Voilà, je pense que j'ai fini la filmographie de Leone. Enfin je ne suis pas certain car j'ai un doute sur avoir vu les derniers jours de Pompéi. C'est le genre de film que j'ai pu voir en Latin au collège. Mais bon vu qu'il était dessus avec 2 autres réals est-ce que ça compte ? J'ai mis pas mal de temps à le voir celui-là car ça me disait pas forcément grand chose. Je savais que ce n'était pas un western classique, enfin "classique" pour du spaghetti-Leone, j'entends par là un truc qui ressemble à il était une fois dans l'ouest ou bien à la trilogie du dollar. Et le Mexique ça me disait bof. En tous cas ça fait toujours étrange de voir un western avec des mobylettes. Mais je me trompais parce que finalement on retrouve pas mal de similitudes avec les autres films que j'ai cité. On a le mec taciturne, intelligent et la brute un peu simple d'esprit qui se fait un peu manipuler. Du coup au début on retrouve une trame narrative connue et sympathique, surtout que Coburn fait un bon personnage taciturne et passionné par la dynamite. Après je préfère Eastwood ou bien surtout (et Dieu sait que j'aime Eastwood chez Leone) et ça me fait mal de dire ça : Bronson. Tout comme du coup il sera évident de dire que je préfère le bon la brute et le truand et surtout il était une fois dans l'ouest. Cependant il était une fois la révolution ne me laisse pas indifférent, thèmes musicaux vraiment bons, scénario plus intéressant qu'il n'y paraît. Parce que finalement on a quand même quelque part une belle leçon de politique par le Juan qui explique que la révolution c'est les intellectuels qui vont demander aux pauvres de se faire tuer pour que ça change et que finalement rien ne change. D'ailleurs le film s'ouvre sur un citation de Mao. Mao et Morricone ça me rappelle l'excellente introduction d'oiseaux petits et grands du compatriote Pasolini. Après je trouve les thématiques assez proches du vent se lève de Loach (et c'est un compliment), abordées sous un angle plus fun pour Leone, mais quand même. Cependant je reprocherai au film quelques ellipses (peut-être dues à une version tronquée que j'ai vue (je sais qu'en général il existe 150 versions des films de Leone) assez malvenues. Je pense à celle après l'explosion du pont, j'ai mis du temps à faire le lien. Et il y a aussi quelques lenteurs qui font qu'on sente par moments la durée du film contrairement à d'autres films de l'auteur qui sont pourtant bien plus long. J'ai par contre bien aimé les flashback avec cette même musique servant de leitmotiv. Et il y a quelques plans d'ensemble vraiment classe, genre l'attaque du train ou bien les pelletons d’exécutions. Et puis ces très gros plans sur les bouches au début du film, j'ai trouvé ça tout sauf subtile mais très bien fait. De même qu'à certains moments on a un montage bien senti qui avec un autre réalisateur aurait pu paraître lourdingue, mais qui ici passe vraiment bien. En même temps tout le monde n'est pas Leone et n'a pas Morricone pour faire la musique afin que ça passe. J'ai été assez surpris également par le virage au milieu du film qui passe du western un peu léger à un truc assez dur. Sympa, mais je n'ai pas été transporté non plus outre mesure. Mais ça n'en reste pas moins un bon film, très maîtrisé techniquement.
"Il était une fois la révolution" est mon préféré de la saga. Le film est grandiose et la magnifique musique de Morricone ne fait qu'appuyer le ton, le rythme et l'émotion qu'il transmet!
De nouveau un chef-d’œuvre du western spaghetti par le maître du genre Sergio Leone. A souligner une fois de plus la superbe BO du grand Ennio Morricone.
Beaucoup de confusion dans cette révolution, qui laisse une certaine rigueur de côté. Étonnant venant de Sergio Leone. Les silences éloquents après tempête ont laissé place à la surenchère d'un langage cinématographique bien trop marqué. Une potiche révolutionnaire qui bénéficie difficilement de l'inspiration des projets passés. Ce n'est évidemment pas de ce film qu'on pourra prétendre connaître l'artisan. Juste pour l'audace d’exécution jusqu'à l'âpreté du final; Pour le thème de Morricone bien évidemment et surtout pour sa présentation des personnages des plus réussie.
Sergio Leone s'attaque ici au western zapata, western sur fond du révolution mexicaine, pour le deuxieme volet de sa trilogie sur l'Amérique. Un chef d'oeuvre leonien pour la 5e fois consécutive ! Tout y est dans ce film : réalisation, jeux d'acteurs (quel duo Coburn - Steiger !), musique (Morricone encore lui !) et scénario (quels flashbacks !). Hélàs, après ce film, il faudra attendre 13 ans avant de retrouver Leone et ce, pour son dernier film, Il était une fois en Amérique, son plus grand film pour beaucoup de cinéphiles.
émotion, action, histoire, personnage très interessant, un sens, une vraie morale, quelque chose de très bon à en tirer c'est un film exceptionnel qui confirme encore une fois le talent du très grand sergio leone l'histoire est celle d'une part d'un mexicain qui s'en fiche éperdumment des révolutions mais en profite pas mal pour voler les voyageurs et d'une autre part un veil homme très engagé dans cette révolution dont on apprendra beacoup sur son passé de façon subtil film à voir
C'est tout simplement le film de Sergio Leone que je préfère. Dans ce chef d'oeuvre, Leone prend son temps pour nous présenter ses personnages dans un premier temps afin de mieux confronter ces derniers à une situation qui les dépasse complètement.
Juan Miranda est un bandit des grands chemin mexicain. Possédant une prose fleurie et un talent naturel pour user de sa gâchette, il braque avec sa famille les diligences et autres banques. La révolution qui frappe son pays n'est pour lui qu'une perte de temps et on sent chez cet homme blasé le poids d'un passé plus lourd qu'il n'y parait. C'est au côté de John Mallory, irlandais appartenant à l'IRA et ayant fui son pays, (de son vrai noms Sean) qu'il deviendra un héros de la Révolution malgré lui mais aussi qu'il apprendra à s'impliquer dans une cause plus grande. Rod Steiger (Juan) et James Coburn sont les acteurs qui prêtent leurs traits à ces deux (anti)héros. Et ils le font formidablement. Les tensions furent nombreuses sur le plateau entre Steiger et Leone mais il n'en demeure pas moins que l'interprétation de ce dernier est tout simplement magnifique, jouant aussi habilement sur le plan de la comédie que du drame (voir la scène du pont et celle qui suit juste après pour comprendre de quoi je parle). Quant à Coburn il est mythique tout simplement. Le duo composé par ces deux grands acteur est sans doute l'une des plus belle réussite du film au côté du contexte particulièrement bien exploité.
Car "Il était une fois la Révolution" est sans doute le film le plus politique de Sergio Leone et peut être même le plus désabusé quant à cette dernière. Les hommes meurent violemment pour une cause mais au final ce sont les mêmes qui en tirent profit sauf qu'ils ne se battent pas dans les mêmes camps. Leone use un des mêmes ficelles que dans "Le Bon, la Brute et le Truand" en impliquant ses personnages dans un cadre épique qu'ils traversent un peu malgré eux, en tout cas en ce qui concerne le personnage de Juan. Et tout comme dans ce film, il reprend certaines des atrocités commises pendant la seconde guerre mondiale. Il dénonce l'horreur par l'horreur et signe sans doute les plans les plus durs du cinéma sans pour autant rentrer dans une systématique dans la violence gratuite. Ici elle a un but et si elle n'est pas des plus sanguinolente elle en est tout aussi traumatisante; telle la scène de la torture de Tucco dans "le Bon, la Brute et le Truand" sur La Storia del Soldato qui demeure l'une des plus violente du cinéma. Et bien ici ce sont les plans sur les fosses dans lesquels ont fusillait les dissidents politiques par centaine, les atrocités de la guerre qui sont mises en avant et qui marqueront le spectateur par leur dureté et leur non complaisance. Mais Il était une fois la Révolution n'en demeure pas moins un film humain et à ce titre il est l'un des plus poignant de Leone.
Comme dans chaque film de Leone on peut compter sur la présence aux baguettes de Ennio Morricone dont la musique accompagne aussi bien des images difficiles mais que d'autres moments plus légers. Et encore une fois on constate tout le génie du compositeur italien qui nous gratifie d'une de ses BO les plus audacieuses mais aussi une des plus belle. Son magnifique "Sean, Sean, Sean" achevant le film ne manquera pas de contribuer à nous tirer une certaine émotion devant ce final émouvant.
Pour conclure, je pense que ce "Il était une fois la Révolution" est le meilleur film de Leone et une œuvre majeure dans le paysage du cinéma de genre "Western Spaghetti". En s'éloignant de l'immoralité de ses précédents films et en acquérant un ton plus "couillu" car plus politique et n'hésitant pas à vouloir créer de l'émotion; Leone avait ici atteint une maturité certaine dans son cinéma en signant son film le plus abouti.
"Il était une fois la révolution" dépeint de manière plutôt intéressante la révolution mexicaine, on nous proposant de suivre les divertissantes et certes irréalistes aventures de deux personnages (à noter que pour ce qui est du contexte, le réalisme est de mise).
Même si c'est le moins bien on va dire de la trilogie des "Il était une fois ...." celui ci reste un très très grand western, on y retrouve vraiment du très grand Sergio Leone avec un scénario et un moment de l'histoire vraiment bien choisi avec James Coburn et Rod Steiger qui jouent vraiment super bien leurs rôles en y ajoutant encore une fois la bande son magnifique de Ennio Morricone
Encore une petite merveille de Sergio Leone. Des personnages, comme toujours chez Leone, très charismatique (ici Rod Steiger et James Coburn) et très bien interprété. Une histoire excellente, avec un savoir faire incontestable pour amener cette intrigue petit à petit et tenir le spectateur en haleine jusqu'au bout. L'histoire d'un escroc minable qui change sa vision des choses pour devenir un héros de la révolution mexicaine en étant au contact d'un révolutionnaire irlandais hanté par son passé. Même si je le trouve un cran en-dessous d'Il était une fois dans l'ouest, Le bon la brute et le truands, ou même Et pour quelques dollars de plus, ce "il était une fois la révolution" reste une référence incontournable dans le monde du western spaghetti, ou plus généralement du western en général. A voir impérativement.
Moins bon que les autres films de Leone, il n'est pas moins qu'Il etait une fois la Revolution reste un grand western malgre un debut lent. Lenteur aprécié par le realisateur qui en abuse pour nous depeindre avec violence parfois cette revolution
Suite chronologique d'Il était une fois dans l'Ouest, et est tout aussi bon. Ennio Morricone accomplit à nouveau un travail parfait. Ici, l'histoire narre les aventures de deux protagonistes prient contre leur gré dans la révolution mexicaine, et malgré quelques erreurs d'anachronismes (datte de création de l'IRA...) rod Steiger et James Coburn jouent à merveille des personnages très charismatiques ce qui rend le film plaisant à regarder.Bien que le film est souvent critiqué je le considère comme une prouesse parfaite de Sergio Leone. 5/5
Pardon mais ce film je ne le classerais pas dans la rubrique "Western". Plutôt dans la rubrique "guerre". C'est un film pas mal, mais qui n'a aucun rapport avec "il était une fois dans l'ouest" ou la trilogie du dollar avec Clint...