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Mister S
9 abonnés
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3,0
Publiée le 9 janvier 2022
Film plutôt sympa qui je pense a surtout marqué la génération de mes grands-parents où le cinéma se popularisé contrairement à aujourd'hui où on y a plus facilement accès. Peut-être que ma critique est dû à ma génération qui n'a pas connu sa sortie mais les dialogues de sourds entre les personnages sont assez lassant...
Que de répliques drôle avec des grands acteurs JGabin une des meilleures pointures du cinéma français, P Fresnay un de mes acteurs préférés dans Marius) et Noël Noël. spoiler: Jean Marie célibataire et Blaise déjà grand père attendent JB Talon déjà cocu qui leur recommande d'aller à Guyette dans une hospice.
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4,5
Publiée le 8 juin 2021
En suivant nos gars dans leur road movie à travers les chemins de campagne Michel Audiard et Gilles Grangier remplissent chaque centimètre de leur adaptation du livre de René Fallet de jeux de mots pleins d'esprit. Les auteurs maintiennent le flux des dialogues à une vitesse fulgurante l'un des moments forts étant chaque fois que les gars se chamaillent entre eux. En sortant de la ville avec le trio le réalisateur Gilles Grangier qui avait travaillé avec Gabin sur des films donnent à leur voyage une atmosphère de légèreté avec un humour bien ancré dans un décor de campagne détendu. Réunis après Le Grande Illusion, Jean Gabin et Pierre Fresnay sont rejoints par Noel Noel qui interprète ce trio de façon tout à fait charmante. Tous prennent un plaisir évident à échanger des mots vifs prouvant ainsi que la vieille garde a toujours le vent en poupe...
Si l’accent vendéen à couper au couteau et le caractère bourru des personnages amusent au début, reconnaissons qu’ils agacent vite puisqu’ils semblent ne constituer que la finalité de l’entreprise artistique de Gilles Grangier. Film bavard, très écrit – trop écrit ? – par Michel Audiard, Les Vieux de la vieille égraine quelques belles idées de mise en scène le long d’un champ bourbeux dans lequel nous nous enlisons péniblement : il y a ce trajet en miroir des trois compères que viennent réfléchir trois enfants se promenant en sens inverse, sorte de retour en arrière empreint de nostalgie ; il y a aussi la pratique du commérage qui utilise le montage pour trahir le secret gardé ; il y a enfin cet ultime ballon au fond du puits qui achève de représenter la malice du trio. Mais fallait-il pour autant sacrifier le rythme sur l’autel de la camaraderie ? La boiterie du long métrage est la suivante : l’écriture ciselée des dialogues confère aux scènes une dynamique que le récit étouffe, tue dans l’œuf, là où le roman de René Fallet construisait son rythme sur les échanges verbaux – ils emportaient le lecteur, faisaient de lui un spectateur tout autant qu’un intime se familiarisant peu à peu avec le parler vendéen. En résulte une impression de sur-place qui dessert considérablement le film, sauvé par une poignée de séquences amusantes – pensons à la dispute sur le bord de la route qui conduit les amis dans des véhicules différents lancées dans des directions opposées.
Il me fallait un 1er film avec des dialogues d’Audiard, oui je sais c’est une honte de n’en avoir pas vu un avant. Appréciant René Fallet j’ai pensé que réunir les 2 ici serait une bonne idée pour commencer. J’ai bien fait en effet. Déjà l’histoire : simple, pas forcément la plus passionnante mais réaliste, très ancrée dans le terroir français et qui dénonce certains travers toujours présents, notamment celui de ne pas s’occuper de nos anciens. Bien sûr c’est du Fallet et ça se voit, la Soupe aux choux utilisait la même formule avec réussite (enfin pour ceux qui le remarquait). Si le scénario est bon, la trame demeure classique, mais on se laisse porter par les aventures de ces pieds nickelés qui ne veulent pas assumer leur âge. Les acteurs justement : très justes. Pas besoin d’en faire trop, le côté franchouillard est bien rendu et assumé, on sent une certaine camaraderie dans ce trio et pas de starification de Gabin. Du coup, ils portent le long métrage (car il est vrai qu’on ne voit qu’eux), mais sans que ce soit plombant. Certes du coup le rythme n’est pas le plus déchaîné, mais comme tout suit le mouvement ça ne gêne pas, surtout qu’il n’y a pas tant de longueurs. Cette déambulation est donc bien menée, on ne décroche pas, la musique est dans le ton (sobre pourtant), les décors naturels sont agréables, la qualité visuelle est étonnante pour 1960 et les contrastes sont bien utilisés. L’ambiance générale de franchouillardise et de bonne humeur fait du bien. On la doit indubitablement aux nombreuses saillies de nos vieux, entre eux ou contre la société, avec la fameuse opposition antan-modernité, soit vieux contre jeunes. Le réalisateur arrive à créer de l’empathie envers ces grognards, de mauvaise foi (« j’ai glissé »), nostalgiques et intolérants mais si sympathiques. Évidemment les dialogues sont les ingrédients principaux de l’humour et ça donne. On se marre très souvent, parfois jaune mais jamais en brocardant l’un plutôt que l’autre. C’est rempli de phrases cultes, de joutes verbales et de patois. Certes on ne pige pas toujours tout, mais on arrive à s’y faire et ça rend plus campagnard, plus vrai, tant mieux. Au final, je le conseillerai à tous, surtout si l’on aime les « clash ». Cela peut facilement se transposer à notre actualité, puis rien que pour l’exemple de dialogues si bien adaptés au film c’est un must.
truculent : Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès. Et c'est exactement ce qu'est ce film. Une ode à la joie, la vieillesse et la vie campagnarde. C'est une excellente comédie ou ne s'ennuie pas, ou la verve de ses vieux réjouit l'oreille, et leur aventure amuse beaucoup. Leur accent pourrait en rebuter certain tant il faut tendre l'oreille pour tout comprendre . Mais ne vous inquiétez pas, même si vous ratez un mot par ci par là, cela ne vous empêchera pas de comprendre. A voir par tous, sans exception! Revu en ce mois d'avril 2026 et toujours aussi réjouissant. Donc à voir et à revoir!
Les Vieux de la vieille est un des gros succès de l’année 1960 en France (presque 3,5 millions d’entrées) et un film multidiffusé à la télévision. En serait-il de même aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr car il est un pur produit de son époque : il ne cherche pas spécialement à avoir une histoire très forte mais surtout à amuser son spectateur à travers les comportements de son trio de tête (Jean Gabion, Pierre Fresnay et Noël-Noël). Celui-ci semble s’amuser et partage ce plaisir avec son spectateur. Cependant, un public assez jeune surtout s’il est citadin peut être un peu décontenancé face aux répliques de Michel Audiard jouant beaucoup sur le "parlé" de la campagne et l’accent allant avec. Le film de Gilles Grangier reste donc sympathique mais peut sembler par moments un peu daté pour un public assez jeune.
Que ce film est excellent. Il dépeint la France d'antan. Trois bougons de pépé nous entraînent dans une aventure campagnarde alcoolisée émaillée des dialogues savoureux de Michel Audiard. Jean Gabin, Pierre Fresnay mais surtout Noël Noël sont intensément drôles. A regarder surtout un jour de déprime. Cela va vous requinquer. Un chef d'oeuvre de comédie à l'ancienne.
Une bonne comédie familiale, servi par de grands acteurs français. On rigole du début à la fin. Surtout par les "vieux" qui se croient tout permis et font des conneries de gamins. Vraiment un bon moment. Un film culte.
Absolument fantastique...les trois, Gabin, Noël-Noël et Fresnay sont totalement dans leurs rôles ! Très fidèle au roman de Fallet (qui a d'ailleur fait l'adaptation) ils sont ronchons et anti- sociaux à souhait...ivrognes comme dans toute bonne histoire de Fallet qui se respecte. Exemple de textes==>Gabin répare un pédalier de vélo -Si ce n'est pas malheureux, un vélo que je lui ai vendu il y a même pas 30 ans. Moi qui croyais qu'il était soigneux. -Si vous allez aussi vite que je vous emmerde pour une fois vous serez en avance sur l'horaire ! Mais lisait le roman (bien que le film se suffise), c'est superbe aussi !
Une merveille de jeu délicieux des 3 acteurs principaux. Michel Audiard a été particulièrement inspiré pour concocter des dialogues savoureux, quasiment à chaque phrase. Je trouve personnellement que les dialogues des "Vieux de la vieille" ont fortement influencé Alexandre Astier pour l'écriture des dialogues de "Kaamelott", plus qu'aucun autre film dialogué par Audiard.
On souligne dans ce film l'accent et le language des trois protagonistes du film. Le dialecte de Vendée. Jean Gabin est magistral et remet tout le monde en place. L'art des grandes gueules c'est magnifique et on ne s'en lasse pas. Leurs péripéties restent et ne dépassent pas les frontières du village. Des piliers de bar avec des grandes gueules imbattables. La vie dans un petit village français en 1960 avec ses voitures et ses habitudes. Un film sympas, un chef d'oeuvre.
Des bons moments de franche rigolade de la France d'autrefois avec la campagne, des villages. Mais je ne comprend pas toujours les dialogues qui sont tout de même cultes. Avec Noël Noël, Gabin que je connais bien et mon grand préféré Pierre Fresnay qui jouait Marius dans la trilogie marseillaise.
Un film qui fait pitié. Gabin n'a jamais été doué pour les rôles comiques (voir l'exécrable "le drapeau noir flotte sur la marmite") et sa plante complétement. Quand à Audiard, il serait peut-être temps de le faire descendre de son piédestal, il est l'auteur de des quelques très bons mots et de quelques répliques d'enfer, mais à côté de ça que de phrases creuses, que de répliques qui tombe à plat. Ce film n'apporte rien, ne nous intéresse pas, nous agace et nous navre.