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VAMPIREEE
1 abonné
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4,0
Publiée le 2 juillet 2021
LA FOLIE OU LA DIFFÉRENCE, L'ACCEPTATION OU LE DÉNIS.
Que racontais de plus, que ce qui a déjà été raconté ? Que décrire de plus, que ce qui a déjà été décrit ? Un film épris d'une noirceur abyssale, où le moindre décors, espaces, aspire à faire penser à une prison. Un film, qui enferme même son propre personnage, qui le torture et le rend fou. Ce film, qui par ses nombreux décors, nous rend tous fou. Un personnage, torturé, et qui refuse d'accepter son crime, "c'est pas moi, je te jure !". Un personnage, qui ne s'est pas trop pourquoi il fait ça, mais qui le fait quand même. Un personnage, qui pour se rassurer et s'apaiser en appelle un autre dans sa tête, pour lui parler. Un film, qui en dit bien plus sur la solitude à deux, que sur sa propre solitude. Un personnage, qui se retrouve sans cesse face à lui même, et qui ne s'accepte pas. Un homme, qui n'est pas monté tel, par l'endroit dans lequel il vit, faisant plutôt penset à une cage à rat. Un espace sans cesse dérangé. Un très beau film, sublimé par un immense acteur qu'est Patrick Dewaere, qui n'incarne pas seulement le personnage, mais qui le représente, par un état d'esprit unique et dérangeant !
La caméra filme avec maestria cette banlieue sordide que ne semblent égayer - ou plutôt faire grincer - que les transistors chuintant des tubes de qualité variable... Le jeu d'acteur de Dewaere est tout simplement exceptionnel, et d'une technicité folle (la scène de la baignoire, ou encore celle des coups de tête dans la voiture). Malgré les excellents dialogues où perce l'ironie perecquienne, certaines faiblesses du scénario m'empêchent de mettre cinq étoiles à cette chronique de la folie ordinaire.
Sur un plan purement cinématographique, ce film noir à la Française est un must : atmosphère banlieusarde glauque à souhait, jeu psychédélique de Patrick Dewaere, charme dévastateur de la jeune débutante d’alors Marie Trintignant. Seulement , plus de 40 ans ont passé depuis la réalisation et cela se sent, et il m’est difficile d’aimer véritablement ce film. D’autres films de la même époque, comme Police python 357, ne souffrent pas pareillement de cet effet vieillot. Néanmoins à voir, ne serait ce que pour le regretté Patrick Dewaere.
je n'ai pas aimé, tellement il y a de choses exagérées dans ce film . on voit d'un bout à l'autre un Dewaere complétement paranoïaque qui s'agite qui hurle. ça devient vite crispant . Quand on sait comment Dewaere a fini, ce film met mal à l'aise, on n'a pas l'impression qu'il joue mais qu'il laisse libre cours à la folie qui finira par l'emporter dans la "vraie vie ... J'ai trouvé Blier bon, dans son rôle de patron odieux... les autres rôles sont assez insignifiants même si les actrices ne sont pas mauvaises.
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1,5
Publiée le 26 avril 2021
J'étais vraiment très impatient de voir enfin Série noire et j'ai été quelque peu déçu de constater que l'histoire est faible et que le rythme est encore plus faible. J'ai aimé les petites danses que le personnage de Deaware continue à faire et j'aime la façon dont il devient de plus en plus clair qu'il n'est pas seulement un excentrique mais qu'il est en fait complètement fou au fur et à mesure que le l'histoire se poursuit. Mais même ainsi vous êtes avec lui pendant la majeure partie du film et ce n'est pas une bonne chose pour un film noir. Après tout on est censé être du côté du personnage principal et au fur et à mesure que le film avance. Mais l'histoire est tellement vide au bout d'un moment que j'étais juste heureux de m'accrocher à tout ce que je pouvais pour maintenir l'intérêt pour ce qui se passait. J'aurais aimé que le film entier fonctionne aussi bien que les 15 ou 20 premières minutes qui m'ont tellement préparé mais il ne se passe pas grand-chose pendant le reste du film et c'est d'autant plus décevant...
À l'instant où le générique est arrivé, j'ai su que c'était devenu mon film Français préféré (detronnant La Nuit Américaine). Série Noire c'est un film qui te met une claque, te casse la figure et qui ne s'excuse pas de le faire. C'est un film nauséeux, à la fois film contemplatif à ambiance, film de personnages, peinture sociale. J'avais vu un extrait du film avant (la scène où Dewaere se frappe la tête contre sa voiture) et je croyais qu'avec son imper il jouerait un detective(vu le titre aussi on peut le croire). Et non. Série Noire est déjà splendidement beau: aucune musique je crois, mais des radios partout diffusant les tubes du moment(idée piquée à Scorcese). L'image est magnifique alors que filmer St-Maur Creteil ça n'appelle pas forcément à l'adjectif beau, surtout dans les années 70. Mais les lumières, les couleurs sont splendide. Les acteurs : parfaits. On pourrait croire qu'ils improvisent mais non les dialogues sont juste d'un réalisme confondant. Ce n'est pas un film sur la degueulasserie humaine. C'est un film qui dit que ça n'existe pas la degueulasserie. Contrairement à Orange Mécanique ou autre, les scènes osées (Viol, Meurtres, Violences conjugales) ne sont pas la pour dénoncer ni la sociétés ni les victimes. En fait la où dans un autre films les actes des personnages pourraient être la source de notre dégoût, ici c'est l'ambiance, les rapports entre les personnages, la froideur du lieux qui nous fait nous sentir mal. Un véritable chef d'œuvre.
Série Noire est l'adaptation d'un livre de Jim Thompson, édité en France dans la mythique collection Gallimard du même nom. Alain Corneau nous délivre une magnifique œuvre dure et sombre, prennant aux tripes le spectateur le long de la descente aux enfers d'un Patrick Dewaere habité par son rôle. Le film transpire de tous ses pores d'une misère folle avec donc un sublime Dewaere, très bien entouré par Marie Trintignant et Bertrand Blier.
Si le jeu de Dewaere est alléchant dans les premières minutes, plus on avance et plus son cabotinage constant et son manque de nuance plombent forcément ce film qu'il occupe de long en large. Pour le reste on observe un scénario finalement assez pauvre, au rythme décousu, d'une noirceur et d'une malaisance peut-être trop extrêmes.
Re découvrir Série Noire aujourd’hui c’est être une fois de plus époustoufler par l’interprétation de Patrick Dewaere dans le rôle de Franck Poupart. Commerciale minable, dans une banlieue sordide, habitant un taudis ou l’attend plus ou moins sa femme qui ne l’aime plus,il se débat au jour le jour pour supporter au mieux tout cet environnement qui le dégoûte. Au hasard d’un démarchage il rencontre Mona que sa tante prostitue, elle lui parle du magot de la vieille, Franck va basculer si ce n’était pas déjà fait depuis longtemps en réalité. Acteur écorché vif Dewaere se lâche complètement dans ce qui reste aujourd’hui comme son interprétation la plus marquante, tour à tour, choquant, pitoyable, dépité, énervé, énervant, plein de vie et au bout du rouleau; il fait preuve d’une palette de jeu impressionnante et rend son personnage d’une crédibilité effrayante. A côté de cela Corneau écrit ici un polar où tout est désespérant, ou tout le monde est minable, médiocre. A déconseiller donc pour les soirs de déprime mais à découvrir pour voir un acteur au sommet de son art.
Venant d'un autre acteur, ça aurait pu rapidement tourner au ridicule, tant la performance de Patrick Dewaere est incroyable, démesuré et unique. Seulement voilà, tout est si fort, si assumé que ça fonctionne. Dans ce drame sombre, poisseux et flirtant avec l'absurde tout semble être fait sur mesure pour l'acteur.
C'est l'adaptation, libre et "francisée", d'un roman noir américain de Jim Thompson, "Hell of a Woman". Le livre est sorti en France dans la fameuse collection "Série noire" de Gallimard, sous le titre "Des cliques et des cloaques", qui donne assez fidèlement le ton de l'histoire… Si le nom de la collection française a été pudiquement préféré au titre du livre pour l'exploitation du film, le profil du personnage a été conservé, profil type de l'anti-héros de roman noir, petit loser qui va fatalement au devant de grands problèmes, qui s'empêtre de plus en plus tragiquement dans une vie qu'il ne maîtrise jamais. Ce profil est ici transcendé par la performance unique et hallucinante de Patrick Dewaere. C'est lui qui nous fait décoller du glauque et du misérable pour toucher au pathétique sublime des losers magnifiques. Difficile d'imaginer rôle plus "habité". Porté par une énergie folle, par un désespoir électrique, il est d'une expressivité stupéfiante. Le regarder évoluer pendant près de deux heures dans ce film est en soi une expérience de cinéma, totalement imprévisible et totalement fascinante. Dewaere a souvent campé dans sa carrière le même type de personnage : paumé et agité, fougueux et fragile, écorché vif et borderline. Ici aussi, avec un côté mytho et schizo en plus. Autour de lui, d'autres personnages qu'on pourrait qualifier de "céliniens", interprétés par d'excellents acteurs : Bernard Blier, Myriam Boyer et Marie Trintignant dont c'est le premier rôle à l'écran en dehors de ses apparitions dans les films de sa mère, Nadine. Elle avait 16 ans à l'époque. Présence peu bavarde mais vraiment troublante. Côté adaptation et réalisation, Alain Corneau, dans les années 1970, reprenait le flambeau de Jean-Pierre Melville en matière de polar/film noir à la française. L'adaptation est cosignée avec Georges Perec, l'écrivain, que l'on n'imaginait pas dans ce registre de cinéma. Il s'est surtout occupé des dialogues dont il a teinté la noirceur de touches absurdes ou vaguement surréalistes, qui font parfois sourire et donnent une finesse particulière au scénario. Concernant la réalisation, Corneau y est allé franchement, sur le vif, inspiré par le Nouvel Hollywood en général et par le Mean Streets de Scorsese en particulier. Sa caméra est le sismographe des émotions du personnage principal. Elle nous fait ressentir avec les tripes l'angoisse cauchemardesque qui l'étreint, tout en faisant jaillir miraculeusement, et plus largement, ce que Bertrand Tavernier appelait le "lyrisme du sordide" et la "poésie du dérisoire". Poésie du terrain vague, de la grisaille banlieusarde, où le personnage de Dewaere se rêve, au début du film, en héros de film d'action. Formidable entrée en matière avec, en décor de fond, l'enseigne d'un magasin Printemps, évocateur d'une saison comme oubliée ou improbable. On notera par ailleurs l'absence de BO dans ce film épuré jusqu'à l'os, mais pas l'absence de musique. On y entend, via la radio écoutée par les personnages, quelques tubes de variété qui contrastent, là aussi furieusement, avec le cadre de vie. Au final, tout dans cette Série noire 100 % poisseuse laisse une impression durable. Le parfum des abîmes urbains, une sensation de vertige, un romantisme violent et déchirant, le regard fou de Dewaere et le regard vide de Trintignant.
Bon Filme Classique de Patrick Dewaere ou il est magistral. Son jeu d'acteur de mal être est impressionnant..On sent que l'acteur habite son personnage avec toute sa déprime et éloquence..Marie Trintignant est aussi superbe...et Bernard Blier en patron véreux est aussi très bien.. L'histoire peine un peu et se perd dans un film noir des années 80 dans une Lointaine banlieue pour ce commis voyageur de Patrick Dewaere..À voir pour un de ces dernièrs films avant sa disparition dramatique.
Un bon moment de détente avec des acteurs au sommet de leurs gloire ,le scénario est plosible ,mais certaines scènes sont peut préparées,comme les coups de feux dans le dos avec une couleur de sang qui ressemble plutôt a de la grenadine,pour le reste il aurait était préférable de voir plus à l'écran Mr blier,qui restera pour moi le meilleur acteur burlesque du cinéma français,pour le reste le film ne mérite pas autant d'éloges.
Un film sûrement percutant à sa sortie mais qui a perdu de sa force en vieillissant. Se reposant sur l'interprétation habitée de Patrick Dewaere qui confère à son personnage une pathétique épaisseur, il semble avoir été réalisé pour le filmer, lui, et non un quelconque récit puisque c'est un questionnement existentiel qui nous est narré, bien plus qu'une intrigue dramatique. Quelque peu répétitif si on ne se laisse pas prendre au je(u).
Malgré le talent de Patrick Dewaere, ce film paraît plat et bien fade. On s'ennuie ferme et on attend une intrigue ou un enjeu qui a du mal à poindre et qui n'arrivera jamais vraiment.