Clint Eastwood et le western, c'est décidément une très belle histoire, cette deuxième réalisation le confirme. Josey Wales hors la loi, contient tous les éléments nécessaire: vengeance, violence, émotion, amitié... Bref, un très bon cru, réalisé par un maitre du genre.
Entre de deux des meilleurs westerns d'Eastwood, L'Homme des Hautes Plaines et Pale Rider, ce film tient mal la comparaison tant il m'a paru beaucoup plus banal. Attention banal pour un Eastwood le met nettement au dessus de la majorité des films du genre. Mais ce Josey Whales manque de cruauté, sans doute aussi d'anti-heroïsme. La mise en scène, un peu moins leonienne déjà, me semble pas encore assez inspirée que dans Pale Rider. Le scénario est sans doute également moins percutant que ses autres westerns. Bref, un peu décevant sans toutefois être raté, Josey Whales aussitôt vu, aussitôt oublié pour moi.
Du grand art, Eastwood en pleine forme nous projette le parcours d'un homme devenu froid et livide emportant avec lui différents "pistoléros" jusqu'a la fin de son périple. Une mélange entre La Tour Sombre et Mad Max. Vraiment une bonne surprise
Après le sublime Homme des hautes plaines, revoici Clint Eastwood dans un western bien différent : fini les westerns-spaghettis et autres films du même genre, Josey Wales raconte l'histoire d'un aventurier vengeur difficilement haineux, un père de famille ravagé par la monstruosité humaine, un homme pourchassé pour être quelqu'un de bon, un homme malchanceux. Située à la fin de la Guerre de Sécession, l'intrigue prend très rapidement forme avec un rythme peut-être inégal mais néanmoins épaulé par une mise en scène soignée, des décors naturels fabuleux et porté par une musique époustouflante... Clint Eastwood campe donc Josey Wales, d'abord un paisible fermier ivre de vengeance qui, au fils des ans, livra à une bataille contre les Nordistes pour ensuite devenir un justicier hors-la-loi recherché de toutes parts, passant du bon au mauvais pour enfin essayer de revenir à cette bonté désormais oubliée. Un bon samaritain solitaire qui tente en vain de renouer une quelconque relation avec n'importe qui. Comme d'habitude, la patte d'Eastwood derrière la caméra se fait ressentir avec ce sang plus proche de la peinture que de l'hémoglobine, ces gros plans tremblotants et cet égocentrisme grandiloquent qui phagocyte la plupart de ses métrages. Il faut en effet savoir qu'à l'origine, le film devait être réalisé par Philip Kaufman mais Eastwood, très (trop ?) impliqué dans le projet, n'a pas aimé le point de vue artistique que prévoyait l'auteur initial. Le principal défaut de ce film pourtant excellent reste donc avant tout l'individualisme de son réalisateur qui se met encore et toujours au premier plan, campant ce héros invincible terriblement attachant... Ceci dit, Eastwood parvient à réaliser avec Josey Wales un excellent western à moitié historique, loin des préjugés, loin des habituels films du genre, avec ce qu'il faut de passages épiques et de scènes truculentes revenant régulièrement dans le métrage (Josey qui crache à longueur de temps, les répliques fumeuses du vieil indien...) pour vivre une incroyable aventure aussi intense que sincère. Un cinquième film réussi donc pour l'acteur-réalisateur qui continue de varier les genres avec une aisance déconcertante.
Un western en forme de ballade, où, sur le fil conducteur d’une vengeance, le personnage principal, Josey Wales, va en rencontrer et croiser beaucoup d’autres, typés et souvent attachants. Les aspects humains sont d’ailleurs bien plus intéressants et réussis que les scènes d’action. Au service de cette ballade, une splendide photographie magnifie la nature et les paysages traversés. Eastwood a réalisé avec ce beau film un western dans l’esprit des grands classiques Américains, agréablement épicé de quelques influences Léoniennes.
Vu le 15/10/2024. Un très bon western d'n de mes acteurs préférés Clint Eastwood qui erstera dans les années et que pourtant je n'avais jamais vu. L'intrique est classique, un fermier Josey Wales veut venger sa famille assassinée par un groupe de brigands nordistes, et durant sa route il va croiser tout un tas de personnages hauts en couleurs: un chef indien très sympa et un peu loufoque par moment Lone Watie (joué par Don George) avec qui les punchlines seront variées, nombreuses et parfaitement bien disposées, une jolie minette un peu simplette Laura Lee (joué par Sondra Locke qui sera la partenaire à la vie de Eastwood), une indienne qui manque d’être violée, une chanteuse de cabaret, une grand-mère un brin xénophobe et un chien qui servira de punching ball à Wales... Bref une bien belle chevauchée dans l'état du Missouri marquée par les nombreux crachats de Wales pour marquer sa maitrise de la situation et son flegme, son art de dégainer à la Lucky Luke, etc... Juste un truc étrange dans ce film c’est que très vite Josey Wales prend une grosse réputation de tueur implacable alors qu'on le voit en début de film manquer plusieurs fois sa cible pourtant inerte, je trouve que sa réputation s'est construite très (trop) rapidement sans que cela soit vraiment justifiée. Pour le reste, le film reste un excellent cru un des meilleurs westerns de l'acteur américain, non seulement par son scénario mais aussi (et surtout) par ses excellentes réparties et traits d'humour qui nous font plusieurs fois sourire
Un Eastwood très personnel par les figures qu'il convoque, du justicier solitaire éloigné de la civilisation et par la-même de la corruption, au thème de la vengeance qui, au long de ce chemin de croix, se transformera peu à peu en création d'une communauté de subsitution, le tout se déroulant dans les grandes plaines de l'Ouest. Techniquement, c'est fluide, malgré quelques maladresses dans la mise en scène, filmé dans des couleurs automnales. Si le personnage de justicier sans peur d'Eastwood a fini par me lasser, les personnages secondaires,notamment l'indien à l'instinct égaré et la grand-mère jouant des armes apportent fantaisie et second degré à ce western violent, sauvage mais capable aussi de tendresse dans sa seconde partie.
Premier grand film d'Eastwood metteur en scène, un western humaniste où le réalisateur s'émancipe enfin de ses influences et aborde les thèmes qui nourriront ses films suivants.
C'est la première fois que je suis déçu par Clint Eastwood en matière de western, mais cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé le film. Le réalisateur a tellement mis la barre haute pour ses 3 autres western qu'on trouve malheureusement Josey Wales décevant. Déjà le début n'est pas du tout prometteur, les évènements sont expédiés bien trop vite, je me suis même demandé si c'était Eastwood qui réalisait le film! La réalisation n'est pas aussi bonne que L'homme des hautes plaines ou Pale Rider, tout comme la mise en scène. Quant au scénario, il est très simple et les rôles secondaires sont intéressants mais ne sont pas aboutis. Même le personnage de Josey Wales n'est pas très abouti. La bande son, très médiocre si l'on compare avec celle des autres western d'Eastwood, est à désirer. Les scènes d'actions ne sont pas très convaincants. Mais ce western se veut différent des autres et on trouve tout de même un petit charme mystérieux qui plane sur le film. Attention, Josey Wales est un bon film très divertissant, mais un western décevant de la part d'Eastwood. De bonnes intentions mais pas d'aboutissement. A voir tout de même.
Un excellant western qui est certes moins crépusculaire qu''Impitoyable" et moins mystérieux que "L'homme des hautes plaines" mais qui parvient néanmoins à trouver une place de choix dans l'immense filmographie de Clint Eastwood. Partant d'une histoire simple ( vengeance classique ), Clint Eastwood parvient à transcender son récit le transformant presque en périple initiatique avec la rencontre de nombreux seconds rôles intéressant. Les paysages sont vraiment somptueux et le message de paix l'emporte au milieu des fusillades.
Rien à voir avec l'homme sans nom cette fois, Eastwood nous prend à contre-pied et rebondit sur la nouvelle tendance américaine à s'auto-flageller, en raison du génocide orchestré sur certains peuples indiens lors de la mythique conquête de l'Ouest (pas une tendance partagée par tout le monde non plus). Aussi Eastwood nous paraît-il opportuniste en diable en s'attaquant à son tour à ce sujet. Pourtant, son film va prendre une tournure assez unique pour l'époque. Plus que la violence sauvage (tout de même bien accentuée dans un premier temps), c'est le message humaniste qui va l'emporter (humaniste mais sans concession, on est chez Eastwood tout de même !). Après avoir fait copain-copain avec un vieil indien (classique comme stéréotype dans les 70'), Wales l'hors-la-loi va voir sa nouvelle petite famille s'agrandir malgré lui, acceptant tous les perdants du grand Ouest (les indiens exploités, les honnêtes colons qui n'auraient rien à faire là, les chiens galeux...). Il va finir par comprendre que, plutôt que de chercher à faire la guerre jusqu'à l'infini à ses ennemis de toujours, il est préférable de se retourner vers sa communauté pour s'occuper de son jardin, tout en vivant en paix avec ses voisins, aussi sauvages soient-ils (qu'ils soient indiens ou représentants de la "civilisation"). Voltaire aurait adoré. Si bien que le film finit par rentrer subtilement dans le rang des plus grands westerns de l'âge d'or d'Hollywood (le film rappelle un peu "La loi du Seigneur", de William Wyler, par moments). Un fleuron du genre désormais.
Eastwood apporte en tant que réalisateur sa griffe clairement établie : western, règlements de compte, courses-poursuites. Il nous prend de haut dès le début lorsqu'il déserte, mais aussi tout le long de son film maîtrisé de bout en bout. Une histoire probable écrite avec pudeur (Philip Kaufman s'en est chargé) et interprétée avec maestria par le grand Clint qui nous fait vibrer à chaque fois qu'il risque sa peau. Avec un final étonnant, Eastwood signe sans doute là un de ses meilleurs films. A ne pas oublier.
Encore un bon western de Clint Eastwood. Il reprend encore un rôle de cavalier vengeur. Celui-ci montre son mécontentement et il est impitoyable envers l'ennemi. Comme dans son précédent western "L'homme des hautes plaines", il y a de belles fusillades. Celles de Josey Wales sont plus longues.
Avec "The outlaw Josey Wales", Eastwood signe un très bon western crépusculaire, contenant pas mal de poésie car utilisant une nature superbe. L'acteur-réalisateur y interprète un homme paisible qui se transforme en vengeur déterminé, ce qui va permettre au film de faire réfléchir sur la vengeance, le fait de se repentir, ou encore l'usage de la violence. De plus, il contient un humour très appréciable, parfois un poil de second degré, et dispose de fusillades bien menées, un brin inspirées des westerns spaghettis. En somme, une réussite artistique de plus pour Eastwood.
Un mix parfait entre le western US et le western spaghetti . Sombre histoire de vengeance , josey Wales se transforme parfois en horde sauvage , les cadavres s'accumulant au fil des minutes ! On retrouve cependant les thèmes cher à eastwood dans ce film faisant parti du gratin de la longue filmographie d'un réalisateur, dernier vestige vivant de l'age d'or de hollywood , celui des john ford ou howard hawks dont il est l'héritier .