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CH1218
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3,5
Publiée le 10 février 2019
Se situant chronologiquement avant le « Silence des Agneaux », « Dragon Rouge » reprend les fondamentaux du scénario et de la mise en scène de celui-ci. L’intrigue a déjà fait l’objet d’une précédente adaptation (« Manhunter - le Sixième Sens » d’Anthony Mann en 1987) et se focalise non pas sur le Dr Lecter mais sur celui qui l’a arrêté (Will Graham), lequel sort de sa retraite en répondant à l’appel de son ancien chef pour traquer un funèbre tueur en série. Tenant un rôle secondaire, Anthony Hopkins endosse pour la troisième et dernière fois le costume du cannibale le plus célèbre du cinéma sous la direction de Brett Ratner. Sans rivaliser pour autant avec la pièce maîtresse de la tétralogie, ce dernier peut au moins se féliciter d’avoir fait mieux que le piètre « Hannibal » en réalisant un saillant thriller, fort d’un bon casting dominé par Edward Norton et, surtout, Ralph Fiennes.
Le suspens insoutenable ne peut pourtant tenir à lui seul le film: Anthony Hopkins et son alter ego n'atteignent pas les sommets attendus et promis des le début. La qualité de la mise en scène est à déplorer mais le scénario tient la route, tout étant une question de focalisation: l'essence est bonne, mais le degré (puissance d'Hannibal, présence de Lounds et de Ralph fiennes à l'écran, assomage par des formules faussement choc "Hannibal le cannibale") font dire que c'est une mauvaise adaptation. Difficile de voir en quelques scènes de dilemmes intenses et de passion brûlante un bel hommage: puisqu'on peut se permettre les jeux de mots, disons que c'est plutôt dommage.
On n'y comprend pas grand-chose, Ça blablate en champ contre champ, Norton trouve des indices qui semblent sortir de nulle part, rendant l'enquête complétement inintéressante,. Les facilités de scénario, les ellipses et les déficits d'explications ponctuent le film jusqu'au twist final bien poussif. Finalement tout cela paraît grotesque et dérisoire. Mais, il y a un mais, en fait un film dans le film : la séquence où Emily Watson est avec le grand méchant, elle s'en sort admirablement jouant une aveugle avec un talent fou et énormément de subtilité et de vérité. Après avoir vu ce passage les autres acteurs de cette pitrerie apparaissent encore plus fades (y compris et surtouit Hopkins).
Bon film, les personnages sont très attachants même s’ils sont méchants :) Excellent le personnage du red dragon, par contre la fin je l’ai trouvé limite ...
"Dragon Rouge" vient conclure une trilogie de la meilleure des façons possible, sous la forme d'un prequel. On retrouve l'ambiance et la mise en scène qui a fait la force du premier volet " Le silence des agneaux " a savoir le Thriller Physiologique bien ficelé et scénaristique-ment abouti. Edward Norton , en agent du FBI est excellent, sans oublié Hopkins bien plus a son avantage enfermé entre 4 murs plutôt que libre comme l'air. Malgré quelques incohérences notamment sur le final, trop prévisible par ailleurs, et un tueur trop vite découvert et pas toujours subtil, le film ne souffre d'aucunes longueurs et on prend plaisir a découvrir l'avant Clarice. Ce volet vient nous réconcilier avec une trilogie en demi teinte , pas toujours d'exception, inégale, mais dans l'ensemble de très bonne qualité.
S'il aura fallu dix ans pour qu'une suite du mythique "Silence des agneaux" (1991) fût mise en chantier avec "Hannibal" de Ridley Scott (2001), "Dragon rouge" n'attendra pas un an, Dino De Laurentiis, le producteur avisé souhaitant battre le fer quand il est chaud après le franc succès du deuxième volet des aventures du docteur Lecter (352 millions de dollars de recettes mondiales). Difficile pourtant de concevoir un scénario original en si peu de temps. C'est donc le premier livre de Thomas Harris "Dragon rouge" (publié en 1981) qui sera une nouvelle fois adapté. En effet après William Friedkin évincé du projet, Michael Mann a été le premier à s'intéresser à l'œuvre de Harris, réalisant en 1986 avec "Le sixième sens" un film passé inaperçu à sa sortie mais devenu culte avec le temps. Il est donc difficile aujourd'hui de voir le film de Brett Ratner autrement que comme un remake de celui de Michael Mann. A cette aune, le travail roboratif du tâcheron Brett Ratner affiche malheureusement toute sa lourdeur. Reprenant pourtant tous les moments forts du film de Mann, "Dragon Rouge" semble prisonnier du mythe qui s'est construit autour de la personnalité d'Hannibal désormais personnifié par Anthony Hopkins, acteur certes très talentueux mais qu'il faut tenir en respect pour éviter que sa prestation ne pâtisse d'une surdose d'effets grandiloquents qui réjouissent certains mais en agacent aussi quelques autres. Mann avait retenu du livre d'Harris la souffrance psychique de l'agent du FBI Will Graham obligé de s'imprégner de la folie du tueur pour aider à sa capture via l'anticipation de ses crimes. A partir d'un casting d'acteurs de second plan très talentueux et tous parfaitement distribués (William Petersen, Dennis Farina, Brian Cox, Joan Allen, Tom Noonan) était né grâce à la musique spatiale de Michel Rubini, la photographie bleu métallique de Dante Spinotti et la méticulosité maladive de Michael Mann, un chef d'œuvre proposant un voyage envoûtant dans la psyché malmenée du détective Will Graham. Dino de Laurentiis qui avait déjà produit le film de Michael Mann est ici à la recherche d'autres choses qui s'appellent l'efficacité et la rentabilité. Pour ce faire, il faut décentrer le propos vers la personnalité d'Hannibal Lecter devenu une star. Dès lors, les pointures qui sont réunies autour d'Hopkins telles que Harvey Keitel, Ralph Fiennes, Edward Norton ou Phillip Seymour Hoffman sont malgré leur savoir-faire un peu en sur régime, dirigés par un Brett Ratner qui ne fait pas dans la nuance. Ralph Fiennes en particulier qui est à cent coudées de l'étrangeté qui se dégageait de l'interprétation du tueur Francis Dolarhyde par l'étrange Tom Noonan. Si le film a rempli honorablement son office marketing (210 millions de recettes mondiales), la démarche artistique est plus contestable. Elle a toute fois le grand mérite pour ceux qui regarderont les deux films à la suite de mesurer ce qui sépare un film né d'une vision artistique affirmée d'un autre résultant du recyclage mercantile d'une recette éprouvée.
Si j’ai bien compris ce film est pourri parce que le réalisateur a fait Rush Hour. Avec cette réflexion débile on rate Heat car Mann a pourri Miami Vice, on loupe Terminator et Avatar à cause de Piranha 2 et Reach, puis on zappe E.T. ou Hook pour Always. Mais si on ouvre les yeux, ou qu’on réfléchit, on voit qu’il y : un gros casting (Hopkins, Norton, Keitel, Fiennes, Seymour Hoffman et Marie Louise Parker) qui vaut un Expendables 15 ans avant, une bonne zic angoissante, des acteurs géniaux, des transitions bien trouvées, une histoire top car fidèle à un bouquin qui l’est tout autant si ce n’est plus, une trame un peu originale avec ce début sur Hannibal, une approche plus dépouillée que sa suite (bien qu’elle soit d’abord) à laquelle il fait de nombreuses références ; m’enfin le rendu est bon, ça permet de se concentrer sur le thriller psychologique. C’est sans doute ça qui a perdu et déplu à la masse : z’ont pas pigé car pas habitués aux concepts philosophiques de l’imagination. Faut dire que c’est pas un long métrage où t’es juste spectateur. Ou alors c’est la love story du tueur qui ne passe peut être pas. Certes elle est évitable mais elle sert au moins au final, ingénieux d’ailleurs. Au final l’horreur et la peur sont là, donnant un thriller de très bonne facture. Cela manque juste un peu d’ambitions, la série était plus punchy et moderne, sans doute ce qui convient d’avantage.
Sans retrouver le climat glauque et angoissant du roman de Thomas Harris,son adaptation cinéma est tout à fait correcte,surtout grâce à son trio d' acteurs. Anthony Hopkins poursuit sur la lancée du "Silence des agneaux" et reprend le rôle du psychiatre cannibale;Edward Norton est crédible dans celui de l'enquêteur du FBI,Will Graham;Ralph Fiennes,enfin, se rapproche au plus près de la psychologie de Francis Dolarhyde,faute de lui ressembler physiquement. Dans le livre,en effet,Dolarhyde est un véritable colosse,un "monstre" bodybuildé. Adaptation honorable donc,à défaut d'être parvenue à saisir l'atmosphère angoissante du livre de Thomas Harris,que Jonathan Demme réussira beaucoup mieux à rendre dans le "Silence des agneaux".
Meilleur que "Hannibal" de Ridley Scott, ce préquel est une véritable réussite. Mis en scène par Brett Ratner, Dragon Rouge est un thriller saisissant et poignant, tenu par un scénario des plus réussi, et une parfaite mise en scène. Une très bonne adaptation, avec un jeu d'acteur très performant. D'une redoutable efficacité, très rafraichissant, enrichi d'une histoire palpitante et d'un rythme effréné. Un excellent retour dans le passé. 4,5/5
Ce troisième film de la saga "Hannibal Lecter", réalisé cette fois par Brett Ratner et sorti en 2002 (soit un an après le second film) et qui est en fait l'adaptation du premier roman de la franchise écrit par Thomas Harris n'est pas mal du tout. J'avais été un peu déçu par le "Hannibal" de Ridley Scott car il ne gardait pas l'esprit du premier et jouait plus sur la violence physique que psychologique, j'appréhendais donc quelque peu ce troisième opus mais je ne suis finalement pas déçu car on revient sur les bases du premier (du moins en terme d'ambiance), ce qui est une très bonne chose. J'appréhendais également car je ne suis pas fan du roman éponyme de Thomas Harris ni de sa première adaptation réalisée par Michael Mann ; "Manhunter". Enfin, ce sont des œuvres qui sont pas mal mais qui se trainent un peu longueur à mon goût. Alors qu'ici, non seulement, nous avons une adaptation très fidèle du roman mais le film sublime en plus ce dernier avec un rythme qui est ici plus haletant. Le film est donc un préquel aux deux premiers et nous suivons cette fois le profiler Will Graham demander des conseils à Lecter qu'il vient de capturer afin d'obtenir des informations sur un tueur en série surnommé "The Tooth Fairy". C'est donc plus ou moins le même schéma que dans "Le Silence des Agneaux" sauf qu'ici, Lecter est moins présent. Et encore, il l'est beaucoup plus que dans le livre et sa première adaptation qui n'étaient véritablement centrés que sur le tueur principal et l'enquête que menait Will. L'enfance de Dolarhyde est également évoquée, bien moins développée que dans le roman mais beaucoup plus que dans "Le Sixième Sens", ce qui permet d'avoir un contexte plus intéressant concernant les motivations du tueur. Les personnages sont quant à eux toujours aussi bien écrits et également interprétés par de très bons acteurs puisque nous retrouvons Anthony Hopkins et Anthony Heald et nous avons cette fois Edward Norton, Harvey Keitel, Ralph Fiennes et Emily Watson qui jouent très bien. Du côté de la réalisation, c'est également très bon puisque nous retrouvons l'esprit du premier et Ratner s'applique à réaliser une ambiance inquiétante et tamisée. "Dragon Rouge" n'arrive donc pas à la hauteur du premier (de même en ce qui concerne les romans d'ailleurs, "Le Silence des Agneaux" reste, à mon sens, le plus abouti de la saga littéraire) mais reste tout de même une bonne suite.
L'intrigue étant brillante et prenante, Dragon Rouge nous offre une fois de plus un nouveau thriller dans l'univers du docteur Hannibal Lecter. Mais cette fois ci, il est relayé au second plan et l'on voit l'apparition d'un nouveau tueur alors inconnu du public, comme quoi le mal séduit de nombreux criminels. Son nom le "Dragon Rouge" est tiré d'une aquarelle du peintre britannique William Blake peinte au 19ème siècle intitulée "Le Dragon Rouge et la femme vêtue de Soleil" illustrant le grand dragon rouge, créature tirée de "l'Apocalypse" de la Bible. Le tueur du film donne corps et âme à cette créature de l'enfer meurtrière et se donne ainsi à des rituels sanglants à l'image de meurtre de familles et principalement d'enfants, comme la Bible racontant que le Dragon Rouge aurait attendu qu'une femme accouche pour dévorer son nourrisson. Le dragon comme nous pouvons nous rappeler est une créature démesurée à l'apparence d'un lézard ailé et qui garde sous sa protection trésor et jeune fille. On peut notamment préciser que le meurtrier est aussi séduit par une femme. Le rouge est notamment symbole de la violence mais aussi du total dévouement au mal et principalement à Satan. Hannibal Lecter quand à lui, relayé comme nous l'avons dit en second plan prend ainsi plus de familiarité avec Graham. Il prend ainsi le rôle d'un mentor pour l'enquêteur et vient même à lui demander des nouvelles jusqu'à le considérer comme un ami. Le film insiste notamment sur l'importance de la famille car celle-ci peut se révéler être l'arme fatale pour faire plier un adversaire et mêlée aux massacres et meurtres l'individu est ainsi désorienté et vulnérable. Je trouve aussi Anthony Hopkins, Ralph Fiennes et Edward Norton offrent d'excellentes prestations dans leur rôle respectifs. Pour conclure, "Dragon Rouge" de Brett Ratner est un film à la fois prenant et soigné qui n'égale pas l'oeuvre de Johnatan Demme "Le Silence des Agneaux" mais reste au final un honnête thriller psychologique.
Le remake du "Sixième Sens" de Michael Mann de 1986 est réussi, c'est la même histoire mais rien que pour l'intro, qui montre les circonstances de l'arrestation de Lecter, il mérite d'être vu. Le film reste relativement le même, avec quelques repliques qui sont exactement les mêmes mais aussi quelques nouveautées. Ce film est une réussite, il est plus poignant et fait beaucoup moins vieux que le premier, il mérite largement un 3,5, rien que pour l'intro et la toute dernière scène, je penses que je n'ai toutefois pas apprécié le film a sa juste valeur étant donné que j'ai vu Le Sixième Sens la veille du jour où j'ai vu Dragon Rouge, je connaissais donc parfaitement le scénario et je n'ai pas été surpris.
énorme déception.... je ne comprends pas ce que ce volet apporte à la saga.... il dessert fortement le mythe....un scénario d une grande banalité ou l intrigue n a rien d intéressant ou de prenant.... de plus avoir relégué Hannibal lecter au rang de second rôle est une offense !! que dire de Harvey keitel.... transparent seul Ralph fiennes est convaincant tout comme Émilie Watson dans son rôle d aveugle.... après je comprends pas cette enquête digne d une Serie b sans accroché et rebondissement.... on pourra noter une mise en scène soigne voilà tout ce que l on pourra dire de bien de ce film. dommage cette saga ne méritait pas une fin comme celle la
Dragon Rouge ou le prequel au Silence des Agneaux avec les relations de "travail" entre Hannibal Lecter et le flic qui l'a arrêté. Le film compense en partie son manque de personnalité par son casting XXL et un côté voyeur avec tout ce qui touche au personnage de Ralph Fiennes. Pour le coup il est le réel centre d'intérêt du film car du côté d'Anthony Hopkins et de son fameux rôle d'Hannibal rien de bien nouveau si ce n'est son duel avec Edward Norton même si celui n'a pas l'intensité de celui avec Jodie Foster dans le Silence des agneaux. Il en reste un film de Serial Killer plutôt agréable certes très en dessous de ces deux précédents opus mais bénéficiant tout de même de personnages intéressants.