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Dadou
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3,0
Publiée le 29 janvier 2012
Un film où Louis de Funès tombe sur plus coriace que lui, à savoir Jean Gabin. Le duo est plutôt sympathique et propose quelques scènes et dialogues assez croquants.
Aaaah "Le Tatoué", une excellente petite comédie à la française que je me lasse pas de revisionner et qui me procure toujours un grand plaisir. Le duo Gabin-Fufu est particulièrement savoureux, la confrontation de ces 2 monstres sacrées offre de nombreuses situations comiques et des répliques tout simplement jouissifs. Les magnifiques paysages de la campagne du Périguord, les gags, le rythme, l'entrainante musique de Garaventz fort plaisante... C'est pour moi l'une des meilleurs comédies "mineures" de Louis de Funès avec "Les Grandes Vacances" et "Faites sauter la banque". Idéal pour se changer les idées, tout comme les autres "De Funès".
A part la sympathique partition musicale et la bonne mise en scène de Denys de La Patellière, je ne peux pas dire que j'ai trouvé d'autre éléments positifs concernant cette comédie campagnarde. D'une part, l'histoire est bien peu passionnante et d'autre part, l'interprétation des deux comédiens principaux nous fait bien peu sourire et aurait même tendance a pas mal nous agaçer. En effet, Jean Gabin en fait des tonnes pour pas grand chose, tandis que Louis de Funès est comme à son habitude bien insupportable avec ses mimiques et ses grimaces de fond de tiroirs.
Le hasard a voulu que je vois « Le Tatoué » juste après « Boule de feu », l'un des très grands classiques de la comédie américaine. Il est peu dire que la comparaison ne joue pas en la faveur du premier. Poussif, crispant voire parfois franchement pénible, tout est foireux dans ce film partant d'une idée amusante, mais ne faisant absolument rien pour l'exploiter correctement ou du moins créer des situations amusantes autour d'elle. Quelques sourires arrachés au forceps ne suffisent ainsi pas à compenser le fort sentiment de médiocrité qui nous envahit durant 85 minutes, l'indigence du propos et l'absence totale d'idées n'étant toutefois presque rien à côté du naufrage du duo Jean Gabin - Louis de Funès. Insupportables de cabotinage et de grimaces en tout genre, les deux monstres du cinéma français en font des tonnes en totale roue libre, l'acteur de « Pépé le Moko » réussissant toutefois à être encore plus exécrable que son partenaire (avec lequel il s'entendit d'ailleurs mal sur le tournage). Denys de La Patellière était un honnête artisan auteur de quelques réussites (la principale restant « Un taxi pour Tobrouk »), mais là, on est à deux doigts du navet intégral.
On sent derrière "Le Tatoué" la volonté de réunir à tout prix deux stars française de l'époque, Louis de Funès et Jean Gabin, pour faire un méga-succès. Le problème c'est que le scénario qui sert de prétexte n'est pas assez travaillé... De Funès incarne un marchand d'art qui fait la rencontre d'un vieux légionnaire, qui dispose d'un tatouage signé Modigliani. Une aubaine pour le business man, alors que celui-ci agacera pourtant vite l'ancien soldat qui cache bien surprises. Si le ptich est séduisant, le film n'en fait pas grand chose, se résumant à quelques gags dans un château de campagne. L'humour est souvent poussif, les acteurs principaux cabotinent (Gabin semble vouloir en faire plus que De Funès, ce qui n'est pas peu !), et le montage souffre de transitions ou d'enchaînements illogiques. Restent quelques dialogues sympathiques...
Un film idiot, ridicule, lourd, et peu drôle. Il doit beaucoup à l'interprétation de Louis de Funès, toujours excellent quelques soient les circonstances.
Très bonnes comédie avec deux légendes de cinéma français,agréable moment où on rit à plusieurs reprises,bref à voir en famille pour un bon moment ! Je mettrai à ce film un 16,75/20
Jean Gabin c’est 95 films tournés en 46 ans de carrière. Soit une moyenne de deux films par an concentrés sur deux décennies très productives, les années 1930 celles de son éclosion avec 30 films, suivies des années 1950 celles de son retour en grâce avec 33 films. Sur ce total plus de la moitié (52) seront tournés avec seulement neuf réalisateurs. Pour ce qui concerne les genres abordés, les comédies pures peuvent être recensées au nombre de 10 dont trois à l’époque où l’acteur n’était pas encore une vedette. Sur les sept restantes, un chef d’œuvre du genre ressort avec « Le cave se rebiffe » suivi d’autres qui sont excellentes (« Archimède le clochard », « Le gentleman d’Epsom », « Le drapeau noir flotte au-dessus de la marmite ») ou tout simplement très honorables (« Le baron de l’écluse », « Les vieux de la vieille »). « Le tatoué » est l’une des sept en question, l’avant-dernière de la série et sans doute la plus décriée avec « Les vieux de la vieille ». Jean Gabin alors âgé de 64 ans aborde la fin de sa carrière, un peu fatigué, son corps laissant de plus en plus apparaître le dur traitement que l’acteur lui impose depuis ses débuts. Il fait pour la troisième fois équipe avec Louis de Funès (on mettra de côté « Napoléon » de Sacha Guitry superproduction où les deux hommes font comme beaucoup d’autres une courte apparition) qu’il avait croisé dans « La traversée de Paris » (Claude Autant-Lara en 1956) et « Le gentleman d’Epsom » (Gilles Grangier en 1962) alors que « Fufu » n’était pas encore l’énorme vedette qu’il deviendra après le coup de tonnerre que fut « Le gendarme de Saint-Tropez » (Jean Girault en 1964). Les deux acteurs sont alors au sommet du cinéma français et l’idée de les associer cette fois-ci à égalité de rôles paraît aller de soi. La réunion sera facilitée par leur contrat respectif avec le producteur Maurice Jacquin via sa société Copernic. Le projet accepté, Alphonse Boudard peut démarrer l’écriture d’un scénario sortant de son registre habituel (le film policier). Il s’inspirera de l’une de ses nouvelles, « Gégène le tatoué », qui fournira le pitch de départ. Mais « Comme en 14 » (titre provisoire du film) ne convainc pas les deux acteurs peu satisfaits de la psychologie générale et de la gestuelle de leur personnage. Commence alors une bagarre d’ego via Boudard interposé qui ne parviendra jamais à satisfaire simultanément les deux vedettes. Le romancier finit par renoncer. Parallèlement le projet a avancé notamment pour le casting complémentaire et les repérages en extérieurs. Denys de La Patellière qui doit diriger le film fait appel à Pascal Jardin que lui et Gabin connaissent bien pour restructurer l’ensemble. Le tournage démarre avec seulement trois scènes écrites, Jardin amenant chaque jour au réalisateur les textes pour la journée. Cette improvisation scénaristique et le procès fait à Gabin de toujours interpréter le même rôle ont nui fortement à la réception critique du « Tatoué » qui a tout de même été un très solide succès dépassant 3 millions de spectateurs. Les deux acteurs aux tempéraments diamétralement opposés n’étaient certainement pas placés dans les meilleures conditions pour s’entendre parfaitement malgré le respect mutuel qu’ils se portaient l’un à l’autre. Toutefois revu plus de cinquante ans après sa sortie, le film mérite tout de même d’être réévalué. L’intrigue basée sur un Modigliani tatoué par l’artiste dans le dos d’un comte (Jean Gabin) décadent et ancien légionnaire qu’un marchand d’art avide de gains rapides (Louis de Funès) s’est mis en quête d’acquérir par tous les moyens est parfaite pour placer les deux acteurs dans le registre favori qui était le leur. L’anarchiste réactionnaire et bougon pour Gabin, le parvenu avide de réussite, en quête permanente d’affirmation de son pouvoir et de sa réussite pour De Funès. Deux personnages tout-à-fait représentatifs d’une France pompidolienne en pleine expansion tournée vers l’avenir mais aussi inquiète de perdre son âme. Une angoisse existentielle qui refait surface régulièrement. Certes Gabin assez poussif semble parfois un peu ridicule dans certaines scènes accessoires qui auraient pu être évitées ou mieux agencées. Mais en grand professionnel, il compense par sa faconde naturelle, faisant ici merveille face à un de Funès vibrionnant et parfois touchant qui visiblement l’intrigue et l’épate tout-à-la fois. Les seconds rôles comme toujours sont efficaces tel Paul Mercey fidèle compagnon de route de Gabin en entrepreneur en maçonnerie roublard ayant compris tout le parti qu’il peut tirer de la situation ou encore Dominique Davray, l’épouse du marchand d’art retors, actrice de second rôle trop méconnue qui livre ici une prestation émouvante, alternant entre fou rire incontrôlable et le désespoir marquant chacun de ses retours brutaux à la réalité d’un mari qui ne la regarde plus. Sans paraître y toucher, Denys de La Patellière dénonce par petites touches incisives, le sort réservé aux femmes, le racisme, la pollution et surtout la place déjà grandissante prise par l’argent qui amène sournoisement à une déshumanisation des sociétés dites avancées qui sur bien des points reculent tout en se donnant l’illusion du contraire. Le film est certes par instants un peu lourd et bancal dans son déroulement comme dans ses gags mais ceux qui l’ont critiqué si durement à l’époque devraient s’infliger la vision de certaines comédies produites actuellement par le cinéma français et peut-être trouveraient-ils un certain raffinement à ce « Tatoué » qui n’est malgré tout pas si indigne ?
12 ans après "la traversée de paris", de Funès et Gabin se retrouvent devant la caméra de de La Patellière. ici, sur un rythme qui ne faiblit pas, des quiproquos et bons mots en pagaille, le duo est étincelant même si le trait est parfois un peu poussé! l'idée de profiter de la vie, des choses simples et de prendre des distances avec le matériel est un message évident.
Le Tatoué est une comédie plutôt moyenne avec quelques gags amusants mais pas au point de vous faire mourir de rire, cependant le scénario est plutôt original (un brocanteur prêt à tout pour obtenir une oeuvre extrêmement rare tatouée dans le dos d'un ancien militaire). Les acteurs,quant à eux, sont loins d'être excellents:Jean Gabin est tout juste passable,Louis De Funès,de son côté,est aussi catastrophique que dans La Soupe aux Choux car il ne peut s'empêcher de surjouer.
Formidable film, hilarant, mythique, de De Funes et Gabin !! le role de bourgeoi comique va toujours à ravir à De Funes, et celui de dur au grand coeur à Gabin également. On découvre ici une France profonde, une France d'autrefois, et c'est pas pour nous déplaire. On dévore ce film du début à la fin, en passant par des moments de franche rigolade. Superbe
Réunir deux si grands acteurs fut une idée remarquable puisque le film est un régal humoristique. Gabin, exceptionnel en colèreux légionnaire et De Funès, unique en richissime marchand de tableaux. L'histoire ingénieuse mélange trash, humour, et fresque historique tout cela pour mon plus grand bonheur. Les dialogues plus loufoques les uns que les autres sont excellents, remplis d'humour! Uné référence en terme de comédie française.