Revu en 2026, un film qui a mal vieillit. Le style Sergio Leone , est un peu daté : une réalisation lourde, basée principalement sur la musique , plutôt bonne de Ennio Moricone , mais aussi un montage très serré , un enchainement de ralentis , de gros plans , et aussi beaucoup de lenteur paradoxalement. Le film parait maintenant un peu ennuyeux, même si on a de la sympathie pour ce révolutionnaire irlandais, toujours prêt à défendre « la bonne cause »
J'ai revisionné ce film récemment et c'est vraiment un Sergio Leone à part. Visuellement, on sent tout de suite la patte du réalisateur : les gros plans emblématiques, les paysages immenses et la superbe bande originale d'Ennio Morricone qui reste en tête. L'histoire nous plonge dans la révolution mexicaine à travers un duo assez improbable. D'un côté, on a un pilleur de banques un peu opportuniste, et de l'autre, un ancien révolutionnaire irlandais spécialiste des explosifs. Le contraste entre les deux personnages fonctionne plutôt bien et apporte une vraie dynamique au récit, mêlant humour et moments beaucoup plus sombres. Cependant, le film souffre de quelques longueurs. Le rythme est assez inégal et le message politique, bien que profond sur la désillusion des mouvements révolutionnaires, s'étire parfois un peu trop. C'est un film plutôt bon, qui propose du grand spectacle et une belle réflexion. Un monument du cinéma qui malheureusement n'a pas réussi à m'emporter suffisamment.
Dans les westerns de Sergio celui-ci est à mon goût assez différent. Il y a des moments pompeux et d’un coup on est scotché. Il n’empêche que c’est un bon et beau film.
Plus profond qu’ « Il était une fois dans l’Ouest », plus sombre, tout en gardant ses codes de mise en scène comme ses plans fixes sur les visages et ses scènes sans dialogues, Sergio Leone réussit une aventure humaine intense et distille un message politique marqué. L’originalité de la rencontre entre un révolutionnaire irlandais hanté par son passé et un bandit mexicain roublard nous donne un duo mythique et permet à Rod Steiger et James Coburn d’épanouir leurs talents. Plus un film de guerre qu’un western, le film mêle émotion, burlesque, violence et lyrisme sur une musique inoubliable d’Ennio Morricone. Une fois de plus, une grande claque cinématographique de Sergio Leone !
Ce film de S. Leone fait partie de la trilogie à laquelle s’ajoutent Il était une fois dans l’Ouest et Il était une fois en Amérique. Je pense avoir vu au moins une fois les deux autres, mais je ne suis pas certain d’avoir déjà regardé Il était une fois la Révolution auparavant. Qualifié de western spaghetti, ce film s’éloigne pourtant, selon moi, des standards du genre. On est vraiment dans une période de transition entre le cheval et l’automobile, et chronologiquement, cela semble un peu tardif pour parler d’un western au sens classique du terme. De plus, même si le film évoque des attaques de banques, c’est surtout le thème de la révolution, en l’occurrence la révolution mexicaine, qui occupe le devant de la scène. R. Steiger est tout simplement parfait dans son rôle de Mexicain pilleur de diligences, chef de clan puis, finalement, héros de la révolution. Il y est méconnaissable. Ce n’est pas mon film préféré de Leone, mais il reste intéressant. Ce sont surtout les deux premières scènes qui m’ont séduit: les scènes d’introduction, où l’on entend pour la première fois quelques uns des thèmes musicaux de Morricone, repris ensuite tout au long du film.
Bien qu'on y reconnaisse la patte de Sergio Léone et la musique de Morricone; ce film, un peu trop long, un peu trop lent parfois, un peu confus aussi est une petite déception
C’était prévisible ! Après la consécration de son chef-d’œuvre « Il était une fois dans l’Ouest », Sergio Leone disposant de moyens considérables allait me décevoir. Du bon cinéma certes, mais dont l’inventivité se limite à des ficelles épaisses, avec peu d’humour, pas de femmes mais des massacres sans émotion. Et la BO de Sergio Leone suit le même mouvement de baisse...
Un chef-d'œuvre de Sergio Leone !! James Coburn est exceptionnel dans ce rôle, La scène du traître dans le pub irlandais. L'une des + belle scène du cinéma. (John Mallory doit abattre son meilleur ami pour sauvé sa peau, puis voir ces amis ce faire exécutés). Dans le regard de John Mallory (James Coburn) quel jeu d'acteur !! Un grand film. Les acteurs, les textes, le scénario, sur une musique de Ennio Morricone. Du grand cinéma comme ont n'en fait plus. A voir absolument.
Chef-d’œuvre intemporel, à la fois ironique, drôle et profondément touchant, ce film est un véritable plaisir à suivre, notamment grâce à l’évolution de ses personnages.
Avec ce film, Sergio Leone signe l’un de ses meilleurs travaux, mêlant grande fresque historique et émotion intime.
Sa fin tragique ne laisse pas indifférent et continue de résonner longtemps après le visionnage.
La bande originale signée Ennio Morricone sublime chaque instant et renforce la puissance émotionnelle de l’œuvre.
Au-delà du spectacle, le film délivre un message fort sur l’amitié et la révolution, avec une profondeur rare.
Du grand Leone . Je positionne ce film derrière les deux autres dans le triptyque de Sergio Leone , c’est dire à quel point don’t les deux autres quand on regarde la note que j’attribue à celui-ci
L'introduction nous plonge dans une diligence bourgeoise où le mépris règne, les gros plans installent un malaise et un dégoût. Cette scène nous présente Juan, un brigand mexicain d'abord prisonnier mais qui, avec sa famille, braque cette diligence par surprise.
On va donc suivre Juan, pécunier et grotesque, s'associer de façon improbable avec John, un révolutionnaire irlandais chef en explosifs, pour braquer malgré les réticences de ce dernier. En effet, ils vont se tourner autour au début, mais leurs buts divergent. Cependant, un concours de circonstances va les allier.
spoiler: Juan va donc entreprendre le braquage de la banque Mesa Verde, amenant l'une des scènes les plus iconiques et humoristiques du film où il se rend compte que des prisonniers politiques sont enfermés au lieu des lingots, le faisant devenir un héros de la révolution malgré lui. À partir de là, on va suivre l'histoire de l'amitié des deux héros qui s'enfoncent dans la révolution mexicaine.
Cette révolution est sanguinaire, spoiler: massacrant la famille de Juan , ce qui fait écho à la citation de Mao Zedong au début du film. Le récit est aussi ponctué de flashbacks oniriques de John, flous, accompagnés d'une bande originale mélancolique de Morricone. Mais le plus iconique du film, ce sont les explosions, nombreuses et impressionnantes, le tout dans de grands espaces rappelant les westerns précédents de Leone. spoiler: La fin est tragique, rappelant une nouvelle fois les sacrifices pour la révolution.
"Il était une fois… la révolution" est un western remarquable, qui marie avec brio drame, humour et action. Le scénario, solide et captivant, sert une histoire qui ne lâche jamais son spectateur. La mise en scène, soignée, impressionne tant par sa photographie que par ses effets spéciaux, tandis que les interprétations des acteurs sont tout simplement convaincantes. Mon seul regret ? Quelques longueurs, notamment certaines scènes qui s’attardent un peu trop sur des détails. Mais après tout, c’est aussi ce rythme contemplatif, parfois lent, qui fait le charme du genre. En définitive, un excellent moment de cinéma, à ne pas manquer.
Démarrant sur une scène en forme de parabole, un paysan urinant sur une fourmilière avant d'être confronté aux préjugés de personnes de haut rang dans une diligence en plein désert mexicain, Il Etait une Fois la Révolution reprend les codes visuels de Sergio Leone (ses très gros plans inimitables et ses ralentis impérissables) dans un cadre encore plus sociopolitique qu'Il Etait une Fois Dans l'Ouest. Comme lien entre les deux films, on soulignera l'importance capitale du chemin de fer, symbole d'un changement de paradigme.
Critique de la société bourgeoise, l'oeuvre est aussi une critique assez sévère mais pas infondée de la révolution. Par ailleurs, comme le souligne le parallèle entre la révolution mexicaine en cours et la révolution irlandaise évoquée par flashbacks, le cadre est avant tout un prétexte à une réflexion beaucoup plus globale sur la violence d'Etat. On notera à ce propos la "gueule" de Antoine Saint-John, incarnant le Colonel Günther Ruiz, archétype de l'officier SS, officier d'un régime fasciste préfigurant ce que sera (et a été) le nazisme.
Le film, coscénarisé par Leone, Luciano Vincenzoni (déjà présent à l'écriture sur Et pour Quelques Dollars de Plus et Le Bon, la Brute Et le Truand) et Sergio Donati (également sur Et pour Quelques Dollars de Plus et Il Etait une Fois Dans l'Ouest), oppose ainsi un Rod Steiger tonitruant à un James Coburn flegmatique dans un duel permanent mélangeant rapport de force, amitié et humour, beaucoup d'humour, à la façon des farces antiques, fourre-tout talentueux de grotesque et de sérieux, parfois très sérieux.
Au final, comme chaque film de Sergio Leone, Il Etait une Fois la Révolution (titré Giù la Testa en italien et Duck, You Sucker/A Fistfull of Dynamite en anglais) est avant tout une fresque visuelle, elle aussi révolutionnaire, servie par la musique d'Ennio Morricone un rien plus effacée que dans ses autres oeuvres, et ici doublée d'une parabole sur une certaine idée de l'absurde et de la violence des hommes et de l'oppression, un chef d'oeuvre à réévaluer de toute urgence.
Deuxième Leone que je découvre après Once Upon a Time in the West, et quelle surprise ! C’est sûrement l’un de ses films les plus sous-estimés, et pourtant, il regorge de tout ce qui fait la grandeur de son cinéma : la mise en scène millimétrée, l’ironie mordante et la profondeur humaine. Le duo Juan/John fonctionne à merveille :entre humour, trahison, et cette amitié inattendue qui devient le cœur du récit. L’idée de mêler le western à la Révolution mexicaine, c’est du pur génie : Leone réussit à transformer la poussière et les fusillades en une réflexion sur la liberté, la trahison et le désenchantement politique. James Coburn est magistral dans ce film : son côté à la fois réfléchi mais aussi explosif (sans mauvais jeu de mot) m’a profondément marqué. Leone mêle ici le burlesque et le tragique avec une aisance déconcertante, et la BO de Morricone vient, encore une fois, sublimer chaque émotion. Un western révolutionnaire dans tous les sens du terme : drôle, violent, mais surtout profondément humain.