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halou
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3,0
Publiée le 7 avril 2013
Plus de prêtre sur une petite île et un Pierre Fresnay qui s'improvise malgré lui homme de Dieu puis récusé par l'Eglise officielle. Une histoire qui reste actuelle, emportée par de brillants acteurs, une éloge au pardon. Une belle oeuvre dans la grande carrière de Delannoy.
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4,0
Publiée le 9 novembre 2009
Au dèbut des annèes 50, le thèmes religieux rèapparaissent avec force dans le cinèma psychologique! D'après le beau roman d'Henri Queffèlec "Un recteur de l'île de Sein", Jean Delannoy fait paraître "Dieu a besoin des hommes", avec la prestation passionnèe de Pierre Fresnay en sacristain! C'est la chronique d'une petite île ayant perdu son prêtre! Un marin pêcheur le remplace et se trouve en butte à l'èglise officielle! A noter d'excellents seconds rôles comme Madeleine Robinson, Daniel Gélin et Sylvie qui campe ici la Karabassen (terme populaire breton dèsignant la "bonne du curè)! Très soignè et très humain, un très beau film sur la faute et le pardon qui a obtenu le grand prix international et le prix de l'Office catholique international du cinèma à Venise en 1950...
Au milieu du 19ème siècle, sur la minuscule île de Sein, la population, subitement privée de curé, s'en remet au sacristain (Pierre Fresnay, qu'on retrouve souvent dans des rôles de cathos). La fonction fait l'homme. Y compris dans l'Eglise. C'est en sorte le message subversif que dispense le film très longuement, très lourdement. C'est à reculons que le laïc Gourvennec accepte de faire le curé auprès de villageois frustes et bigots, soucieux des sacrements et de la messe dominicale. Réticent et conscient de l'imposture mais, petit à petit, se dévouant à une population qui n'en mérite pas tant, le personnage de Fresnay semble porter tout au long du film le fardeau d'une hérésie. Le film de Delannoy s'enferme dans la démonstration et illustre jusqu'à plus soif le sujet du romancier breton Henri Queffélec. En résumé, il faut bien répondre à la forte demande spirituelle et religieuse des populations reculées. Ce thème du besoin impérieux de religion, associé à une certaine théâtralité, se développe au détriment des spécificités et de l'authenticité insulaires, sans lesquelles le sujet se trouve largement amoindri. Car les comédiens ont beau adopter, tous, l'accent breton, cela ne les rend pas plus vrais. Le premier d'entre eux, Pierre Fresnay, est en roue libre. A chaque fois qu'il hausse la voix, il est dans le cabotinage (et Daniel Gélin n'est pas mal non plus dans le genre braillard). Autour de lui, les seconds rôles existent à peine, tous caricaturaux. Tout catholique qu'il est, la subtilité et la nuance ne sont pas les premières qualités de Delannoy. C'est même l'opposé du mysticisme façon Robert Bresson.