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Tony du 22
17 abonnés
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2,5
Publiée le 22 février 2020
Moins de gadgets et plus d'action : voilà le crédo souhaité pour le lancement des années 80. Mais derrière 8 les superbes décors et le ton résolument plus sérieux du scénario on finit vite par déceler les faiblesses de ce 007 : dialogues en berne, méchants monolithiques et un sentiment de déjà vu quelque peu usant.
Si l’on considère généralement que la qualité d’un James Bond se mesure à son méchant, le peu de prestance de cet Hector Gonzales n’empêche pas à Rien que pour vos yeux d’être un bon épisode de la franchise, peut-être même le meilleur de l’ère Roger Moore. C’est grâce à ses scènes d’action mémorables, en particulier les courses-poursuites en 2CV ou en ski, et la présence de Carole Bouquet en James Bond girl pleine de caractère loin des habituelles greluches que 007 à l’habitude de collectionner. Après un épisode totalement excentrique et futuriste, celui-ci redonne à la franchise la sobriété de ses débuts, au plus grand plaisir des amateurs de la première heure. Alors que la scène prégénérique rend joliment hommage aux précédents opus, avec un clin de la défunte épouse de Bond dans Au service secret de Sa Majesté ainsi qu’une brève intervention d’un Blofeld qui tire ainsi sa révérence de façon un peu minable, la scène finale nous offre une hilarante caricature de Margaret Thatcher, ancrant intelligemment le film dans son époque.
James Bond à la mer, James Bond à la montagne, James Bond fait de l'hélicoptère... Non, on ne parle d'un film de vacances du célèbre espion. Quoique. Lorsqu'on voit le scénario ultra-léger (un bateau coule avec un secret d'état à bord, et tout le monde veut le récupérer), les effets spéciaux ratés (les bruitages que l'on croit presque faits à la bouche, les gadgets qui font mourir de rire) ou les gags kitsch (le parapluie-griffes, les blagues plates comme "ses actions ont fait une chute"). Tout a très mal vieilli, au point qu'on trouve les films avec Sean Connery beaucoup modernes et intéressants. Le début surtout est risible (le méchant qui rigole pendant vingt minutes, fait passer l'hélicoptère au ras de sa propre tête, fait du covoiturage volant avec Mr Bond...), puis c'est l'ennui abyssal pendant deux heures que dure le film. De rares séquences d'action viennent nous réveiller (la course en coccinelle contre des berlines, la bataille de sous-marins...) mais l'intérêt n'y est pas, la faute à une histoire trop maigre pour durer plus de dix minutes, à des rajouts inutiles (l'escalade de la montagne, la bagarre sous l'eau) pour combler le temps, et à une interprétation peu crédible du fameux Bond (Roger Moore très peu en forme) et une James Bond Girl qui n'a que ses beaux yeux bleus. Le titre, au moins, ne nous avait pas menti. Ennuyeux et kitsch.
Cette douzième aventure de James Bond et qui est la cinquième de Roger Moore, mise en scène pour la première fois par John Glen (qui le réitérera ensuite quatre fois l'expérience) et sortie en 1981, n'est pas mal mais relativement anecdotique. Enfin, j'exagère un peu, je dirai que nous avons un "James Bond" pas vraiment marquant mais qui fait le taff en revenant surtout à quelque-chose de beaucoup plus posé et crédible, en réinstallant véritablement les codes de la saga, après un épisode plutôt fantasque. Eh oui, un épisode dans l'espace qui a tant divisé (et on le comprend, même si je l'ai apprécié) ; les producteurs ont alors décidés de revenir à l'essentiel. Ainsi, nous retrouvons James Bond en mission en Europe afin de retrouver l'ATAC, un appareil permettant le lancement de missiles (ou un truc comme ça). Enfin, encore une histoire de course à l'armement entre différentes nations donc et avec ça des courses-poursuites (et une des plus marquantes de la saga d'ailleurs avec la fameuse 2CV jaune), des gadgets, de l'action etc. Enfin de l'action mais avec quand même un ventre mou qui ennui, ce qui est le principal défaut du film puisqu'heureusement ce dernier se rattrape dans sa séquence finale dans le château, quant à elle très réussie. Mais le film veut tellement revenir à l’essentiel de la saga qu'on a quelques fois l'impression de se retrouver avec une sorte de mashup reprenant certains des précédents films. Par exemple, une bonne partie du film se déroule aux sports d'hivers, comme dans "Au service secret de Sa Majesté" (de ce dernier, on retiendra également la scène d'introduction qui fait, pour la première fois dans la franchise, référence à l'épouse décédée de Bond) mais également la longue séquence sous-marine (très longuette d'ailleurs) qui là reprend (ou en tout cas donne cette impression) "Opération Tonnerre". Et puis enfin, plus anecdotiquement, on retrouve la Lotus Esprit (en blanc mais également en rouge) qui avait marquée "L'Espion qui m'aimait" avec sa version sous-marine mais également Blofeld quelques courts instants avant qu'il ne disparaisse de la franchise avant un bon moment (si on ne compte pas "Jamais plus jamais"). Concernant les acteurs, Moore est toujours très bon dans le personnage et puis nous avons Carole Bouquet dans la peau d'une James Bond Girl tout aussi dynamique que charismatique. "Rien que pour vos yeux" n'a donc pas une intrigue bien passionnante mais possède assez de scènes marquantes pour le rendre divertissant.
Rien que pour nos yeux, Roger Moore fait son grand numéro. Et quel bonheur quand il se réveil ! Hormis le fait d’être le plus pantouflard des Bond, il a aussi son petit truc à lui, celui qu’aucun Connery ou Brosnan ne saurait imiter. Il joue les super flics sans se prendre au sérieux avec l’inconditionnelle blagounette de circonstance, surf entre vieillot et branché tout en gardant un certain charme. Magnifiquement doublé lors des cascades, et ravageur sur fond vert. Ce douzième volet reflète parfaitement la sobriété, à la fois subtile et explosive, faisant la renommée de la saga. La petite french touch apportée par Carole Bouquet n’est cependant pas un atout, car l’actrice manque cruellement de conviction, alors que le britannique donne enfin tout ce qu’il a. Pour cette nouvelle mission tout aussi dangereuse, Bond passe en mode plongée sous-marine, à la poursuite d’un système d'attaque redoutable et convoité. Un scénario pour le moins élaboré, en ligne directe de la période très en vogue de la saga qu’est la guerre froide et ses petits démêlés. Une fois encore, Bond s’en prend plein les dents pour le plaisir de tous. Mais il le rend bien, et toujours avec le sourire, même sur des pentes enneigées, poursuivit par des motos aux pneus cloutés, malmené sur le fond rugueux d’une barrière de corail, au volant d’une 2CV décharnée. Il se voit même refuser les avances d’une jolie blonde malheureusement trop jeune en parfait gentleman… bref, tout un programme. Excellent opus. 4/5
Après un très bon épisode improvisé suivant le succès inattendu de Star Wars, les producteurs de la saga 007 finirent par produire le promis Rien que pour vos Yeux, avec un Roger Moore un peu réticent à reprendre le rôle.
Réalisé par un technicien historique de la saga, John Glen (qui réalisera 5 épisodes à la suite), ce douzième opus démarre très fort avec un nouveau duel 007 – Blofeld avant d’offrir une première heure plaisante aux spectateurs, qui prendront autant de plaisir que devant la dernière heure d’Au Service Secret de sa Majesté, avec des personnages tout aussi surréalistes comme Bibi Dahl, hilarante à souhait. Malheureusement, le film se pose un peu lors de la deuxième heure et l’action, bien que frénétique, en devient fatigante. De plus, John Glen n’utilise pas assez le charisme naturel de Topol, véritable double du chef corse dans le déjà référencé Au Service Secret de sa Majesté et préfère nous imposer Carole Bouquet, la moins convaincante des nombreuses James Bond Girls du film. Heureusement, on se repose sur la musique fantastique de Bill Conti, qui accompagne certaines scènes de manière virtuose, comme celle de la poursuite à ski à Cortina d’Ampezzo.
Rien que pour vos Yeux n’est pas un mauvais film, c’est même un bon film. Mais dans une saga aussi efficace que James Bond, il ne peut être considéré comme une vraie réussite.
Pour son entrée dans les années 80, James Bond aurait pu faire mieux. Pourtant le début était très prometteur avec sa séquence pré-générique qui met définitivement fin à l’époque Sean Connery (la mort de Blofeld) et sa superbe chanson-titre. Mais rapidement, on se rend compte que les producteurs ont voulu revenir à plus de réalisme (après avoir envoyé Bond dans l’espace !) mais ils ont par la même occasion oublié de greffer ses petites choses qui ont fait le succès des derniers films (pas de décors géants, pas de méchants atypiques, pas de James Bond girls renversantes mais une Carole Bouquet pas terrible et – cas unique – pas de M). En plus, la mise en scène est sans relief et les cascades prennent le pas sur l’histoire (au moins quand c’est les gadgets, c’est drôle). Reste le charme indéniable de Roger Moore, le personnage charismatique de Columbo (bien mieux que Christatos, le fade méchant de l’histoire), quelques bonnes scènes (la poursuite à ski) et le gag final avec le clone de Margaret Thatcher.
Un James Bond classique où l'on y retrouve bon nombre de scènes similairement déjà vues auparavant puisque les différents environnements ressemblent à d'autres 007 précédents. Je note quand même une belle réussite sur la séquence sous-marine bien tournée et pas trop vieillissante. Mais globalement, on aura du mal à faire ressortir de grandes choses de ce film.
Ce 12e film James Bond reste dans une très belle continuité (malgré Moonraker), avec un Roger Moore génial dans ce rôle. Les aventures de James Bond sont toujours aussi passionnantes à suivre : Un bon début et une superbe fin, avec (enfin) une mission d'infiltration réussi. Dommage que le film se perd au milieu avec des scènes beaucoup trop longues mais cela ressemble aux films James Bond dans l'ensemble.
Nouveau réalisateur, nouveau style! John Glen reprenant les manettes, Roger Moore montre une troisième figure du personnage, après celui du rigolo, après celui de l'action, voici le James Bond plus soft qui donne plus dans le suspense et la transpiration! Le personnage étant vieillissant... peut être là en est la cause!! Un excellent épisode au final que cet opus qui pompant certains films de l'époque comme ceux d'Eastwood, nous offre un cocktail d'action correcte agrémentée de scènes de pures suspense comme certaines scènes sous-marine, celle où les héros sont accrochés au bateau ou encore celle de l'escalade! L'histoire de fond, proche dans l'esprit d'Aux services secrets de sa majesté" contribue également à une sorte de renouvellement dans l'esprit. Reste cependant les références habituelles avec: le gag d'ouverture avec Blofield faisant suite à une intelligente scène d'ouverture sur la tombe de la défunte Mme Bond; le méchant russe incassable, quelques gadgets, un traître, un assaut final... Carole Bouquet bien que jolie ne restera pas dans les annales des James Bond Girl ayant plus un rôle de figuration malgré sa présence à l'écran. Pour finir, la musique de Bill Conti reprenant le thème avec un petit arrière goût de style Rocky, nous fait entrer Bond dans les années 80 avec succès et possibilité de renouveau... Un bon cru que ce film d'espionnage au suspense souvent présent.
Un épisode réussi et le scénario est intéressant. J’ai bien aimé la scène d’intro quand James Bond va se recueillir sur la tombe de sa femme et qu’il en fini avec Blofeld pour la dernière fois. Les courses poursuites avec la 2CV et en ski sont réussis ou encore l’escalade de la paroi de la montagne. Roger Moore est excellent, Carole Bouquet joue bien la James Bond Girl vengeance et Julian Glover fait un bon méchant.
Douzième épisode de la saga Bond, on retrouve pour la cinquième fois Roger Moore dans le rôle du plus célèbre des espions. Après un Moonraker qui a déçu plus d'un fan car jugé beaucoup trop fantaisiste, on retrouve un Bond beaucoup plus réaliste dans ce film. Pour la petite histoire, un bateau espion britannique a coulé dans les eaux albanaises avec à son bord l'ATAC, système top secret de lancement de missiles. Pour le récupérer, on envoie donc Bond qui sera accompagné par Carole Bouquet. Côté scénario, un grand classique qui ne surprendra personne, par contre on retrouve de nouveaux d'énormes problèmes de rythme dans le film ce qui semble assez récurent dans la série. Durant la première heure, Bond se fait attaquer sans relâche ce qui s'ensuit des courses poursuites interminables et qui finissent très vite par ennuyer (malgré une belle course poursuite en 2CV qui vaut quand même le détour). Bref, on a du mal à savoir où l'on veut en venir avant que Bond ne récupère l'ATAC. Par la suite, ca devient un peu plus intéressant avec notamment une ascension spectaculaire de la part de notre agent. Du côté des acteurs, Moore semble vieillir et Carole Bouquet n'est pas très convaincante tout comme le méchant qui a autant de charisme qu'une pomme. Bref un James Bond encore une fois très moyen et qui sera vite oublié...
Rien que pour sa très fameuse course-poursuite franco-française "2CV jaune vif contre 504 noire", le film mérite d'être vu. Avec, en sus, le charme classique encore préservé du James Bond d'antan et l'efficacité de ses méthodes d'espionnage, on ne peut qu'être ravi par cet épisode. Encore une nouvelle victoire sur la routine et sur les soviétiques! Bravo, 007!
Quand tu fais suite à un précédent opus qui a dépassé les limites en devenant au final kitsch, t’as intérêt à ne pas répéter les mêmes erreurs dans la suite. Heureusement c’est le cas et l’histoire a un côté plus subtil et à des airs de film romantique qui font leur effet et qui sont bien intégrés (mieux que "Star Wars II"). Malheureusement, certains moments sont inutiles et n’ont aucun impact pour la suite. Si Roger Moore est toujours impeccable et profite de son humour très british, Julian Glover parvient à devenir un des meilleurs antagonistes de la saga, sans tomber dans la caricature. Carole Bouquet a une bonne tête de James Bond Girl et son personnage a des motivations compréhensibles. En revanche, je n’ai pas très bien compris l’importance de la Colombe blanche : si j’apprécie spoiler: cette tromperie sur la révélation du bad guy , je trouve qu’il manque d’importance. Le temps a passé et la mise en scène s’éloigne de tous les codes qui remplissaient les anciens épisodes : place à des plans caméra à l’épaule, le thème de James Bond moins présent et des séquences « dangereuses » qui sont mieux incrustées aux séquences. La musique a des thèmes plus dramatiques et originaux qui font place à la nouveauté. Qui dit musique, dit chanson originale et "For your eyes only" est une des meilleures chansons de la franchise et correspond au côté romantique du film.
J’avais très bien apprécié "Rien que pour vos yeux" la première fois et aujourd’hui, je suis tenté de le considérer comme un des meilleurs James Bond : il est drôle, le casting est top, le divertissement est assuré et la musique est géniale. C’est le début d’une nouvelle ère avec plus de moyens et qui fait le charme des années 80.