Neuvième volet de la série des films James Bond, réalisé par Guy Hamilton qui officie pour la quatrième fois derrière la caméra pour la franchise, L'Homme Au Pistolet D'Or est un bon cru. L'histoire nous fait suivre l'agent 007 qui doit s'empresser de mettre hors d'état de nuire Scaramanga, alias l'homme au pistolet d'or, qui est à ses trousses pour l'assassiner. Bond part ainsi en mission pour le retrouver avant lui, alors que dans le même temps il est chargé de s'accaparer de l'Agitateur Sol-X, un engin capable de capter l'énergie solaire avec un rendement de quatre-vingt-dix pourcent. Ce scénario, librement inspiré du roman du même nom de Ian Flemming paru à titre posthume dix-neuf ans auparavant, s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée de deux heures et cinq minutes. Celui-ci débute par un prologue prometteur tenant en haleine avant de nous gratifier d'un générique d'ouverture d'une belle esthétique. S'ensuit une intrigue prenante comportant tous les ingrédients chers à la saga. Cette recette donne lieu à de bonnes scènes d'action à base de courses poursuites et autres fusillades, bien aidé par des gadgets, sans compter la romance habituelle et les quelques conquêtes de passage. Le ton se veut toujours sérieux, même s'il comprend plus d'humour que d'habitude, ce qui est en réalité bienvenu. L'ensemble est porté par un James Bond bien interprété par Roger Moore qu'on sent plus à l'aise pour sa deuxième fois. Il endosse le costume de l'espion avec charisme et crédibilité. Il est entouré par Britt Ekland qui joue une James Bond Girl agréable et Christopher Lee dont le rôle de méchant est mémorable, tout comme celui de son valet incarné par Hervé Villechaize. Le reste de la distribution comporte entre autre Maud Adams, Clifton James, Richard Loo, Soon-Tek Oh, Marc Lawrence ou encore les emblématiques Bernard Lee, Lois Maxwell et Desmond Llewelyn. Tous ces individus entretiennent des rapports entre entraide et confrontation. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture comportant pas mal de traits d'humour, notamment venant de la bouche de 007 qui se lâche d'avantage. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère qualitative. Sa mise en scène retrouve sa splendeur d'antan après le précédent épisode qui n'était pas au niveau de son talent. Celle-ci nous offre des séquences d'action intenses et évolue dans des environnements plaisants nous faisant voyager entre Beyrouth au Liban, Macao, Hong Kong, Bangkok en Thaïlande, sans oublier évidemment Londres en Angleterre, quartier général du MI6. Mais le lieu le plus en vue est clairement l'île de l'antagoniste située en mer de Chine méridionale, qui fait office d'un superbe décor exotique. Ce visuel dépaysant est accompagné par une b.o. signée par John Barry qui revient aux commandes après avoir cédé sa place le temps d'un opus. On retrouve ses compositions phares qui se marient parfaitement aux situations. La chanson du générique d'ouverture est pour sa part interprétée par Lulu et s'avère dans l'esprit musical de l'univers de la licence, sans pour autant être mémorable. Reste une fin sympathique venant mettre un terme à L'Homme Au Pistolet D'Or, qui, en conclusion, est un long-métrage se situant dans le haut du panier de la saga, faisant de lui un film méritant d'être visionné.