4881 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
209 critiques spectateurs
5
78 critiques
4
66 critiques
3
32 critiques
2
19 critiques
1
12 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Prad12
122 abonnés
1 086 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 1 mai 2017
Une vraie série noire pour ce looser magnifique et pathétique en même temps, qui se débat dans une vie sombre et terne dont il est persuadé de valoir mieux que çà, lui aussi veut sa part de rêve et d'aventure, il y a droit non mais, et va tout faire pour le réaliser.... Franck Poupart va donc enchaîner les mauvaises idées les unes après les autres pour finir plumé au bord de la folie, mais en fait, durant tout le film il est border line..... Un rôle qui va comme un gant à cet immense acteur qu'était Deweare. Il est habité par son rôle et nous délivre ici toute la palette de son métier de comédien.....
Dès les premiers plans avec Dewaere seul dans un terrain vague faisant semblant de se battre contre une bande de truands puis se mimant joueur de saxophone sur un morceau de Duke Ellington, on est immédiatement plongé dans l'atmosphère sombre de ce film porté par un Patrick Dewaere magistral en personnage perturbé plein de contradictions. Face à lui, des seconds rôles poignants comme Myriam Boyer en femme perdue, la regrettée Marie Trintignant alors adolescente, ou Bernard Blier épatant en parfaite antithèse de Frank Poupart (Dewaere), calme et pragmatique. Le spectateur est bousculé, attendri, horrifié par les errements de cet antihéros que la vie n'a pas gâté et qui se retrouve pris dans un engrenage infernal à cause d'une lolita capricieuse et manipulatrice. Film d'un très grand pessimisme, Série noire est un film d'une grande cruauté qui prend aux tripes et laisse un souvenir marquant longtemps après sa vision.
Polar à la déroutante noirceur, qui va du sordide au tragi-comique, « Série Noire » est un des joyaux incontournable du cinéma français. Alain Corneau y filme avec un réalisme certain cette banlieue grise et crasseuse des années 70. La photographie est presque froide, la mise en scène sobre et la musique, minimaliste (quelques airs à la radio). Le rendu n’en est que plus fort et dérangeant. On a l’impression de voir comme l’expression la plus laconique et extravagante de la misère humaine, à travers une galerie de personnages paumés ou manipulateurs (Staplin, joué par Bernard Blier, formidable) d’où ressort l’incroyable Frank Poupart, incarné par un Patrick Dewaere qui excelle ici dans tous les registres et crève l’écran pour l’éternité. Il faut citer aussi les dialogues de Georges Perec qui ajoutent à cette perception un peu décalé des personnages, grâce à un jeu constant sur les mots. « Série noire » est un film définitivement à part, se positionnant dans la marge tout en faisant office de référence absolue. Inoubliable.
Toujours raté à la télé, séance de rattrapage en salles. Certaines sorties du mercredi n'attirent pas autant de monde, et on comprend pourquoi. Pur régal. Rien à rajouter à ce qui a été dit. On prend place dans son fauteuil, et on est au spectacle. Scotché. Patrick DEWAERE tout bonnement et simplement au delà de tout. Bernard BLIER sadique à souhaits. Marie Trintignant mignonissime, muette comme une carpe, amorphe, un mur à tartes sur lequel Franck POUPART monologue, en roue libre, souple et imprévisible comme un fauve sauvage, instable, prêt à exploser dans la seconde qui suit, fait mouche à chaque salve, sans personne pour lui renvoyer la réplique (Adaptation et dialogues signés Georges PEREC), se déplaçant dans chaque scène comme Mohammed ALI swinguait sur un ring et devant les micros, comme Michael JORDAN mystifiait les parquets, comme PELE doublait toutes les défenses comme des passoires sur tous les terrains pour envoyer tous ces ballons au fond des cages. Bref, un mec qui corpore. Que le cinéma français d'aujourd'hui est narcissique et lisse, tièdasse, inoffensif, ennuyeux, sans intérêts. Quand aux comédiens... comme par hasard, la liste complète des acteurs en vogue depuis 20 ans ont reçu le Prix Patrick DEWEARE. L'hommage du vice à la vertu...
Ambiance glauque et désespérée pour ce film triste à en crever, sur les désillusions et le quotidien morose de gens d'une banlieue sale, sordide, pourrie et violente. "Série noire" est un film sans complaisance ni misérabilisme, particulièrement dur, et l'interprétation inoubliable de Patrick Dewaere, en paumé malchanceux et instable, le rend aussi très émouvant. Ce n'est pas toujours très constant, mais sa tristesse touchante, sa mise en scène coup de poing, ses quelques passages humoristiques, et ses personnages, victimes ou bourreaux, en font un film choc.
Série noire est un film éprouvant tant il est noir et désespérant. On en sort assommé. Patrick Dewaere y livre une performance hallucinante, la plus grande de sa courte carrière de surdoué. Mais n'oublions pas Blier, qui d'un simple regard peut renvoyer à son impuissance toute l'énergie déployée par le personnage joué par Dewaere. Merci à Corneau pour cette confrontation qui est l'un des sommets du cinéma Français.
Cet excellent thriller a l’originalité de prendre sa force dans la peinture terriblement sordide de son contexte. Ce ne pouvait être que dans cette banlieue sombre et crasseuse que pouvait se développer de manière crédible le drame de ce VRP psychologiquement déviant prêt à tout pour améliorer son quotidien, un rôle qu’interprète à la perfection un Patrick Deweare plus survolté que jamais. C’est donc au final moins l’intrigue pleine de cynisme que le trajet tragique de ce personnage antipathique qui prend le spectateur aux tripes et fait du film une œuvre à part qui ne pouvait que générer les critiques d’un public peut habitué à être confronté à une ambiance si abrupte dans le cinéma français.
Film à l'ambiance et aux situations vraiment glauques et noires (misère, violence psychologique, dépression, ...). Dewaere avec son jeu halluciné est au bord du cabotinage mais reste génial. Chaque scènes est ahurissantes et elles se révèlent être de vrais coup de poing.
La vache, quelle claque ! Quelle noirceur ! Pas l’élégante glacée de certains films noirs américains, non, ici elle colle aux godasses, s’infiltre à travers les vêtements, coule dans la gorge et donne la nausée. Pourtant c’est pas un mauvais bougre ce Frank Poupart, juste un pauvre type qu’à pas eu de chance… Bien sûr Patrick Dewaere est magistrale, mais que dire de Bertrand Blier qui joue là l’ordure la plus basse et méprisable qu’il soit. A VOIR ABSOLUMENT, mais pas un jour de cafard, sauf si de voir plus malheureux que soit vous remonte le moral. Que demande le peuple ? ‘’Ba ba ba, c’est si noir que ça ?’’ Le seul équivalent qui me vient à l’esprit est ‘’C’est arrivé près de chez vous’’. Et comme le dit Patrick Raynal dans le bonus (à ne pas rater), il est impossible de voir ce film sans ressentir un malaise grandissant. Et si jamais ce n’est pas votre cas… Je changerais de trottoir en vous apercevant !
Ce film de Alain Corneau est vraiment réussi, le scénario est classique mais c’est la mise en scène qui est intelligente. Le choc du film vient surtout de Patrick Dewaere qui à un rôle qui lui convient à merveille, il arrive très bien à se mettre dans la peau d’un fou furieux complètement lunatique, psychologiquement bien déséquilibré. Du grand cinéma français, du cinéma psychologique et d’ailleurs parfois effrayant quand on voit ce que peut faire Frank Poupart pour gagner de l’argent. La fin finit par une morale sur la vie, il ne faut pas non plus trop en attendre, tout peut très vite changer et un projet peut vite tomber à l’eau. La vie peut être vécue plus simplement sans forcément avoir beaucoup d’argent, l’amour que représente Mona est finalement plus cher que tout l’argent du monde Les passages avec Bernard Blier et Marie Trintignant ne sont pas non plus désagréables, Mona est une jeune fille qui tombe amoureuse du fou furieux Poupart, elle est mystérieuse et souvent muette, Staplin est le patron de Poupart, un homme qui se veut se faire respecter et qui en impose. Un film qui démarre doucement pour finir en apothéose et dans le tragico-comique. La fin peut être interprétée de différentes manières. Un film français qui est vraiment à voir, en particulier pour le jeu de Patrick Dewaere qui est absolument époustouflant.
un film magnifique, profond, intense et a la fois très sombre ... une ambiance miséreuse mais on ne peux plus attirante et fascinante. Alain Corneau nous présente la un véritable chef d'œuvre, un très grand film, infiniment beau et bien réalisé. le scenario est parfait... tout comme les acteurs et naturellement le légendaire Patrick Dewaere, l'un des acteurs les plus sincères et convaincants que le cinéma ai connu. Un film tragique, mais aussi drôle par moments, un contraste très intéressant et dont en résulte un film marquant. Et encore une fois, bravo a Patrick Dewaere pour son interprétation parfaite de chez parfaite de ce personnage formidable et énigmatique.
Le film culte, qui collera toujours à la peau de Patrick Dewaere. On dit souvent de ce long-métrage d'Alain Corneau qu'il y'a eu un avant et un âpres Série Noire. Difficile d'imaginer qu’après Dewaere enchaînera des rôles plus noirs, de paumés, de détruits et rongés de l'intérieur par ses doutes et ses souffrances. Sur le coup je pense à Beau-père, un mauvais fils et le bouquet finale : Paradis pour tous. On dit souvent que les metteurs en scène on abuser de ses faiblesses pour mieux les exploiter au cinéma et inversement. Série noir est d'une violence tendu est visuellement dur, peut-être plus pour beaucoup de gens aujourd'hui avec la surenchère d'image épouvantable que l'on trouve partout et qui s'est non seulement généraliser mais aussi banaliser.
Le générique sur la musique de Duke Ellington renforce encore plus la noirceur du film. Il est evident qu'avec la prestation de Patrick Dewaere ne fait aucun doute. Voir un acteur s'investir comme cela pour son art fait tout aussi peur mais fait aussi l'admiration. Cette homme (Franck Pouplard) désespérer, prenant l'eau de partout, voit sa vie partir en mille morceau et va utiliser les méthodes les plus radicales qui s'imposent. Je pense que Patrick Dewaere était quelqu'un qui c'est sacrifier et pouvais mourir pour cette art de la dramaturgie ( ce qui s'en doute peut-être la un peu détruit) et comme on le sait l'art ou vivre pour son art a un coté autodestructeur.
Mais ce que j'aime dans ce film, c'est aussi son ambiance poisseuse, grise, déprimante qui pèse tout au long du film. Difficile de trouver de nos jours des œuvres aussi pesante en terme d'ambiance.
Un chef d'oeuvre d'humour et un de mes films préférer.
En dépit de la réalisation fantomatique de Corneau qui n’est pas un bon réalisateur (admirez l’euphémisme) Voilà mon film préféré : Patrick Dewaere livre ici une performance hallucinante a la frontière entre le réel et la folie.(pour la petite histoire, après le tournage, il aurait dit à sa mère : « Tu sais, j’ais vraiment tué dans ce film… ») Portant entièrement sur ses épaules ce rôle de Franck Poupard en hurlant au milieu d’un terrain vague « je suis un connard ! », en pleurant à chaudes larmes ou en argumentant au cours de scène d’anthologie avec Bernard Blier, Patrick Dewaere est tout simplement fascinant de crédibilité. Quand on pense que la « grande famille du cinéma » avait dit à l’époque qu’il en faisait trop et avait donner en 79 le césar du meilleur acteur à Serraut pour la cage au folle et en 80 à Claude Brasseur pour la guerre des police (c’est quoi ce film ?) et quand on se dit que Dewaere s’est suicidé parce que, entre autre, il pensait que personne ne reconnaissait son talent… Mais non Patrick, c’est tous des cons ! Toi, dans ce film tu nous as donné une partie de toi-même et franchement… Merci.
Comme l'écrivait Tavernier lors de la sortie du film, on en ressort lessivé comme si on avait vécu les scènes hallucinées de ce polar sombre et désespéré. Dewarere se hisse à la hauteur d'un Jack Nicholson en incarnant littéralement un personnage déjanté, minable, sordide et angoissé. La fin tragique de Dewaere montre qu'il avait beaucoup mis de lui dans "Série Noire". Les dialogues de Pérec et la mise en scène de Corneau font de ce film, une référence du cinéma français.