Série noire
Note moyenne
3,9
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209 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2021
Cette « sèrie noire » à la noirceur dèsespèrèe, Dewaere nous la fait vivre avec le maximum d'intensitè. Et on ne peut plus imaginer Franck Poupart autrement. La plus grande performance d'acteur de tous les temps, elle est là : èpoustouflante, èprouvante, pathètique, inouïe, indèlèbile...que ce soit dans une baignoire ou contre le capot d'une voiture...
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 avril 2013
Un film qui porte bien son nom. Difficile d'avoir une ambiance plus "noire" que dans "Série Noire". Tout est gris, sale, moche, triste et déprimant. On a pour seul décor la banlieue parisienne, avec ses immeubles en construction et ses terrains vagues boueux, les personnages sont tous des loosers finis, des rebuts de la société profondément antipathiques. Alain Corneau signe ici son film le plus intense et offre à Dewaere son plus beau rôle. Série Noire n'est ni plus ni moins qu'un pur chef d'oeuvre du cinéma français comme qu'il en existe peu.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2009
Sans en croire nos yeux, on retient son souffle en suivant l’engrenage infernal qui conduit ce malheureux représentant de commerce à explorer les tréfonds de l’âme humaine dans une banlieue sordide. Force est de constater que Patrick Dewaere était tout simplement le meilleur acteur français de tous les temps, sensible, engagé, perturbé mais tellement humain. Le summum du film noir français !
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2013
La première image de "Série noire" annonce tout le reste du film sans un seul mot. On y voit une voiture garée sur un terrain vague, sorte de no man's land où se détachent quelques immeubles HLM dans le fond. Patrick Dewaere arrive, et se met à jouer au jazzman et au cowboy sur fond de "Moonlight Fiesta" par Duke Ellington. Un personnage solitaire qui va refuser de s'enfoncer dans la boue de sa réalité. Bien entendu, il ne pourra pas changer son destin, il restera prisonnier de ses rêves. Mais il luttera, et nous embarquera avec lui dans sa folle tentative. Une danse absurde mais pourtant très touchante. Alain Corneau choisit intelligemment de ne pas lâcher son personnage de Frank Poupart, et de laisser libre son formidable interprète, l'inoubliable Patrick Dewaere. Il réalise ici une prestation tout simplement monstrueuse. Les mots manquent pour exprimer à quel point l'acteur se donne corps et âme, se sacrifie pour le rôle. Peut-on encore appeler ça du "jeu"? On a l'impression qu'il serait capable de réellement mourir devant la caméra. J'ai rarement vécu ce genre d'impression. Un Dewaere complètement fou donc, qui en vient presque à faire oublier la mise en scène, voire les autres acteurs, pourtant très bons. Corneau cherche à faire oublier sa caméra, mais son travail de cadrage est néanmoins très réussi, je pense entre autre à l'utilisation de l'espace, qui enferme les personnages, jouant avec les différences intérieur-extérieur. Mais dans l'ensemble, donc, Corneau cherche à faire oublier la caméra pour donner à Dewaere une liberté d'expression, qu'il exploite à merveille.
Vu comme ça, on pourrait croire que le film tend à être déprimant. Pas tout à fait, selon moi. Bien sûr, on sent que le personnage ne pourra tout à fait vaincre la réalité, mais le film refuse de se présenter comme naturaliste. Série noire cherche à créer le décalage, avec les folies de Dewaere bien sûr, mais aussi avec l'utilisation de la musique et des dialogues. La musique me semble être un personnage à part entière : jazz ou chansons françaises, souvent écoutées directement via une radio, créent un contraste avec la réalité des personnages. Ce parallèle atteindra bien sûr son paroxysme lors d'une scène mémorable ( spoiler: lorsque Frank récite des paroles rêveuses juste avant de commettre un meurtre
). Les dialogues sont un autre atout incontestable de ce long-métrage. L'écrivain Georges Perec a réussi admirablement à créer le décalage par la force du langage. Jouant avec les mots, l'argot, la contrepèterie, les anglicisme entre autres, il donne une dimension presque surréaliste au personnage de Poupart, qui contraste magistralement avec la réalité du monde autour de lui. Et bien entendu, Dewaere semble être le seul à pouvoir faire claquer ce genre de réplique. On a l'impression de toujours revenir à l'acteur. C'est bien lui qui porte tout le film sur ses épaules. Voilà peut être comment conclure sur ce film : un one-man-show vers l'enfer.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2019
Un bon polar noir réalisé et coécrit par Alain Corneau. Adapté d'un roman de "Série noire", son scénario assez bien ficelé nous conte une belle et cruelle histoire. La mise en scène d'Alain Corneau est solide, avec des décors de banlieue délibérément sinistres et une BO transcrivant sur transistors les tubes de l'époque avec Cloclo et Sheila.
Ce Drame magnifiquement interprété nous offre la belle présence de Marie Trintignant, du charismatique Andreas Katsulas (Tickidès le marginal), et une participation extrêmement efficace de Bernard Blier. Quant à Patrick Dewaere, il se révèle magistral dans le rôle principal. Il porte le film avec le rôle sur mesure d'un type manipulateur paumé qui "veut avoir l'air".
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2011
Si le cinéma français ne devait se résumer qu'en quelques films, celui-ci figurerait sans aucun doute dans la liste. Corneau nous décrit un univers noir, poisseux où le désespoir est le seul luxe que l'on peut se permettre. Le scénario tiré d'un roman du génial Jim Thompson est brillant avec de magnifiques dialogues tragi-comiques. La mise en scène est irréprochable et Patrick Dewaere est tout simplement flamboyant dans ce film où il trouve son meilleur rôle. Un chef-d'œuvre, une grosse claque cinématographique dans la gueule, c'est du grand art.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 janvier 2013
Un film sombre porté par un Patrick Deweare complètement habité par son personnage, livrant ainsi une inoubliable composition d'acteur. Encore un grand film signé Alain Corneau.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2014
Alain Corneau n'a jamais tutoyé d'aussi près les étoiles. D'abord parce qu'il avait entre les mains le joyau brut, l'acteur somme, celui qui vous rappelle que derrière le personnage il y a un petit homme de chair à vif et d'os éclaté, écorché vrai, qui donne toujours tellement plus que ce qu'on lui a demandé... Qui finit le tournage exsangue comme après un combat de boxe dantesque. Evidemment Patrick Dewaere prend toute la place et porte le film sur ses frêles épaules; Mais reconnaissons aussi que Corneau parlait comme personne le langage du Film Noir et avait parfaitement compris et su restituer l'univers ténébreux de Jim Thomson. Série Noire est un sommet du genre. A redécouvrir fissa fissa !
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2014
drame noir avec une ambiance malsaine, triste, grise
tout est gris noir dans ce film, la photo, le temps, les maisons, les appartements, les personnages
on sent le malaise du début à la fin
DEWAERE excellent
film assez décalé
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2020
C'est l'adaptation, libre et "francisée", d'un roman noir américain de Jim Thompson, "Hell of a Woman". Le livre est sorti en France dans la fameuse collection "Série noire" de Gallimard, sous le titre "Des cliques et des cloaques", qui donne assez fidèlement le ton de l'histoire… Si le nom de la collection française a été pudiquement préféré au titre du livre pour l'exploitation du film, le profil du personnage a été conservé, profil type de l'anti-héros de roman noir, petit loser qui va fatalement au devant de grands problèmes, qui s'empêtre de plus en plus tragiquement dans une vie qu'il ne maîtrise jamais. Ce profil est ici transcendé par la performance unique et hallucinante de Patrick Dewaere. C'est lui qui nous fait décoller du glauque et du misérable pour toucher au pathétique sublime des losers magnifiques. Difficile d'imaginer rôle plus "habité". Porté par une énergie folle, par un désespoir électrique, il est d'une expressivité stupéfiante. Le regarder évoluer pendant près de deux heures dans ce film est en soi une expérience de cinéma, totalement imprévisible et totalement fascinante. Dewaere a souvent campé dans sa carrière le même type de personnage : paumé et agité, fougueux et fragile, écorché vif et borderline. Ici aussi, avec un côté mytho et schizo en plus. Autour de lui, d'autres personnages qu'on pourrait qualifier de "céliniens", interprétés par d'excellents acteurs : Bernard Blier, Myriam Boyer et Marie Trintignant dont c'est le premier rôle à l'écran en dehors de ses apparitions dans les films de sa mère, Nadine. Elle avait 16 ans à l'époque. Présence peu bavarde mais vraiment troublante.
Côté adaptation et réalisation, Alain Corneau, dans les années 1970, reprenait le flambeau de Jean-Pierre Melville en matière de polar/film noir à la française. L'adaptation est cosignée avec Georges Perec, l'écrivain, que l'on n'imaginait pas dans ce registre de cinéma. Il s'est surtout occupé des dialogues dont il a teinté la noirceur de touches absurdes ou vaguement surréalistes, qui font parfois sourire et donnent une finesse particulière au scénario. Concernant la réalisation, Corneau y est allé franchement, sur le vif, inspiré par le Nouvel Hollywood en général et par le Mean Streets de Scorsese en particulier. Sa caméra est le sismographe des émotions du personnage principal. Elle nous fait ressentir avec les tripes l'angoisse cauchemardesque qui l'étreint, tout en faisant jaillir miraculeusement, et plus largement, ce que Bertrand Tavernier appelait le "lyrisme du sordide" et la "poésie du dérisoire". Poésie du terrain vague, de la grisaille banlieusarde, où le personnage de Dewaere se rêve, au début du film, en héros de film d'action. Formidable entrée en matière avec, en décor de fond, l'enseigne d'un magasin Printemps, évocateur d'une saison comme oubliée ou improbable.
On notera par ailleurs l'absence de BO dans ce film épuré jusqu'à l'os, mais pas l'absence de musique. On y entend, via la radio écoutée par les personnages, quelques tubes de variété qui contrastent, là aussi furieusement, avec le cadre de vie.
Au final, tout dans cette Série noire 100 % poisseuse laisse une impression durable. Le parfum des abîmes urbains, une sensation de vertige, un romantisme violent et déchirant, le regard fou de Dewaere et le regard vide de Trintignant.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2008
Un film fait pour Patrick Dewaere et par Patrick Dewaere qui donne la plus grande preuve de son inestimable talent d'acteur dans un film d'une noirceur extrême.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 décembre 2008
Un type de cinéma qui a beaucoup viellit trop marqué par son style de jeu, sous speed , à l'extrème. Il date, mais dans le mauvais sens du terme, il lasse , il ne restera pas comme un film intemporel. Bien sûr Dewaere est formidable dans ce rôle de déjanté, peut-être même trop , on sait maintenant qu'il était sous influence de "produits stup.." à l'époque .Ceci explique cela. Bien sûr c'était un acteur énorme , il porte le film sur ses épaules. Blier est déjà le monument qu'il deviendra plus tard , immuable de dérision et de comique par l'absurde. Myriam Boyer est superbe, On ne se rappellait plus la "jolie poupée" qu'elle était à l'époque. On comprend que les metteurs en scènes tombèrent amoureux d'elle. Et puis c'est touchant de voir sa ressemblance avec son fils désormais plus célébre qu'elle : Clovis Cornillac. Vraiment un très grand rôle pour elle, au sommet de son art. Marie Trintigant est surprenante en adolescente autiste. c'est malheureusement la mise en scènse qui est trop marquée et cette ambiance "actor's studio" for real , qui a mal passé l'épreuve du temps. Un film culte à l'époque , qui aujourd'hui n'est plus qu'un bon film : témoignage d'une époque.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2009
Quand le sordide aboutit au comble de l’ironie. Ça fait furieusement penser à «  Buffet froid » pour l’ambiance banlieusarde, l’humour noir et aussi à cause de la présence de Bernard Blier. Le scénario a des ressemblances avec celui de "Taxi driver". C’est d’un poisseux parfait et Patrick Dewaere a du trouver le meilleur de son jeu dans le rôle de Poupard, commercial baratineur et cinglé, pris à son propre piège. Je ne suis pas un grand amateur de films noirs, à l’anglo-saxonne ou à la française, mais quand c’est aussi bien au petits oignons… on s’incline.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2010
Prologue burlesque, pathétique, à l'orée d'une banlieue lugubre, où l'on découvre notre antihéros Frank Poupard singer Duke Ellington... Incontestablement le meilleur rôle de Patrick Dewaere, l'une des plus grandes compositions d'acteur toutes catégories confondues, une terrible plongée en apnée dans la France des misères quotidiennes : voilà ce qu'est Série Noire, chef d'oeuvre du cinéma hexagonal réalisé par le regretté Alain Corneau. On pourrait palabrer des heures au sujet de la prestation de Patrick Dewaere : volontairement anti-naturaliste, explosive, mélange délectable de cynisme, de grotesque et de fébrilité, cette dernière est digne des plus grandes. A noter également l'excellente apparition de Myriam Boyer, celle de Bernard Blier et celle de la très jeune Marie Trintignant... Malgré son atmosphère particulièrement glauque et dépressive Série Noire réussit à nous tenir en haleine du début à la fin, en raison d'un style remarquable et d'une écriture tout à fait délicieuse ( on retrouve l'écrivain Georges Perec au poste de dialoguiste ). Un film poétiquement dévorant, cruel et désespéré. Chef d'oeuvre, même si je n'ajoute pas grand-chose de nouveau à ce qui a déjà été dit...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 novembre 2016
Ce film a été mon film de chevet, quand j'étais un ado pseudo-baudelairien... Un film qui prend aux tripes ? Sûrement, comme beaucoup de films de Deweare. Mais est-ce la déchéance de Franck le personnage ou de Patrick le comédien à laquelle on assiste ? Et qu'on ne me réponde pas à cette question en me disant, "justement, c'est ça le génie de Dewaere". Si l'on pouvait dire de Brando "il ne joue pas, il vit ses personnages", c'est qu'il était un exceptionnel acteur, capable de mettre sa sensibilité et ses blessure personnelles au service de ses personnages qu'il habitait véritablement, on ne peut le dire de Dewaere. Pour moi, Dewaere n'a pas cette distance qui fait qu'il s'offre au personnage, c'est le personnage qui offre à Patrick l'occasion de faire du Dewaere, c'est très différent bien qu'il soit de toute évidence lui aussi un écorché vif comme Brando. Pour illustrer le propos, le fait qu'il mette dans ce film un vrai coup de boule dans sa bagnole ne me fait pas penser que c'est une performance d'anthologie.. Dewaere est au départ un acteur digne du plus grand respect mais je trouve que lui qui était le symbole de la jeunesse en quête de liberté et d'authenticité dans Les Valseuses s'est brûlé les ailes dans la vie comme à l'écran en devenant sa propre caricature, s'enfermant dans ses propres failles. Ici comme souvent, l'histoire est pas mal phagocytée par le dit "authentique" Patrick qui se donne en spectacle d'une manière prévisible. Un début sur le fil du rasoir, un basculement qui commence par un cri typé (pour ne pas dire stéréo-typé), une recette éculée dans sa filmographie. Beaucoup placent ce film comme un de ses chefs d'oeuvre ultimes pour sa grande noirceur, pour cette même raison, je le juge plus sévèrement que les autres de ses films moins jusqu'au-boutistes. Aucune nuance et bien peu de suspens à l'horizon
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