Laura
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ManoCornuta

360 abonnés 3 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2024
Tout ce qui fait le film noir se retrouve ici, dans une présentation quelque peu standardisée: le détective désinvolte, la beauté sublimée, les amants insupportables... Enrobé dans une photographie et une mise en scène de toute beauté, ce récit à tiroirs prend un peu de temps pour prendre son envol, faisant jouer pleinement ses atouts dans la deuxième moitié du film jusqu'au final splendidement maîtrisé. Pas étonnant qu'il ait conservé une aura jusqu'à nos jours, même si l'on peut le trouver un tantinet désuet à travers le traitement de certains de ses personnages.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2019
Sur le blog « La plume et l’image » : « Le film s'ouvre sur la phrase : « I shall never forget the week-end Laura died » « Je n'oublierai jamais le week-end où Laura est morte »). Laura, qui travaillait dans la publicité, a été découverte abattue d'une décharge de chevrotine en plein visage dans le hall de son appartement. Le lieutenant McPherson enquête auprès de ses proches, principalement Waldo Lydecker, un journaliste et critique à la plume acide, qui a fait de Laura une femme du monde, et Shelby, un Adonis sans le sou qu'elle devait épouser. Au fil de ses recherches, où il apprend à la connaître, au travers des témoignages, de la lecture de ses lettres et de son journal intime, et subjugué par un tableau qui la représente, l'inspecteur tombe sous le charme de la défunte Laura.

Laura se nourrit donc de deux traditions de littérature policière, très en vogue dans les années quarante. Cette confrontation se trouve d’emblée incarnée dans le duel qui oppose Waldo Lydecker à Mark McPherson. Dans sa rhétorique et ses manières distinguées, Waldo évoque un certain type de roman policier anglais, dans lequel le mystère est résolu en huis clos grâce à la perspicacité du détective. L’enquête de Laura se déroule presque exclusivement en intérieurs, dans de luxueux appartements décorés avec faste. Cette omniprésence des intérieurs, conjuguée à une concentration du temps et à un nombre limité de personnages, montre l’influence directe du théâtre dans lequel Otto Preminger a fait ses débuts à Vienne et aux Etats-Unis. Par ailleurs, Clifton Webb est un acteur qui a connu la gloire sur les planches de Broadway avant de commencer une carrière à Hollywood. C’est l’écrivain et poète Samuel Hoffenstein qui a façonné le personnage de Waldo Lydecker, dont les répliques savoureuses se heurtent à la rudesse de celles de Mark McPherson.

Ce policier dur à cuir, le chapeau vissé sur le crâne, la mâchoire serrée, la cigarette au bec et vêtu d’un long imper beige à la Humphrey Bogart se caractérise par ses manières grossières et ses propos machistes. Cependant, le lieutenant se révèle bien plus complexe qu’il n’y parait : il passe d’une posture d’enquêteur à celui d’amant passionné. A l’inverse, Waldo cache ses pulsions meurtrières envers les femmes derrière une galanterie de façade. Le journaliste est d’ailleurs un personnage ambivalent à plus d’un titre. Sa jalousie dissimule une identité sexuelle ambigüe. S’il veut mettre hors-jeu les amants de Laura, c’est parce qu’ils sont « beaux » et « musclés ». Son manque de virilité, qui l’empêche de posséder totalement Laura, le conduit en définitive à la tuer. A la fin, il lui avoue qu’elle est la meilleure partie de lui-même. En appuyant sur la gâchette du fusil, il chercherait donc à prendre définitivement possession de celle qu’il considère comme sa création, en plus de s’affirmer en tant qu’homme. Troisième protagoniste masculin, Shelby Carpenter se distingue par sa faiblesse de caractère et ses mensonges à répétition. Ce personnage à la forte carrure sert avant tout à brouiller les cartes dans le triangle amoureux qui se forme autour de Laura et à rendre plus complexe l’intrigue policière.

A l’image de la personnalité ambivalente de Mark McPherson, tous les codes sont déréglés : les scènes attendues du genre - la course poursuite sous une pluie battante, l’interrogatoire musclé avec une lampe aveuglante - sont seulement esquissées, voire détournées. En fait, l’intrigue tient bien plus du huis clos policier cher à Agatha Christie. Otto Preminger se montre très habile dans l’utilisation d’espaces souvent surchargés d’objets. Comme dans les enquêtes d’Hercule Poirot, ceux-ci possèdent une signification particulière et aident à la résolution du crime. Dès le premier et impressionnant plan séquence, qui plante le décor avec brio, la voix off met l’accent sur la pendule. Celle-ci est mentionnée à deux autres reprises par Waldo qui, comme dans un jeu, aiguillonne le détective et le spectateur vers la solution de l’énigme. La pendule a d’ailleurs une symbolique intéressante. Elle met en valeur deux thématiques essentielles du film noir : le timing, donnée déterminante dans la réussite d’un meurtre, et la fatalité, centrale dans les tragédies mettant en scène des relations amoureuses à sens unique. Avec sa dernière tirade très théâtrale, Waldo Lydecker se transforme en effet en héros tragique qui a échoué dans sa quête d’amour éternel avec Laura. Quant à Mark McPherson, son attrait quasi-fétichiste pour les objets appartenant à la défunte est révélateur de son désir obsessionnel pour la jeune femme. Ceux-ci ne sont donc pas dotés d’une unique fonction explicative, mais permettent également de tisser des liens fort entre les diverses séquences narratives.

Les relations entre les êtres sont dominées par le mensonge et la manipulation. Journaliste de profession, Waldo Lydecker est un expert dans la déformation des faits. L’histoire est introduite à travers son point de vue au moyen d’une voix-off subjective. En tant que puissance omnisciente qui cherche à tout contrôler, Waldo apparaît comme un double fictif du cinéaste. Il bouge ses pions, modèle Laura comme une star, anticipe le déroulement des événements, met en scène les coups de théâtre, notamment celui à l’origine de la première rupture entre Laura et Carpenter. Le premier tiers du film nous est conté à travers son regard. Au cours du flashback relatant l’ascension de Laura dans la société, les rapports de force entre les personnages, signifiés à travers leur disposition précise dans chaque plan, permettent d’interpréter ce qui aurait pu pousser les deux principaux suspect à tuer Laura : la jalousie dévorante pour Waldo et la honte du rejet pour Shelby. Après le récit de Waldo à Mark, le point de vue glisse de l’un à l’autre grâce à un léger zoom sur le visage du lieutenant. Le spectateur suit alors Mark McPherson dans son enquête, qui se transforme en quête de la femme désirée. Se placer du point de vue des personnages permet au scénariste de ne pas révéler plus d’informations que ce que savent déjà Waldo Lydecker et le détective. Otto Preminger peut alors manipuler à sa guise le spectateur, en ménageant un coup de théâtre de taille : la résurrection de Laura, celle-là même dont on annonçait la mort dès la première phrase du film.

Avant ce mystérieux retour, elle n’existait qu’à travers le regard des trois hommes qui la convoitaient. La beauté photographique du portrait qui orne le salon de son appartement et le charme romantique du thème musical qui lui est associé font d’elle une véritable icône cinématographique, toujours désirée après sa mort. Dans la manière de représenter le corps et le visage de la femme, le film noir a participé à forger la dimension iconique des actrices d’Hollywood. Ici, Laura Hunt n’est même pas encore apparue en chair et en os qu’elle est déjà une source de fantasmes pour les hommes. L’éternel leitmotiv d’Eros et Thanatos transperce alors irrémédiablement l’écran. Son appartement est comme un mausolée où viennent se recueillir ses anciens et futurs amants, qui ne trouvent pas meilleur endroit pour converser que sa chambre à coucher. Dès le début du film, Mark s’étend mine de rien sur le lit de Laura : il ne l’a encore jamais vue mais succombe déjà au vent de passion qui souffle autour de la jeune femme. Peu à peu, il pénètre son intimité en s’appropriant par le toucher et le regard les objets qui témoignent de sa beauté et de sa sensualité. La séquence où il entre de nuit dans l’appartement de la victime est matinée d’onirisme : la frontière entre le rêve éveillé et la réalité est mince lorsque Laura Hunt, fantomatique dans son imperméable gris pâle, le surprend en train de dormir. Cette fragile frontière est symbolisée par le portrait de Laura qui trône entre les deux personnages. De femme rêvée, elle devient une femme réelle et humaine.

Laura est un pôle magnétique qui relègue les autres femmes au second plan. Dans sa carrière de publiciste, elle a connu l’ascension fulgurante, si bien que Laura est un film qui questionne sur la place de la femme dans une société traditionnellement dominée par les hommes. Dénigrée par Waldo au cours de leur première rencontre, elle parvient à inverser la situation et prend le dessus sur ce personnage hautain, qui en retour la façonne selon son bon goût, tel Pygmalion et sa Galatée. Admirée pour sa beauté mais aussi pour son intelligence, elle s’impose vite comme une figure indépendante et transgressive, qui n’hésite pas à désobéir. « Je n’aime pas qu’on me donne des ordres », rétorque-t-elle à Mark McPherson qui s’étonne qu’elle ne se soit pas pliée à sa volonté. Bien que séductrice et manipulatrice, Laura ne correspond pas totalement au prototype de la femme fatale. Si elle ment au lieutenant, c’est à des fins vertueuses, puisqu’elle croit Carpenter innocent. Mais pour la conquérir, le détective est obligé de l’amener sur son propre terrain, l’interrogeant dans une salle dont le dépouillement contraste avec le luxe de son appartement où les nombreux miroirs ne renvoient qu’une image édulcorée de la réalité. Lorsque le lieutenant consent à éteindre les projecteurs braqués sur son visage, aveuglé comme celui d’une femme qui n’assume plus son statut d’icône, la vérité peut enfin surgir et les masques tombent. Dans la manière de confronter ses personnages, Otto Preminger active certains leviers du huis clos. Très mobile, la caméra élimine progressivement dans chaque scène les distances entre les personnages, au fur et à mesure que la tension monte, à l’image des petites billes du jeu de Mark qui finissent par s’entrechoquer au moindre déséquilibre.

Laura est une pièce maîtresse dans l’œuvre d’Otto Preminger, non seulement parce que le film lance pour de bon sa carrière à Hollywood, mais aussi parce que le cinéaste réutilisera à plusieurs reprises le leitmotiv du crime passionnel. Par son dispositif narratif innovant et la représentation de la femme qu’elle véhicule, Laura est une pierre angulaire du film noir. La manipulation des points de vue, l’onirisme et les nombreux coups de théâtre s’accompagnent d’une mise en scène dont toute l’intelligence se manifeste dès le plan-séquence introductif. Mais l’influence de Laura dépasse le simple cadre du film noir. On en retrouve de nombreux motifs dans la filmographie de Joseph L. Mankiewicz par exemple : l’utilisation du portrait dans L'Aventure de Mme Muir, la manière de dépeindre la femme dans Eve et La comtesse aux pieds nus. A plus d’un titre, Laura est une œuvre incontournable dans le cinéma américain, car Otto Preminger a su dépasser les modèles dont il s’est inspiré pour réaliser un film d’une puissante modernité. »
tout-un-cinema.blogspot.com
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Premier long-métrage dans lequel Otto Preminger bénéficia d’une liberté artistique totale, Laura (1944) est un classique du film noir américain. Il nous plonge au cœur de l’enquête policière menée par le lieutenant McPherson (Dana Andrews) sur l’assassinat d’une certaine Laura (Gene Tierney), qu’il va apprendre à découvrir grâce aux témoignages de ses proches, finissant même par tomber sous le charme post-mortem de la jeune femme. Au fur et à mesure de l’enquête, l’inspecteur va comprendre que Laura évoluait au milieu d’hommes (et de femmes) tous plus médiocres les uns que les autres, qui se révéleront par conséquent être des suspects en puissance. Superbement mis en scène, souvent très drôle dans ses dialogues, un must du cinéma étasunien des années 40.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2013
Un des meilleurs film noir Américain. Si l'histoire et son dénouement son finalement assez conventionnels, on ne peut que s'incliner face à la maîtrise de la réalisation et de la photographie sublime (vive la restauration!). Impossible également de ne pas citer les acteurs dont la très belle Gene Tierney qui fait tourner les tête et on comprends pourquoi!
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2014
Du bon "noir" des années 40', un beau Vincent Price jeune pétant la forme, des dialogues, un peu d'action, une fin à l'Agatha Christie....
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 917 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2024
C'est un film noir des années 40 avec G. Tierney en tête d'affiche que j'ai pu voir dans Le ciel peut attendre ou l'aventure de Mme Muir. Elle joue ici le rôle d'une belle jeune femme qui travaille dans la pub à New-York je crois, et qui dispose aussi d'un chalet à la campagne. Le film c'est l'enquête sur sa mort avec deux suspects, un enquêteur et un troisième suspect qui se dévoile plus tard dans le film. Le film a vieilli mais il a gardé beaucoup de charme, une ambiance noire aussi.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2021
Je n'ai jamais réussi à comprendre l'attrait de ce film. Il me semble médiocre et sans intérêt à presque tous les égards sauf peut-être pour la photographie. Je n'ai jamais aimé non plus la musique de David Raksin. Gene Tierney n'a jamais été une personnalité convaincante à l'écran et elle est meilleure en tant que peintre qu'en tant qu'actrice. Dana Andrews était un bon acteur mais il n'est pas remarquable au point de suggérer pourquoi il s'agissait pour lui d'un film de star. Le personnage de Clifton Webb un chroniqueur acariâtre était considéré comme très avancé et dangereux à l'époque et je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Le dialogue n'est pas particulièrement spirituel et on ne perçoit pas le génie de l'homme. Comme presque tout le monde dans le film il passe pour un snob méchant, vaniteux et parasite. Vincent Price a également reçu de bonnes critiques pour ce film et bien qu'il soit légèrement amusant dans le rôle d'un gigolo il est loin d'être convaincant. La mise en scène d'Otto Preminger est pour autant que je puisse en juger invisible. Ce réalisateur parfois fascinant a fait un bien meilleur travail par la suite. Comme il n'y a personne à aimer l'histoire devient rapidement ennuyeuse. Laura a cependant eu une grande influence et a rendu un genre méchants très à la mode pendant un certain temps. Certains des films au thème similaire réalisés dans son sillage tiennent en fait beaucoup mieux la route...
Parkko
Parkko

192 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2011
Je suis déçu parce que je m'attendais à bien mieux. J'avais aimé les deux premiers Otto Preminger (Bunny Lake et Nuremberg) que j'ai vu et je m'attendais à quelque chose de mieux encore, et en fait non. Bref, c'est pas mal mais c'est quand même décevant je trouve. Le scénario est pas folichon, mouais enfin y a une enquête mais j'ai pas trop l'impression que le spectateur est mis à contribution, y a un climax intéressant et qui relance le film mais ça ne suffit pas. J'ai l'impression que ça tourne vite en rond cette histoire et dans le registre film noir j'ai vu beaucoup mieux. Sympa mais pas inoubliable.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2015
Dire que Laura est un grand film est un peu inutile et risque de faire doublon avec toutes les critiques qui ont pu être rédigées dessus depuis des années mais tant pis, je le dis quand même haut et fort: Laura est un grand film. J'admirais déjà le peu de Preminger que j'ai pu voir qui mêlait ce que j'aime dans le cinéma: une forme léchée et une intrigue solide. Car d'un point de vue formel, le film est juste remarquable avec cette photographie hallucinante de beauté qui prouve encore une fois qu'un beau noir et blanc surpassera toujours une couleur banale. Enfin beau est un terme réducteur pour un film qui multiplie les instants de grâce. La mise en scène de Preminger est toujours aussi intelligente. Le cinéaste sait capter la fascination et c'est ce qui rend ce film particulièrement captivant. La belle Laura bouleverse chaque homme qu'elle a pu rencontrer, même dans la mort. Et c'est ce qui rend le film encore plus énigmatique, plus mystérieux. La trame est simple: un crime a été commis et on cherche le coupable. Mais l'intrigue n'aurait jamais eu cette force sans cette habile capacité de Preminger à brouiller intelligemment les pistes sur l'entourage de Laura et les intentions réelles de chacun. Tout le monde peut être coupable et le suspense reste entier.

Le film fonctionne vraiment grâce à une écriture redoutable de précision. Chaque personnage important bénéficie d'un développement suffisant pour rendre l'intrigue riche et épaisse. L'heure et demie de film passe très vite car c'est réellement fascinant, les rebondissements n'arrivent jamais comme un cheveu sur la soupe tant ils restent ancrés dans une remarquable cohérence d'ensemble. Le film est riche en émotions et peut se montrer troublant, en particulier vers le milieu du film où on croirait assister à un fantasme rêvé par le policier. Et encore une fois, tout cela passe par le talent de Preminger. Gene Tierney est plus ravissante que jamais dans un personnage qui déchaîne les passions et est le véritable pivot de l'histoire, le centre des attentions. Le tout dans une atmosphère mystérieuse et envoûtante. Je crois d'ailleurs que je porte une affection particulière envers les films qui parlent de passion et d'obsession. Et Laura le fait brillamment. Véritable quintessence du film noir, voilà une oeuvre particulièrement aboutie qui a su garder son efficacité à travers les âges. Remarquable, à l'image d'un final aussi dramatique que puissant.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2013
Le réel début de Preminger avec un film parfaitement maîtrisé sur tous les plans avec des acteurs magistraux (Gene Tierney si sublime). Film qui s'apprécie encore plus avec un second visionnage étant donné le travail technique et scénaristique effectué.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2018
Un classique du film noir. Gene Tierney est magnifiquement belle. Mais je me suis un peu ennuyé... Rythme lent, ça blablate tout le temps et l'intrigue pas extra. Reste une photo soignée et une musique prenante.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2023
Grand classique du film policier, il se regarde encore aujourd’hui avec un immense plaisir grâce au jeu naturel d’acteurs tous superlatifs, un sens du cadrage tellement pertinent et évocateur, et un scénario sophistiqué, empli de retournements (dont un stupéfiant) et sans aucun temps mort. Faire aussi dense en une heure et demi semble inconcevable aujourd’hui. Signalons aussi la belle musique de David Raskin dont le thème composé pour Laura demeure son plus célèbre - obsédant, on l’entend dès le générique - il sera repris par des jazzmans. À voir ! Plus de critiques sur mon Instagram Les Sorties de Philippe
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2019
Très bon polar!
Gene Tierney joue très bien et semble une femme très moderne pour l'époque!
Dana Andrews représente le parfait enquêteur de cette intrigue intéressante.
Un bon film en noir et blanc pour les amateurs du genre.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 882 abonnés 8 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2008
Avec Laura (1944), Otto Preminger adapte le roman éponyme de Vera Caspary et nous retranscrit ici une œuvre magistrale, à l’interprétation sans faille de ses acteurs, que ce soit Gene Tierney (Laura Hunt), Dana Andrews (Mark McPherson) où encore le plus impressionnant de tous : Clifton Webb (Waldo Lydecker).
Une mise en scène qui tient en haleine, des nombreux rebondissements au final qui clot ce somptueux polar, sans doute l’un des meilleurs du film noir.
De la superbe B.O à la qualité de la photographie (qui fut d’ailleurs saluée par un Oscar en 1945 !), Otto Preminger qui n’en était qu’à sa troisième réalisation, nous prouve sans difficulté ses talents de grand cinéaste !
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2011
Les films avec un scénario en trompe l’œil, capable de faire basculer la fiction dans une direction totalement inattendue, comptent parmi les plus précieux (il y a "L’homme qui tua Liberty Valence", "The crying game" …). A un point précis de « Laura », on a le sentiment d’être suspendu entre le fantasme, ou le fantastique, et l’intrigue policière (qui finalement reprend ses droits). C’est-ce qui fait de cette œuvre de Preminger un des plus grands films noirs jamais tournés, où le personnage de femme fatale prend une dimension vraiment mythique, archétypale. Et du même coup révèle davantage les personnages masculins tournant autours d’elle (y compris l’enquêteur), qu’elle ne se révèle elle-même (comme un soleil noir…). Un classique qui n’a rien de surfait.
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