L'Homme des hautes plaines
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236 critiques spectateurs

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Audrey L

816 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2024
On ne va pas se faire d'amis sur ce coup (on regardera derrière soi, pour ne pas prendre une balle dans le chapeau), mais force est de constater que L'Homme des hautes plaines nous a débecté avec son discours ultra-misogyne (qui justifie le viol, par tous les discours - écœurants - possibles), son personnage principal qu'on a envie de fracasser nous-même toutes les deux minutes (concrètement, on a un duel entre trois criminels et un fumier abject... Bref, on se fiche éperdument de qui gagnera), des idées qu'on pense sorties de nulle part (les maisons peintes en rouge ne servent à rien dans le duel final... alors pourquoi ? A part pour contribuer au côté "Bienvenue en Enfers", mais une fois de plus : même ce délire "Enfers" ne sert à rien dans le duel...On dirait plutôt que Eastwood avait un sponsoring de Ripolin). Et ne parlons pas des incohérences hallucinantes (le village entièrement peint en un jour, ce qui prend plutôt des mois...). Mais revenons sur ce qui nous a le plus dérangé, à savoir ces clichés sur le viol que l'on n'a pas compris : "elle m'a bousculée, donc c'est qu'elle voulait que je lui fasse l'amour", "oh, ça ne lui a pas déplu", "non, ça veut dire oui"... Ce qui se confirme puisque les deux seules rôles féminins du film se font violer comme des malpropres, et en redemandent ensuite (car il est impossible de résister au violeur, c'est bien connu... Oh le joli syndrome de Stockholm qui nous donne envie de dégobiller). En 1968, sortait Il était une fois dans l'Ouest, un magnifique western qui donnait un rôle extraordinaire au personnage de la veuve, qui devenait une vengeresse aussi forte et imposante que ses collègues masculins. Comment donc oser l'argument "il faut le remettre dans son époque, dans le genre macho du western", en 1973 ? On se défendra aussi envers l'argument "c'est pour montrer qu'il est méchant" en disant que la mise en scène est plus que tendancieuse, on nous fait presque passer cet Étranger pour un super-héros, filmé comme un si l'on devait en prendre plein les yeux à chaque regard en coin qu'il nous lance... Il faut bien différencier le méchant classe, celui qui impressionne, et le sale type immonde qu'on a juste envie de finir à coups de pelle. L’Étranger fait partie de la seconde catégorie. On n'a pas non plus admiré le duel final (torché en deux secondes), ni la musique (il y en avait une ? Déjà oubliée), ni le twist final qu'on a deviné dès la scène du premier rêve ( spoiler: c'est un esprit vengeur du Marshal, qui est venu en apparaissant dans le mirage des plaines arides, et disparaît de la même façon à la fin, en précisant à l'homme qui grave le nom de la pierre tombale "qu'il connaît déjà son nom"... Ce qui explique qu'il puisse rêver de la scène du fouet, alors que le personnage ne l'a pas vue directement
). On a seulement apprécié le rythme (on ne s'est pas ennuyé sur les 1h40) et la scène des pantins-cibles que les habitants manquent complètement avec leur pétoire (scène assez drôle). Au-delà, le contrat avec Ripolin nous a fait mourir de rire, et le discours nauséabond sur le viol est au mieux maladroit (il voulait dire l'inverse, la méchanceté du personnage... Mais dans ce cas, pourquoi faire en sorte que les femmes en redemandent ?), au pire complètement ignoble. On préfère les films où les femmes font de l'esprit, pas où l'esprit se fait des femmes.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

211 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2007
Un très bon second film de monsieur Eastwood en tant que réalisateur, qui donne une ambiance surréaliste à son western. Le personnage est toujours aussi bon et l'intrigue excellente pour un western. Un des meilleurs depuis les films de SERGIO LEONE avec une réalisation moins parfaite et moins inventive en revanche.
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2013
Un western dans les règles de l'art à mi-chemin entre "Pour une poignée de dollars" et "Impitoyable". Sombre, violent et intense. Une superbe photographie, Clint Eastwood très bon.
velocio

1 543 abonnés 3 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2020
Pas le meilleur Clint Eastwood, pas le meilleur western. C'est misogyne et violent. Eastwood est encore trop influencé par les westerns spaghetti !
Benjamin A

815 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2014
Pour le deuxième film réalisé et interprété par Eastwood, on retrouve le personnage de l’homme sans nom qui a connu le succès chez Sergio Leone. Clint Eastwood campe un ici un anti-héros, crade et mal rasé (mais classe !) aux répliques « sanglantes », capable de violer sans pitié. La force de ce western réussi de Clint, c’est de brasser intelligemment des genres dont à première vue on doute qu’ils auraient fait bon ménage, « L’homme des hautes plaines » est à la fois drôle, angoissant ou encore violent. Les rebondissements sont bien pensés et on est captivé de bout en bout par ce western plutôt original. Clint Eastwood est impeccable dans le rôle principal, et les seconds rôles se débrouillent bien. Un bon western, pas son meilleur comme acteur ou réalisateur mais captivant, violent, original et surtout fascinant et notamment dans le personnage principal, capable de rebaptisé la ville « Hell », de violer et de flinguer. On notera aussi que les noms de Sergio Leone et Donald Siegel apparaissent sur des tombes, un bel hommage de Clint envers ceux qui l’ont dirigé.
Marian88
Marian88

2 abonnés 190 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2019
Je n'ai pas compris les critiques élogieuses de ce pseudo western des années 70. Clint Eastwood en justicier solitaire hargneux laconique sans foi ni loi qui vient profiter de la naïveté de pauvres habitants d'un patelin perdu au milieu de nul part, c'est légèrement déroutant quand on a vu la trilogie de Sergio Leone.

Les dialogues sont insipides au possible, la moralité proche du zéro absolu et le scénario au ras des pâquerettes, les scènes mal tournées et longuettes... rien ne vient sauver ce nanard du début à la fin, je ne lui ai trouvé que des défauts. C'est limite si l'on trouve les "méchants" moins pires que le héros incarné par Eastwood !
Gilles B
Gilles B

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 février 2020
On a beau vouer une grande admiration pour Clint Eastwood,l'homme des hautes plaines est incontestablement le moins bon de toute ses réalisations de westerns. Le scénario tient sur un demi post-It ,les acteurs sont mal dirigés et en deviennent caricaturaux,les plans sont "bof". Bref on pouvait s'attendre à beaucoup mieux. Le fait de vouloir en faire un film amoral et un tantinet baroque ne suffit pas à nous accrocher. A sa décharge,il faut savoir qu'il en était à ses tous débuts derrière la caméra. Il fera beaucoup mieux par la suite
Chaill
Chaill

25 abonnés 397 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2014
Un Eastwood mineur, à des kilomètres d'un Josey Wales ou d'un "Impitoyable". Un cavalier vient semer la terreur et la zizanie dans une ville pour une histoire de vengeance... A voir dans sa version originale car le film prend une dimension mystique à la toute fin, déformée dans la version française.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2014
Tout est parfait pour moi dans ce film, donc je le considère comme un chef d'oeuvre, du grand art, ainsi que la musique de Dee Barton exceptionnelle.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 décembre 2022
Bonjour, que c'est mauvais.... et en plus la version française modifie la fin..... Désolé pour ceux qui n'ont pas vu le film mais je vais donner ma propre interprétation..... Clint incarne le diable en personne venu se régaler de ce troupeau de lâches et corrompus..... Pourquoi pensez vous qu'il fasse jouir ces dames avec autant d'aisance (et de rapidité pour la première !) ? Pourquoi pensez vous qu'il fasse repeindre la ville en rouge et qu'il la rebaptise HELL ?
Voici la fin de la VO : J'ai jamais su votre nom / Si, tu le connais. Prends soin de toi.
et oui tu le connais mais tu ne l'as pas reconnu....
mais bon cela reste très faible et surtout très mal joué....
A ce propos ce cher Clint a eu beaucoup de chance d'être magnifiquement doublé en Français, ce qui lui donne une voix virile , totalement absente des VO.....
sly-stallone88
sly-stallone88

245 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2012
une grande réalisation et un Clint Eastwood hors norme en justicier !!! un grand film
bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2009
Un assez bon Western...
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2011
Clint Eastwood se met en scène dans un western pour la première fois dans ce film qui ravira tous les cinéphiles. Le film débute comme un western de Sergio Leone, un homme à cheval solitaire qui pénètre dans une ville avec une musique mélodieuse. Eastwood décide d'aller encore plus loin que celui qui l'a lancé, l'homme exerce une vengeance personnelle certes mais qui s'étend sur toute la ville dans laquelle il prend pied. Ce western possède un scénario riche et dense, très bien rythmé et il détient une particularité: le héros incarné par Clint Eastwood impressionne non seulement par ses qualités de tireur mais également parce qu'il incarne une sensation de terreur générale. Effrayant, violent, glacial, comme on dit la vengeance est un plat qui se mange froid et celle-ci est filmée dans une complaisance totale de la violence explicite. Alors attention, ce western peut choquer par les images sanglantes et choquantes qu'il expose mais surtout il distille un défaut évident: la lâcheté des autres. Le réalisateur est malin car plutôt que de transposer cette histoire dans le vingtième siècle, il la raconte au dix-neuvième car ce défaut de l'époque ne s'est pas tari cent ans plus tard au contraire il s'est accentué et c'est ce manque de solidarité que Clint Eastwood met ici en évidence et qu'il décide de punir car pour lui lorsqu'une personne se retrouve en danger, il faut l'aider à s'en sortir. Le personnage de Clint Eastwood fascine autant qu'il terrifie, en effet il montre que dans une ville de lâches, il suffit de savoir tirer avec un revolver pour être considéré et traité comme un roi et il profite de ce pouvoir pour exercer sa vengeance, ce film représente en quelque sorte la plupart des gens qui se réfugient derrière un homme comme bouclier et épée et qui acceptent de se laisser entraîner dans tous ses désirs, Eastwood incarne quelque part un dictateur et les gens de ce village de pauvres moutons de Panurge qui ne désirent qu'une chose: ne pas mourir. Ce film au final dégage un message très profond: la peur et la lâcheté de la majorité des personnes créent un homme qui ne craint pas de monter au créneau et de dicter sa loi. Est-ce un clin d'oeil à Hitler et au régime de Vichy? Là est la question, à chacun sa réponse. Au final, Eastwood réalise un western brillant, spectaculaire et terrifiant.
Franck V
Franck V

32 abonnés 700 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2012
Quel bonheur de revoir ce western qui reste très certainement un des meilleurs jamais réalisé. Clint Eastwood en est le réalisateur et l'acteur. Du génie inégalé. Un film mythique avec une ambiance très lourde du début à la fin.
Malevolent Reviews

1 109 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juillet 2017
Pour son deuxième passage derrière la caméra, Clint Eastwood revient une fois encore à ses premiers amours : le western. Véritable hommage à ceux qui l'ont lancé sur le devant de la scène et lui ont tout appris (Sergio Leone et Don Siegel), son film est extrêmement sombre, violent, à l'atmosphère pesante et où l'humour se fait rare. Bien sûr, Eastwood est encore et toujours ce héros sans nom récurrent qui débarque de nulle part et sauve une misérable ville de méchants cow-boys... Mais il faut toutefois avouer qu'il le fait si bien que l'on s'y prend à chaque fois. Ici, il est froid, sans pitié, misogyne, opportuniste et ne parle que pour remettre les gens à leur place, que ce soit des bandits mal famés ou une demoiselle avenante... L'histoire se met lentement en place, présentant des personnages attachants, des duels d'anthologie et des éléments judicieusement disséminés jusqu'à la révélation finale dévoilant l'identité de notre héros. Cette identité est par ailleurs faussée par une traduction française grotesque, enlevant tout l'intérêt fantastique du film qui réside dans l'ultime réplique. La mise en scène d'Eastwood est nerveuse, accompagnée par une musique glauque et envoûtante, tel un personnage à part entière. L'interprétation est quant à elle sans faille : du génial Geoffrey Lewis, parfait en tueur sarcastique, à un Mitch Ryan aussi désespéré que pathétique en passant par l'inénarrable Billy Curtis dont la petite taille et la malice apporte son lot d'humour au film. Le ton est cependant généralement sec et violent, sombrant dans le fantastique avec cet Homme Sans Nom vengeur devenant peu à peu le Messie puis le Diable en personne dans cette ville aux reproches multiples. Eastwood réalise ici une glorification du genre, respectant les codes en les contredisant, jouant de son passé et des rôles qu'il avait tenu pour en déformer la nature et se transformer en véritable anti-héros attachant tout en restant au fond foncièrement dégueulasse. Ainsi, avec son atmosphère fantastique, sa mise en scène époustouflante et son scénario atypique captivant, L'Homme des hautes plaines s'avère être un très grand western et l'un des meilleurs films de ce Clint Eastwood, tout simplement.
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