Notez des films
Mon AlloCiné
    Série noire
    note moyenne
    3,9
    3058 notes dont 180 critiques
    répartition des 180 critiques par note
    72 critiques
    55 critiques
    27 critiques
    15 critiques
    10 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Série noire ?

    180 critiques spectateurs

    thierrydoree
    thierrydoree

    Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 300 critiques

    2,5
    Publiée le 16 février 2008
    Dewaere est magique. A se demander comment il n'y avait pas plus de suicides et de meurtres là-bas. Interprétation qui restera à jamais dans les annales du cinéma mais comme les films de Blier, ce cinéma-là a vieilli.
    Ricco92
    Ricco92

    Suivre son activité 95 abonnés Lire ses 1 635 critiques

    3,5
    Publiée le 23 avril 2018
    Alain Corneau a déclaré qu’il n’aurait pas tourné Série noire si Patrick Dewaere avait refusé d’interpréter le rôle principal, cela se comprend ! En effet, cette œuvre est un véritable show de l'acteur car la personnalité assez fantasque de Franck Poupart est l’élément principal du scénario, plus encore que l’intrigue en elle-même. Si ce protagoniste n’avait pas une personnalité aussi excentrique et paumée (peu de comédiens auraient pu l’interpréter sans être ridicule), il y aurait eu peu de chances qu’il puisse partir dans un plan aussi foireux. De plus, ce film est un véritable témoignage de son époque (il a été réalisé en 1979) par son ambiance notamment grâce à sa musique entièrement diégétique et constituée de tubes de l’époque (Boney M., Gérard Lenorman, Claude François, Sheila…). Alain Corneau et ses comédiens (outre Dewaere, on trouve Marie Trintignant alors âgée de 16 ans, Myriam Boyer et le toujours génial Bernard Blier) arrivent parfaitement à faire revivre cette époque grisâtre, où la crise suivant les deux premiers chocs pétroliers succédait à l’excitation des Trente Glorieuses, même si on peut regretter que l’intrigue prenne aussi peu de place. Un film plaisant à suivre et offrant un rôle taillé sur mesure pour Patrick Dewaere alternant entre la noirceur et l’humour spoiler: (la séquence où il se rend compte qu’il a mis le pistolet dans la main de celui qui a été tué par lui et non dans celle de la femme qui est censée avoir tiré) mais auquel on peut préférer d’autres œuvres du cinéaste.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

    Suivre son activité 133 abonnés Lire ses 1 368 critiques

    5,0
    Publiée le 24 mai 2020
    C'est l'adaptation, libre et "francisée", d'un roman noir américain de Jim Thompson, "Hell of a Woman". Le livre est sorti en France dans la fameuse collection "Série noire" de Gallimard, sous le titre "Des cliques et des cloaques", qui donne assez fidèlement le ton de l'histoire… Si le nom de la collection française a été pudiquement préféré au titre du livre pour l'exploitation du film, le profil du personnage a été conservé, profil type de l'anti-héros de roman noir, petit loser qui va fatalement au devant de grands problèmes, qui s'empêtre de plus en plus tragiquement dans une vie qu'il ne maîtrise jamais. Ce profil est ici transcendé par la performance unique et hallucinante de Patrick Dewaere. C'est lui qui nous fait décoller du glauque et du misérable pour toucher au pathétique sublime des losers magnifiques. Difficile d'imaginer rôle plus "habité". Porté par une énergie folle, par un désespoir électrique, il est d'une expressivité stupéfiante. Le regarder évoluer pendant près de deux heures dans ce film est en soi une expérience de cinéma, totalement imprévisible et totalement fascinante. Dewaere a souvent campé dans sa carrière le même type de personnage : paumé et agité, fougueux et fragile, écorché vif et borderline. Ici aussi, avec un côté mytho et schizo en plus. Autour de lui, d'autres personnages qu'on pourrait qualifier de "céliniens", interprétés par d'excellents acteurs : Bernard Blier, Myriam Boyer et Marie Trintignant dont c'est le premier rôle à l'écran en dehors de ses apparitions dans les films de sa mère, Nadine. Elle avait 16 ans à l'époque. Présence peu bavarde mais vraiment troublante. Côté adaptation et réalisation, Alain Corneau, dans les années 1970, reprenait le flambeau de Jean-Pierre Melville en matière de polar/film noir à la française. L'adaptation est cosignée avec Georges Perec, l'écrivain, que l'on n'imaginait pas dans ce registre de cinéma. Il s'est surtout occupé des dialogues dont il a teinté la noirceur de touches absurdes ou vaguement surréalistes, qui font parfois sourire et donnent une finesse particulière au scénario. Concernant la réalisation, Corneau y est allé franchement, sur le vif, inspiré par le Nouvel Hollywood en général et par le Mean Streets de Scorsese en particulier. Sa caméra est le sismographe des émotions du personnage principal. Elle nous fait ressentir avec les tripes l'angoisse cauchemardesque qui l'étreint, tout en faisant jaillir miraculeusement, et plus largement, ce que Bertrand Tavernier appelait le "lyrisme du sordide" et la "poésie du dérisoire". Poésie du terrain vague, de la grisaille banlieusarde, où le personnage de Dewaere se rêve, au début du film, en héros de film d'action. Formidable entrée en matière avec, en décor de fond, l'enseigne d'un magasin Printemps, évocateur d'une saison comme oubliée ou improbable. On notera par ailleurs l'absence de BO dans ce film épuré jusqu'à l'os, mais pas l'absence de musique. On y entend, via la radio écoutée par les personnages, quelques tubes de variété qui contrastent, là aussi furieusement, avec le cadre de vie. Au final, tout dans cette Série noire 100 % poisseuse laisse une impression durable. Le parfum des abîmes urbains, une sensation de vertige, un romantisme violent et déchirant, le regard fou de Dewaere et le regard vide de Trintignant.
    Jeremy339862369
    Jeremy339862369

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 135 critiques

    4,5
    Publiée le 4 décembre 2009
    Fort de ses précédent succès, Corneau se lance dans un projet apre et "noir", "Série noire". Dès les premiers instants, l'ambiance grisatre d'une banlieue pauvre apparait à l'écran, ce sera l'écrin renfermant le film pendant presque deux heures. L'ouverture du film n'est pas un hasard, "série noire" a un fort accent social, l'environnement est un personnage à part entière, au même titre que Frank ou Mona.La France de la fin des années 70 est un terrain de travail très important sur ce film. Nos personnages sont des témoins, des victimes et des acteurs de leur vie dépouillée, fade et désertique. En effet le film ne nous montre que très peu de personnages et jamais plus de 2 ou 3 à la fois, dans les rues on guette le moindre mouvement extérieur aux "héros", mais rien ne vient. La banlieue semble être un lieu de non-espoir, une zone abandonnée de la société, abandonnée du présent. Déambulant sans but dans cet univers désaffecté, Patrick Dewaere livre une prestation bluffante d'un homme perdu, constamment sur le fil, imprévisible et qui finira à sombrer dans un marasme psychologique et social. Marie Trintignant réussit à tenir tête à Dewaere jouant de son regard et de ses silences marquant l'absence d'espoir,l'apparente absence de sentiments étonnament contre balancé par son fort pouvoir expressif. Une des caractéristiques du film c'est qu'il réussit à introduire le spectateur dans l'histoire, les longues séquences l'absorbent, lui laissant le temps de s'imprégner du jeu, des impressions et des regards. Cette oeuvre montre aussi comment nos choix peuvent nous enfoncer dans une dangereuse spirale impossible (ou très difficile) à rompre.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 2464 abonnés Lire ses 5 161 critiques

    5,0
    Publiée le 16 novembre 2007
    L'un des meilleurs films policiers français jamais tournés... Casting parfaits avec un Dewaere dans son meilleur rôle, scénario écrit avec génie et une mise en scène sombre et sobre qui pénètre dans les âmes des personnages où aucun est mieux que l'autre. C'est poisseux, cynique, triste comme un poème vioeltn et lugubre. Chef d'oeuvre !
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 67 abonnés Lire ses 1 302 critiques

    3,5
    Publiée le 11 janvier 2013
    Franck Poupart, VRP, arpente la banlieue pour vendre ses articles à de pauvres gens. Lui-même un peu en marge, va sombrer lentement dans la violence et l’exclusion après la rencontre d’une jeune fille intrigante. Tout le film est centré sur la spirale infernale dans laquelle s’est mis le personnage central et va le conduire à la marginalisation la plus extrème. Qui mieux dans la seconde moitié des années 70 pour porté le rôle de cet écorché vif, sombre, limite mythomane, imprévisible et fougueux que le grandiose Patrick Deweare. Il est habité par le rôle, çà en est saisissant. Il marqua le cinéma français durablement par ses interprétations toujours très incarnées… Mais voilà, çà ne dura qu’une petite poignée d’année… Bien dommage… Depardieu pris le relais, un pis aller. Malgré quelques longueurs, ce film est aussi une véritable photographie de son époque : musique, ambiance banlieue, les logements, tenues vestimentaires… Une plongée dans la petite classe moyenne de cette époque… Des souvenirs… Dans ce film, il y a la jeune Marie Trintignant et la mère de Clovis Cornillac… pour l’anecdote
    Nico2
    Nico2

    Suivre son activité 62 abonnés Lire ses 939 critiques

    5,0
    Publiée le 4 août 2008
    Dès les premiers plans avec Dewaere seul dans un terrain vague faisant semblant de se battre contre une bande de truands puis se mimant joueur de saxophone sur un morceau de Duke Ellington, on est immédiatement plongé dans l'atmosphère sombre de ce film porté par un Patrick Dewaere magistral en personnage perturbé plein de contradictions. Face à lui, des seconds rôles poignants comme Myriam Boyer en femme perdue, la regrettée Marie Trintignant alors adolescente, ou Bernard Blier épatant en parfaite antithèse de Frank Poupart (Dewaere), calme et pragmatique. Le spectateur est bousculé, attendri, horrifié par les errements de cet antihéros que la vie n'a pas gâté et qui se retrouve pris dans un engrenage infernal à cause d'une lolita capricieuse et manipulatrice. Film d'un très grand pessimisme, Série noire est un film d'une grande cruauté qui prend aux tripes et laisse un souvenir marquant longtemps après sa vision.
    Prad12
    Prad12

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 1 084 critiques

    4,5
    Publiée le 1 mai 2017
    Une vraie série noire pour ce looser magnifique et pathétique en même temps, qui se débat dans une vie sombre et terne dont il est persuadé de valoir mieux que çà, lui aussi veut sa part de rêve et d'aventure, il y a droit non mais, et va tout faire pour le réaliser.... Franck Poupart va donc enchaîner les mauvaises idées les unes après les autres pour finir plumé au bord de la folie, mais en fait, durant tout le film il est border line..... Un rôle qui va comme un gant à cet immense acteur qu'était Deweare. Il est habité par son rôle et nous délivre ici toute la palette de son métier de comédien.....
    Samuel G.
    Samuel G.

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 367 critiques

    4,5
    Publiée le 4 décembre 2013
    Un film sombre porté par un Patrick Deweare complètement habité par son personnage, livrant ainsi une inoubliable composition d'acteur. Encore un grand film signé Alain Corneau.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 5 mars 2014
    Franck Poupart délivrera-t-il Mona de l'avidité des ménagères en robe de chambre?
    titusdu59
    titusdu59

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 696 critiques

    4,0
    Publiée le 2 janvier 2012
    Ambiance glauque et désespérée pour ce film triste à en crever, sur les désillusions et le quotidien morose de gens d'une banlieue sale, sordide, pourrie et violente. "Série noire" est un film sans complaisance ni misérabilisme, particulièrement dur, et l'interprétation inoubliable de Patrick Dewaere, en paumé malchanceux et instable, le rend aussi très émouvant. Ce n'est pas toujours très constant, mais sa tristesse touchante, sa mise en scène coup de poing, ses quelques passages humoristiques, et ses personnages, victimes ou bourreaux, en font un film choc.
    pandani
    pandani

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 379 critiques

    5,0
    Publiée le 3 mai 2008
    Série noire est un film éprouvant tant il est noir et désespérant. On en sort assommé. Patrick Dewaere y livre une performance hallucinante, la plus grande de sa courte carrière de surdoué. Mais n'oublions pas Blier, qui d'un simple regard peut renvoyer à son impuissance toute l'énergie déployée par le personnage joué par Dewaere. Merci à Corneau pour cette confrontation qui est l'un des sommets du cinéma Français.
    Julien D
    Julien D

    Suivre son activité 776 abonnés Lire ses 3 461 critiques

    4,0
    Publiée le 15 juillet 2012
    Cet excellent thriller a l’originalité de prendre sa force dans la peinture terriblement sordide de son contexte. Ce ne pouvait être que dans cette banlieue sombre et crasseuse que pouvait se développer de manière crédible le drame de ce VRP psychologiquement déviant prêt à tout pour améliorer son quotidien, un rôle qu’interprète à la perfection un Patrick Deweare plus survolté que jamais. C’est donc au final moins l’intrigue pleine de cynisme que le trajet tragique de ce personnage antipathique qui prend le spectateur aux tripes et fait du film une œuvre à part qui ne pouvait que générer les critiques d’un public peut habitué à être confronté à une ambiance si abrupte dans le cinéma français.
    ygor parizel
    ygor parizel

    Suivre son activité 144 abonnés Lire ses 2 503 critiques

    4,5
    Publiée le 28 août 2012
    Film à l'ambiance et aux situations vraiment glauques et noires (misère, violence psychologique, dépression, ...). Dewaere avec son jeu halluciné est au bord du cabotinage mais reste génial. Chaque scènes est ahurissantes et elles se révèlent être de vrais coup de poing.
    JeanSéééééé
    JeanSéééééé

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 280 critiques

    4,0
    Publiée le 4 décembre 2019
    La vache, quelle claque ! Quelle noirceur ! Pas l’élégante glacée de certains films noirs américains, non, ici elle colle aux godasses, s’infiltre à travers les vêtements, coule dans la gorge et donne la nausée. Pourtant c’est pas un mauvais bougre ce Frank Poupart, juste un pauvre type qu’à pas eu de chance… Bien sûr Patrick Dewaere est magistrale, mais que dire de Bertrand Blier qui joue là l’ordure la plus basse et méprisable qu’il soit. A VOIR ABSOLUMENT, mais pas un jour de cafard, sauf si de voir plus malheureux que soit vous remonte le moral. Que demande le peuple ? ‘’Ba ba ba, c’est si noir que ça ?’’ Le seul équivalent qui me vient à l’esprit est ‘’C’est arrivé près de chez vous’’. Et comme le dit Patrick Raynal dans le bonus (à ne pas rater), il est impossible de voir ce film sans ressentir un malaise grandissant. Et si jamais ce n’est pas votre cas… Je changerais de trottoir en vous apercevant !
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top