique s’est considérablement accéléré en 40 ans), ce film est en dessous des films d’espionnage de série B de l’époque (‘Scorpio’ de Michael Winner dans le même registre et sorti la même année tient bien mieux le coup aujourd’hui au niveau de son esthétique cinématographique et de son rythme). ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. 2) Explicatif et peu visuel………………………………………………………………………………………………….. L’introduction de la CIA selon un point de vue purement documentaire (décolérée de l’action) est longue et pas assez visuelle. L’information passe surtout par le commentaire et non par l’image à contrario d’un film comme ‘Casino’ de Martin Scorcese qui comporte une longue introduction quasi documentaire sur le fonctionnement des casinos mais qui installe le spectateur au cœur de ce fonctionnement (suivi à la caméra d’un personnage vers la salle des coffres, la circulation des billets de banque entre les différentes mains, des rôles dans le casino parfaitement caractérisés). Par ailleurs, ce défaut explicatif sur la CIA n’est pas compensé par un récit limpide. J’ai vraiment eu du mal à comprendre l’enjeu dramatique lié aux deux noms d’espions anglais (Laine et Burger) qui n’ont pas été donnés par Vlassov et qui se sont sauvés à Moscou durant ce récit. ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. 3) Des parenthèses hors action trop longues……………………………………………………………………… Les publicités que l’on écoute pendant l’interview à Europe 1 de Berthon (Philippe Noiret) sont trop longues et affecte l'intensité de la séquence; étant accusé d'être un agent de Moscou, je m’attendais à l'entendre davantage se disculper, à en apprendre sur les mécanismes des services de renseignement français, le passé de Berthon, son positionnement dans les services de renseignement français et internationaux, ses rapports avec Moscou. Il y a d'autres exemples dans le film. ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. 4) Une mise en scène un peu artificielle …………………………………………………………………………….. Certaines scènes (comme le rendez-vous entre Davies/Henry Fonda et Boyle/Dirk Bogarde dans ce salon de thé très british et cossu à Londres) sont vides de contenu; le cinéaste nous installe dans un décor tout à fait adapté à l’action mais derrière, il ne passe pas grand-chose et on y apprend que peu de chose. ……………………………………………………………………………………………………………………………………….. Philip
Grand film d'espionnage avec une pléiade de très bons acteurs. L'imper et la moustache de Philippe Noiret, toute une époque, quelle classe quand même !
Un très bon film d'espionnage avec un casting de rêve (Brynner, Fonda, Noiret, Bouquet et Bogarde), mais petit détail: c'est un film très complexe à suivre. Si vous avez l'occasion de le voir n'hésitez pas mais restez concentrés sinon vous allez être vite perdus.
Un excellent scénario et des acteurs particulièrement bons. En revanche, il manque toujours une mise en scène de qualité comme savent le faire les anglo-saxon.
Voilà un film que j'ai plaisir à voir, à revoir, à faire connaître aux moins de cinquante ans.... Le scénario sait être passionnant, suggère parfaitement ce que peut être le monde du renseignement, de l'espionnage où l'on cache, où l'on se cache, où l'on ment, où l'on se ment, où l'on trahit, où l'on se trahit... Une découverte d'un mode secret, de ses codes, de ses technique. Et quelle distribution ! A voir pour Michel Bouquet, en particulier...