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Danny Wilde
133 abonnés
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5,0
Publiée le 4 février 2015
Tirée d'une histoire authentique, cette aventure vise l'univers des camps de prisonniers, les fameux stalag où John Sturges, en bon spécialiste du cinéma d'aventure et d'action, fait preuve de sa solide maîtrise, réunissant une distribution internationale, dont McQueen, Bronson et Coburn qui faisaient déjà partie de ses "7 Mercenaires". La désinvolture affichée par McQueen vis à vis des Allemands est assez réjouissante. Sturges fait partager au spectateur de façon remarquable, les préparatifs, la construction du tunnel, les astuces pour déjouer les Allemands, les rôles définis à chacun des protagonistes, et la mise au point de l'évasion avec toute l'organisation que ça implique. Le récit est bien mené, sans longueurs malgré la durée, rythmé par la musique d'Elmer Bernstein qui décline une marche virile en leitmotiv joué en plusieurs variations. L'humour et l'espoir, la peur et le courage marquent les différentes étapes de cette aventure aux mille péripéties que jouent avec conviction et efficacité les acteurs, et dont le morceau de bravoure célèbre reste la chevauchée motocycliste de Steve McQueen, scène qu'il a exécutée lui-même avec une moto allégée. A l'arrivée, la réussite du film en a fait un triomphe commercial et l'un des plus célèbres films de guerre, où le public se sent immédiatement concerné par le drame et l'héroïsme de ces prisonniers décidés à tout tenter pour s'évader. Du vrai grand spectacle captivant et en même temps un hymne à la liberté.
Tout est mythique dans ce film, même si vous ne l'avez pas vu, vous le connaissez par les nombreuses reprises et références faites dans les films (notamment la version des studios Aardman : Chicken Run !). La musique sifflotante, le plan d'évasion (qui m'aura rendue bien claustrophobe par moments !), le saut en moto de Steve McQueen...on s'en souvient même des années après. Un peu romancé, car en réalité seuls trois prisonniers ont réussi à s'échapper pour de bon, mais il fallait bien augmenter le suspens pour toucher le public. Les répliques cyniques des prisonniers faites aux gardes et supérieurs sont jouissives, et l'on ne peut qu'admirer l'ingéniosité du plan et le courage incroyable des hommes qui l'ont exécuté (étant une reprise du vrai plan). Les décors sont exceptionnellement bons pour l'époque, on évite le carton-pâte et l'effet "confinement studio", comme si l'on savait déjà que ce film allait devenir un grand (très grand) film. Un bel hommage aux hommes qui ont tout tenté pour fuir l'oppression, et à qui l'on doit un magnifique message d'espoir à la fin de cette adaptation. Le terme "culte" est amplement mérité.
je n'ai pas du tout aimé et pour plusieurs raisons. Déjà certains acteurs sont franchement mauvais, notamment l'écossais et le garde allemand. Ensuite, je trouve la mise en scène totalement abérrante. On croirait que la prison chez les nazis, c'est le club med... Je veux bien croire que les pilotes avaient un traitement de faveur, mais y'a des limites à l'adaptation...
C'est du grand cinéma, quand on regarde la qualité des comédiens : McQueen, Coburn, Bronson, Gardner puis Donald Pleasance. C'est un délice de les voir ensemble, surtout dans un grand classique. De l'humour (avec les va et vient de McQeen au frigo), et la célèbre musique du film, le meilleur du genre avec des acteurs splendides et une réalité de l'histoire. Sans oublier la poursuite en moto faite par Steve McQueen lui-même, à voir.
« La grande évasion » est resté un film mythique et la course folle de Steve Mac Queen sur sa moto le long des barbelés de la frontière suisse est encore dans les mémoires à l’époque de sa sortie en 1962 ou dans les dix ans qui ont suivi celle-ci. Aujourd’hui l’exaltation manichéenne du patriotisme et de l’héroïsme collectif qu’il génère peut paraître un peu naïf ou manipulateur après la purge imposée par les, Peckinpah (« Croix de fer », Cimino (« Voyage au bout de l’enfer »), Coppola (« Apocalypse now ») ou De Palma (« Outrages ») dans les années 1970 et 80 qui ont éclairé d’un jour nouveau le comportement de l’homme à la guerre. En 1962, le dernier conflit mondial était encore trop présent dans les mémoires pour que puisse transpirer la moindre introspection alors que les plaies étaient à peine cicatrisées et que chacun pensait à la reconstruction d’abord et à la consommation ensuite. Le grand Stanley Kubrick avait bien essayé de bousculer les consciences en 1957 avec son brûlot incendiaire sur le comportement de l’Etat-Major de l’armée française pendant la Grande Guerre avec « Les sentiers de la gloire » mais la censure l’avait bien vite rappelé à l’ordre. Plutôt qu’un témoignage objectif sur la vie dans les camps de prisonniers, il est préférable de voir « La grande évasion » comme un film d’aventures prenant comme contexte un fait historique réellement avéré, basé sur le récit de Paul Brickhill. Le choix de John Sturges pour réaliser le film, grand spécialiste du western, est sans doute la meilleure illustration de la vocation du film voulue par la United Artists dans la lignée des « Sept mercenaires » immense succès sorti deux ans auparavant et déjà réalisé par Sturges avec certains acteurs (Mc Queen, Coburn, Bronson) déjà présents au générique. A partir de ce postulat initial, John Sturges en professionnel aguerri peut montrer tout son savoir-faire, faisant alterner astucieusement l’aventure collective de ces officiers de tous bords obsédés par l’évasion pour repartir au combat et le comportement individuel du héros solitaire personnifier par Steve Mac Queen qui depuis « Les sept mercenaires » est la star qu’il faut pousser en avant. On se passionne pour la mécanique de précision montée par le commandant Roger Bartlett (Richard Attenborough) pour creuser simultanément trois tunnels même si on est souvent surpris par la bienveillance passive des gardes allemands. Les allers et retours de Steve Mac Queen au « frigo » rythme de manière cocasse la vie du camp et la forte tête finira par rejoindre la formidable entreprise tentée par Roger Bartlett. La bonne humeur qui se dégage tout au long des préparatifs nous fait perdre conscience des réels enjeux qui se trame derrière cette tentative mais Sturges dans un final remarquable nous ramène brutalement à la triste réalité de ce qu’est réellement une guerre. Inutile de préciser que « La grande évasion » est un film d’hommes, aucune femme n’apparaissant sur l’écran au long des trois heures que dure le film.
John Sturges a toujours été rempli de bonnes intentions et du souci de bien faire, mais il n'a jamais été un très grand réalisateur. Dans son soucis de faire du spectaculaire, il en oublie le réalisme spoiler: (comment un officier de l'aviation britannique pourrait-il être quasiment aveugle ?) Et puis cette unanimité dans le camp est touchante : pas d'opposition, pas d'espion, pas de mouchard… Et puis trop c'est trop on trouve tout dans ce camp de prisonniers, ce n'est plus un camp, c'est un super marché !) Alors d'accord on fait avec mais qu'on arrête de nous bassiner en nous disant que c'est inspiré d'une histoire vraie par ce que dans cette affirmation le seul mot important c'est justement "inspiré". Billy Wilder dans Stalag 17 avait remarquablement saisi la condition des prisonniers de guerre dans sa sordide réalité, Sturges lui s'amuse. Il nous faut aussi parler des longueurs : cette longue et pénible spoiler: scène de distillation et de distribution d'alcool de patates sert à quoi ? Alors prenons le film comme un spectacle, et vu comme ça, ça fonctionne d'autant que la dernière partie qui constitue une rupture de rythme est passionnante à souhait. La grande évasion reste un grand film mais ne peut mériter le qualificatif de chef d'œuvre.
Le producteur-réalisateur John Sturges a adapté le roman éponyme de Paul Brickhill de 1950 avec un casting légendaire, et de la pudeur, pour reconstituer l'évasion massive de 1944 du camp de prisonniers de guerre nazi Stalag Luft III. Et, ainsi, rendre hommage aux spoiler: cinquante hommes assassinés par Hitler et la Gestapo après que tous les prisonniers de guerre alliés, sauf trois, aient été repris .
Un livre et un film qui témoignent du sacrifice d'une génération pour libérer le monde du joug nazi.
A une époque où nous assistons à nouveau à la montée des extrêmes politiques – comme dans les années 1930 – des ouvrages aussi essentiels devraient faire partie du programme de nos écoles, afin d’honorer la promesse du procès de Nuremberg : « Plus jamais ça ! »
Un casting légendaire pour porter ce magnifique film de guerre qui spoiler: ne finit pas bien - pas pour tout le monde en tout cas : quelques-uns réussissent, d'autres reviennent au point de départ, d'autres meurent sous les balles nazies (la scène de la mittrailleuse...).
J’adore ce film, inspiré d’événements réels où les allemands regroupent dans un camp unique des prisonniers alliés, tous experts en évasion. Le scénario suit dans un premier temps les préparatifs et la construction des tunnels, puis dans un second, la folle course vers la liberté des fugitifs. Porté par un casting de noms prestigieux, parmi lesquels on trouve Steve McQueen, James Garner, Richard Attenborough, Charles Bronson, Donald Pleasence et James Coburn, « la Grande Evasion » fait partie de ces films que je ne lasse pas de revoir depuis mon enfance. Une œuvre magistrale de John Sturges, pas exemptée de défauts non plus, mais qui vieilli admirablement bien.
LA GRANDE EVASION (1963):En 1943, les autorités allemandes ont fort affaire devant l'ingéniosité de certains prisonniers de guerre alliés. Ceux-ci, les experts de l'évasion, se sont tous retrouvés dans le même camp de captivité pourvu d'une sécurité maximale. Mais, ce faisant, les nazis ont involontairement créé la meilleur collaboration des génies de l'évasion. Fondée sur une histoire vraie, LA GRANDE EVASION prendra quand même quelques libertés. Steve McQueen tendant un filin à travers la route: Comment pouvait-il savoir qu'un motard allemand serait passé par là? Devant une voiture ou un camion ce filin n'aurait eu aucune résistance. Mais pour cette histoire insolite, bravo messieurs. Bref! ici c'est du cinéma hollywoodien, offrant un grand spectacle grâce à la participation d'une belle équipe d'acteurs: Steve McQueen (La Tour Infernal), Charles Bronson (Les Douze Salopards), James Cobum (Les Sept Mercenaires), Richard Attenborough (Jurassic Park). Un film distrayant qui commence à prendre tout de même quelques rides.