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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juillet 2007
Une très belle oeuvre signée Julien Duvivier mettant en scène un Jean Gabin très attachant dans son rôle de brave restaurateur parisien, manipulé par une jeune femme diabolique, prête à tout pour arriver à ses fins (merveilleusement campée par Danielle Delorme). La réalisation très soignée de ce film dramatique en fait un grand classique du genre à voir ou à revoir avec un plaisir toujours renouvelé.
Un chef d'oeuvre de Julien Duvivier.Jean Gabin et tres touchant en restaurateur qui se laisse manipuler par la fille de son-ex femme.Danielle Delorme est elle aussi parfaite dans son rôle de manipulatrice.Un film a voir absolument pour tout les amateurs de film dramatique.
Du pur film noir, où la perfidie de la femme manipulatrice n'a d'égale que la naïveté du mâle orgueilleux... Seules les vieilles femelles désabusées, aigries, célibataires voient clair dans le jeu cruel de la jeunesse dépourvue d'innocence (doucereuse et radieuse Danièle Delorme) mais non d'une rouerie au service d'un scénario rocambolesque dont le cynisme (ironique nom du restaurant!) est renforcé par une mise en scène soignant les éclairages pour conserver la grisaille d'une ambiance que seule l'effervescence des dîners contre-balance, tout en gardant cette ambition d'une étude de moeurs à la finesse psychologique que la pluralité des profils de clients illustre également. Rimbaud n'avait sûrement pas songé à cela pour illustrer sa phrase!
Un film très sombre de femme fatale se déroulant dans le quartier des Halles dans les années 50. Jean Gabin troque ici son habit habituelle d homme fort que rien ne peut ébranler pour celui d un restaurateur qui donne tout dans son travail pour oublier qu il a été malheureux en amour. J ai trouvé très intéressant le personnage de la toxicomane rare dans un film de cette époque. Pour le reste le film est bien tenu, le décorum est soigné et nous plonge dans cette histoire en nous faisant passer outre les quelques invraisemblances.
Même si certains films comme Le Petit Monde de Don Camillo peuvent contredire ce principe, le cinéma de Julien Duvivier pose souvent un regard assez sombre sur la société française. Voici le temps des assassins rentre parfaitement dans ce schéma. En effet, nous sommes sur une histoire de manipulation où un visage d’ange peut cacher une personne assez diaboliquespoiler: (même si on peut y trouver des nuances à cause de l’influence de la mère) . Cette vision très loin d’être idyllique évite au film d’être démodé (si on excepte une prise de son un peu datée où les dialogues ne sont pas toujours parfaitement compréhensibles) 65 ans après sa réalisation malgré un décor qui n’est plus d’actualité (tout francilien appréciera de voir le quartier des Halles de cette époque). L’histoire est rondement menée, la réalisation est précise, la photographie est superbe et l’interprétation (dominée par Danielle Delorme, Jean Gabin et Gérard Blain) est parfaite. Voici le temps des assassins est donc une œuvre très classique formellement mais dans le bon sens du terme et reste un excellent film plein de noirceur montrant tout le talent de Duvivier.
Un début prenant fait avec beaucoup de suspense. Ensuite le film s'éternise un peu sans montrer rien de bien spécial. Le rebondissement au milieu, inattendu redonne du souffle au film. Au final le film est assez imparfait avec un scénario plutôt simple. La scène finale est intelligente et surprenante.
À Paris, André Chatelin, un restaurateur au grand cœur, voit débarquer la fille de sa première épouse qu'il n'a pas vue depuis des années.
C’est une réalisation de Julien Duvivier. Il a écrit le scénario avec Charles Dorat, Maurice Bessy et Pierre-Aristide Bréal. Pour la petite anecdote, le titre est tiré du dernier vers du poème d'Arthur Rimbaud "Matinée d'ivresse".
Le Festival du Vidéo Club organisé par CinéPop continue avec ce quatrième film. Cette dose des nostalgies m'a bien plus et peut même me redonner gout aux films des années 50/60.
Rien que le côté trente glorieuses m'aspire. Être plongé dans cette France d'antan c'est génial. Les coutumes ne sont pas les mêmes, et j'aime observer ce quotidien où tout paraissait plus simple et naturel. Certes, cela reste du cinéma mais j'aime me dire qu'avant ma naissance, il existait cette belle époque. Cette atmosphère a donc grandement contribué à mon agréable expérience.
Mais cela n'aurait pas été la même chose sans le grand et l'unique Jean Gabin. Les césars auraient existé à l'époque, son armoire en aurait été blindé. Sa performance est tout simplement remarquable. J'étais subjugué par lui. Son charisme naturel donne tout son caractère à ce drame.
Pour faire sa grande prestation, il a pu compter sur une Danièle Delorme toute aussi impressionnante. La jeune actrice à l'époque assume son rôle machiavélique de cette jeune femme venant manipuler son monde. Son habileté ressort dans un jeu très juste. En rôle plus secondaire, je salue aussi Gérard Blain.
Dommage que le scénario ne soit pas aussi exaltant. En effet, même si j'aime cette idée de cette demoiselle débarquant de nulle part et voulant faire sa place, cela semble trop facile. Son plan s'applique un peu trop facilement durant le dérouler sans grande résistance durant plus de 1h40. J'aurais aimé un peu de challenge pour mettre du piment. On savoure donc l'ambiance, le jeu d'acteur, la réalisation simple mais agréable, cependant, le rythme trop doux va se retourner contre le film.
Dans Voici le temps des assassins, Julien Duvivier continue à régler ses comptes avec la gent féminine. A un Jean Gabin sympathique, paternaliste et très avenant, il oppose une mère et une fille comploteuses. Les deux femmes rivalisent sur le terrain des mensonges et autres manipulations. La perfidie est leur quotidien jusqu’à la folie. Ce mélodrame noir en noir et blanc jouit d’indéniables qualités à commencer par une réalisation que nous sentons extrêmement maîtrisée. L’intrigue développée est bien écrite et servie par une mise en scène classique mais efficace. Tourné en décors naturels, le film navigue dans les Halles de Paris du milieu des années 50, ce qui, 60 ans après, en fait un beau témoignage historique, réaliste, quasi documentaire.
certes Jean Gabin dope le film comme d'habitude, mais on ne retrouve pas l'étincelle du film culte de lépoque !!! classique et prenant tout de même !!!
Pas un film transcendant, pas plus qu'une prouesse pour Jean Gabin qui nous a déjà prouvé que chef cuisinier n'est pas un rôle plus aberrant que d'autres pour lui. C'est même une création plutôt dans l'air du temps dont la seule surprise repose sur le thème de la perfidie et du mensonge qui ont trouvé des interprètes à leur hauteur, surtout parmi les femmes.
Même François Truffaut qui ne portait pas très haut la filmographie de Julien Duvivier dans son coeur esthétique, reconnut la qualité de " Voici le temps des assassins" (1956).
Bertrand Tavernier et Patrick Brion ( cinéma de minuit) firent beaucoup pour la défense et la réhabilitation cinephilique ( Oh combien justifiée, selon moi ) du cinéma dit parfois, de façon un peu condescendante, de " qualité française".
Film noir psychologique, reposant sur un scénario très vénéneux ( le couple mère/fille formé de deux personnalités manipulatrices aux traits sans doute psychopathiques ) qui aurait pu être mis en image par HG Clouzot, ou Hitchcock, " Voici le temps des assassins" fait rien moins partie des réussites majeures du cinéma français des années 1950.
La présence rassurante de Jean Gabin ( il est formidable ) rend le ressenti éprouvé par le déroulement de l'intrigue moins acide qu'il ne l'est, mais le portrait de ces deux femmes liées par leur perversion devient peu à peu très glaçant.
On notera la présence de Danièle Delorme ( épouse de Daniel Gelin puis de Yves Robert ) et de Gérard Blain qui fera la passerelle avec le cinéma de la nouvelle vague, en tournant devant la caméra de Claude Chabrol et en introduisant la figure de Bernadette Laffont dans ce courant artistique qui naîtra bientôt.
Voilà ( selon moi ) du cinéma français à son firmament !
Dans ce film d’une noirceur terrible et d’un désespoir absolu, Julien Duvivier raconte l’histoire d’un restaurateur parisien connu et respecté (Jean Gabin) qui va voir débarquer dans son établissement la fille (Danièle Delorme) de son ex-femme. Cette dernière, qu’il n’avait pas vue depuis plusieurs dizaines d’années, vient de mourir, laissant sa fille orpheline. spoiler: Après des premiers temps idylliques, les masques vont tomber, et l’on va comprendre que les motivations de la jeune femme sont plus troubles que ne le laissait penser sa bouille innocente. Ce drame prend aussi la forme d’une magnifique reconstitution des anciennes Halles de Paris et des guinguettes des bords de Marne. Malgré un scénario un brin alambiqué, un film noir majeur des années 50.
magnifique film , d'une noirceur absolue avec le paris des halles ,le paris qui est mort aujourd'hui ,du grand gabin , des scènes magnifique celle ou Germaine Kerjean tue les poulets au fouet et d'un autre temps . un film qui mêle noirceur et poésie .