Première collaboration entre Don Siegel et Clint Eastwood,"Un shérif à New York"apparait comme un policier mal dégrossi.Les 2 hommes feront d'ailleurs bien mieux ensemble par la suite.Coogan,le flic d'Arizona qu'incarne Clint est un homme rustre aux méthodes expéditives,qui ne croit en rien.Une sorte d'hybride entre l'homme sans nom et Harry Callahan.Ce caractère monolithique dessert le film en rendant l'histoire(déja pauvre),peu intéressante.Des moments droles sur le choc des cultures entre un bouseux et les citadins de New York.Mais on s'ennuit quand mème beaucoup,et le procédé est répétitif(scènes de drague,dans le commissariat...).Un des plus mauvais films de Clint Eastwood.
Première collaboration entre Clint et Don Siegel qui laisse apparaître les premiers traits du futur extraordinaire "dirty harry". Cependant ce premier film est plutôt mauvais avec des dialogues assez mous et des répliques dictées comme un message télégraphique. Les raccords sont souvent très limites quand ils ne sont pas faux, et tout le film se trouve dans un faux rythme total. L'histoire n'est pas top et quelques scènes tiennent la route, mais dans l'ensemble c'est plutôt mauvais. Seule cette première collaboration historique et cette sorte de genèse du grand "Dirty harry" me font mettre une étoile.
Ce film qui marque sa rencontre avec le réalisateur Don Siegel. L'entente entre Eastwood et Siegel est parfaite et offrent un film qui fait le pont entre entre deux époques. En effet Coogan (Eastwood) est un shérif de l'Arizona qui part à la ville pour aller chercher un meurtrier. Il s'agit ni plus ni moins qu'un héros à mi-chemin entre l'homme sans nom de la trilogie du Dollars de Leone et le futur Harry Callahan... Un polar efficace et très sympa, qui ne manque pas d'humour.
« Un shérif à New York » première collaboration de Clint Eastwood avec Don Siegel résonne pour beaucoup comme un prélude à l’arrivée sur les écrans trois ans plus tard de l’inspecteur Harry Callahan qui inscrira pour longtemps Clint Eastwood dans le rôle du justicier violent, machiste et réactionnaire. Il s’agit du troisième film tourné par Eastwood depuis sa fructueuse aventure italienne et aussi de son premier rôle de flic. Il sera un peu délesté de cette image réductrice et pour tout dire peu flatteuse après l’entrée dans la danse de Michael Winner et de Charles Bronson qui en 1974 inaugurent la saga « Un justicier dans la ville), poussant encore plus loin le niveau de violence. Les deux hommes ne se connaissaient pas avant le film qui s’il était bien prévu pour Clint Eastwood n’avait pas initialement Don Siegel comme réalisateur (Alex Segal puis Don Taylor avaient été envisagés). Les deux hommes sont presque immédiatement entrés en amitié, tournant quatre autres films ensemble. Le scénario a été remanié plusieurs fois provoquant l’impatience de l’acteur qui finit par imposer Dean Riesner qu’il connaît bien pour l’avoir côtoyé sur la série « Rahwide » et qu’il retrouvera à deux reprises pour « Un frisson dans la nuit » sa première réalisation et pour « L’inspecteur Harry » autre film important toujours sous la direction de Don Siegel qui depuis est devenu son mentor. L’entrée en matière se déroulant en Arizona dans le désert des Mojaves où le shérif adjoint Coogan (Clint Eastwood) arrête de manière plutôt musclée un mari violent, permet sans aucun doute de rappeler qui est toujours celui qui fut quatre plus tôt l’homme sans nom chez Sergio Leone. Un homme d’assez peu de mots, qui ne s’embarrasse pas de préjugés auquel le scénario a ajouté une propension irrépressible à courir le jupon. spoiler: Envoyé à New York pour ramener en Arizona un tueur évadé, le choc va être plutôt brutal pour Coogan qui va découvrir la bureaucratie qui régit la police new-yorkaise dont il va avoir bien du mal à s’accommoder.
Heureusement un lieutenant blanchi sous le harnais interprété par le toujours parfait Lee J. Cobb va jouer un rôle protecteur permettant à Coogan de mener sa mission à bien malgré tous les avatars rencontrés notamment avec la gent féminine urbaine qui n’est pas aussi docile que celle séduite habituellement par Coogan dans son désert . Malgré une intrigue un peu maigre le film remplit son office grâce à des poursuites rondement menées et au découpage très efficace d’un Don Siegel qui ne tournait pas autour du pot. Clint Eastwood n’a pas beaucoup d’efforts à faire pour coller à ce rôle taillé sur mesure qui lui permet d’amorcer habilement la suite de sa carrière hollywoodienne dont il savait fort bien qu’elle ne pourrait pas se bâtir sur le seul western qui malgré la vague du spaghetti italien n’était toujours pas redevenu un genre majeur Outre-Atlantique. Le film étant un solide succès, la voie était ouverte pour Eastwood qui jusqu’au bout de sa carrière reprendra régulièrement ses revolvers en main. Il faut dire que dans le genre, Monsieur Eastwood s’est toujours montré farouchement crédible. On le lui a d’ailleurs souvent reproché. Enfin pour l’anecdote on aperçoit furtivement dans un bar une image de « Tarantula ! » de Jack Arnold, clin d’œil de Clint Eastwood à ses débuts modestes dans des rôles minuscules
Date importante dans l'histoire du cinéma puisqu'il s'agit de la 1ère collaboration entre D. Siegel, alors vieux routier de la série B, et la star C. Eastwood pour ce polar urbain aux allures de western bien évidemment. On y suit donc le parcours de Coogan, adjoint du shérif en Azizona, dépêché à New York pour récupéré un malfrat. Bien sur, les méthodes et le comportement plutôt rustre du bonhomme donnera lieu à pas mal de scènes savoureuses, son comportement avec la gent féminine est bien sûr sujet à caution mais on a aussi droit à un affrontement savoureux entre un Eastwood à la limite du cabotinage et un L.J. Cobb encore bien fringant. Par contre, sa traque du malfrat manque un peu de mordant, le scénario se perdant parfois dans la nuit new-yorkaise, échouant à traiter son intrigue de manière linéaire (Coogan se déplace beaucoup sans qu'on sache vraiment où ni comment). Toutefois, la mise en scène de D. Siegel est un ravissement pour les yeux, c'est parfois très drôle et rentre-dedans, c'est un polar agréable à suivre malgré quelques menus défauts et on passe un fort bon moment devant ce divertissement plutôt recommandable. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
"Un shérif à New-York" est un petit film policier ennuyeux et banal. Il faut attendre quelques années de plus pour que Don Siegel et Clint Eastwood fassent de très bons films ensemble comme "L'inspecteur Harry" ou "Les proies".
Du sur-mesure pour Dirty Clint dans cette première de ses cinq collaborations avec Don Siegel. Un western urbain de la fin des Sixties de moyenne facture dont le personnage-clé annonce un certain Harry Callahan.
Don Siegel débute sa collaboration avec Clint Eastwood par "Coogan's bluff", un film mêlant le style Western et le polar. En effet, le flic Coogan interprèté par Clint Eastwood a un charisme fou, toujours avec son chapeau de cow-boy même en plein New York et fumant des cigarettes longues, sa présence illumine le film. Son attitude machiste et sa drague permanente de toutes les filles à sa portée m'ont bien fait rire. Tout est très esthétique, New York est subtilement filmé par la caméra du réalisateur Don Siegel. Quelques très belles scènes ont retenu mon attention notamment la scène de sa traversée de la foule dans une boîte de nuit, la bagarre dans une salle de billard et enfin la scène de courses poursuite de fin. Bien que "Un shérif à New York" soit considéré comme un film mineur dans la filmographie de Clint Eastwood, je le trouve tout de même très agréable à visionner et il m'a beaucoup plu. De plus, la BO de Lalo Schiffrin est vraiment très sympathique. Un bon divertissement
Je veux bien qu'il faut prendre en compte l'époque, la période et les moeurs d'avant pour le film... Mais là c'est trop. Le personnage d'Eastwood est tous juste désagréable, il se la raconte, il est sexiste au possible, il en fait des caisse et il fait le gros dur H24. Il est donc impossible de s'attacher au personnage car il est imbuvable... C'est con... C'est le principal... Et au-delà de ça, honnêtement le scénario est d'une flemmardise sans nom, il a pas fallu des heures pour trouver le sujet du long métrage. Je ne mettrais pas moins que la note donné car il y a l'effort des scènes d'action et Clint Eastwood fait au mieux avec un rôle qui n'est pas le plus intéressant pour lui. Bref, une mauvaise surprise.
Un shérif à New York est un film important dans la carrière de Clint Eastwood. En effet, il marque un virage dans celle-ci. Il représente ainsi une transition en douceur entre deux genres qui ont marqué durablement sa carrière d’acteur : le western et le polar urbain. En plongeant un shérif représentatif d’un western moderne dans la ville de New York, cela permet au comédien de s’orienter vers des personnages proche d’Harry Callahan (il porte d’ailleurs un costume proche de celui de ce personnage dans le premier épisode). En outre, cette œuvre marque la rencontre d’Eastwood avec Donald Siegel (qui réalisera 4 autres films avec lui et apparaîtra dans Un frisson dans la nuit, le premier film en tant que cinéaste du comédien) et le compositeur Lalo Schifrin (qui signe une partition proche du western et qui devient plus urbaine au fur et à mesure, illustrant donc l’évolution du récit). Malgré cela, il est surprenant de constater que l’ensemble est un peu mou et possède peu de scènes d’action pendant la première heure de film. Ainsi, si on peut apprécier de retrouver le type d’état d’esprit qui règne dans beaucoup de films mettant Eastwood dans les années 70, on peut également trouver l’ensemble un peu long le faisant appartenir aux films les moins prenants de l’acteur qui n’est pas encore passé à la réalisation. Un shérif à New York est donc un film intéressant mais pas obligatoirement très passionnant.
Première collaboration de notre homme Clint avec Don Siegel : un polar nerveux, superbement monté, filmé dans le New York de la fin des années 60. On suit le shérif de l'Arizona mener sa traque en macho, entre assistante sociale engagée et ambiances psychédéliques. Moins radical que "Dirty Harry", "Coogan's Bluff" est un film plus attachant qui n'a rien perdu de sa modernité.
Premier film "contemporain" pour Clint, après la trilogie de Sergio Leone et le film de guerre, Quand les aigles attaquent, le voilà, en tête d'affiche pour un film policier ancré dans son époque. Epoque des Hippies, du LSD, et autres drogues, ou les jupes sont courtes et où le sexe se libère, on peut voir tout cela dans cette Ville de New York, où Clint Eastwood, ne se prête pas au jeu, quitte à montrer un côté réactionnaire, le gars de l'Arizona n'a pas les mêmes principes. Ici, on pose les bases, sans le savoir, d'un autre inspecteur, franc tireur, macho, et borderline qui viendra quelques années plus tard sous la direction du même réalisateur, l'inspecteur Harry. Ici, Eastwood joue de son charme et des ses poings, une marque de fabrique qui le suivra dans bien des film. L'histoire est assez simple, le film assez court, il est intéressant de le revoir aujourd'hui pour avoir une image de cette époque, cette liberté de ton, et cette décadence qui crève l'écran.
On retrouve le style et le panache de Don Siegel sur ce film un brin conventionnel qui a un peu vielli et le charisme de Clint Eastwood où l'on sent pointer le personnage de l'inspecteur Harry.
Ce n'est pas la meilleure collaboration Don Siegel - Clint Eastwood qu'il existe mais l'histoire de cet insolent cow-boy qui débarque dans une grande ville nous fait passer tout de même un bon moment malgré un scénario peu original.