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DanDan
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4,5
Publiée le 28 novembre 2021
Classique des classiques western spaghetti souvent imité jamais égalé. Western favori de Quentin Tarantino on comprend pourquoi celui qui lui a inspiré Django Unchained avec Jamie Fox et Leo Di Caprio...Franck Nero dans ce classique western est superbe avec des beaux yeux bleus italiens en close up..La ville pleine de boue est un aussi très bien cinématographique... À voir ou revoir avec nouvelle copie 4K a ne pas manquer !!
Django surprend en ce que son esprit parodique des westerns américains joue moins la carte de l’humour type pochade que celle de la cruauté âpre et douloureuse : une femme fouettée ouvre le long métrage et annonce une série de sévices, des fusillades massives aux mains écrasées qui n’empêcheront pourtant pas notre héros de s’en tirer avec les honneurs. Sergio Corbucci, incapable de la moindre subtilité ni dans l’écriture de ses personnages ni dans celle de ses dialogues, suit moins un scénario qu’une errance faite de rencontres successives : la trajectoire suivie est celle, individuelle, de la cupidité, transformant Django en un voleur soucieux de sa propre jouissance. Nul hasard, par conséquent, s’il traîne toujours derrière lui un cercueil, image mémorable et significative en ce qu’elle fait constamment planer sur lui la menace d’une disparition : il est un antihéros, sale, guère agréable et peu causant, à rapprocher d’un Clint Eastwood qui, à la même époque, aimait jouer les bougons. Ni tout à fait humain, ni totalement mort. Un macchabé attiré par l’or, à l’image des sols boueux et vaseux qui font pousser une géniture malade. La musique signée Luis Bacalov achève de conférer au film des allures de légende, que Quentin Tarantino transcendera avec son Django Unchained (2012), hommage brillant qui dépasse l’œuvre investie.
"Django" débute par une sublime introduction musicale où Franco Nero avance dans la nature américaine en traînant un cercueil derrière lui. On reconnaît immédiatement que Tarantino s'en est grandement inspiré pour le début de son "Django Unchained". Ce Django est énigmatique, que peut-il bien cacher dans ce cercueil? Pourquoi a-t-il sauvé cette femme des mains de bandits? Et que vient-il faire dans cette ville aux chemins boueux et déserts? Le mystère ne dure pas bien longtemps et certaines fusillades nous font comprendre petit à petit ce qu'est venu chercher Django. D'ailleurs, ces scènes de gunfight sont très esthétiques et sanglantes. Je crois que Corbucci a compris que le western spaghetti avait besoin de bolognaise! C'est vraiment une énorme référence pour Tarantino qui a repris énormément de choses pour ses films notamment une ville aux chemins très boueux, des sacs sur la tête des brigands en guise de cagoules dans "Django Unchained" ou encore la scène de l'oreille coupée dans "Reservoir Dogs". Un western fun, sans temps mort et avec beaucoup de sauce tomate.
Avec Django (1966), on est clairement dans les prémices de ce qui deviendra le « western spaghetti ». Sergio Corbucci y réalise un brillant western, âpre et sans concession, à travers lequel on découvre un personnage qui sort des sentiers battus.
On y fait la rencontre d’un vagabond solitaire (jusqu’ici, rien de bien original). Django est un officier nordiste qui traverse le désert et ne passe guère inaperçu puisque ce dernier traîne derrière lui un cercueil (sans que personne ne connaissance ce qu’il renferme). En arrivant dans une petite ville à la frontière mexicaine, il va se retrouver confronter entre deux bandes rivales (d’un côté, un américain raciste et de l’autre, un mexicain révolutionnaire).
Sergio Corbucci détone d’entrée de jeu, en réalisant un western à la violence sidérale (le film fut d’ailleurs l’un des tout premier western à être interdit aux moins de 18ans dans certains pays). Une ambiance macabre et noire, excessive et baroque, sublimée par la présence d’un magnifique Franco Nero aux yeux bleus azur qui capte notre regard.
Avec près de 10 films à son actif, c’est pourtant avec celui-là que Franco Nero se fera connaître du grand public, dans ce rôle de cowboy solitaire, dégainant en une fraction de seconde une mitraillette qu’il cachait dans son cercueil.
Le film alterne habilement le fantastique & l’humour, avec une pointe de politique et une bonne dose de cruauté. Du cinéma Bis pur et dur pour un western crépusculaire violent et captivant.
A noter que suite au succès du film, de nombreuses fausses suites (ou imitations) virent le jour, mais il n’y a qu’une seule & véritable suite, il s’agit de Django 2 : Le grand retour (1987), toujours interprété par Franco Nero.
Reign Hard. Il ya 20.000 bonnes raisons de se plonger dans ce Django. Au générique, on trouve plusieurs références du bis italien : les frères Corbucci avec Serbio le B et Bruno le Z sont au scénario et Sergio est à la réalisation. En assistant réalisateur, on retrouve Ruggero Deodato, figure du giallo et du film de cannibales. Le pitch est assez simple et surtout assez lacunaire pour ne pas s’encombrer d’éventuelles incohérences. Django est un type ténébreux qui se promène avec un cercueil. Il débarque dans une bourgade où fait rage la guerre entre les sudistes amerloques et des révolutionnaires mexicains. Au milieu de tout ça, Django va semer la mort comme une sorte de Lucky Luke de l’enfer. Tous les ingrédients du culte sont là. Franco Nero a cette gueule d’ange qui rappellerait celle d’Eastwood, peu bavard. Loredana Nusciak campe à la perfection ce rôle de femme outragée mais pas sans défense. En vérité, c’est le déferlement de violence qui surprend, surtout si on replace le film dans son contexte de 1966. On compte les morts par dizaines et l’intervention de la gatling planquée est une idée absolument géniale qui sera d’ailleurs reprise par Roberto Rodriguez dans Desperado. On comprend également pourquoi Tarantino s’est largement inspiré de Django. Ce film propose une violence graphique très proche de ce que proposera Tarantino plus tard, cette alternance de calme et de tempêtes dévastatrices. Et tout ça est emballé dans un récit concis et efficace. En bref, du culte et rien que du culte dont chaque scène apporte son lot de surprises et de coups de poings dans la face. Vivement conseillé donc, y compris pour celui qui n’aimerait pas le western.
Quelle claque ! Film très impressionnant, assez grandiose, beaux décors, musique exceptionnelle, photographie majestueuse, quel film ! Les scènes de fusillade sont montés avec talent, le duel de fin qui n'est pas un duel en soi, et aussi une parfaite conclusion. Les personnages sont très cools, Django est très appréciable car puissant, l'antagoniste semble faible mais impressionne quand il est accompagné, et le film a un vrai revirement à la fin qui m'a vraiment fait douter de la victoire de Django, et j'ai sincèrement pensé jusqu'à la dernière minute que Django se ferait tuer. Le film est très efficace, très bref, ce qui le rend extrêmement plaisant à voir. Le contexte de Guerre de Sécession est intéressant, et le film montre très bien les rivalités entre Américains et Mexicains. Bref, pas grand chose à dire sur ce film, tellement je l'ai trouvé parfait en tout point. Je constate maintenant l'influence qu'à eu ce film sur Tarantino, de l'oreille coupée de Reservoir Dogs au film Django Unchained, son cinéma a donc énormément puisé dans celui de Corbucci, vu que Les Huit Salopards est grandement inspiré de son Grand Silence. Ce film a aussi influencé le jeu vidéo Red Dead Redemption, l'invasion du fort dans Django est identique à celle du Fort Mercer dans Red Dead Redemption.
Django est irréprochable, Django traine son cercueil irrésistible, Django one-man-show, Django ouhouyou !!!! C'est un Western plat de spaghetti très comestible, fourchette dangereuse ne vas pas aller avec le dos de la cuillère, une rixe entre bandits mexicains et gringos yankees. Une réalisation presque fantastique sur le chemin des sables mouvants, c'est simplement du cinéma tout ça. Le super cow-boy héros mystère n'a plus secret à cacher, dénouement dévoilé et opération entamée pour le mitrailleur.
« Django » est un petit western spaghetti, aujourd'hui totalement oublié, sorti en 1966 sous l'impulsion du réalisateur italien Sergio Corbucci. Comme tous ses congénères de l'époque, ce film se démarque des western US par une violence exacerbée et par une vision plutôt caricaturale du grand ouest américain. Ici, il est évident que le réalisateur a voulu copier le grand Sergio Leone en confiant son premier rôle à un acteur qui ressemble étrangement à l'acteur Clint Eastwood. Il appuie encore cette ressemblance en usant et abusant des gros plans sur son visage et d'une lenteur narrative très symptomatique du genre et de l'époque. Pour autant, le film se suit sans aucun ennui et ne manque ni de charme, ni d'intérêt. C'est donc plutôt une bonne nouvelle que Quentin Tarantino l'ait fait ressortir des limbes cinématographiques après la sortie de son propre « Django unchained »
Corbucci n'est pas le meilleur des "trois Sergio" en terme de mise en scène . Zooms maladroits , montages ou sonorisation approximatifs ... Mais le film s'attache tellement à démonter les mythes du western américain et il le fait avec une telle inventivité , souvent improvisée , qu'on ne peut qu'être conquis : le justicier solitaire trainant son cercueil , la ville embourbée , la violence gratuite et sèche , les girls de saloon laides , outrées et alcooliques , le refus de cantonner les Mexicains à un arrière-plan ( sans leur faire de cadeaux non plus ) ....Le jeu de miroir permanent avec le cinéma de Leone n'est pas le moindre plaisir du film qui n'a certes pas le lyrisme du Maître mais une ironie distanciée , une spontanéité qui en font un classique mérité du western malgré ses défauts formels .
Plutôt décevant, que ce soit pour les mordus de musique, pour les passionnés de culture tsigane ou même pour ceux qui veulent mieux comprendre l’ambiance sous l’occupation…
Si le film n’emballe pas c’est sans doute avant tout parce que Django Reinhardt, tel qu’il est montré, est lui-même décevant : peu concerné par la persécution de ses congénères par les nazis, volage, inconséquent…
C’est pourtant bien joué, Reda Kateb réussit à incarner le grand homme, certes descendu tout en bas de son piédestal, et Cécile de France est parfaitement agaçante dans son rôle de pasionaria femme fatale agaçante.
Sans égaler Le grand silence, le chef d'oeuvre de Sergio Corbucci, Django fait partie des classiques du western italien. Les personnages sont stéréotypés, les situations et les fusillades convenues, mais les images et la musique sont parfois d'une rare beauté, telle l'arrivée des fiers cavaliers mexicains dans le village, avec en fond sonore une sorte de mix de la Cucarracha que ne renierait pas Ennio Morricone. L'ambiance du saloon, avec ses femmes lourdement fardées qui semblent sortir d'un film de Fellini vaut aussi le détour. Franco Nero est superbe, quasiment hiératique et plus mystérieux que Clint Eastwood himself. On ne se lasse pas de la scène d'ouverture quand il apparait en traînant un cercueil dans la boue. Pure jubilation, à part l'attaque du fort, beaucoup trop longue. On comprend que ce film ait pu fasciner Tarantino.
Ce western est un bon divertissement. Franco Nero, ce cow-boy solitaire et sauvage aux yeux bleus, sauvant une prostitué incarne parfaitement son rôle. De l'action, des fusillades, de la violence et une bonne dose d'humour. Des paysages toujours aussi superbe et une excellente musique de Luis Bacalov. Très bon film
Sous de faux airs de western classique presque conformiste, une oeuvre qui, à l'instar du "Grand Silence", se révèle être une perle de noirceur et de violence qui détourne brillamment les codes inhérents au genre, brouillant les limites de la moralité. Malgré des dialogues d'apparence simplistes, un film qui prend aux tripes, plus profond qu'il n'y parait. Quelques passages assez sauvages, marquants, impitoyables. Sacrément bon.
Bien avant Quentin Tarantino, il y eut Sergio Corbucci. Dès sa sortie en 1966, "Django" se dota de la réputation d'être l'un des westerns spaghetti les plus violents jamais tournés. Inspiré de Reinhardt, un personnage culte apparaît alors ; celui de Django, trainassant son mystérieux cercueil dans une ville fantôme, où se massacrent allègrement mexicains et confédérés encagoulés, lorgnant du côté du Klux Klux Klan. n'atteint pas le degré d'écriture d'un Sergio Leone ; on y dénombre moins de situations et dialogues mordants. Mais "Django" mérite pourtant d'être vu, en tant que pièce essentielle du western spaghetti italien, joyeux massacre parvenant même à toucher, de temps à autre, des instants de lyrisme. On peine aujourd'hui à mesurer l'influence du film ; durant les années qui suivirent sa sortie, 43 autres films porteront le nom de Django. Un personnage néanmoins indissociable de son premier et plus célèbre interprète, Franco Nero. À découvrir !