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Attigus R. Rosh
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3,5
Publiée le 24 octobre 2025
Pour un premier film (que ce soit en termes de réalisation pour Wes Anderson, ou comme 1er rôle pour Owen Wilson et Luke Wilson), ce Bottle Rocket vaut clairement le coup d'oeil. Je le préfère même à beaucoup d'autres réalisations de Wes Anderson où il s'est enfermé dans son style très particulier. L'histoire est à l'image des personnages que l'on suit, complètement loufoque. C'est honnêtement drôle. Owen Wilson est excellent dans son tout premier rôle au cinéma et c'est bien dommage que par la suite, il se soit un peu cantonné aux rôles de séducteurs car il est tout simplement parfait dans ce rôle (bien plus intéressant) de cambrioleur un peu (beaucoup) bêta. A voir.
Premier long-métrage de Wes Anderson « Bottle Rocket » est une comédie atypique autour d’un trio d’amis branquignols braqueurs à leurs heures perdues. Gentiment extravagant et pleinement inoffensif, le film demeure très décousu dans son histoire mais les dialogues sont percutants et l’ensemble grâce à une interprétation pleine de bienveillance amuse.
Comédie, coécrite et réalisée par Wes Anderson, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Bottle Rocket est un film correct. L'histoire nous fait suivre trois amis, Anthony, qui séjourne volontairement dans un hôpital psychiatrique pour cause d'épuisement, Dignan, un idiot n'ayant pas compris que son comparse était libre et veut le faire évader, et Bob, un chauffeur qui est la seule personne qu'ils connaissent possédant une voiture, qui s'associent pour devenir de vrais voleurs. Leur plan consiste à faire plusieurs braquages d'entraînement avant de s'associer avec un certain Monsieur Henry, qui utilise sa société de jardinage comme couverture pour commettre des cambriolages avec ses hommes. Ce scénario, adapté du court-métrage sorti trois ans plus tôt du metteur en scène, s'avère agréable à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. L'intrigue raconte donc les mésaventures de ces trois jeunes Texans désœuvrés qui veulent devenir de vrais criminels mais qui sont trop bêtes et maladroit pour y parvenir. Cela donne lieu à des scènes cocasses abordant des thèmes comme la famille dysfonctionnelle, l'amitié, ou encore la tentative d'accomplir ses rêves. Seulement, le tout manque un peu de péripéties emballantes. Il y a au final beaucoup de parlotte inutile et peu d'action. Le ton se veut lui loufoque et déborde d'une énergie sympathique et d'un humour inoffensif provocant quelques sourires, mais qui ne parvient pas à faire rire aux éclats. Il faut dire que l'ensemble est porté par des personnages appréciables, peu malins, interprétés par une distribution comprenant la fratrie Wilson avec Luke, Owen et Andrew, qui font tous les trois leurs premiers pas au cinéma, avec des premiers rôles pour les deux premiers. Ils sont entourés par Robert Musgrave, Lumi Cavazos, James Caan, Jim Ponds, Kumar Pallana, Tak Kubota, Donny Caicedo ou encore Shea Fowler. Tous ces individus un peu paumés entretiennent des rapports saugrenus, soutenus par des échanges un peu trop bruyants et pas assez drôles. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. On sent un vrai sens de la mise en scène avec une caméra en mouvement, souvent proche de ses protagonistes, offrant de jolis cadres, associés à une photographie soignée et lumineuse. De plus, elle évolue dans des environnements variés. Ce visuel propret est accompagné par une très bonne b.o. aux titres légers et dynamiques collant parfaitement avec les situations et les images. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Bottle Rocket, qui, en conclusion, est un film faisant passer un bon moment et méritant donc le coup d'œil, même s'il ne laissera pas un souvenir impérissable.
« Ils ne m’attraperont jamais, mec, parce que je suis un putain d’innocent. »
Premier long métrage de Wes Anderson, premières apparitions au cinéma également pour les frères Wilson (Owen, qui coscénarise, Luke et Andrew dans un moindre rôle, ce qui fait de ce film le premier référencé du Frat Pack) et Robert Murgrave qu’on retrouvera aux côtés de Luke Wilson dans Idiocracy (Mike Judje, 2007), Tête Brûlée/Bottle Rocket nous présente un trio d’aspirants gangsters décalés et, pour tout dire, débiles, que l’on suit dans leur pas folle cavale après un ridicule cambriolage.
C’est lent mais pas inintéressant tant les personnages, de grands enfants qui jouent aux voleurs, sont attachants et les scènes inattendues du fait de la naïveté des protagonistes. Les autres personnages croisés dans ce road movie errant ne sont pas en reste, qu’il s’agisse d’Inez/Lumi Cavazos ou de Mr Henry/James Caan.
Tant au niveau du rythme que de l’interprétation ou de la recherche stylistique, on peut sentir l’influence du cinéma indépendant de la fin des années ’70 ainsi que de la Nouvelle Vague française et on n’est pas très loin d’univers personnels aisément reconnaissables comme, par exemple, l’oeuvre de Yórgos Lánthimos (Alps, 2011 ou Mise à Mort du Cerf Sacré, 2017). Ici, on dénote déjà les plans symétriques, les travellings avant et gros plans immobiles, la présence de touches roses (une porte de Motel) et rouges très marquées sur du blanc (les lèvres d’Inez, le sang).
Sans un être un chef d’oeuvre (on comprendra le faible accueil critique dû à la lenteur de la narration qui semble répondre à la lenteur de l’élocution des trois frères Wilson), Bottle Rocket est à voir pour l’histoire du cinéma et la naissance d’un univers, celui de Wes Anderson.
Une comédie presque marrante, avec une histoire presque fluide et une mise en scène presque rythmée. Premier film de Wes Anderson, c'est dommage car le film n'est pas mauvais mais tout est presque...
Ils sont trois potes vulnérables, naïfs, nuls, ils rêvent de faire un casse, ils foirent tout ce qu’ils entreprennent et raisonnent de travers. Des sous-pieds nickelés du crime… Le film traite leurs histoires délirantes avec rythme, humour et une bonne BO. On ne s’ennuie pas une minute.
Premier long de Wes Anderson, avec les trois frères Wilson, cités dans l'ordre chronologique de leur naissance: Luke (Anthony), Owen (Dignan) et Andrew (Futureman, le frère de Bob). Une histoire de bras cassés apprentis braqueurs, où pointe déjà l'humour absurde de Wes Anderson, mais plus faiblement et dans un scènario moins habile.
Wes Anderson est un génie mais son premier film n'est pas là raison de ce statut, assez moyen, les personnages sont moyennement attachant et l'histoire traîne un peu, à voir une fois, seuls la fin est vraiment cool
Un premier long-métrage de Wes Anderson très réussi même si on n'y retrouve pas sa mise en scène si particulière avec ses cadrages millimétrés. Une variation truculente du thème du braquage avec un humour tout en décalage qui marche à la perfection, un scénario génialement alambiqué. Une bonne qualité d'interprétation, Owen Wilson en tête. Une comédie qui fonctionne très bien.
Peut-être suis-je très indulgent avec Bottle Rocket parce que c'est mon premier Wes Anderson. En lui-même, le film est assez pataud et possède peu de substance en dehors de son parti pris artistique, un regard doux (visuellement comme foncièrement d'ailleurs, puisque l'image est déjà très colorée alors que chaque scène est allégée sur le plan dramatique) qui imite celui d'un enfant. A ce qu'il me semble vu de l'extérieur, ce coup d'essai s'avérait presque programmatique tant Wes Anderson a par la suite imposé cette vision comme une patte et un leitmotiv. Ce que je lui trouve de pertinent ne se trouve pas tant en surface de ce récit mais dans ce qu'il laisse douloureusement entrevoir de la réalité que refusent ses personnages, éternels enfants, et contribue à laisser flotter une once d'amertume qui évite de figer Bottle Rocket dans une illusion qui tournerait en vase clos. Au final, j'ai déjà l'impression que si Wes Anderson souhaite me parle de choses profondes, il y réussira sans problème, et que son univers a potentiellement de quoi aller beaucoup plus loin qu'un simple délire visuel ou de divertissement. Trop court et pas vraiment fouillé, Bottle Rocket ne le fait pourtant pas, quant à lui. Un long-métrage sans doute en forme de coup de chauffe.
Il y'a toujours un petit quelque chose de fascinant à découvrir les films d'un type qui consacre à son cinéma toute sa dévotion, lui offre une palette d'idées à la fois large mais aussi proche de sa vie " réelle ". Bottle Rocket, le premier film de Wes Anderson que je retrouve cet après-midi tend évidemment à être rattaché à cette réflexion. D'ailleurs il y'a une étrange opposition qui se dessine pour moi entre ce film-ci et son dernier en date vu pour une première hier. Il faut dire si les découvertes m'enchantent ( en général ) je préfère néanmoins revoir les films de Wes Anderson dans le temps, c'est bien sur comme cela que les moindres détails prennent tant d'ampleur.
Pour me consacré complètement à Bottle Rocket, qui est selon moi un premier coup de maitre, je dois dire que si son sens de la comédie touche, c'est bien toute la tendresse du regard porté sur ses personnages loufoques et complètement inadapté à la société qui est la leurs qui m'a fait fondre. On rit un peu, on sourit beaucoup, de eux, mais aussi avec eux. Les acteurs déploient touts leurs talents dans cette direction. Owen Wilson est à en pleuré, magnifique implication de sa part. Luke Wilson à lui aussi de sérieux atouts pour s'employé. Son histoire avec Inez ( Lumi Cavazos ) est marqué indélébilement dans mon esprit. Leurs comparses Bob, Kumar, Mr Henry and Co ont aussi toutes mes amitiés.
Sur un plan plus technique, le monde de Wes est un peu plus gris. Il y'a bien des nuances de couleurs, de jaune et de rouge notamment. On connais l'attachement de ce cinéaste à ses motifs et couleurs et on retrouve déjà de sérieuse ébauches à ses travaux à venir. J'aime bien le décalage spécifique de ce film dans la filmographie du réalisateur. Je valide ses cadrages, sa musique, ses autres choix.
J'aime la Team qu'il réunit. J'adore le braquage tenté, je le comprends de plus en plus. Bottle Rocket est une petite merveille.
229 notes dont 29 critiques le 25/03/2015 : bande de fainéants. Ce film est naze, il est d'un ennui ! Si si, je me suis vraiment ennuyé. Il n'est tout simplement pas intéressant. Quasiment jamais. Je vais toujours au bout de ce que je commence, justement pour pouvoir vraiment juger, et là, hé bien je l'ai trouvé mauvais. Les acteurs jouent à peine correctement, leurs personnages sont aussi pathétiques que l'action est mole. J'ai espéré pendant... tout le film que l'action décolle, que les personnages ne soient pas aussi débiles qu'ils ne semblent l'être, mais non, même la fin confirme ce que je redoutais au début. Si au moins l'ensemble était drôle, mais non, absolument pas. Franchement, je ne comprends pas comment les gens ont réussi à lui donner une moyenne de 3,5 étoiles.
Le premier film totalement méconnu de Wes Anderson est pourtant une réussite ! Avec j'imagine un petit budget, le réalisateur parvient déjà à marquer de son empreinte et à nous livrer une pure comédie incarnée par 3 malfaiteurs en herbe. Owen Wilson est méconnaissable à cet âge là ! Un très bon moment, à voir entre amis.
"Bottle Rocket" est le premier long-métrage de Wes Anderson mais c'était d'abord un court-métrage avec les mêmes acteurs qui jouaient les mêmes personnages. Wes Anderson a un style qui lui est propre, les plans de ses films sont millimétrés, la symétrie y a une grande importance. Mais pour son premier film, le cinéaste américain n'a as encore ce style si reconnaissable. Disons qu'il se cherche encore, débutant dans le cinéma il est normal qu'il ne soit pas complètement à l'aise. "Bottle Rocket" ne ressemble donc pas vraiment aux autres films de ce même réalisateur et la qualité s'en ressent. Bien que ce ne soit pas un mauvais film, il est loin de valoir un "Moonrise Kingdom" ou un "Fantastic Mr. Fox". Le film ne semble jamais vraiment démarrer pourtant on suit avec plaisir l'aventure de Anthony et Dignan. L'humour est présent mais en assez faible proportion. Seule la dernière partie rentre complètement dans le délire. Le jeu des acteurs est bon, les frères Owen et Luke Wilson sont convaincants. Pour un premier film, Wes Anderson s'en sort plutôt bien mais heureusement qu'il s'améliora et peaufina son style pour nous offrir par la suite de meilleurs films.
A mon sens, "bottle rocket" est LE plus gros chef-d'oeuvre de Wes Anderson. Et c'est son premier film. Il rejoint dans le talent et l'originalité Sofia Coppola et son sublime "Virgin suicides". Drôle, décalé, beau et doté d'une des plus belles BO de l'histoire du cinéma, ce film est un bijou. Le début d'une histoire.