A la fois film d'espionnage et drame psychologique, "les enchaînés" est une oeuvre que l'on prend plaisir a revoir a chaque visionnage. Ingrid Bergman et Cary Grant sont franchement excellents, la realisation d'Alfred Hitchcock propose beaucoup de sensualité et de suspense et l'histoire tient particulièrement en haleine.
Excellent Hitchcock qui mêle espionnage, mélodrame et film de guerre. Le personnage du mari nazi est superbe d'ambiguïté tantôt sadique et tantôt pitoyable. Le scenar est impec et le suspense haletant n'a pas pris une ride. Plus quelques superbes idées de mise en scène qui annoncent déjà les superbes films à venir du grand Alfred !
Je t'aime, moi non plus. Notorious : je vois donc je suis. Il y a l’histoire et il y a les images. Je parlerai des images. Cary Grant est à son sommet. Il est beau, il est grand, il est élégant, mais voilà, il n’aime pas les femmes. Et Hitchcock le sait. Il lui présente la plus belle femme qu’on puisse imaginer – Ingrid Bergman – et il attend. Cary Grant est invité chez elle, pour une soirée. Il est assis de dos, dans un fauteuil, et il l’observe, au milieu de sa Cour. Il est à la place du spectateur et il la regarde sans rien dire. C’est une ombre imposante, la nuque droite, qui se laisse envahir par la beauté lumineuse d’Ingrid Bergman. Il tombe sous son charme presque immédiatement. Mais il refuse de l’admettre. Elle le regarde et lui sourit, fascinée. Il reste de marbre. Ils se disputent, ils se battent. Il ne change pas, enfermé dans sa tour d’ivoire. Le temps passe. Il n’y a plus qu’une solution. L’envoyer dans les bras d’un autre homme. C’est le désir de l’autre qui pourra éveiller son propre désir et fendiller son armure. Claude Rains arrive ; Ingrid Bergman l’épouse et lui livre son corps, son désir restant intact pour Cary Grant. Elle se retrouve prisonnière de son mari et de sa belle-mère. Elle est enfermée dans un château maudit, telle une princesse de conte de fée, entre Barbe bleue - le maître des clés - et sa marâtre acariâtre. Cary Grant, son chevalier servant, souffre longtemps, s’interroge, tergiverse, et puis agit enfin. Il court vers elle, grimpe les escaliers puis l’arrache des mains de celui qui avait programmé sa mort, Claude Rains. C’est quand Eurydice est aux portes de l’Enfer qu’Orphée vient l’arracher à son destin. Désormais ils n’ont d’yeux que pour eux. Nul regard en arrière ne pourra les renvoyer à la mort. Les voici réunis dans une étreinte éternelle… Alfred Hitchcock savait non seulement que Cary Grant (l’acteur) ressentait de la défiance vis-à-vis des femmes, qu'il était homosexuel, mais également que c’était un agent secret au service de l’Angleterre pendant la guerre. Il a intégré tous ces éléments au film. Son oeuvre est une biographie. C’est ce qui fait sa force. L’histoire du film ne s’arrête pas en 1946. David Lynch a donné une seconde vie à Hitchcock et à Cary Grant à travers ses propres films ; mais ceci est une autre histoire…
J'ai personnellement adoré ce film, traitant de la réalisation de Psychose marquant un tournant dans la carrière du réalisateur (âgé de soixante ans et considéré en fin de carrière), mais aussi de la vie Hitchcock et de son couple avec Alma Reville. Ce qui m'a particulièrement plut c'est de pouvoir passer derrière la caméra (même si cela reste très succin), on voit chaque étape de la construction de Psychose: choix de l'adaptation, casting, mise en scène, montage, choix de musique et avant première. Hitchcock a réalisé ici un film faisant écho à sa propre vie (ou du moins son envie, son désir) et celle de son casting (il choisit principalement des personnes ayant un lien fusionnel avec leur mère, un lien fort, étouffant mais aussi des femmes étant relativement proche et attentionnée avec leurs enfants). Là où j'ai eu du mal à suivre ce sont les moments où Hitchcock parle avec le véritable tueur ayant inspiré le livre (et donc le film), je ne pense pas avoir compris ses flashbacks et leur parallèle avec la vie du réalisateur. Le casting du film est impressionnant Anthony Hopkins, habitué des films à suspens ne pouvait qu'interpréter Hitchcock, Helen Mirren en épouse dévoué à son mari, Scarlett Johansson (avec qui je me suis réconcilié dans ce film) en héroïne de film et fantasme du réalisateur,... Chacun d'eux et brillant, époustouflant et leur transformation les rends pour la plupart méconnaissable (où du moins les changes drôlement). Tout cela accompagné de la musique de Danny Elfman qui est adapté et magnifique. Je ne connais pas du tout les films d'Alfred Hitchcock, ma peur les a laissé en attente ("Les oiseaux'" et "Psychose") mais ce long métrage m'a donné très envie de les découvrir et de m'intéresser à un réalisateur qui m'intrigue énormément.
Une romance trop mièvre. L'intrigue du début de film retombe vite. Un scenario ensuite très plat. C'est vraiment dommage, il y avait matière. Par contre c'est filmé au cordeau, très propre, avec plan classique américain ...
Le film porte bien son nom puisqu'il s'agit pour l'actrice Ingrid Bergman à découvrir une preuve montrant la culpabilité d'un homme soupsonné par la police.
Hitchcock est un génie du septième art mais "Les enchaînes" ne m'a finalement que très moyennement convaincu. La mise en scène est sans surprise très bonne et le film procure quelques jolies séquences. La narration est globalement bien menée avec quelques scènes de suspense appréciables mais ça reste assez cliché dans le style film d'espionnage. Le traitement n'est pas très original, les personnages sont sous écrits et je n'ai pas du tout adhérer à l'histoire d'amour qui est vraiment mièvre et très cliché. Alors on a évidemment pas affaire à un mauvais film mais forcé de constater qu'on est loin du chef d'oeuvre ou meme du grand film annoncé, enfin c'est ce que j'ai personnellement ressenti.
Hitchcock est au sommet de son art dans ce film faussement romantique, qui inverse la figure du "gentil" et du "méchant" (le nazi Claude Rains se conduit davantage en preux chevalier que l'espion américain Cary Grant, sauf à la fin) et qui est illuminée par Ingrid Bergman en blanche neige attendant son prince charmant. Voir ma critique complète sur mon blog :
Le Enchaînés est un bon film d'Alfred Hitchcock, peut-être pas le meilleur ni le plus mémorable, mais un bon film tout de même. Ingrid Bergman et Cary Grant sont excellents, ils portent très bien le film, et le couple qu'ils forment à l'écran est très crédible. Claude Rains campe un antagoniste très convaincant. L'intrigue est bonne (même si le film s'apparente plus à une comédie d'espionnage qu'à un film policier puisqu'il n'y a pas vraiment d'enquête à résoudre), les personnages sont intéressants à suivre. On ne s'ennuie pas. Ce n'est peut-être pas le film d'Alfred Hitchcock qu'il faut absolument voir, mais c'est un très bon divertissement.
Le titre anglais "notorious" souleve beaucoup de questions . Les gens célèbres seraient-ils "enchaînés" à un destin qui les dépassent ? Ou est ce que ce n est pas plutôt leur nom célèbre qui attire à eux encore plus de célébrité et par la même occasion une destinée hors du commun et qui peut être malheureuse . L' amour ne leur échappe t il pas finalement à l image dé l'héroïne du film qui meurt s entendant avouer l'amour qu'elle espère depuis longtemps mais qu elle ne vivra pas. Derrière ces questionnements auquels le scénario ne repond pas vraiment la mise en scène est parfaite . Ingrid Bergman porte ce rôle avec force et on remarquera que pas une fois ou seulement une lors de la soirée elle se découvre . L idée de l empoisonnement entraîne une chute mortelle qui donne de la couleur au film . C est élégant comme toujours chez Hitchcock et très glamour .
Hitchcock excelle bel et bien dans l'art d'instaurer du suspens par la mise en scène. Mais si le jeu d'Ingrid Bergman semble parfait, la froideur de Cary Grant me laisse de marbre.
Encore un bon film du maître du suspens. On a encore une fois une histoire d'espionnage (thème récurrent dans sa filmographie), avec une histoire d'amour (moins niaise que dans La maison du Dr Edwardes). On pourra noter l'intrigue assez prenante, même si, je trouve, elle manque de rebondissements, les acteurs au top (et surtout Cary Grant et son visage impassible) et une fin réussie (enfin un dernier plan iconique, enfin une fin rapide mais efficace, où on n'a pas l'impression qu'Hitch avait envie de boucler le film vite fait). Un film au suspens maîtrisé, assez prenant. À voir
C'est fou comme le jeu des comédiens, la mise en scène et la musique peuvent nous capter ! De nos jours un James Bond ou un Mission impossible auraient plié ça en 1/4 h ... Toujours plus mais forcément toujours mieux !!!
En cette année 1946, après la Seconde Guerre mondiale et au début de la Guerre froide, Alfred Hitchcock revient avec un film d'espionnage: "Notorious". Pour ce genre de films, l'intrigue reste plutôt classique mais néanmoins bien ficelée. L'originalité et la force de "Notorious" vient de l'extraordinaire mise en scène du Maître du suspens. Les talents de cinéaste d'Hitchcock font ici toute la différence. Il faut dire qu'il est bien aidé par un trio d'acteurs de haute volée que sont Bergman/Grant/Rains. Ce n'est certes pas la plus belle oeuvre du maître mais le résultat vaut largement le coup d'oeil.