Voici le temps des assassins
Note moyenne
4,1
548 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

62 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
25 critiques
3
9 critiques
2
5 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2016
"Voici le temps des assassins" est un mélodrame aux multiples qualités. Qualité visuelle avec une réalisation parfaite sans parler du travail sur les décors (un beau témoignage du quartier des Halles de Paris des années 1950 dans le premier plan séquence du film). Qualité des acteurs avec une très bonne direction de Julien Duvivier, notamment des rôles féminins tel celui incarné par Geneviève Kerjean, la mère d'André Chatelain (joué par Jean Gabin) impressionnante en femme sadique (voir la scène où elle fouette Catherine). Qualité du scénario où l'intrigue est implacablement mise en scène par Duvivier. Bref, "Voici le temps des assassins" est un film qui symbolise bien a qualité française qu'incarne Duvivier. Au-delà, un film instructif sur la vision des femmes de Duvivier ou son pessimisme sur les hommes amoureux.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2020
Waouh ! A la fin du film, j’étais sans voix. Estomaqué par ce que je venais de voir. Quel film, mes amis ! Vraiment je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi fort. Surtout pour l’époque. J’avais été pourtant intrigué au début par la petite marque « déconseillé aux moins de 10 ans ». A présent, je m’interroge sur la classification tous publics, et même si ça ne devrait pas être déconseillé aux moins de douze. Car je ne sais pas vous, mais ce film laisse des traces. Duvivier nous invite à Paris, plus précisément aux Halles (reconstituées à l’identique en studio) où la fourmilière maraîchère se met en place dans une agitation frénétique. La caméra s’attarde sur une personne à la gueule d’ange sortant d’une bouche de métro, se frayant un chemin tant bien que mal jusqu’à un restaurant nommé… « Le rendez-vous des innocents ». L’enseigne ne manque pas d’interpeller, et le spectateur a vite fait de la mettre en opposition avec le titre du film. A ce moment, c’est l’occasion de découvrir Gabin en chef cuisinier, ne tardant pas à être rejoint par le deuxième nom de la tête d’affiche : Danièle Delorme, la gueule d’ange. Rapidement, on sent qu’il y a anguille sous roche, à cause du comportement de la jeune femme. Mais quoi ? Seulement voilà : Julien Duvivier joue avec les nerfs du spectateur en prenant tout son temps pour mettre les choses en place et révéler un plan machiavélique pour lequel il va falloir improviser malgré un plan minutieusement préparé. Avant que les choses se décantent, je me suis moi-même surpris à penser que c’était un peu longuet. Et au final, on retiendra davantage la prestation de Danièle Delorme : la gueule d’ange laisse la place à une pimbêche le temps d’un reflet dans un miroir, avant de prendre l’aspect d’une folle dégénérée. Pour tout vous dire, quand elle est revenue sur ce rôle à l’occasion de ses mémoires, elle-même doutait de sa capacité à incarner « cette diabolique jeune femme […] capable de mensonge, de sournoiserie, de meurtre »,et donc s’il était vraiment possible de « manipuler Gabin, de le mener par le bout du nez, d’en faire son jouet ». C'est vrai, le défi était de taille pour elle, pourtant lancée dans le circuit des tournages depuis une dizaine d’années. Mais tourner avec Jean Gabin, qui plus est dirigé par Julien Duvivier, ça ne se refusait pas, admit-elle et c’est ainsi qu’elle accepta le rôle pourtant qualifié de à contre-emploi. Le résultat est là : elle réussit à voler la vedette à Jean Gabin. Il est loin de démériter, pourtant. Au contraire, il est une fois de plus impeccable. On pourrait même dire qu’il fait là l’inventaire de sa carrière déjà immense : Dans un premier temps le joli cœur, un peu naïf sur les bords, et dans un second temps il retrouve sa taille patron, celui qui décide, celui qui prend les choses en main. Cependant la qualité d’interprétation ne fait pas tout. Encore qu’il serait injuste de réduire le casting à la paire Gabin/Delorme. Impossible de ne pas parler de Germaine Kerjean dans la peau de la mère Châtelin. Autant elle n’a rien d’un châtelain (OoO le vilain jeu de mot bien pourri) ou plutôt d’une châtelaine, autant elle représente une autorité parentale qui va au-delà de la sévérité. A l’époque, mieux valait filer droit et ne pas moufter. La vieille école, quoi. Mais comme je viens de le préciser, le jeu d’acteurs ne fait pas tout, aussi parfait soit-il. Julien Duvivier livre ici ce qui est considéré comme son meilleur film. Si jamais vous comptiez sur moi pour confirmer ou infirmer ce qui se dit, eh bien je crains de vous décevoir car je ne connais pas l’intégralité de la filmographie du cinéaste. Cela ne m’empêche pas d’affirmer qu’on a là un grand film. Un très grand film. Et si je puis l’affirmer, c’est parce que dans un premier temps j’étais parti dans l’optique de donner un 6/10 avant de le rehausser à la note que vous connaissez tous au vu de la tournure des événements. "Voici le temps des assassins" est certes un drame, mais pas seulement. C’est un film noir, très noir, dans lequel l’atmosphère devient suffocante. La photographie remarquable d’Armand Thierry y est aussi pour quelque chose, avec en prime une très belle utilisation de la lumière excepté à une ou deux reprises. Le plus remarquable est qu’on passe d’abord de la nonchalance à quelque chose de plus convivial avant de glisser vers une ambiance de plus en plus étouffante, avec quelques touches de glauque par l’intermédiaire de Gabrielle (Lucienne Bogaert, excellente elle aussi dans son registre et qui fait froid dans le dos par sa détermination). Cependant quand on connait la genèse de ce film, qui aurait pu croire en cette formidable réussite ? Le sujet a été difficile à trouver. Plusieurs idées ont été refusées par Gabin. Voulant absolument Gabin dans son film, Duvivier a beaucoup cherché, à la poursuite d’un rôle inédit pour l’acteur. Il a fallu un dîner dans un grand restaurant de Saulieu pour la trouver : Gabin aimait la bonne bouffe, alors pourquoi pas en faire un cuisinier ? Il ne lui restait plus alors qu’à diriger ses acteurs dans une histoire dans laquelle il dépeint la cruauté humaine (destruction et autodestruction) exacerbée par la misère, la naïveté des uns et des autres, en particulier de la jeunesse qui en paye le prix fort. Des personnages dessinés avec force et précision, en somme. Aéré toutefois de quelques séquences de bon vivre (scènes d’ensemble au restau et à la guinguette), ce film livre une histoire hautement probable, et cela grâce aussi à l’intelligence de sa construction et à un final que nous sommes loin d’imaginer, bien qu'il fasse d'une certaine manière à notre imagination puisqu'il est tourné en suggestion.final
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2022
Superbe drame familial qui met en valeur le trou des Halles du Paris de l'époque. Gabin, énorme, est bluffant de naturel et Delorme compose une garce parfaite. Quel dommage que la fin soit ratée avec cette justice canine peu crédible ! A une étoile du chef d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2016
Un suspens sans faille construit une intrigue passionnante autour d'une Danièle Delorme mystérieuse et froide. Jusqu'à la fin inattendue on ne s'ennuie pas en regardant ce film qui est non seulement un bon film noir mais qui, avec le temps, est aussi un tableau historique des anciennes halles de Paris aujourd'hui disparues.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 624 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2021
Voilà un bien grand drame, poussé par la vengeance et le machiavélisme, jusqu'où l'être humain peut-il aller!
Ici, nous en avons un bel exemple! Ce genre d'exemple qu'on peut lire à la page des faits divers, des faits d'horreur plutôt!
Le scénario est parfait, les acteurs excellents même les deux rôles de salops.
A voir par les amateurs de Gabin, mais aussi de beaux drames.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2024
Jean Gabin est patron d'un restaurant à Paris. Il gère son équipe. Il a un fils adoptif en la personne de Gérard Blain. Il y a sa mère qui tient une guinguette sur les bords de Marne. La fille de son ex-femme apparaît ; son ex-femme est morte et sa fille ne sait que faire et vient le voir à Paris. C'est Danièle Delorme dans un rôle de femme fatale, qui revient avec des desseins que nous comprendrons petit à petit grâce au scénario qui avance à petits pas, mais sûrement avec à chaque fois des points de non-retour. Elle va chambouler tout le monde qui gravite autour de Jean Gabin.
Danièle Delorme porte le film. Jean Gabin est plutôt crédible dans le personnage de patron de restaurant. Gérard Blain est plus monolithique. La vie du personnage de Jean Gabin va être chamboulée par toutes ces femmes : son ex-femme décédée, la fille de son ex-femme, sa mère. Nous pouvons même dire qu'il s'agit de femmes fatales tant leurs influences sur les différents personnages sont importantes. Nous sommes bien dans un film Noir.
Il est appréciable que la musique reste peu présente et ne soit pas tartinée dans tous les sens comme beaucoup de films de cette époque. Cela rend le plus encore plus fort. Très bonne surprise.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2016
On ne regarde pas ce film pour ces ballades en voiture, ou ces scènes en extérieur mais pour l'ambiance qui ressort des décors, notamment du restaurant, et des Halles: on a une petite idée de ce que pouvait être les Halles dans les années 50. C'est une ambiance feutrée et intimiste même si il y a beaucoup de monde dans ces Halles ou au restaurant de Chatelin. Le film est intense car l'intrigue se dévoile petit à petit. Les personnages ne révèlent leur véritable nature que petit à petit. C'est dans cela que le film est réussit car il réussit à capter et à garder notre attention. On est aussi happé par ces personnages dont la nature humaine est révélée au grand jour, plutôt pour le pire que le meilleur.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2019
Je voulais voir du moderne, même de la S-F, mais je suis tombé sur un Américain qui plantait des patates sur Mars ! Alors revenons à la réalité fût-elle celle de 1956, c'est finalement beaucoup mieux et bien plus réaliste. Quand Danièle Delorme vole de l'argent à un client du restaurant de Gabin on se dit que cette histoire va mal tourner. Et ça tourne mal, très mal je dirais...mais c'est oh combien plus intéressant que le navet que j'ai essayé de voir !
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2021
Aux Halles (reconstitutions en studio remarquables), un traiteur renommé épouse une garce perfide et sans scrupule. Mise en scène précise pour un scénario misogyne et gros rôle pour Danièle Delorme. Relations psychologiques intéressantes et scènes fortes (le fouet). Avec une complainte de Germaine Montero.
Alano3
Alano3

7 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2020
Chef d'œuvre absolu de Duvivier
Noirceur absolue
Violence des rapports
A voir ou revoir d'urgence
Les seconds rôles sont dingues
Gabin est au sommet
Le fouet de la belle mère avec ses poulets est digne des meilleures interprétations queer de Crawford
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 155 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2025
Bon film à l’ancienne avec un excellent Gabin même si on a pas l’habitude de le voir jouer le rôle d’un homme amoureux.
Le scénario est classique sans surprise mais sympa.
Une ambiance de l’époque bien retranscris.
ldi-maria78
ldi-maria78

3 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2020
Le trio Jean Gabin, Danielle Delorme et Gérard Blain fonctionne à merveille. Julien Duvivier signe ici u film réussît qui est un must dans son genre.
Jérôme S
Jérôme S

1 abonné 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2022
Même si je n'ai pas vu tous les films de Jean Gabin il est l'un voir celui que je préfère avec un singe en hiver et le Chat. À côté sombre qui permet de faire tenir le spectateur en haleine et une fin qui malgré la tristesse et malheureusement inévitable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2020
Un des meilleurs films de Duvivier
Scénario impeccable
Gabin au sommet
Daniele delorme dans son meilleur rôle
Jean-Marc D
Jean-Marc D

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2023
Énorme film noir. Un pur chef d'oeuvre trop méconnu. Une Danièle Delorme machiavélique et un Gabin au sommet.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse