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    Les Vieux de la vieille
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    78 critiques spectateurs

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    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 21 octobre 2007
    Vèritable bouffèe d'air pour cette farce réalisèe par Gilles Grangier où baigne beaucoup d'humanitè! Un film populaire comme on n'en fait plus avec cette ambiance et cette atmosphère si particulière! Un trio èpatant (Jean Gabin alias Jean-Marie Pejat, rèparateur de vèlos; Pierre Fresnay qui campe Baptiste Talon, retraitè S.N.C.F; Noël-Noël en Blaise Poulossière, marchand de cochons) de grands seconds rôles (Andrè Dalibert, Paul Mercey, Mona Goya...), une mèlodie dèlicieuse de Francis Lemarque et Paul Durand, la beautè de la Vendèe, le savoureux patois Ouest-France, des moments inoubliables (Le retour de Baptiste Talon à Tioune, La fête aux Escargots, l'hospice de Gouyette...) et les dialogues aux petits oignons de Michel Audiard (les fêtes aux escargots j'en ai ratè que cinq dans ma vie: les annèes 14-15-16-17-18 quand j'ètais aux Dardanelles et qu'aux Dardanelles y avait pas de fête aux Escargots! J'suis allè plus loin que la Somme et Verdun moi, j'ai pas fait une guerre de fainèant...) font de cet hymne sur l'amitiè et le bon vin un petit chef d'oeuvre du cinèma français! Je dèdie cette critique à Jean, grand amateur de vin et amoureux du vèlo, rencontrè lors d'un pèriple au Cambodge, et qui repose maintenant en paix...
    Stephenballade
    Stephenballade

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    5,0
    Publiée le 18 juillet 2015
    René Fallet voit son roman "Les vieux de la vieille" adapté au grand écran à peine deux ans après avoir été publié par les Editions Denoël. L’adaptation est signée par l’auteur lui-même, en partenariat avec Gilles Grangier (qui se sera chargé de la réalisation) et l’inénarrable Michel Audiard. Le roman fait état de trois personnages principaux, lesquels vont être interprétés par Jean Gabin, Noël-Noël, et Pierre Fresnay, se partageant ainsi la tête de l’affiche. Eh bien moi je dis qu’il y a un quatrième personnage principal. D’ailleurs il figure en grosses lettres sur le bas de l’affiche à la manière d’une pancarte un peu bancale : il s’agit du célébrissime dialoguiste Michel Audiard qui, sur cette production, atteint le sommet de son art. Outre l’interprétation impeccable des trois compères qui ont en point commun la malice aux airs d’éternelle jeunesse et pour le coup exacerbée par le refus de vieillir d’une part, et par un goût prononcé envers la bouteille d’autre part, les dialogues fusent de toutes parts. Ça ne s’arrête jamais, bien des répliques me sont restées en tête de façon durable mais je les tairai afin de vous laisser les découvrir. La liste serait de toute façon bien trop longue tant les répliques cultes foisonnent. Voilà les forces du film de Gilles Grangier : la qualité de jeu des comédiens principaux (c’est vrai quoi : ils sont vieux mais refusent de l’admettre, ils sont querelleurs, insolents, farceurs, moqueurs, et en plus roublards, bref pire que des sales gosses) et les dialogues particulièrement truculents. Michel Audiard, en grand artiste des mots, a réussi la prouesse de mêler le langage campagnard, tout y en intégrant à la fois un peu d’argot et de patois, et du vocabulaire cher à nos anciens avec des expressions typiques de l'époque, tout en n’omettant pas de rendre par moments les dialogues tantôt quasi inaudibles, tantôt franchouillards. Par-dessus le marché, bon nombre de métaphores ont été utilisées, rendant certaines répliques carrément désopilantes auxquelles a accédé ma fille de 16 ans, désireuse de voir ce film dans son intégralité. Et pourtant, point de vue scénario, qu’est-ce qu’on a ? Deux anciens du village attendent le retour au pays d’un vieux copain récemment mis à la retraite. Ils mènent grand tapage au rythme sonnant et trébuchant des chopines qu’ils s’appliquent à vider, tout en débattant sur le désir curieux révélé par leur ami Baptiste Talon d’aller couler des jours heureux à l’hospice chez les bonnes sœurs. Finalement, après quelques menus incidents, ils décident de le suivre. S’ensuit un voyage épique. Autrement dit, nous n’avons pas grand-chose à nous mettre sous la dent. D’accord le scénario est réduit à sa plus simple expression. Il faut savoir que "Les vieux de la vieille" n’est pas un film comme les autres. D’ailleurs ce n’est pas un film, mais une farce et c'est aussi pour ça que le titre lui va bien. Et le spectateur n’est pas pris en traître puisque c’est marqué dans le générique de début : "Une farce réalisée par Gilles Grangier". Une farce qui dure 1h30, bien accompagnée par la musique de Francis Lemarque et Paul Durand, que je qualifierai comme étant particulièrement dans le ton de cette ambiance école buissonnière facétieuse. Les 90 minutes ne sont que pur bonheur pour notre esprit et sources de travail pour les zygomatiques. En somme, que ce soit seul ou en famille, après une journée de boulot ou en vacances, vous êtes assurés de prendre votre quota de rire.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Publiée le 30 septembre 2018
    "Les vieux de la vieille" est sans aucun doute le film de Gabin le plus décrié par ceux qui lui reprochent une dernière partie de carrière jugée honteuse pour celui qui fut le héros de "Pépé le moko" (Julien Duvivier,1937), du "Jour se lève" (Marcel Carné, 1939) et de "La grande illusion" (Jean Renoir, 1937). L'argument peut être entendu même si dans le deuxième versant de sa prodigieuse carrière Gabin continua de tourner des films ambitieux comme "Voici venu le temps des assassins" (Julien Duvivier en 1956), "Le président" (Henri Verneuil, 1960) ou "En cas de malheur" (Claude Autant-Lara, 1958) qui furent aussi vilipendés par ses contempteurs qui les affublaient du patronyme rance de "qualité française". En un mot Gabin avait vieilli et on ne lui pardonnait plus grand chose. Si l'on compare sa fin de carrière avec celle d'autres acteurs contemporains de son calibre, qu'ils soient français comme Gérard Depardieu ou américains comme Robert de Niro ou Dustin Hoffman, on peut convenir avec le recul que Gabin n'avait en rien renié ses prétentions artistiques. Que reproche-t-on vraiment à ce film tout de même inspiré d'un roman de René Fallet qui officie lui-même au scénario, dialogué par Michel Audiard et mis en musique par Francis Lemarque ? De laisser en roue libre trois acteurs vieillissants qui viennent paresseusement prélever leur dîme pour pouvoir eux-mêmes s'acquitter de la leur ? Possible, comme il est vrai que les trois acteurs jamais réunis cabotinent à qui mieux-mieux. Mais on a vu bien pire et il faut admettre que rendre crédibles les personnages toujours hauts en couleur de Fallet n'était pas chose facile. La charge peut paraître outrancière mais ceux qui connaissent bien le milieu rural on sans doute pu croiser des piliers de bar au langage fleuri qui passaient leur temps à déblatérer sur la société qui fout le camp ou sur le voisinage qui les empêchent d'emmerder le monde à leur guise. En réalité l'univers de Fallet est assez bien rendu par Grangier même si dans le genre on peut lui préférer l'odyssée vinicole du "Beaujolais nouveau est arrivé" de Jean-Luc Voulfow (1978) où Mondy, Carmet et Galabru avaient pris la place de leurs prestigieux aînés. Fallet n'aime rien tant que ces déambulations champêtres et masculines fortement arrosées qui lui permettent ici de porter un regard attendri sur la vieillesse qui fait ressurgir sous les cheveux blancs et derrière les rides, l'âme d'enfant que chacun garde en soi. Avec le recul des cinquante ans qui nous séparent de la sortie du film, celui-ci nous rappelle qu'il n'y a pas encore si longtemps les anciens avaient leur place tant au sein des familles que de la communauté et qu'ils y étaient plutôt respectés même si jugés parfois un peu agaçants à rabâcher sur le temps passé. Et il en faut de la patience pour supporter les tours de cochons de ces trois chenapans contestataires en rébellion contre une société qui avance alors que eux sont restés figés dans les tranchées de la fameuse "der des ders" où chacun s'invente un passé héroïque . En seulement un demi-siècle les mœurs ont radicalement changé et aujourd'hui les anciens pudiquement renommés séniors avant l'entrée dans le quatrième âge n'ont plus trop le loisir de faire les 400 coups, hantant les couloirs des EHPAD déshumanisés, en attendant que la mort ne vienne les cueillir. Les trois acteurs ont quelquefois du mal à se renvoyer le balle tellement chacun semble concentré sur un texte d'Audiard certes savoureux mais qu'il leur faut débiter avec un accent vendéen au couteau pas toujours facile à soutenir. Pierre Fresnay dont on pouvait craindre qu'il aurait le plus de difficultés à battre la mesure à cause de son ton sentencieux s'en tire fort bien, damant parfois même le pion à un Gabin pourtant expert de la langue d'Audiard. On passe des moments forts agréables si l'on veut bien admettre que tous les films ne peuvent être des chefs d'œuvre. "Les vieux de vieille" est à voir et à revoir pour envisager la dernière ligne droite avec optimisme et se dire que l'on pourra encore faire le mur avec ses copains au petit matin pour fuir un hospice où l'alcool est distribué au compte goutte. Et tant pis pour les esthètes ronchons qui ne savent rien aimer en dehors de Bergman ou Ozu (par ailleurs immenses cinéastes).
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 3 octobre 2012
    Gilles Grangier nous a livré quelques comédies qui ont marqué leur époque et qui ne manquaient pas de sel, telles "Archimède le clochard" avec Jean Gabin et Darry Cowl et l'inoubliable "Les Vieux de la vieille" avec nos trois grands farceurs, re-Jean Gabin, accompagné de Pierre Fresnay et Noël-Noël. Un film à vous faire péter la braguette, tellement l'on rit à gorge déployée. certes, le comique reste assez enfantin, mais le talent de nos trois compères fait le reste. À recommander pour se dégourdir l'esprit après une journée harassante de travail. Un film hilarant au possible.
    Sid Nitrik
    Sid Nitrik

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    4,0
    Publiée le 11 octobre 2013
    Ils sont vieux (à l'état civil), désagréables, querelleurs, insolents et affublés d'un sérieux syndrome de « Peter Pan ». Ils ont une amitié solide, l'accent du terroir et une sainte horreur de l'eau minérale. Tout le village serait soulagé de voir ces affreux trublions partir le plus loin possible. Le farceur Gilles Grangier nous offre une excellente comédie populaire d'époque, avec 3 acteurs qui s'amusent comme des gosses à faire les sales gosses. Un peu de cabotinage, un accent rural légèrement trop forcé (surtout Pierre Fresnay) mais un humour particulièrement savoureux provenant des tirades écrites par le génial Michel Audiard. Une comédie française qui vaut le détour.
    Jean-philippe N.
    Jean-philippe N.

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    4,5
    Publiée le 17 mai 2014
    De nos jours, quand, dans un film, on peut entendre une ou deux phrases que l'on puisse estimer comme étant culte, ou au moins un ou deux bons mots, on a l'impression d'être devant un chef d'œuvre de comédie. Dans "Les vieux de la vieille", il y en a tant que l'on ne peut les compter. Ce film n'est pas un chef d'œuvre pour autant, mais bon Dieu! Que c'est bon...
    Uchroniqueur
    Uchroniqueur

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2012
    Un monument. Un film culte. Génial de truculence, une brochette d'immenses acteurs, des dialogues d'Audiard et l'univers formidable de rené Fallet.
    Les vieux de la vieille s'il fallait faire un grand ménage dans la dvdthéque resterait obligatoirement dans les rayons.
    rogertg2
    rogertg2

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    5,0
    Publiée le 24 septembre 2007
    Un des meilleurs films comiques jamais tournés, qui raconte les galipettes et blagues de 3 sales galopins sexagénaires qui mettent en émoi un village et "une maison de vieux" avec leurs bétises. Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël Noël sont extraordinaires et tous les seconds rôles sont supers. Quant aux dialogues de Michel Audiard et à la musique d'ambiance, ils sont aussi de premier choix.
    Martin P.
    Martin P.

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    3,5
    Publiée le 17 février 2013
    Quel pied à 20 ans de découvrir des classiques français des années 60 ! Une comédie jouissive, ces trois ptit vieux sont attendrissants bien que complètement tarés ! Gabin, Fresnay et Noël Noël ( c'est quoi ce nom ?!) sont démoniaques et retournent un village de la vieille France, si plaisante à découvrir. De plus, même si le vocabulaire employé est difficile à comprendre aujourd'hui, les dialogues de Audiard mettront le sourire aux lèvres des jeunes de notre époque comme des anciens.
    selenie
    selenie

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    4,0
    Publiée le 9 janvier 2009
    Excellent film sans prétention avec Audiard aux commandes (il n'est pas pour rien à la joli réussite du film).
    3 anciens, amis à la retraite, s'en vont en maison de retraite mais leur aller-retour donnera lieux à des débats, discussions, disputes...etc... Que Audiard associé à la gouaille des 3 acteurs mènera au summum de la joute verbale.
    Le film est donc un road movie bucolique du 3ème âge qui n'est pas sans nostalgie ni une certaine mélancolie. En tous cas c'est un film extrèmement sympa où l'amitié est éternel.
    loulou451
    loulou451

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    5,0
    Publiée le 19 août 2008
    Un film culte du cinéma français. Et pour cause, servi par des acteurs (Gabin, Fresnay et Noël-Noël) habités par leur rôle, par des dialogues ciselés signés Michel Audiard et par un scénario qui emprunte tour à tour le chemin de la farce, de la comédie et de la parodie, ces "Vieux de la vieille" sont un hymne à l'amitié, à la jeunesse de la vieillesse, mais avant tout à la vie. A la recherche sans cesse renouvelée du bonheur. Un très grand moment du cinéma français.
    flushroyal
    flushroyal

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    4,0
    Publiée le 16 décembre 2009
    Une très bonne surprise car je m'attendais à un humour plutôt lourd mais au final j'ai passé un très bon moment devant cette farce très plaisante. Le cabotinage des 3 acteurs principaux est tout juste énorme. Ils nous livrent un véritable one man show à l'ancienne. ( avec les dialogues d'Audiard en prime ) Certains passages sont fort drôles et les répliques sont très amusantes. Il y a une touche de burlesque, une touche de pittoresque, un côté france rural des années 50-60 qui apportent une vrai chaleur à ce film. Cette comédie sans prétention fait passer un agréable moment. Un film de l'ancien temps comme on en verra plus...
    Max Rss
    Max Rss

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    4,0
    Publiée le 9 avril 2019
    Qui dit "Les vieux de la vieille" dit classique de la comédie populaire française. Déjà, rien que le trio d'acteurs attire l'oeil: Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-Noël. Même si depuis, le dernier nommé semble avoir disparu de l'esprit du grand public. Là où l'aura de Gabin est restée intacte. "Les vieux de la vieille", un road movie à la française qui voit trois vétérans de la première guerre mondiale prendre la route pour aller à l'hospice. Bien entendu, le voyage ne sera pas un fleuve tranquille. Dans ce film qui, rappelons le, est tiré d'un roman de René Fallet, on retrouve tout ce qui faisait le sel de la montagne bourbonnaise. A commencer par un patois aujourd'hui disparu. Ces petits vieux venant aux tables des troquets pour boire le pinard rouge et qui se prenaient le chou dès lors qu'ils parlaient de la guerre ou de la politique. Bien sûr, et c'est compréhensible, certains pourront être agacés par le fait que ces trois vieux ne savent parler qu'en se braillant dessus. Mais, tel était leur façon d'être. Fallet, ayant lui-même énormément fréquenté les alentours de Jaligny (dans l'Allier) n'a fait que retranscrire ce qu'il a vu et connu. Et, quant au connaît la réputation de bon vivant qui était la sienne, on peut aisément supposer qu'il s'était laissé aller, de nombreuses fois, à boire le coup avec les vieux. On retrouve bien le bouquet. Et les dialogues d'Audiard se marient bien avec ce patois. L'étoile enlevée ? Pour sanctionner la délocalisation de l'histoire.
    Alexarod
    Alexarod

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    4,0
    Publiée le 14 janvier 2021
    Il me fallait un 1er film avec des dialogues d’Audiard, oui je sais c’est une honte de n’en avoir pas vu un avant. Appréciant René Fallet j’ai pensé que réunir les 2 ici serait une bonne idée pour commencer. J’ai bien fait en effet.
    Déjà l’histoire : simple, pas forcément la plus passionnante mais réaliste, très ancrée dans le terroir français et qui dénonce certains travers toujours présents, notamment celui de ne pas s’occuper de nos anciens. Bien sûr c’est du Fallet et ça se voit, la Soupe aux choux utilisait la même formule avec réussite (enfin pour ceux qui le remarquait). Si le scénario est bon, la trame demeure classique, mais on se laisse porter par les aventures de ces pieds nickelés qui ne veulent pas assumer leur âge. Les acteurs justement : très justes. Pas besoin d’en faire trop, le côté franchouillard est bien rendu et assumé, on sent une certaine camaraderie dans ce trio et pas de starification de Gabin. Du coup, ils portent le long métrage (car il est vrai qu’on ne voit qu’eux), mais sans que ce soit plombant.
    Certes du coup le rythme n’est pas le plus déchaîné, mais comme tout suit le mouvement ça ne gêne pas, surtout qu’il n’y a pas tant de longueurs. Cette déambulation est donc bien menée, on ne décroche pas, la musique est dans le ton (sobre pourtant), les décors naturels sont agréables, la qualité visuelle est étonnante pour 1960 et les contrastes sont bien utilisés. L’ambiance générale de franchouillardise et de bonne humeur fait du bien. On la doit indubitablement aux nombreuses saillies de nos vieux, entre eux ou contre la société, avec la fameuse opposition antan-modernité, soit vieux contre jeunes. Le réalisateur arrive à créer de l’empathie envers ces grognards, de mauvaise foi (« j’ai glissé »), nostalgiques et intolérants mais si sympathiques. Évidemment les dialogues sont les ingrédients principaux de l’humour et ça donne. On se marre très souvent, parfois jaune mais jamais en brocardant l’un plutôt que l’autre. C’est rempli de phrases cultes, de joutes verbales et de patois. Certes on ne pige pas toujours tout, mais on arrive à s’y faire et ça rend plus campagnard, plus vrai, tant mieux.
    Au final, je le conseillerai à tous, surtout si l’on aime les « clash ». Cela peut facilement se transposer à notre actualité, puis rien que pour l’exemple de dialogues si bien adaptés au film c’est un must.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,5
    Publiée le 26 janvier 2017
    Gabin en magistrat, en malfrat, en cheminot, en marin, en médecin, en policier, en clochard... Oui à tout. Mais en vieux ? Oui aussi ! Il joue ici dans une "farce" de Gilles Grangier pour y débiter des jurons avec un fort accent paysan. Mais ils ont beau parler fort, tous ces vieux, ils parlent quand même du Audiard. Oui, toujours lui. Et les standards sont abattus avec toute la grâce d'un anticléricalisme discret qui a avant tout pour but de faire rire !
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