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Kouto
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4,0
Publiée le 16 novembre 2025
C’est un film qui mêle la romance et l’espionnage que concocte avec savoir-faire le réalisateur Alfred Hitchcock retrouvant pour l’occasion le couple à l’écran Ingrid Bergman / Cary Grant dont l’alchimie à l’écran se fait beaucoup plus sentir d’autant plus que le cinéaste se fait plus discret dans sa réalisation demeurant ici au service de l’histoire.
Considéré comme l'un des meilleurs Hitchcock, j'avoue bien malheureusement ne pas vraiment y avoir éprouvé le même sentiment. Pourtant, le sujet est très intéressant, d'autant plus dans son contexte de production ! Nous sommes en effet en 1946 et Alfred Hitchcock nous présente une chasse aux nazies un peu particulière. La fille d'un traitre vivant sur le territoire américain doit se rendre au Brésil pour débusquer tous les complices de son père. Elle tombe amoureuse de son collègue mais doit également se marier à un nazi pour l'espionner plus facilement. Une histoire qui parait compliquée mais qui ne l'est en réalité pas vraiment. Car le scénario ne rentre pas assez en profondeur dans le cœur du complot nazi, préférant s'intéresser à cette double romance : l'une sincère et l'autre fausse que les deux personnages ont évidemment beaucoup de mal à vivre. Alors évidemment, c'est également ce qu'Hitchcock veut raconter, enfin pas une simple romance, mais les manigances des services américains qui se servent de leurs agents comme de simples pions pour aller débusquer du nazi alors qu'en même temps, ils en recrutent pour rester en tant qu'ingénieur ou scientifique sur le territoire américain. Un film qui s'intéresse alors autant à la peur des nazis expatriés, d'autant plus que le pays rentre en Guerre Froide et donc en plein maccarthysme ; même si l'ennemi n'est pas le même, le principe l'est, qu'aux manigances plutôt douteuses du gouvernement américain. Un film qui joue en quelques sortes sur plusieurs tableaux et qui dresse le portrait d'une Amérique au patriotisme conditionnel, mais qui ne parvient pas vraiment à happer le spectateur pour autant. Le rythme est en effet, dans l'ensemble, plutôt mou alors que nous avons à côté de ça des scènes d'une extraordinaire tension, comme toute la séquence de la soirée, excellente, ou encore la toute fin. Ainsi, malgré un sujet intéressant et surtout épineux pour l'époque ainsi qu'une excellente mise en scène, "Les Enchaînés" reste tout de même un film certes réussi mais qui a prit un petit coup de vieux, surtout comparé aux autres films du réalisateur !
Les Enchaînés d’Alfred Hitchcock est un bijou de suspense, où l’infiltration d’un réseau nazi au Brésil devient le théâtre d’une tension croissante, parfaitement dosée. Hitchcock y déploie tout son art pour maintenir une atmosphère oppressante jusqu’à une fin brillante, d’une efficacité redoutable. Parallèlement, une histoire d’amour naît avec finesse entre Ingrid Bergman et Cary Grant, dont l’alchimie est irrésistible. Le mélange entre thriller politique et romance dramatique fonctionne à merveille, porté par une mise en scène élégante et des dialogues subtils. Les Enchaînés est un très bon Hitchcock, aussi captivant qu’émouvant, preuve de sa virtuosité narrative et visuelle.
Un bon Hitchcock qui reprend plusieurs thèmes chers au maître. C'est un film d'espionnage sur la psychologie des personnages, un peu à la manière de la première saison du bureau des légendes. En effet aucune action dans ce film mais juste des espions qui se posent des cas de conscience avec la très belle Ingrid Bergmann.
Un film multiforme et fascinant, un sommet d’ambiguïté, tant des personnages que de leurs relations. Il fonctionne, au-delà de l’intrigue de base, par une succession de phrases à double sens, d’arrières pensées, de non-dits et de malentendus (dont le plus grand est celui d’Alicia qui accepte une mission, entre autres motivations, pour se faire valoir auprès de Devlin alors que Devlin souhaite qu’elle la refuse pour prioriser leur possible futur amoureux). On est presque constamment dans le double jeu, de séduction et d’emprise, dans les relations entre les personnages, à commencer entre Alicia et Devlin, mais aussi entre Alicia et Alexandre, entre Alexandre et sa mère, entre les complices d’Alexandre, voire entre Devlin et sa hiérarchie…. Le scénario est excellent et les dialogues ciselés, et les personnages secondaires sont inquiétants, patibulaires d’un côté, sans scrupules ou états d’âme de l’autre. La mise en scène est virtuose, tant dans la construction du film que dans la façon de saisir l’essentiel (comme le plan descendant aboutissant à la main d’Alicia refermée sur la clé de la cave). Le tout constitue un patchwork d’une remarquable homogénéité, un pur bijou noir, « la quintessence de Hitchcock » comme le déclarait Truffaut. Le maître a en effet réussi le prodige de raconter, hors des procédés habituels, avec finesse et cruauté, une histoire d’amour sous l’enveloppe formelle d’un thriller d’espionnage, une histoire intime et personnelle sous celle d’une aventure palpitante.
C'est une histoire d'amour sur fond d'espionnage -ou bien l'inverse- dans laquelle Ingrid Bergman, fille d'un nazi incarcéré et jeune femme débauchée, accepte de démasquer des comploteurs nazis réfugiés au Brésil. Avant d'entrer dans le vif du sujet et de l'intrigue, Hitchcock expose l'histoire d'amour naissante entre Alicia et Devlin, l'espion américain qui l'a enrôlée. L'un et l'autre auront-ils raisons de risquer, au gré du scénario, le sacrifice de leur amour et de ne pas se dérober à leur mission patriotique? C'est la question subtile qui se pose tout au long du film et qui constitue son thème, non pas indépendant de l'intrigue, mais complètement impliqué. L'action, typiquement hitchcockienne, n'en prend que davantage de relief. Car, dans l'antre des méchants et inquiétants nazis (ou pathétique, comme l'est Claude Rains, amoureux d'Ingrid Bergman), le rôle d'Alicia est constamment menacé d'être découvert. Le suspense est brillant et Hitchcock lui attache ces petits détails dont il a le secret (la clé de la mystérieuse cave à vin...).Pour ces raisons, après un début de film incertain, le récit devient passionnant.
J’ai eu beaucoup de mal à suivre l’histoire. Je me suis sentie exterieure à l’intrigue. Seulement étonnée de voir tous ces baisers échangés par rapport à la date du film. Trop de paroles mais je suis passée à côté 2,4/5
Sans être le meilleur des Hitchcock, ce film est un suspense tendu en forme de thriller avec une dernière partie qui devient angoissante et une fin spoiler: (qui préfigure quelque part celle des oiseaux) très hitchcockienne et merveilleusement filmée
Le couple mythique Carry Grand et Ingrid Bergman est inoubliable. L'interprétation, tout en retenue de l'acteur, est superbe et la nouvelle muse du Maître, auréolée d’un tout nouveau Oscar, offre une belle démonstration de la blonde, glaciale comme Hitch’ les fantasmait et qui laisse le désir glisser vers les sentiments N’oublions pas aussi qu’en cette année 1946, c'est une œuvre éminemment politique, dénonçant les méthodes sans scrupules des services secrets américains et les risques de l'utilisation de l'uranium
"1/2 étoile" supplémentaire pour Ingrid B spoiler: (2ème prénom de ma fille, c'est dire).
Mélange de suspense, d'espionnage et d'une histoire d'amour contrariée, comme souvent les meilleurs films d'Alfred Hitchcock, même si je classe " Les enchaînés" légèrement derrière la perfection de " La mort aux trousses". Ingrid Bergman est ici magnifique de vulnérabilité et Cary Grant torturé entre ses sentiments et sa mission, qui le contraint à demeurer froid et ne rien montrer de ses sentiments.. Maurice Rains, dans le rôle du "méchant", compose un personnage névrotique, flanqué d'une mère dominatrice et castratrice.. A noter le clin d'oeil d'Hitchcock à la censure de l'époque, avec le plus long baiser à l'écran entre Bergman et Grant, tout en contournant le code Hays..
Un film d’espionnage à l’intrigue un peu trop facile et au suspense assez convenu, limite risible (la fin, vraiment : spoiler: « attention j’ai un pistolet dans la poche », brrrrr ). spoiler: Le coup de la clé subtilisée, dont ne fait même pas un double, ridicule ! spoiler: Quant au nazisme… Allusif et c’est tout. On apprécie par contre le duo Ingrid Bergman et Cary Grant, dans ce chassé-croisé des cœurs, par moment un peu paradoxal. Un Hitchcock moyen-moyen.
Un grand classique d'Hitchcock mêlant mélodrame sensuel et film d’espionnage au suspense allant crescendo, transcendé par sa mise en scène sublime, et illuminé par le couple mythique Ingrid Bergman/Cary Grant.