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cris11
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4,0
Publiée le 10 février 2012
Josey Wales est un très bon western avec un personnage charismatique guidé par la vengeance incarné comme d'habitude avec brio par Clint Eastwood. Au niveau de l'ambiance, c'est très sombre, comme la plupart des western réalisés par Eastwood.
Pour sa cinquième réalisation, Clint Eastwood n'est pas à son meilleur niveau. Déjà, pour un western, la mise en scène des fusillades est d'un ridicule (pour preuve : la dernière fusillade : spoiler: Eastwood assis par terre se met à tuer sans se faire tirer dessus alors que la dizaine de cavaliers qui s'opposent à lui ne sont pas à 5m)
C'est brouillon : Eastwood mélange nordistes, sudistes, fermiers, miliciens, indiens de moultes peuples différents, chasseurs de primes, chercheurs d'or (ah non eux ont disparu mais la cité minière désertée suite à un filon à sec, a encore 5 pellos dans son saloon lui aussi à sec de tout alcool. Mais ces pellos dont le barman et l'habituelle femme de mauvaise compagnie sont encore présent dans cette ville abandonnée : la aussi c'est d'un ridicule) A sa sortie, ce western était peut-être le haut du panier mais plus de 40 ans plus tard, cela a très mal vieilli.
Très bon film de Clint Eastwood (en tant qu'acteur et réalisateur) injustement peu connu ! Le scénario est très prenant, les interprétations des acteurs sont très bonnes, la photographie est soignée... De plus, dans ce film Clint est incroyablement charismatique. Bref, 'Josey Wales hors la loi' est un excellent western (un brin inspirées des westerns spaghettis) qui mériterait d'être plus connu, et où Eastwood démontre une fois de plus sa virtuosité devant et derrière la caméra. A voir !!!
On sent la griffe de Clint Eastwood, avec le côté romantique, larmoyant et les dialogues bon enfant par moment. Un bon film mais ça sent peut-être un peu trop les années 70, dans le sens où la musique est quasi omniprésente. Ce n'est pas nécessaire dans un western d'en avoir autant. Et la blonde a une coupe à la Abba, pas nécessaire non plus ! Dans l'ensemble c'est du grand spectacle, avec beaucoup d'apparitions d'Indiens, j'ai trouvé ça génial.
Parmi les westerns de Clint Eastwood, Josey Wales est celui qui m’a le plus déçu. Je ne dis pas que je n’ai pas aimé le film, au contraire, je l’ai apprécié, mais je m’attendais à quelque chose d’encore meilleur. Parmi ses réalisations de westerns, j’ai par exemple préféré Pale Rider et Impitoyable. Le personnage de Clint Eastwood est mémorable, comme tous les personnages qu’il a incarnés. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de Sondra Locke, qui est à mon sens une mauvaise comédienne. Que ce soit ici ou dans d’autres films, son jeu ne m’a jamais convaincu. Et concernant le rôle joué par Chief Dan George, je ne le trouve pas assez sérieux. C’est vraiment le side-kick placé là pour mettre une touche d’humour au film, dont on se serait passé. Bref, Josey Wales est un sympathique western, mais pas le meilleur qu’il m’ait été donné de voir.
Un chef d'oeuvre. L'un des meilleurs westerns du légendaire Clint Eastwood. Avec la participation exceptionnelle de son fils qui joue le fils du hors-la-loi mais non crédité au générique. Aussi brutal que son western Impitoyable. Il y a une suite en 1986 The Return of Josey Wales.
Un film encore influencé (dans le traitement de la violence) par Siegel et Peckinpah, mais on sent déjà l'empreinte que Clint Eastwood veut marquer dans le cinéma américain pour afficher sa différence. Pour la première fois, Eastwood prend le contre-pied humaniste des années 70 pour remettre l'homme à sa vraie place, un animal domestiqué parfois dépassé par les errances de sa bestialité. Au contraire du héros d'Impitoyable, revenu de tout, droit dans ses bottes et cependant terriblement humain, Wales fait figure ici "pendant", héros à la dérive dominé par la violence qui l'habite. Ici, la rédemption se trouve au bout du chemin quand William Munny sait depuis longtemps qu'elle lui sera refusée...
Western par Eastwood, pour Eastwood, version 2.0. Après l'Homme des hautes plaines, film vengeur réussi bien qu'académique, voici The outlaw Josey Wales, en lequel Clint essaye d'apporter un peu plus qu'un personnage badass, des répliques cultes et des paysages ouest-américains. Si tout ceci ne manque pas à l'appel, Josey Wales et son histoire jouissent en effet d'une portée humaniste non négligeable et très appréciable, comme un pied-de-nez à l'Histoire, la vraie, et la bêtise humaine qui entraîne sans cesse son indécrottable auteur vers le déchirement et la désunion. Ce second western est donc doté de personnages toujours bien composés, d'une élégance qui doit beaucoup à une mise en scène inspirée, et d'une ligne de conduite claire. Du cinéma récital, droit dans ses bottes, qui ne m'a pas fait décoller, mais qui sait où il va, et qui pue la maîtrise. "Attention, il va cracher".
Après avoir incarné à plusieurs reprises un homme sans nom, Clint Eastwood revient avec "Josey Wales hors-la-loi" dans le genre du western avec cette fois-ci un personnage qui a bien un nom et un background : vers la fin de la guerre de Sécession, honnête fermier du Missouri, Josey Wales voit un jour sa maison brûlée et sa famille massacrée par des irréguliers nordistes du Kansas. Peu après, il va rejoindre une bande de partisans sudistes, qui vont finir par se rendre une fois le Sud vaincu, ce que Wales refusera, quitte à voir sa tête mise à prix. Cette reddition était en fait un piège et voyant ses camarades se faire fusiller, il va décider de se réfugier à côté du Texas où il sera en sécurité et éliminera sur sa route tous ceux qui veulent toucher la prime pour sa tête.. Ce film comporte les principaux éléments du western traditionnel (héros taciturne à la gâchette fatale, indiens, chasseurs de primes, ...) mais les détourne sous certains aspects (le héros est ici en quête de vengeance, les nordistes sont présentés comme de fourbes hypocrites, ...) pour rendre au final un portrait contrasté de l'Amérique en fin de guerre de Sécession. Sans être aussi noir que son précédent western "L'homme des hautes plaines", celui-ci comporte tout de même son lot de violence : viols, personnages aveuglés par l'appât du gain et traîtrises sont de la partie, ce qui fait au final de "Josey Wales" un western baroque portant une vraie réflexion sur la violence. Les thèmes phares de la filmographie d'Eastwood sont là : héros aux multiples visages, sens de la famille et traces laissées par l'histoire de l'Amérique spoiler: (le film se termine sur la réplique "Nous sommes tous un peu mort dans cette guerre", sachant qu'il a été tourné un an après la fin de la guerre du Vietnam) . L'histoire de ce Josey Wales a par ailleurs des allures de parcours initiatique : pourchassé par son destin tragique, le personnage d'Eastwood rencontrera sur sa route diverses personnes qui petit à petit l'aideront à se reconstruire là où jusqu'alors il n'était qu'un cow-boy mystérieux seulement de passage.. Un grand western, qui porte un regard optimiste sur un pays et un homme en quête de paix.
Pour son 5ème film en tant que réalisateur, Clint Eastwood s'empare du roman de Forrest Carter (pseudonyme d'un membre du KKK), scénarisé par Philip Kaufman et Sonia Chernus, détaillant ce que le cinéma hollywoodien a trop souvent occulté jusque là (nous sommes en 1976) : la sauvagerie des bandes non officielles sous pavillon yankee durant la Guerre de Sécession et la noblesse des peuples natifs. Si Clint Eastwood ignorait la personnalité suprémaciste et ségrégationniste du romancier en achetant les droits de son roman, on reconnaît néanmoins chez l'un et l'autre la haine profonde pour tout ce qui représente l'autorité fédérale. Dans les faits, les bandes non officielles sudistes étaient aussi réputées pour leur sauvagerie et leur exactions.
Ceci étant posé, l'histoire nous emmène sur le sillage de Josey Wales, pourchassé par une bande de Red Legs nordistes et son ancien chef sudiste, entrainant dans sa cavale en forme de road movie Chief Dan George (Lord Watie) vieux chef indien, Little Moonlight (Geraldine Keames) une jeune squaw, Grand-Mère Sarah (Paula Trueman) et Laura Lee (Sondra Locke) rescapées d'un raid de comancheros, d'anciens mineurs sans emploi et un chien.
Tout l'intérêt de l'oeuvre, outre la traque, la vengeance et l'humour un rien décalé, réside dans cette galerie de personnages truculents, comme une fresque humaine de l'immédiat après-guerre, dans une nation en (re-)construction qui va seulement commencer son grand bond vers l'Ouest.
Une vengeance picaresque au cours de laquelle Eastwood revisite tous les poncifs du genre. Ce pourrait être gavant, c'est juste un peu longuet, ça n'a rien de transcendant et ça reste dans la tradition des "westerns classiques" mais le spectacle est au rendez-vous et il est loin d'être mauvais. Mieux que "l'homme des hautes plaines", mais bien inférieur au chef d'œuvre que sera "Impitoyable"
En 1976, Clint Eastwood signe un western classique basé sur le traditionnel justicier solitaire habité par une vengeance implacable. Le réalisateur interprète lui-même cet homme taiseux et brutal mais finalement plus complexe et ambigu qu’il n’y parait à prime abord. Dans sa quête de châtiment, il rencontre une galerie de personnages (indiens persécutés, colons isolés, etc.) tous plus démunis que lui. C’est l’exploration de ces différents thèmes qui confère à ce long-métrage une certaine qualité. Bref, malgré son manque d’originalité, ce film, sous son apparente violence, constitue une ode à la fraternité.
The Outlaw Josey Wales offre à Clint Eastwood l’occasion de prouver son talent de metteur en scène par une série d’innovations formelles réjouissantes, depuis ses plans décadrés lors du choc initial qu’emboîte les uns dans les autres un montage au scalpel renvoyant une série de flashs traumatiques, jusqu’à cette liberté tonale qui permet au cinéaste d’enchaîner les pantalonnades rustiques et la cruauté la plus primitive. Et s’il réussit ce savant mélange, c’est au nom d’un amour porté aux acteurs, pour lesquels il compose des personnages singuliers et attachants, à commencer par ce chef indien malicieux ou cette vieille femme incapable de garder pour elle ce qu’elle a sur le cœur. Le long métrage est à l’image de son protagoniste principal : outlaw par excellence, il se saisit d’une représentation du western sans foi ni loi – on est loin des films où les villageois pouvaient compter sur le shérif et ses adjoints, ainsi que sur la dévotion d’une poignée de braves – pour révéler, par les trous que les balles percent dans les corps, des fragments d’humanité enfouis sous les carapaces. Un grand film, tout à la fois aride et chaleureux.