457 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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Patjob
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4,5
Publiée le 9 mars 2024
Avec cette fresque sur un épisode peu connu de l’histoire Américaine, Ford nous régale une nouvelle fois de plus de sa mise en scène majestueuse et de superbes plans magnifiquement composés. Cette recherche esthétique, voire symbolique, l’emporte d’ailleurs sur la vérité géographique des faits : pour Ford, l’environnement est une partie intégrante du film, et doit participer à « l’ambiance » des différentes scènes du film. Il ne fait pas que suivre cette pathétique et exemplaire dernière marche du peuple Cheyenne, il en montre aussi les causes et le contexte : les intérêts politiques et économiques du pouvoir des nouveaux maîtres du pays. C’est à un changement de monde que l’on assiste, en même temps qu’à la triste fin d’une civilisation. Une scène tranche avec le ton général du film, et l’on se demande en la voyant (certains y verront une faiblesse ou une concession) ce qu’elle vient faire là, avec ses poncifs, ses héros mythiques et ses facilités. Mais la voix off qui la clôt (« c’est ainsi que se termina la bataille Dodge City ») en souligne son caractère dérisoire par rapport au drame qui se déroule. C’est à une réflexion sur la manière traditionnelle de montrer l’histoire de l’Ouest que le cinéaste nous invite, s’interrogeant lui-même sur ses propres contributions passées à la construction de mythes qui, évitant les questions qui fâchent, privilégiaient le spectacle et le divertissement au détriment des problèmes humains essentiels. Comme le font plusieurs des personnages du film, il se pose la question de la responsabilité individuelle face à des drames collectifs. Si le léger excès de bons sentiments empêche ce « Les Cheyennes » de compter au nombre des plus grand chefs d’œuvre du maître, il est en tout cas un film admirable et mémorable.
Peut-être un des films de Ford les moins connus en France, mais sans doute celui ou il a mis le plus de lui même. Tout ce qu'il avait à coeur de dire sur ce sujet y est contenu. C'est une magnifique épopée extrêmement triste que mon réalisateur préféré a parsemé d'humour pour en atténuer le coté dramatique. Ford ne cherche jamais à se mettre en valeur, il est discret, pudique et infiniment respectueux des plus faibles. Il nous montre aussi l'évolution hyper rapide des émigrés étasuniens à peine remis de leur guerre civile. En dehors de son coté frôlant le burlesque, la séquence de Dogde City est là pour monter ce décalage redhibitoire. J'aime énormément le rôle de Widmark bien que je ne crois pas possible qu'un militaire de son rang et de cette époque, trop proche de la guerre civile, ait en lui autant d'amour pour une quaker et autant d'humanité pour les indiens. Évidemment, les spectateurs qui ne verront de Ford que ce film ne pourront ressentir toute la richesse de cet homme tant l'ennui perçu par beaucoup peut se comprendre. Nous sommes exactement là au moment ou le cinéma rends aux cinéphiles tout le travail qui leur a été nécessaire pour assimiler la mise en scène et les efforts fournis pour passer de certains réalisateurs à d'autres.
Bon western qui rétabli la vérité historique sur les exactions américaine envers les indiens. Belle histoire remplie d'humanité, des paysages splendides. Le film souffre d'un léger manque de rythme dans la seconde partie, en plus le casting est réussi mais pour les seconds rôles (Malden, Stewart et Robinson)
Pour son dernier western (mais pas son dernier film, qui sera en fait Frontière Chinoise), John Ford rend hommage aux Indiens en leur donnant la parole dans Les Cheyennes. C'est une oeuvre audacieuse et une terrible remise en question pour cet homme qui aime son pays... mais son pays quand il suit les idées de Lincoln ("et toi, qu'aurais-tu fait ?"), et non pas quand il se livre à une chasse à l'homme aveugle et absurde, qui peut s'apparenter facilement à un génocide. Le film rappelle les longues traversée du pays de La chevauchée fantastique, du Convoi des braves ou des Cavaliers ; dans le premier, les blancs étaient menacés par les Indiens sur ces terres hostiles et dans le troisième les Nordistes menacés par les Sudistes. Celui-ci se rapproche plus du Convoi des braves, dans lequel des exclus de la société (mormons) cherchaient leur terre promise. Un bel hommage, donc, tardif peut-être, à ceux qui étaient là avant les colonisateurs. Le film est parsemé de grandes figures du cinéma, avec Richard Widmark en tête, mais pas de géants comme Fonda ou Wayne en tête d'affiche. Néanmoins, apparition amusante de James Stewart en Wyatt Earp, en guise d'entracte et d'aparté. Le film est l'un des plus épiques de Ford, avec une mise en scène toujours sublime (à 70 ans), des plans aux couleurs hallucinantes. Un bémol, ce côté grandiose et épique est peut-être trop appuyé, ne permettant pas au spectateur de s'immerger complètement et d'offrir des émotions dignes de La prisonnière du désert, par exemple, auquel il ressemble beaucoup esthétiquement. La voix-off sentencieuse et la musique tonitruante n'arrange pas ce côté pesant du film. De grands moments néanmoins.
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3,0
Publiée le 24 juillet 2010
Son adieu au western, qui allait être aussi bientôt son adieu à la vie, John Ford allait l'accomplir avec la mise en images de cette longue marche des Cheyennes, en 1878, qui quittèrent leurs rèserves de l'Oklahoma pour regagner la terre de leurs ancêtres, dans la règion de Yellowstone! Ford avait aussi dècidè que "Les Cheyennes" s'exprimeraient dans leur propre langue, pour mieux mettre en èvidence ce qu'avaient ètè leurs difficultès de communication! Le cinèaste ne rèussit pas à imposer que le rôle des chefs indiens soit confiè à des...Indiens! Sal Mineo et Ricardo Montalban durent encore se peinturlurer! Dommage! Sur le plan pictural, le film est magnifique parce qu'il a ètè tournè dans des espaces gèographiques qui sont tour à tour dèsertiques, glaciaires ou montagneux! Un hommage mais sans flamme poètique pour ce testament d'un immense rèalisateur! Reste au final une odyssèe tragique avec un casting prestigieux (Richard Widmark, Carroll Baker, Edward G.Robinson, Karl Malden, James Stewart...) et des paysages grandioses...
Pour son dernier western, John Ford s’offre le droit à la transgression politique et déconstruit le genre américain par excellence auquel il a lui-même donné ses lettres de noblesse. Nous ressentons ici l’influence du remarquable The Man Who Shot Liberty Valance, sorti deux ans auparavant, qui représentait déjà la longue errance de la vérité sur le chemin de la légende et des fictions qui l’animent. Cette marche vers la reconnaissance du statut d’être humain des Cheyennes et de leurs terres prend la forme non plus d’un exil contraint, comme le proposait The Grapes of Wrath (1940), mais d’un retour à l’origine, d’une reconquête de la terre natale, mouvement d’autant plus significatif qu’il s’agit pour le cinéaste de se raccorder à ses débuts – la réflexion du visage du ministre dans le portrait d’Abraham Lincoln rappelle The Prisoner of Shark Island (1935) et Young Mr. Lincoln (1939). Le déplacement de population réveille toute une galerie de grotesques américaines, des racistes violents aux alcooliques en passant par la révision des grandes gloires fondatrices, notamment Wyatt Earp et Doc Holliday, fanfarons définis par le poker et les femmes. John Ford confond brillamment les registres, perturbe l’épique teinté de tragique par un segment intermédiaire burlesque durant lequel une « bataille » présumée se réduit à la course d’une cocotte à cloche-pied. Sans oublier la romance, qui encadre le long métrage. L’écart entre la réalité du terrain et les horreurs diffusées par la médias témoigne d’une critique acerbe du journalisme et de la politique, milieux gangrénés par la recherche de profits, à l’instar du magnifique The Last Hurrah (1958). John Ford prend alors le rôle de gardien d’une mémoire qui, certes, ne lui appartient pas mais qu’il se doit d’honorer voire de réhabiliter après des films davantage axés sur les corps de cavalerie : sa parabole emprunte à l’imagerie des camps de concentration nazis, référence que motivent également les nationalités évoquées (allemande, polonaise, française) ; il refuse le manichéisme en construisant des camps en présence fracturés intérieurement et partageant des blessures similaires (celle du pied et de la jambe, par exemple). La clausule orchestre l’harmonie tirée du métissage et de la rencontre avec autrui, avec ce plan grandiose sur un chariot rouge et jaune placé sur le côté droit, le capitaine et l’institutrice quaker au centre, les tipis indiens sur le côté gauche, réunion idéale et acte de foi en l’avenir. Un chef-d’œuvre.
Le dernier western de John Ford et peut-être son plus ambitieux. En adoptant un côté pro-indien (l'un des films précurseurs de cet engagement), Ford tranche radicalement avec le côté manichéen qui régnait dans les précédents westerns et fait adopter un comportement très humain aux indiens, qui ressemblent ainsi aux blancs sur le fait que ceux-ci puissent éprouver des sentiments d'affection mais aussi de jalousie et de rage. Ceci dit le film n'en est pas forcément flamboyant mais assez inégal. L'oeuvre dans sa globalité reste tragique avec cependant de toutes légères pointes d'humour, mais Ford est allé foutre un passage majoritairement comique avec James Stewart qui frôle de près le hors-sujet total. Dans le genre "je te tue un rythme" c'était pas mal joué, même si le passage en lui-même reste très sympathique, je ne vois pas où le réalisateur a voulu en venir. Après d'un point de vue technique c'est du solide. La photographie est sublime et la mise en scène souvent inspirée. Le casting est très bien choisi, les acteurs sont irréprochables. Après ceci dit la BO n'est pas inoubliable, et n'accompagne pas forcément les scènes au moment opportun. Les Cheyennes me laisse au final une impression positive, j'ai passé un bon moment mais ce western manque d'un certain éclat, et reste assez inégal. Un bon western tout de même à l'arrivée, Ford ne s'est pas raté non plus en quittant le genre, pour ce qui constitue un de ses tous derniers films.
Ce film qui s'intéresse à la fameuse tribu des Cheyennes est tout simplement le dernier western réalisé par le mythique John Ford. Et autant dire que le résultat final est vraiment excellent notamment au niveau de la superbe mise en scène de Ford qui nous propose des moments bien marquants, notamment sur celles se situant à Monument Valley. La photographie qui est magnifique rend particulièrement bien honneurs aux très beaux paysages naturels et le prestigieux casting (Richard Widmark, Carroll Baker, Karl Malden ou encore James Stewart sont présents au générique) est très convaincant. Petit reproche tout de même concernant l'histoire qui possède quelques petites longueurs, mais bon ce long-métrage, qui est un très bel hommage fait aux Indiens, se visionne globalement avec plaisir.
Western-testament, western-mot d’excuse, le dernier de John Ford qui s’attache à décrire la réalité du traitement inhumain qu’ont subi les Cheyennes parqués dans un territoire aride sous la surveillance pseudo-humanitaire de la Cavalerie américaine (en réalité leurs rôles sont tenus par des Navajos car il n’en reste pas assez !) Un souci de vérité historique méritoire, une grosse mise en scène, réaliste, une photo impeccable, un effort pour décrire le contexte sociétal… et quelques défauts : c’est trop long avec des scènes inutiles.
Un bon western mais assez inégal. Que vient faire James Stewart dans un rôle comique alors que le film s'apparente plus à la tragédie d'un peuple ? On est hors sujet lors de ses scènes. On retiendra surtout le visuel du film (qui ressemble à la prisionnière du désert) absolument MAGNIFIQUE. Ford filme le désert comme personne, même si l'on aime pas le film on peut se laisser entraîner juste par sa manière de filmer le désert. Le film prend parti pur les indiens, ce qui est assez rare dans le genre et offre une certaine fraîcheur, la mise en scène est inspiré mais ce n'est pas un grand western de par son ryhtme, et ba il lui manque quelque chose pour tutoyer la perfection. Cela dit il reste divertissant et agréable.
Dans son ultime western, John Ford ne pouvait se permettre de négliger le peuple natal de ses terres. «Cheyenne Autumn» (USA, 1964) n’est pas un hommage aux peuples Cheyennes, c’est un témoignage obscure de la nature destructrice des États-Unis. Car si les films fordiens mythifient les guerriers, brandissent les belliqueux, ils décrivent aussi la nature militariste de leur pays et sa propension à se propager par la force. Sans blâmer les États-Unis, Ford réalise une poésie accablée de la disparition latente de son peuple originel. Dans ce film, il est une tribu cheyenne encastrée dans une réserve indienne. Comme le dit un cheyenne : «même les chiens peuvent aller où ils veulent». En même temps que Ford traite de la condition indienne face aux colons, il livre une des ses plus belles œuvres sur la liberté. Lui qui enfouit ses films sous les paysages aux horizons perdus, qui enivre ses plans d’espaces infinis, la liberté semble n’avoir jamais été aussi palpable que lorsqu’elle est conquise par tout un peuple, le plus américain des peuples. L’obstination dont font preuve les membres de cette tribu pour ne pas retourner dans leur réserve est l’illustration de leur farouche volonté. Contre cette volonté vient buter la diabolisation des médias, le racisme des américains vulgaires et la régulation des politiques. Mais nul ne viendra à bout de ses indiens qui sont comme invincibles, non pas par une pirouette du scénario mais grâce à leur indéniable volonté, si authentique qu’elle en convint plus d’un. Or tous ne sont pas convaincus, ainsi le prouve la magnifique scène où une partie des indiens est emprisonnée au Fort après s’être livrée. Le duel qui suivra leur fuite composera l’une des plus belles séquences où les corps gisent morts dans la blanche neige tandis que le directeur du Fort, abasourdi, erre comme un fantôme. Le final s’achève sur un drame, laissant aux Cheyennes le soin de leur destruction. Ford n’en démord pas, autant qu’il aime son pays, il le désole.
Ce western est génial n'ont pas parce que c'est un grand film, mais aussi parce que c'est un film qui réabilite la population indienne. C'est humain, c'est beau et c'est génial...
les cheyennes retrace l'histoire d'un peuple indien qui en a marre d'etre sous la direction des homme blanc et decide de repartir la ou il vienne. ceci etant consideré comme interdit, l'armé se lance a leur trousse, mais les cheyennes sont de redoutable guerrier e font peur. durant leur periple bon nombre de probleme vont arrivé. john ford film les grand espace avec amour, et prend le coté des indien, il montre la cruauté des americain de vouloir controlé tout, au dela de la pensé des autres la scene au fort est incroyable, une scene forte en emotion, ford ne neglige aucun detail de ce magnifique western opposant les cheyennes a l'armé. la prestation de richard widmark est excellente, a noté le petit role d james stewart en wyatt earp
Un très western pro-indien qui malgré un certain didactisme touche par sa très grande sincérité. Les acteurs, en particulier Richard Widmark et Carroll Baker, sont remarquables. Le récit même s'il souffre de quelques longueurs est très rondement mené et John Ford montre une dernière fois pour ce qui est son antépénultième qu'il sait filmer mieux que quiconque les paysages désertiques américains. Mais j'en veux à ce dernier d'avoir insérer une sorte d'intermède quasiment indépendant du reste du film, même si c'est toujours un plaisir pour moi de voir James Stewart. Il l'a sûrement mis dans ce film pour alléger l'ambiance lourde qui y règne mais dans ce cas la ferveur du message en souffre quelque peu. Mais bon comment lui en vouloir totalement puisqu'il a eu le courage de remettre en cause le traitement qu'il a fait de ce noble peuple dans ses précédents westerns en montrant comment celui à dû subir une horrible condition physique et puis surtout comment il a été bafoué dans sa dignité.
Les Cheyennes n'est pas une oeuvre où Ford s'appitoie, il préfère dénoncé le caractère barbare de la fuite vers l'ouest du système éconimique, politique et militaire vers l'ouest. Ford est très critique envers la hiérarchie militaire et son ingérence dans les affaires gouvernementales. Comme d'habitude chez Ford, et en cela il est profodément américain, c'est l'individu qui est du côté du bien. Ce sont les actions individuelles qui ont un sens profond et héroiques. Cet odyssée indien est profondément beau, la description des paysages de l'ouest américain, est maniée d'une main de maître. Ce paysage dissonnant, sauvage, inhospitalier, immense, majestueu, est l'enjeu artistique de l'oeuvre. Il y a une certaine contemplation latente et nostalgique dans l'éxode. La mort est-elle préférable à une vie sans liberté? Diverses communautés peuvent-elles cohabité sur des modes d'existence radicalement différents. Finalement Ford répond que l'immensité du territoire américain le permet mais que ce territoire a un caractère si national que cette cohabitation est difficle et douloureuse. Les Indiens sont-ils une tribut où une Nation? Probablement ont-il les modes de vie d'une tribut mais les modes de penser d'une Nation. C'est pourquoi leur marche est épique, belle et légitime. Ford très bien cerné la dimension artistique de ce peuple emprun d'originalité et de majestée. La scènes du début est à ce titre une perfection de proportion et de cadrage, la tribut au complet est représentée majestueuse, bafouée, terrible et oppressante pour les blans. Une fois encore Ford réalise une oeuvre emprunte d'humanisme où les traditionnalisme absurdes et les nationalismes militaires ruinent la communauté et brisent l'individu. La rebellion de l'individu face à la pensée unqiue est glorifiée et la pression des groupes poltico-sociaux est dénoncée. Malgré quelques légers manquent de densité artistique de temps en temps l'oeuvre reste fondamentale;