Le mécène jaloux, l’amoureux collant. Une histoire à rebondissement avec la réapparition de la femme assassinée !!! L’intrigue policière est tournoyante et les personnages masculins apportent cette tension dùe évidemment à l’attraction amoureuse!!
Une bonne intrigue et de bons acteurs (dont la très belle Gene Tierney) qui incarnent tous des personnages intéressants mais la mise en scène m'a apparu plutôt sage. Pour un polar noir tout cela manque de nervosité et de suspense de plus les scènes de flash-back bien que nécessaire à la compréhension du récit sont malheureusement peu passionnantes. Laura reste néanmoins un classique à découvrir.
Produit durant les années 40, Laura est pour moi un des meilleurs films noir de l'histoire du 7ème art. Le scénario est intriguant et particulièrement intelligent, et laisse le spectateur dans un total état d'incertitude jusqu'à la mythique fin du film. De plus, nous avons le droit à un casting prestigieux, où l'on retrouve notamment la magnifique et sensuelle Gene Tierney ( absolument parfaite dans le rôle de Laura et qui deviendra célèbre grâce à son personnage ), le toujours très classe Dana Andrews ( impeccable dans le rôle du détective Mc Pherson ), le charismatique Clifton Webb ( qui possède ici un de ses plus grands rôle à travers le vicieux personnage qu'est Waldo Lydecker ) ou encore le grand Vincent Price ( étonnant dans celui du fourbe fiancé de Laura, Shelby ). A noter que cette oeuvre possède en plus une partition très efficace de David Raksin et une photographie magnifique en noir et blanc de Joseph LaShelle qui lui vaudra un oscar, ce qui n'est que justice car cette fameuse photo apporte énormément d'élégance à la mise en scène pour le moins parfaite d'Otto Preminger. Il s'agit d'un long métrage captivant, qui embellit à chaque vision et qui mérite amplement de figurer parmi les classiques qui ont été réaliser durant cette période.
Je ne sais pas pourquoi Preminger s'est fâché avec Mamoulian. Ce qu'il aurait fallu c'est Mankiewicz pour donner un peu de peps à cette histoire biscornue. Les jeux de scène sont typiques des thrillers des années quarante. Dana Andrews jette négligemment son feutre quand il ne le garde pas sur la tête. Fred McMurray en faisait autant dans "assurance sur la mort". Même chose pour les cigarettes qu'ils passent leur temps à allumer, mais Dana le mal élevé oublie de donner sa flamme à Gene Tierney. Gene vraiment ravissante finit par donner sa flamme sentimentale à Dana. Ce qu'ii y a de plus notable dans ce film ce sont les acteurs. Tierney est suprêmement élégante et bien vêtue. Elle parvient même à nous étonner avec un bibi blanc de béguine flamande. L'inoubliable Mrs Denvers du Rebecca de Hitchcock se contente ici d'un petit rôle tristounet de concurrente de l'héroïne auprès du majestueux Vincent Price que l'on retrouvera plus tard en Richelieu dans "les trois mousquetaires" de Gene, mais Kelly cette fois-ci. Ne pas confondre Vincent Price avec Dennis Price de "Noblesse oblige". Ils se ressemblent et se sont fait de la concurrence pour jouer les Dracula. Le protecteur de Laura est joué par un acteur ambigu qui n'est pas sans rappeler le français Louis Salou. Laura est un film pas génial mais proprement filmé et pas désagréable à voir pour les raisons que je viens de donner.
Très étonnant film que "Laura", qui mélange deux influences. D'une part, les films noirs, qui décollaient depuis quelques années, dont il reprend quelques caractéristiques : les jeux d'ombre, les persiennes, un inspecteur tristounet, une femme fatale objet de toutes les convoitises... D'autre part, les classiques du whodunit à la Agatha Christie, avec son meurtre et sa galerie de suspects. On a même le droit à la séquence très "Hercule Poirot", où le policier réunit les protagonistes dans une pièce pour leur révéler qui est d'après lui le tueur ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en mélangeant ces ingrédients, "Laura" surprend régulièrement. Le scénario est adroit et intelligent, parvenant à ménager un grand suspense tout en creusant un nombre limité de personnages. Ici, pas de fouillis ou de relations complexes entre un paquet d'intervenants, façon "The Big Sleep". Des personnages charismatiques et aux émotions chargées permettent de tenir sans mal cette histoire. Avec en tête Clifton Webb, assez génial en journaliste à succès hautain, acerbe, et aux mots excellents. Mais aussi Vincent Price, à l'aise en charmeur dont on doute de la douceur, comme il sait si bien les faire. Et bien sûr Gene Tierney en femme à la fois forte et naïve. Sans compter quelques très bonnes idées. Un meurtre survenant avant le début du film, dont la victime sera dévoilée par flashbacks, ce qui n'empêchera pas le policier de s'enticher d'elle ! Et des rebondissements ingénieux (et inattendus pour l'époque). Le tout filmé avec virtuosité par Otto Preminger, qui joue sans mal avec les ombres et la lumière, ou des mouvements de caméra qui ajoutent de l'intensité aux scènes. A noter que celui-ci devait initialement être simplement producteur, mais des problème de tournage le firent passer également derrière la caméra. Bien lui en a pris...
Un polar par excellence réalisé par le cinéaste Européen Otto Preminger !! J'avais hate de découvrir ce long métrage qui est considéré comme le meilleur du réalisateur et je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Tout commence par une enquète mené par un inspecteur de police dans un appartement sur un corps du nom de "Laura", énigmatique titre du film . Chaque personnage est interrogé, le patron et partenaire amoureux, un grand gaillard qui pourrait ètre son amant, une amie proche, chaque objet est détaillé, chaque filatures suspectes , le magnifique tableau de l'héroine jusqu'à, coup de théatre, le retour d'une longue absence de Laura dans l'appartement et tout est bouleversé dans l'enquète, j'en dis pas plus. Ce long métrage est un chef d'oeuvre qui possède un brillant scénario riche dans les rebondissements et les dialogues bien ficelés, une mise en scène de couleur noir et blanc avec une belle photographie propre au genre. Le casting est exceptionnel avec Dana Andrews remarquable dans la peau de l'inspecteur, Vincent Price grandiose et puis l'actrice qui joue le role titre Gene Tierney éblouissante et énigmatique. Si vous ratez ce film, vous n'aurez aucune excuses.
Une réalisation certes très classique mais qui propose un scénario solide grâce à un intérêt réel pour les motivations des personnages et un twist central très agréable tout en oscillant entre film noir pur et drame ou thriller psychologique. Manque un petit supplément d'âme pour se sentir en empathie avec les personnages malgré l'interprétation sans faille des comédiens. Un film emblématique assurément.
Ce film en N&B est vu comme un chef d'œuvre, le premier d'Otto Preminger. Il est vrai que le mode narratif, souvent indirect et basé sur des flash-backs était original pour l'époque, il est vrai que le Twist inattendu en milieu de film relance l'intérêt et que le personnage central bien typé du flic ne manque pas d'intérêt, mais tout cela fait date et le rythme est souvent lent
Un film dont la réputation n'est plus à faire, et c'est quand même grâce à la très jeune Gene Tierney que le film obtient un tel aura. Naturellement le film est construit de manière magistral, le narrateur qui nous présente Laura, s'efface au fur et à mesure que l'intrigue avance, jusqu'à complétement disparaitre pour céder la place à d'autres possibilités. Le noir et blanc est sublime, cette scène d'interrogatoire est splendide, même si elle ne dure pas très longtemps, les lampes crachant leur lumière agressive, sur le visage angélique de Gene Tierney, met en valeur une beauté intemporelle. On peut regretter le côté un peu théâtral dans le jeu de certains personnages, et un Dana Andrews plus lisse dans ce rôle, que d'autres acteurs aurait pu épaissir dans leur jeu; mais, ce qui reste c'est tout ce qui se passe autour du personnage féminin, à l'inverse des héroïnes de film noir, elle n'est pas espiègle, ni retord, ni traitresse, mais plutôt une ingénue douée de subtilité. Un film noir, mélo dramatique que l'on a plaisir à redécouvrir, le portrait de Laura est envoutant comme cette histoire.
Réalisé avec talent par Preminger, Laura dispose avant tout d’un récit complexe et novateur pour l’époque. L’enquête mené par l’inspecteur est ainsi entrecoupée par des flashbacks successifs, ce qui offre des points de vue variés sur l’action ainsi que sur le personnage de Laura qui s’enrichit et se complexifie au fur et à mesure. Le travail d’écriture mettant en avant la complexité des relations entre les personnages lui fait atteindre la quintessence du genre. Le simple fait d’y voir l’une des principales inspirations d’Alfred Hitchcock laisse entrevoir l’impact qu’ils ont pu avoir à l’époque. Dans la peau de Laura Hunt, Gene Tierney fait preuve d’un charme magnétique qui saura envouter autant le public. La beauté envoutante de ce film est fascinante , c'est une référence du film noir . Un excellent classique à revoir servi par de bons acteurs et surtout un magnifique cadrage noir et blanc
Superbe noir et blanc, film très bavard mais avec de et un gros retournement de situation. Une femme fatale, des hommes très, trop amoureux.. un très bon film noir tourné en pleine seconde guerre mondiale.
L'histoire est pas mal mais on a eu tellement de films noirs réussis depuis ! J'ai apprécié quelques scènes différentes par rapport aux films anciens (spoiler: situation bain du monsieur ) 3,1/5
Un bon scénario, admirablement construit et parfaitement joué ! Jusqu'au bout, la question sur Laura se pose. Beaucoup d'indices sont laissées et finalement, on accuse un personnage avec l'autre tout en suivant l'enquêteur dans ses conclusions qui tantôt nous orientent, tantôt nous désorientent. Très bon !
Véritable fleuron du film noir, ce classique de O. Preminger n'a que très peu vieilli grâce à une maestria visuelle impressionnante (sens du cadre, longs séquences virtuoses, lumière sublime) et il bénéficie surtout de la magnifique présence de G. Tierney, sans doute l'une des plus belles actrices de tous les temps, face à un D. Andrews impeccable en flic dur à cuire. Ce duo est complété par C. Webb qui propose de nombreuses répliques savoureuses qui feront école avec un esprit caustique et grinçant délicieusement cruel mais drôle. L'intrigue se suit avec facilité tandis que le scénario propose quelques rebondissements inattendus et de multiples visions peuvent s'avérer nécessaire pour décoder tous les trésors cachés de la mise en scène. C'est carré, solide et bien exécuté, les acteurs sont excellents et on passe un très agréable moment devant ce qui pourrait être un roman d'A. Christie live. Du grand cinéma noir et du grand cinéma tout court. D'autres critiques sur