Note moyenne
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Le casting est parfait: Lino Ventura en Valjean, impeccable, Jean Carmet, qui campe un Thénardier plutôt sobre, et surtout Michel Bouquet, l'un des meilleurs Javert jamais vu au cinéma. Il parle peu, mais porte merveilleusement son personnage par des regards, des attitudes, des silences. Remarquable.
Hélas, ces beaux personnages (à noter quand même l'étonnante quasi-absence de Cosette adulte, qui doit prononcer trois mots tout au plus) sont desservis par une mise en scène trop théâtrale, trop pompeuse, avec des effets de style et des ralentis lassants. De plus, on ressent un manque de budget, qui nuit à la montée d'un vrai souffle et de vraies émotions. Par exemple, lors de la scène des barricades, presque entièrement jouée dans le brouillard, ce qui évite tout décor. Dommage...
Hélas, ces beaux personnages (à noter quand même l'étonnante quasi-absence de Cosette adulte, qui doit prononcer trois mots tout au plus) sont desservis par une mise en scène trop théâtrale, trop pompeuse, avec des effets de style et des ralentis lassants. De plus, on ressent un manque de budget, qui nuit à la montée d'un vrai souffle et de vraies émotions. Par exemple, lors de la scène des barricades, presque entièrement jouée dans le brouillard, ce qui évite tout décor. Dommage...
Une esthétique de dramatique télé, des effets lourdingues (les ralentis employés lors des affrontements à la barricade, à la mort de Valjean), "Les Misérables" est une adaptation très édulcorée du roman. Les Thénardier, par exemple, sont de bien pâles gredins comparés au couple d'affreux Dullin / Moreno dans le chef-d’œuvre de Raymond Bernard.
Bref, (re)voyez le film de 1934 si vous souhaitez être emporté par le souffle d'un récit légendaire.
Bref, (re)voyez le film de 1934 si vous souhaitez être emporté par le souffle d'un récit légendaire.
Cette version du célèbre roman de Victor Hugo est remarquable. Lino Ventura est tout simplement exceptionnel dans le rôle de Jean Valjean. Michel Bouquet et Jean Carmet sont également remarquable. Néanmoins je préfère personnellement la version de 1958 avec Jean Gabin Bourvil et Bernard Blier ce qui n'enlève rien à cette version de Robert Hossein
Dans la grande série des adaptations du grand héros républicain, ce film paraît terne, triste voire laid. Il l'est à certains égards (les couleurs et la fin du film notamment).
Il faut aussi le voir sous un autre angle: c'est le testament de Lino Ventura. Ventura devait faire Valjean car il avait des caractéristiques communes avec lui (carrure, caractère, générosité, rédemption), sa carrière était derrière lui, il savait qu'il n'allait pas vivre centenaire et il devait régler une histoire avec sa fille. Car oui, quand Valjean s'occupe de Cosette, Ventura s'occupe de sa fille handicapée, quand Ventura sauve qui vous savez dans les égouts, il porte à la fois sa croix, la maladie de sa fille et les cadavres et de ses amis disparus. Ça paraît loufoque ou fou, mais il suffit de voir le reportage (touchant) sur France 2 de Delahousse sur le grand Lino pour s'en convaincre. Pour cette raison précise et les bons acteurs dans les seconds rôles, il faut voir cette adaptation.
Ventura était bien Valjean et nous sommes tous orphelins.
Il faut aussi le voir sous un autre angle: c'est le testament de Lino Ventura. Ventura devait faire Valjean car il avait des caractéristiques communes avec lui (carrure, caractère, générosité, rédemption), sa carrière était derrière lui, il savait qu'il n'allait pas vivre centenaire et il devait régler une histoire avec sa fille. Car oui, quand Valjean s'occupe de Cosette, Ventura s'occupe de sa fille handicapée, quand Ventura sauve qui vous savez dans les égouts, il porte à la fois sa croix, la maladie de sa fille et les cadavres et de ses amis disparus. Ça paraît loufoque ou fou, mais il suffit de voir le reportage (touchant) sur France 2 de Delahousse sur le grand Lino pour s'en convaincre. Pour cette raison précise et les bons acteurs dans les seconds rôles, il faut voir cette adaptation.
Ventura était bien Valjean et nous sommes tous orphelins.
Victor Hugo était un génie et Les Misérables, notamment, le prouvent. Qui d'autres que Hugo a réussi a créer plusieurs archétypes humains dans une seule œuvre ? Jean Valjean, le bagnard qui se rachète et fait le bien. Fantine, la victime de la société. Cosette, l'innocence exploitée. Gavroche, le gamin des rues. Les Thénardiers, les mauvais pauvres. Eponine, l'amoureuse sacrificielle. Etc. Dans cette adaptation, Lino Ventura est très crédible en Valjean. Idem pour Michel Bouquet en Javert. Louis Seigner en Monseigneur Myriel etc. Malheureusement, je n'ai pas lu le roman. Je devrais.
Le film est plutôt bon, mais je ne lui mets pas 4 étoiles, car je suis très déçu de la fin. Ne pas utiliser la fin du roman, si belle, pour en faire une fin si triste... Mais pourquoi donc???
Chef d'oeuvre d'émotion et d'humanité.
Lino Ventura est Jean Valjean... Michel Bouquet et Jean Carmet parfait aussi.
La meilleure version pour moi.
Lino Ventura est Jean Valjean... Michel Bouquet et Jean Carmet parfait aussi.
La meilleure version pour moi.
Magnifique, sur un pied d'égalité avec l'adaptation de jean Gabin. Ventura, Bousquet, Carmet sont magistrals. On ne fera jamais mieux que cette réalisation de Robert Hossein. A voir absolument !
Le charisme inégalé de Lino Ventura dans l'immense rôle de Jean Valjean, la musique grandiose, la reconstitution de l'époque (costumes, décors), la mise en scène théâtrale et extrêmement sombre, ce sont ces éléments qui marquent l'esprit au visionnage de ce film. Belle adaptation du roman.
Bon voilà l'exemple parfait de quelque chose de bien scénarisé (c'est tout de même Victor Hugo qui a fait le plus gros travail) mais où un manque de moyen financier a considérablement amoindri le potentiel. En effet, la scènes des barricades de 1838 donne l'impression qu'on assiste à une échauffourée dans un quartier un peu chaud et pas du tout une insurrection. Certains montages sont un peu maladroit et ne semblent pas respecter une chronologie évidente (Javert est remercié avant que Jean Valjean ne se sauve par les égouts).
Néanmoins, c'est un beau travail, fait avec les moyens du bords, avec un Lino Ventura excellent.
A voir par les amateurs de film d'époque, et de grande fresque historique et les fans du grand Lino.
Néanmoins, c'est un beau travail, fait avec les moyens du bords, avec un Lino Ventura excellent.
A voir par les amateurs de film d'époque, et de grande fresque historique et les fans du grand Lino.
Adaptation de Robert Hossein du roman éponyme de Victor Hugo au franc classicisme mais qui parvient en trois heures à parfaitement condenser l’œuvre de l’écrivain avec brio et justesse. La mise en scène plutôt théâtrale fait preuve de lyrisme et doit beaucoup à son interprétation, notamment l’époustouflant Lino Ventura dans la peau du forçat Jean Valjean. Beau et émouvant.
Un grand film français selon moi. Hossein se hisse à la hauteur de Hugo et le sert à merveille. Casting parfait. Les acteurs sont immenses. Chacun est le personnage.
Après le visionnage de la version interprétée par Gabin, celle-ci fait un peu pâle figure, avec une réalisation datée aux effets kitchs comme ces affreux zooms et une écriture que j'ai trouvée maladroite, semblant par moments artificielle.
Reste néanmoins une palette d'acteurs presque tous très bons et une belle photographie.
Reste néanmoins une palette d'acteurs presque tous très bons et une belle photographie.
Il est très difficile de réaliser une bonne adaptation des Misérables, surtout en un seul film. L'histoire s'étale sur deux romans très épais. Aussi est-il compliqué de mettre en lumière toutes les questions politiques et sociales de l'œuvre originale. Hossein s'en sort avec les honneurs.
La délinquance est d'abord reliée à sa cause principale, la pauvreté. Hugo ne prend pas trop de risque en dépeignant le cas de Valjean : le bagnard qui a croupi en prison pour un simple vol de pain, puis pour avoir tenté de s'échapper. Il aurait pu tenter d'explorer un cas moralement plus complexe : un meurtrier, par exemple. Mais, bien souvent, les limites de la compréhension, pour ce genre de personnages, se trouvent dans la psychiatrie ; sujet qui n'est pas la thématique politique que souhaite soulever Les Misérables.
C'est plutôt en dépeignant la rédemption qu'opère Valjean depuis la charité de Myriel que le récit nous séduit. N'en déplaise aux partisans de la justice punitive, le zèle autoritaire, incarné en le personnage de Javert, fait figure d'antagonisme. Sa dureté morale, sa défense systématique de la bourgeoisie et son plaisir à incarcérer les "mauvaises herbes" font de lui un être impitoyable, qui, sous couvert de rendre justice, dispense des punitions arbitraires et disproportionnées.
Toute la rencontre avec Causette nous plonge dans la rudesse campagnarde, et montre le rattachement paradoxal des classes prolétaires à la politique du dessus, pourtant aussi méprisante envers eux qu'envers les plus démunis. Tout l'arc révolutionnaire de la deuxième partie offre un prisme de lecture pertinent sur les solutions envisagées en cas de violences systémiques : rétablir le rapport de force, faire usage du nombre.
Mais toute cette critique ne concerne jamais que le livre d'Hugo, plus que le film, qui les porte aussi bien, cela dit. Disons tout de même que le film de Hossein souffre de quelques longueurs. Le découper en deux volets aurait pu permettre de mieux développer l'histoire, et de ne pas diluer le rythme. On peut aussi se questionner sur quelques procédés, un peu appuyés, utilisés pour accentuer la misère ; par exemple, le fondu enchaîné de Fantine qui se détériore sous musique lacrymale, ou l'usage du ralenti pendant l'affrontement final.
La délinquance est d'abord reliée à sa cause principale, la pauvreté. Hugo ne prend pas trop de risque en dépeignant le cas de Valjean : le bagnard qui a croupi en prison pour un simple vol de pain, puis pour avoir tenté de s'échapper. Il aurait pu tenter d'explorer un cas moralement plus complexe : un meurtrier, par exemple. Mais, bien souvent, les limites de la compréhension, pour ce genre de personnages, se trouvent dans la psychiatrie ; sujet qui n'est pas la thématique politique que souhaite soulever Les Misérables.
C'est plutôt en dépeignant la rédemption qu'opère Valjean depuis la charité de Myriel que le récit nous séduit. N'en déplaise aux partisans de la justice punitive, le zèle autoritaire, incarné en le personnage de Javert, fait figure d'antagonisme. Sa dureté morale, sa défense systématique de la bourgeoisie et son plaisir à incarcérer les "mauvaises herbes" font de lui un être impitoyable, qui, sous couvert de rendre justice, dispense des punitions arbitraires et disproportionnées.
Toute la rencontre avec Causette nous plonge dans la rudesse campagnarde, et montre le rattachement paradoxal des classes prolétaires à la politique du dessus, pourtant aussi méprisante envers eux qu'envers les plus démunis. Tout l'arc révolutionnaire de la deuxième partie offre un prisme de lecture pertinent sur les solutions envisagées en cas de violences systémiques : rétablir le rapport de force, faire usage du nombre.
Mais toute cette critique ne concerne jamais que le livre d'Hugo, plus que le film, qui les porte aussi bien, cela dit. Disons tout de même que le film de Hossein souffre de quelques longueurs. Le découper en deux volets aurait pu permettre de mieux développer l'histoire, et de ne pas diluer le rythme. On peut aussi se questionner sur quelques procédés, un peu appuyés, utilisés pour accentuer la misère ; par exemple, le fondu enchaîné de Fantine qui se détériore sous musique lacrymale, ou l'usage du ralenti pendant l'affrontement final.
S'attaquer aux Misérables (que je n'ai pas encore lu, honte à moi) est évidemment un défi pour tout réalisateur et acteur mais paradoxalement un passage obligé tant il y a eu d'adaptations. Je ne vais pas pouvoir comparer avec le livre, cela va de soi, ni avec la version de 1957 puisque ce film est mon premier contact avec cette histoire, mais j'en attendais définitivement plus. La mise en scène est un peu trop moyenne et on ne distingue parfois rien à l'écran tant il y a du brouillard. Le casting est bien sûr très bon avec un grand Lino Ventura et les acteurs secondaires ne sont pas en reste. Je ne parlerai pas de l'histoire, bien sûr très bonne grâce à un certain Victor Hugo mais j'en ressors un peu frustré. Est-ce le film qui est un peu en dessous ? Il ne me reste plus que le film de 1957 et le livre pour me faire un avis tranché.
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