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Michael78420
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4,0
Publiée le 26 février 2021
Voir Angélique, Marquise Des Anges en 2021, soit 55 ans après sa sortie, c'est prendre un double shoot temporel. Déjà parce que la manière de filmer a beaucoup changé en un demi-siècle. Ensuite parce que les mœurs au XVIIe siècle étaient très différentes d'aujourd'hui. Il faut donc s'adapter en se laissant glisser dans la peau d'un spectateur qui pourrait être notre arrière-grand-parent et se laisser émerveiller en laissant de côté nos réactions provoquées par l'évolution des codes sociaux en 370 ans. Des efforts sont nécessaires pour profiter du spectacle. Il faut tendre l'oreille pour entendre les répliques du fait de la mauvaise qualité du son. Il faut aussi faire quelques recherches lorsque les personnages prononcent un mot disparu du vocabulaire, comme crapaudine. J'ai été surpris de trouver une erreur. Une scène datée de 1659, tandis que Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche sont présentés comme jeunes mariés alors qu'ils se sont mariés en réalité l'année suivante. Ce qui m'a amené à un anachronisme tout personnel lorsque j'ai entendu Jean Rochefort parler de Peyrac, me rappelant Peyrache dans Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire. Mais c'est là une autre histoire qui nous éloigne de la belle marquise qui mérite toute l'attention de nos contemporains.
A peine sortie du couvent, la jeune Angélique, fille de bonne famille, est mariée de force et par procuration au comte Joffrey de Peyrac qu'on lui annonce vieux laideron (ce qui est faux puisque Robert Hossein est son interprète), boîteux et balafré (ce qui est vrai). Mais le tact et la virilité de Peyrac viendront à bout des réticences de la belle épouse qui, dès lors, voue à son mari une flamme et un dévouement inextinguibles. Dans ce film romanesque jusqu'à l'extravagance, cautionnant la fiction par quelques références ou noms historiques sous le règne de Louis XIV, le héros est une héroine, laquelle est destinée à une succession d'aventures mouvementées, improbables et souvent indigestes comme on le verra au long des quatre suites toujours signées Bernard Borderie. Cet épisode initial n'est pas sans valeur et il est même supérieur à certains drames ou comédies d'époque de la même période, d'un Hunebelle par exemple. Sa singularité scénaristique (dont une sensualité assumée) et sa concision, son dynamisme sont en effet parfois surprenants, tandis que la jolie mélodie de Michel Magne souligne agréablement les émois et la beauté d'Angélique. Cette Angélique qui, par son caractère rebelle et volontaire, fait par instants une héroine moderne. Elle aurait pu l'être davantage sans les affectations de Michèle Mercier renvoyant trop souvent son personnage à une expression romanesque surannée. Le féminisme ne s'est encore pas totalement imposé au cinéma.
La saga Angélique (1964-1968) réalisée par Bernard Borderie est une adaptation cinématographique de la série de romans historiques écrite par Anne Golon à partir des années 1950. *** Charme, douceur et sensualité s’entremêlent autour de l’envoûtante Angélique, dont l’image filmique semble immortalisée sous les traits de la belle Michèle Mercier, accompagnée par des acteurs charismatiques tels que Robert Hossein et Jean Rochefort. Le bal passionné entre romance, Histoire et aventure entraîne le spectateur dans un univers poétique, pittoresque, romantique, tout aussi cruel et sauvage. Ce mélange judicieux assure au fond, éloigné du simple récit à l’eau de rose, une couleur authentique. La chute de chaque épisode, attise la curiosité du public, l’invitant à poursuivre le tumultueux voyage aux côtés d’attachants personnages au destin souvent tragique. L’élégance à toute épreuve de ces derniers est, cela dit en passant, à souligner. Les costumes somptueux -notamment les robes- l’atmosphère douce-amère, les décors champêtres ou les vastes étendues offrent, de surcroit, un spectacle inoubliable aux amoureux du genre. ** Le temps a malheureusement fait son œuvre. L’esthétique visuelle et la bande sonore des différents films s’en trouvent dépassées, bien que parfaitement adaptées à l’époque de réalisation. Par ailleurs, si le jeu caricatural des comédiens, les scènes érotiques excessivement pudiques, le manque de rythme dans l’action, de réalisme dans l’élaboration des combats ou de dynamisme dans les mouvements de caméra peuvent déstabiliser les jeunes générations, la beauté de la saga n’en demeure pas moins intacte, éternelle, intouchable. L’érotisme – concernant principalement la nudité féminine et masculine – est effectivement bridé au profit d’une pudeur certes louable, puisque pure, sensuelle, élégante, mais étonnante au regard du paradoxe crée au niveau de la violence physique affichée lors de quelques épisodes de viol, par exemple. Concernant les vrais points problématiques, il est bon d’évoquer les relations entre les différents protagonistes qui, à l’image de certains passages, manquent cruellement de profondeur. L’émotion s’en trouve automatiquement amoindrie. En ce sens, l’idylle entre Jeoffrey de Peyrac et Angélique n’exhale pas l’intensité espérée légitimement et la fin de leur épopée, plus que décevante, ne présente rien de palpitant, piquant, percutant. Unanimement désirée, convoitée, aimée, la parfaite jeune femme, dévoilée dans toute sa splendeur, serait toutefois à même de créer des complexes féminins auprès de ses spectatrices, tant l’adoration de la gent masculin à son égard détonne avec la réalité du monde de la séduction. *** Cette saga, bien que romancée à souhait, se savoure le temps d’un rêve, à condition d’être sensible au registre, mais aussi à la singularité des œuvres passées.
Super ! Vraiment je suis fan de Angélique ! Avec sa beauté et son caractère bien trempé ! Bravo Michelle Mercier ! Robert Hossein alias Joeffrey, malgré sa laideur nous fait toute craquer ! Et je suis fan de Desgrez !
Gros succès dans les 60's, la franchise "Angélique" a produit pas moins de 5 films, où l'on suit les aventures politico-sentimentales d'une jeune femme convoitée de tous. Dans ce premier volet, Angélique rencontre son époux, et tombe amoureuse de cette homme à l'allure repoussante, pour ensuite être mêlée à un complot royal. Le succès du film tient probablement surtout du charme de Michelle Mercier et du charisme de Robert Hossein, tant le reste laisse à désirer. Au moment où les films de cape et d'épée cartonnent, "Angélique, marquise des anges" manque en effet cruellement de panache, et a tendance à traîner en longueur, avec plusieurs passages très roses bonbon. Si le scénario propose quelques idées intéressantes (un procès de l'époque, une fin pas vraiment conformiste), on y trouve aussi des maladresses, et des moments naïfs ou parfois proches de la parodie. En somme, cet "Angélique" est assez moyen.
Qui ne connaît pas "Angélique,marquise des anges"(1964)?Personne.Melange de film de cape et d'epee,de film historique,d'aventure ou encore de romance,il s'adressait surtout à un public féminin très fleur bleue.Rien n'a changé de ce côté la.C'est très cul cul la praline,avec une mise en scène très théâtrale,des décors en carton-pâte,et des intrigues de cour secondaires.Meme si en creusant un peu,on peut y voir une quasi-parodie des mœurs en vigueur sous l'époque de Louis XIV.Immortelle Angéliques,Michèle Mercier fait tourner les têtes des hommes,et apprend durement à devenir adulte.Tout cela est très désuet et pénible à regarder,et en plus cela deviendra une saga feuilletonesque de 5 épisodes!
Il n'y a pas à proprement parler une réelle intrigue, c'est plutôt long et sans rythme. Pas d'aventures et un manque de panache flagrant. Angélique marquise des anges m' a déçu.
Pour inaugurer la série des « Angélique » Borderie a mis le paquet. Décors et casting qui respirent le budget conséquent, Rochefort et Hossein au top et la belle et pulpeuse Michèle Mercier un peu moins mauvaise que d’habitude, dans ce qui deviendra le rôle de sa vie (bien que sexuellement moins ambiguë que dans le livre). En ajoutant des seconds rôles convaincants, Jean Topart en tête, des dialogues de bon niveau de Daniel Boulanger et une photographie de bonne facture d’Henri Persin, ce premier opus se laisse voir sans problème, même, il faut bien l’avouer, l’adaptation d’un roman très moyen est sauvée par la précision d’un script très travaillé. De plus, la construction scénaristique permet d’amener habilement une fin (entièrement inventée par rapport au roman) à la fois inattendue et chargée d’une émotion qui faisait quelque peu défaut jusqu’alors (un comble pour une romance). Toutes ces qualités ne seront qu’inégalement réunies sans les films suivants. « Angélique, Marquise des Anges » est une réussite, surtout au vu du matériel de départ, énorme succès en librairie auprès du public féminin.
Angélique, marquise des anges s’offre à nous comme une relecture de La Belle et la Bête, conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, puisque la thématique spoiler: du mariage arrangé ouvre sur la monstruosité de l’époux inconnu dont la prétendue laideur physique et morale (physiognomonie) disparaîtra à mesure que ses manières de gentilhomme se révèleront, que l’amour l’unira à sa dame. Le travail du cadrage veille ainsi à unir ou désunir les personnages par leurs profils : quand surgit la balafre surgit ce sentiment d’étrangeté à l’origine d’un autre sentiment, éprouvé par Angélique, la révolte contre l’ordre établi et pour la liberté. L’intelligence du film tient alors à ne jamais enlaidir Robert Hossein, à refuser d’ailleurs une vieillesse qu’imposaient les livres ici adaptés : sa beauté naturelle nous séduit mais n’est perçue par son épouse qu’au moment où elle commence à l’aimer. La thématique de l’alchimie s’avère elle aussi digne d’intérêt : d’abord associée à la noirceur de Jeoffrey de Peyrac, elle évolue en motif de marginalité et de modernité au contact d’une femme qui y perçoit une variation autour de son propre combat pour l’indépendance. spoiler: Nul hasard si le comte finira pirate…
Malgré des lourdeurs démonstratives, à l’instar de la séquence de la statue, le long métrage de Bernard Borderie se (re)découvre avec un plaisir véritable et invente un nouveau type de femme fatale : Angélique prend conscience des pouvoirs séducteurs exercés par sa beauté mais les subordonne à l’usage de sa raison, soucieuse de conserver sa superbe et sa dignité – en cela, elle oscille entre le statut d’allégorie, explicité par ladite séquence, et celui de personne pour laquelle la féminité représente une lutte de chaque instant. Michèle Mercier l’incarne à la perfection.
Un film plutôt décevant et desaccordé, l'évolution des personnages est un peu confuse et le scénario nous perd un peu. De beaux décors et costumes ravivent un peu cette œuvre
Ce premier volet de la saga 'cucul la praline' la plus connue au monde en France est de loin le meilleur des 5. OK, une histoire vraiment roman-photo d'époque, avec des acteurs qui se débrouillent plutôt pas mal dans leurs rôles de jeunes-premiers-qui-s'aiment-mais-que-tout-séparent, mais l'ensemble est quand même atrocement niais et daté. Je pense qu'on a trop surestimé la réussite de ces films, mais ce premier volet reste gentillet, sympatoche, sans plus. Si seulement il n'y en avait eu que deux, au pire, de ces 'Angélique'...
Très déçue par ce film... et apparemment c'est le meilleur de la saga, ce qui ne me motive pas du tout pour voir la suite, donc je crois que je vais m'arrêter là. "Angélique Marquise des Anges" ne brille que par la présence de la sublime Michèle Mercier, une des plus belles créatures du cinéma français. Donc je ne mets qu'une étoile.