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gnomos
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2,0
Publiée le 15 septembre 2013
Que voilà un Hitchcock décevant. Bon, je suis un peu partiale, n'aimant pas trop les films touchant à l'espionnage/ contre-espionnage/ agents secrets. Les atermoiements de Cary Grant vis à vis d'Ingrid Bergman m'ont agacée même s'ils servent l'histoire et sont dans la logique des situations. Le suspense est pauvre puisque l'on se doute que cela se terminera bien au dernier moment. Les amoureux agents secrets sont bien naïfs avec cette histoire de clef. Et puis on ne s'amuse guère, même si l'on est sauvés de l'ennui grâce à la mise en scène toujours inventive du Maître. Pas le meilleur d'Hitchcock pour moi.
Un film qui s'avère dans son ensemble inégal car le début est un peu longeais et ennuyeux mais dès que la mission d'Alicia commence, le film devient plus intéressant et la scène de la soirée est ce qu'il y a de plus réussi dans le film (on retrouve le maitre du suspense). "Les enchaînés" est quand même décevant au vu des critiques que j'ai pu lire, l'histoire d'amour est plutôt plate et classique et les acteurs ne sont pas formidable, Ingrid Bergman n'est pas toujours crédible selon moi (elle en fait un peu trop quand elle tombe malade...).
Un très beau film, où j'ai découvert tous les talents du maître. Peut être pas le meilleur de sa filmographie (l'avenir nous le dira) mais une belle surprise, avec une belle histoire même si on a un peu de mal à se mettre dedans et un peu plate au début. Ce film à beaucoup de charme, que sa soit par les acteurs, les décors ou encore les jeux de la caméra.
Ce qui frappe dans "Notorious" c'est la tension que réussit à instaurer et à maintenir Hitchcock jusqu'à la fin du film. Le couple Bergman-Grant est à la hauteur de son réalisateur et par conséquent parfait.
Un superbe film relatant une histoire d'amour sur fond d'espionnage, et réunissant tous les ingrédients d'un grand Hitchcock : des acteurs d'envergure, ici, Cary Grant et Ingrid Bergman, un scénario prenant, une photographie sombre et soignée, avec des plans efficaces, une tension qui ne faiblit jamais... Une réalisation impressionnante de maîtrise ! Un chef d'oeuvre !
Sans doute le plus beau noir et blanc du maître (quoi que Rebecca…) C'est Bergman qui porte le film, Grant étant réduit à jouer les faire valoir. Son rôle n'était pas évident, une aventurière pocharde très habilement manipulée par les services secrets qui s'en sort merveilleuse bien, du moins au début. Hitchcock doit faire preuve d'ingéniosité pour détourner les contraintes puritaines du code Hayes, ainsi il nous fait comprendre sans le dire qu'Alicia s'est prostituée, de même qu'il nous fait comprendre que pour qu'elle puisse réussir sa mission, il faudra coucher ! Tout l'art de dire les choses sans les dire ! Et il fera encore plus fort, en ce temps-là, le Code Hayes dans son infini bêtise avait décidé qu'un baiser ne devait pas excéder 3 secondes ! Que fait Hitchcock ? Il fait faire à ses acteurs toutes une série de baisers de 3 secondes… et ça dure plus de deux minutes. La force du film est dans la montée du suspense, pratiquement inexistant au début, on se demande ensuite comment l'engrenage va se gripper, et quand il grippe, ça n'arrête plus jusqu'à ce plan final d'une efficacité et d'une cruauté prodigieuse. L'intrique d'espionnage est par ailleurs enrichie par les rapports compliqués entre Grant et Bergman, entre l'amour et le devoir et Hitchcock dans ce difficile exercice d'équilibriste s'en sort à merveille sans fard et sans niaiserie. Parmi les acteurs secondaires, si Claude Raims fait le boulot avec efficacité, il faut souligner la prestation fabuleuse de Léopoldine Konstantin en mère abusive, une vrai teigne qu'on a envie de sortir de l'écran pour la baffer ! .Bref, ce film est un chef d'œuvre !.
En grand maître de la manipulation du spectateur qu’il est, Hitchcock nous surprend une nouvelle fois en réussissant à créer un suspense efficace non pas dans la trame de son thriller d’espionnage mais bien dans la passion triangulaire qui va en découler. C’est en cela que Les enchaînés a su rentrer dans les annales du 7ème art, le savoir-faire dont a fait preuve le réalisateur pour magnifier la relation ambiguë et glamour entre les personnages interprétés par Carry Grant et Ingrid Bergman ayant dépasser les codes scénaristiques que lui imposait son pitch.
Film d’espionnage assez moyen finalement. Loin d'être le meilleur film d'hitchcock. Pas de réel suspens. La présence de Cary grant devient lassante tellement on trouve qu'il interprète les mêmes rôles dans les films d'Hitchcock. Et puis on a surtout l'impression que les personnages sont niais (c'était peut être tourné il y a 70 ans mais dans ce cas le film a très mal vieilli).
Ce film d'Hitchock n'entre pas dans l'idée qu'on se fait d'un metteur en scène qui emprunte des sentiers narratifs tortueux, qui crée une atmosphère paranoïaque. C'est une petite merveille de bonté et d'enchantement, du moins si l'on considère sa majeure première partie. La moelle de l’œuvre tire sa substance d'une histoire d'amour écrite avec un soin resplendissant, desservi par des acteurs minutieux dans leur jeu : Cary Grant qui travaille le moindre de ses petits gestes constitue un personnage parfait, beaucoup plus intéressant que la face plate de policier qu'il affiche lors de sa présentation, et la sublime Ingrid Bergman transcende le film. Les dialogues sont peaufinés à un point qu'on croirait voir se dérouler devant soi un roman de bonne littérature, tout comme l'aspect visuel. Il comprend une photographie au petits oignons qui met en valeur les émotions des visages tout en transfigurant les décors à l'aide d'une très bonne utilisation de jeux de lumières, des plans qui s'enchaînent avec souplesse et une capacité innée à situer malignement le cadre de la caméra. Une bonne partition accompagne le tout, signé Roy Webb (et oui, Hermann et Hitchcock n'avaient pas encore fait connaissance à l'époque). Puisqu'il n'est pas question ici de nous faire subir des tensions insoutenables, la consistance de l'oeuvre se situe dans son analyse psychologique de la femme et de la féminité, incarnée dans toute sa grâce par Ingrid Bergman (je sais je me répète, mais il faut la voir pour comprendre...). Son opposé Delvin n'a de cesse d'y mettre un frein, ce qui contrairement à ce à quoi l'on s'attend, attire encore plus Alicia vers lui qui continue à s'agiter en pleurs, rire et sensualité pour rester accroché si l'on suit son comportement dans ses grandes lignes. Cependant le poste d'Alice induit tout de même une menace qui prend peu à peu de l'ampleur, pour commencer à peser réellement lors de la soirée de l'exploration de la cave où se mêle délicieusement intrigue policière et amoureuse. La dernière partie du film est bien plus noire, et la dernière scène fait monter le suspense à son comble, quant au dernier plan ultra auto-suggestif, il demeure inoubliable. C'est donc, à défaut d'être un fleuron caractéristique de la filmographie du grand maître, un vrai petit délice qu'il faut savourer en tant que (relative) exception.
Claude Rains a des airs de Jean-Luc Mélanchon. Sinon, les enchainés est plutôt un bon film à voir une fois, je suis toutefois resté un peu sur ma faim, pas forcément du a la conclusion mais plus au global du film qui au final est assez linéaire. Placé dans le contexte de l' époque c' est sans doute moins vrai.
La sensualité d'une femme peut transcender une histoire et un film à elle seule. Ici, dans ce que nous pourrions penser être un énième film d'espionnage, la présence majestueuse d'Ingrid Bergman redistribue les cartes pour faire des Enchaînés quelque chose de plus marquant encore. La flamme engendrée par l'actrice et son personnage, déclenche les fantasmes et déchaîne les passions ; un titre n'ayant jamais aussi bien porté son nom, tant les liens amoureux, réels ou tronqués, semblent être d'horribles chaînes que l'on traîne sur le sol comme des fardeaux.
Le fardeau d'Alicia, c'est de prétendre aimer un homme quand elle en aime un autre ; c'est celui de vivre dans une immense demeure auprès de cet homme quand elle préférerait vivre dans une petite chambre d'hôtel auprès de l'autre. Espionne élégante, de luxe et de tendresse, cela lui vaut de devoir embrasser un destin plutôt qu'un homme, un destin qui lui tend les bras depuis qu'elle est la fille de son père. Là où Hitchcock réussit un coup de maître, c'est qu'il dépasse et efface le portrait manichéen apparent pour concentrer son film sur les sentiments. Et à ce jeu des sentiments, tous les personnages sont sensibles et touchants – les gentils comme les méchants –, ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le film se termine avec Alex Sebastian.
En laissant de côté son humour fétiche, le réalisateur rend à son film un aspect très sombre, qui ne cesse de troubler et de passionner, rappelant par moment les pics de tension rencontrés dans un film comme Rebecca (on y retrouve le même jeu de l'intrusion, de la grandiloquence malsaine de la maison, et surtout de la méfiance impalpable, entre regards, ombres et mensonges). Le cadre brésilien se voulant d'ailleurs de moins en moins évident tant l'ambiance terne des recoins de la maison devient bientôt notre seul cadre de référence. Mise en valeur par une réalisation qui se veut intuitive et immersive, rappelant encore une fois certains plans géniales de Rebecca, la maison devient un personnage elle aussi.
Le pari est réussi, l'intrigue est haletante et se détache grâce à son approche davantage intimiste, laissant de côté tout le reste, pour ne garder que les vestiges des maux amoureux. Ingrid Bergman hante les murs de cette maison comme elle hante les rêves de nos nuits : comme un ange tombé du ciel, quelque part sur Rio...
Hitchcock prend un peu plus de temps que d'habitude à démarrer réellement le film, mais après on entre dans le suspens, le mystère etc... Une atmosphère digne d'un chef d'oeuvre et deux acteurs principaux juste incroyables, qui forment un beau duo. Un amour impossible, un mensonge découvert... Grandiose et impérissable Hitchcock!