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Pierre Olivier D
12 abonnés
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4,5
Publiée le 5 juillet 2014
Gilles Grangier capable de réunir 3 immenses vedettes du cinéma de l'époque pour une comédie provinciale et potache, il fallait quand même osé... Le pari était risqué mais quelle réussite!! Une réalisation moderne pour l'époque, des caméras partout, et que dire des personnages, Pierre Fresnay, très grand acteur, sérieux,dramatique et légèrement élitiste pourtant transformé en vieux cheminot râleur, Noêl-Noêl au jeu subtil, sublime en papy jovial et truculent et que dire de Jean Gabin, 54 ans lors du tournage et qui en parait 15 de plus, rappelons que cet extraordinaire acteur était avant tout un homme du music-hall, un clown sans travestissement. Les dialogues de Michel Audiard font mouche, un moment unique du cinéma, un film trop méconnu pourtant dans la même veine que les grandes comédies d'après-guerre.
Un film cultissime, des acteurs axcellents, des dialogues d'Audiard... ou l'histoire de 3 sexagénères qui "mettent le feu" à leurs village, la maison de retraite.... le tout à grand renfort de "chopine" de rouge, d'amitié et de nostalgie. La scene du cimetiere est un monument à elle seule... Sous le coté farce, une reflexion tendre sur la vieillesse (bcp plus perceptible dans le roman de René Fallet) Le seul problème: les accents du terroir qui rendent la compréhension des dialogues un peu compliquée: mais à priori ca a été aussi un casse tête au tournage pour les rendre intellegibles: la bande son a été retravaillée plusieurs fois.
Une merveille de jeu délicieux des 3 acteurs principaux. Michel Audiard a été particulièrement inspiré pour concocter des dialogues savoureux, quasiment à chaque phrase. Je trouve personnellement que les dialogues des "Vieux de la vieille" ont fortement influencé Alexandre Astier pour l'écriture des dialogues de "Kaamelott", plus qu'aucun autre film dialogué par Audiard.
Dans un village de Vendée, trois vieux truculents, querelleurs vantards et portés sur la bouteille décident d’entrer à l’hospice sur recommandation d’un copain. Le trajet vers ce lieu sera plein d’imprévus, et l’institution ne correspondra pas à la description. Trois bons acteurs au parler campagnard, quelques bonnes répliques d’Audiard (peau de pêche à l’extérieur, peau de hareng à l’intérieur) et quelques gags, faisant sourire plus que rire, sont les atouts de cette comédie sans prétention. La description de la France rurale des années soixante peut aussi être vue avec une bienveillante nostalgie. Ceci posé, l’ensemble tombe quelque peu à plat, et un sentiment d’ennui envahit le spectateur au fil de ces séquences gentillettes et trop souvent prévisibles.
Que ce film est excellent. Il dépeint la France d'antan. Trois bougons de pépé nous entraînent dans une aventure campagnarde alcoolisée émaillée des dialogues savoureux de Michel Audiard. Jean Gabin, Pierre Fresnay mais surtout Noël Noël sont intensément drôles. A regarder surtout un jour de déprime. Cela va vous requinquer. Un chef d'oeuvre de comédie à l'ancienne.
hahaha je me suis tordu de rire du debut jusque a la fin sa sé du film comique jadore les vieu de la vieille et en pluse les hero sont des véterants de la grande guerre sé se qui me plé le pluse dan se film
On souligne dans ce film l'accent et le language des trois protagonistes du film. Le dialecte de Vendée. Jean Gabin est magistral et remet tout le monde en place. L'art des grandes gueules c'est magnifique et on ne s'en lasse pas. Leurs péripéties restent et ne dépassent pas les frontières du village. Des piliers de bar avec des grandes gueules imbattables. La vie dans un petit village français en 1960 avec ses voitures et ses habitudes. Un film sympas, un chef d'oeuvre.
Un film qui fait pitié. Gabin n'a jamais été doué pour les rôles comiques (voir l'exécrable "le drapeau noir flotte sur la marmite") et sa plante complétement. Quand à Audiard, il serait peut-être temps de le faire descendre de son piédestal, il est l'auteur de des quelques très bons mots et de quelques répliques d'enfer, mais à côté de ça que de phrases creuses, que de répliques qui tombe à plat. Ce film n'apporte rien, ne nous intéresse pas, nous agace et nous navre.
Adapté de René Fallet, tourné en 1960, "Les vieux de la vieille" nous parle d'une France qui foutait déjà le camp à l'époque, et qu'il n'est pas inutile de redécouvrir à l'heure actuelle, dans un souci de connaître où sont nos racines... Cette "vieille" France des villages est symbolisée par nos 3 compères, Gabin l'artisan, Fresnay le petit fonctionnaire et Noël-Noël l'éleveur de cochons. Un trio de péquenots avinés, qui s'engueulent et se réconcilient en permanence, débitant du Audiard avec l'accent bourbonnais pour notre plus grand plaisir. C'est aussi la limite du film de Grangier, qui tourne un peu en rond et peine à passionner pendant une heure et demie. Mais "Les vieux de la vieille" reste un classique de notre patrimoine.
Film magnifique, servi par des Jean Gabin, Pierre Fresnay et Noël-Noël en pleine forme, merveilleusement réalisé par Gilles Grangier sur des dialogues d'un Michel Audiard, tel qu'on l'aime. Un film qu'on ne se lasse pas de regarder et qui vaut la peine d'être découvert car, même si elle est révolue, il reste le reflet d'une époque où on savait, encore, s'amuser et, malgré les années qui s'écoule, il ne devient pas du tout "ringard". Un vrai régale, plein de fantaisie, de réalisme et de tendresse Un blog, avec plus de 450 photos, hommage à ce film, son réalisateur, son dialogiste et ses acteurs, est visible là : http://les-vieux-de-la-vieille.space-blogs.com/
Même si l'on sourit à certains mots, on est franchement vite lassé de cette lourdeur des trois vieux dans leur pérégrination. L'accent n'arrange pas les choses non plus. C'est insupportable en vérité d'entendre Fresnay surtout. Pas très fin, répétitif et peu inventif. La morale en fait c'est que les vieux, c'est chiant.. c'est ça ???
Absolument fantastique...les trois, Gabin, Noël-Noël et Fresnay sont totalement dans leurs rôles ! Très fidèle au roman de Fallet (qui a d'ailleur fait l'adaptation) ils sont ronchons et anti- sociaux à souhait...ivrognes comme dans toute bonne histoire de Fallet qui se respecte. Exemple de textes==>Gabin répare un pédalier de vélo -Si ce n'est pas malheureux, un vélo que je lui ai vendu il y a même pas 30 ans. Moi qui croyais qu'il était soigneux. -Si vous allez aussi vite que je vous emmerde pour une fois vous serez en avance sur l'horaire ! Mais lisait le roman (bien que le film se suffise), c'est superbe aussi !
Cette farce comme l'écrit son auteur a eut un grand succès tant à sa sortie qu'aux rediffusions télé mais je pense que les générations nouvelles n'y prendront pas le même plaisir que la notre (celle des années 1940)Tout d'abord parce que Fresnay et Noel-Noel ont y ont seulement 63 ans et que cela se voit dans leurs déplacements. Quant à Gabin avec ses 56 ans ,ce serait encore un jeune homme aujourd'hui. Nous sommes donc dans la comédie fantastique ce qui fait perdre au film son coté ''rêve idéal'' car finir sa vie ainsi, mais passé 85 ans,ce serait vraiment la jouissance ultime pour moi et les hommes qui partagent les mêmes idées. Coté cinéma ,on rigole bien ,les dialogues sont savoureux dits par ces monstres sacrés dont les voix se reconnaissent quelque soit l'endroit ou l'on se trouve. Grangier,Fallet et Audiart se sont surpassés dans leurs inventions expressives. Par exemple Baptiste Talon à une ''tête de Turc'' (formule validée par le Larousse) qui est un chauffeur de car (Guy Decombe)qu'il rencontre 4 fois. Voici ce qu'il trouve à lui dire en fin de film pour avoir le dernier mot ''Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur l'horaire''. Que dire de plus?
Si l’accent vendéen à couper au couteau et le caractère bourru des personnages amusent au début, reconnaissons qu’ils agacent vite puisqu’ils semblent ne constituer que la finalité de l’entreprise artistique de Gilles Grangier. Film bavard, très écrit – trop écrit ? – par Michel Audiard, Les Vieux de la vieille égraine quelques belles idées de mise en scène le long d’un champ bourbeux dans lequel nous nous enlisons péniblement : il y a ce trajet en miroir des trois compères que viennent réfléchir trois enfants se promenant en sens inverse, sorte de retour en arrière empreint de nostalgie ; il y a aussi la pratique du commérage qui utilise le montage pour trahir le secret gardé ; il y a enfin cet ultime ballon au fond du puits qui achève de représenter la malice du trio. Mais fallait-il pour autant sacrifier le rythme sur l’autel de la camaraderie ? La boiterie du long métrage est la suivante : l’écriture ciselée des dialogues confère aux scènes une dynamique que le récit étouffe, tue dans l’œuf, là où le roman de René Fallet construisait son rythme sur les échanges verbaux – ils emportaient le lecteur, faisaient de lui un spectateur tout autant qu’un intime se familiarisant peu à peu avec le parler vendéen. En résulte une impression de sur-place qui dessert considérablement le film, sauvé par une poignée de séquences amusantes – pensons à la dispute sur le bord de la route qui conduit les amis dans des véhicules différents lancées dans des directions opposées.