Rebecca
Note moyenne
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174 critiques spectateurs

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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2017
Adaptation de Daphne du Maurier, ce premier film américain d'Alfred Hitchcock nous embarque dans le passé trouble d'un veuf issu de la haute société, qui va épouser pour des raisons bien mystérieuses une femme de rang inférieur. Mais le fantôme de son ex-épouse, personnage principal de l'intrigue, ne sera jamais très loin... Créant une atmosphère sombre et oppressante, le maître du suspense livre ici une œuvre qui prend des cheminements surprenants, et dont la mise en scène  est parfaitement maîtrisée. Brillant.
Ryce753
Ryce753

33 abonnés 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2013
« Rebecca » est un film intelligent, très bien réalisé mais quand même un peu longuet. L’ambiance est pas mal mais étonnamment, je n’ai pas vraiment reconnu la patte ou du moins le suspense cher à Hitchcock. L’ensemble est trop plat, peu percutant et certaines séquences sont un peu fastidieuses à cause des trop longs dialogues entre les différents protagonistes. Les cohérences ne sont pas franchement au rendez-vous et l’histoire est assez confuse et ne tient pas debout (l'enquête de fin est rocambolesque, je n'y crois pas). Bref, il manque quelque chose pour en faire un vrai incontournable du cinéma. Reste une bonne interprétation des acteurs et un scénario correct mais on est quand même loin, très loin d’un « Vertigo » ou d’un « Psychose »
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

254 abonnés 2 702 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2018
Excellent film d'Alfred Hitchcock, pas assez reconnu à mon goût.
L'histoire est impeccablement écrite, les personnages sont très bons.
Joan Fontaine est excellente dans ce film en femme fragile et candide mais étrangement, j'ai été assez insensible au jeu de Laurence Olivier que j'ai trouvé trop impassible et inexpressif.
L'atmosphère est remarquablement travaillé. Le film est très angoissant et oppressant. Le poids de l'absence du personnage de Rebecca est palpable.
Mrs Danvers est digne des plus grands antagonistes féminins du cinéma spoiler: (avec également le personnage de Rebecca, qui arrive à être la principale menace à titre posthume ; c'est parfaitement écrit).

La révélation à la moitié du film est terrassante, la révélation finale est tout aussi prenante.
La tension atteint son comble durant les dernières minutes. Le final est excellent.
Excellente histoire conté par Hitchcock. Le film aurait mérité une meilleure postérité dans la filmographie du réalisateur (car il est digne de Sueurs Froides ou la Mort aux Trousses).
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2012
Pour moi l'hiver c'est la saison, ou je regarde le plus de vieux films américains.

Donc, c'est partie pour un bon vieux Hitchcock.

Adapter d'un roman de Du maurier.

Un lord anglais rencontre une secrétaire à Monte carlo, il décide de l'épouser et de l'emmener dans son château.

Hélas un drame ayant eu lieu il y a peu de temps dans le domaine, hante encore et toujours les murs du chateau.

Hitchcock et sa mise en scène angoissante avec un traitement qui ressemble à "La belle et la bète".
Et comment ne pas penser à Citizen Kane, réaliser plus tard par Welles.

Il réussit à faire du château un personnage à part entière du film.

C'est vraiment bien filmé comme toujours.

Il rend l'histoire intrigante.

Après, je n'ai pas trouvé le film exceptionnel comparer à d'autres de ses films.

Et puis les acteurs en fond un peu des tonnes, surtout Joan Fontaine.

Je suis certain que leurs jeux a été dirigé par le maître, mais c'est trop.

La lumière et la photographie sont superbes.

Un bon petit film.
Timothé Poulain
Timothé Poulain

68 abonnés 507 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2013
Rares sont les films à s'attaquer à des mythes de la psychothérapie. Plus rares encore sont ceux qui réussissent à les rendre fidèlement à l'écran. Mais c'est pourtant bien cela que parvient à réaliser Hitchcock dans ce film historique où les thèses freudiennes se démontrent à l'écran avec une fluidité et une clarté jamais atteinte. Attention, chef d'oeuvre !
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2023
Un Hitchcock pas trop kitsch se délecte dans cette adaptation du roman de Daphné du Maurier où les personnages principaux sont une morte et un château… ! Atmosphère étrange, personnalité écrasante de la disparue, hostilité de la gouvernante, ambigüité du mari, maladresse et désarroi de sa jeune épouse… autant de portraits que le Maître se complaît à peaufiner…
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2017
Ambigue, mystérieuse, passionnante ... étude de moeurs servie par une mise en scène et un décor splendides. Rebecca n'a pas finie de nous hanter.
Hitchcock explore les tréfonds de l'âme, des sentiments comme jamais.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2015
Hanté par la mort de son épouse, un richissime anglais s’éprend d’une belle et innocente jeune femme. Cette adaptation est essentiellement dominée par l’omniprésente ombre spectrale de la défunte «Rebecca» et interprétée avec justesse par Laurence Oliver et Joan Fontaine. Avec son climax troublant et tendu, accentué par la présence d’une gouvernante pour le moins inquiétante, cette romance est brillamment mise en scène et reste d’une manière totalement incompréhensible, l’unique réalisation d'Alfred Hitchcock à avoir décroché l’Oscar du meilleur film. Du grand cinéma qui aurait toutefois gagner en valeur en étant un poil plus court.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2023
Pour son premier long-métrage américain, Alfred Hitchcock réalise « Rebecca » en 1940, récompensé de l’Oscar du meilleur film l’année suivante. Il s’agit davantage d’un drame psychologique qu’une véritable comédie policière. L’histoire débute avec ce riche veuf (Laurence Olivier) qui épouse en secondes noces une charmante jeune fille (Joan Fontaine). Cette mise en place est très classique chez Hitchcock. Mais c’est une fois le couple installé dans le manoir du mari, que l’intrigue prend vraiment son envol. La mémoire de sa première femme y est omniprésente, voire rendue vivace par l’intrigante gouvernante de la demeure (Judith Anderson). Bref, un thriller étonnant avec un final incandescent !
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2018
Premier film américain du grand Alfred Hitchcock, « Rebecca » est également l’une de ses plus grandes œuvres, un long-métrage charnière qui annonce l’arrivée des chefs d’œuvre que nous connaissons aujourd’hui. Ce film est une véritable master class de mise en scène, Hitchcock impressionnant d’avantage à chaque nouveaux plans, cadrages, transitions ou mouvement de caméra. Tout est savamment dosé et calculé pour faire de « Rebecca » une expérience de cinéma magistral, Hitchcock se servant à merveille de son décor pour retranscrire au spectateur le sentiment d’oppression que ressent la principale protagoniste. Cette dernière est campée par une splendide Joan Fontaine qui rayonne littéralement à l’écran et forme un superbe duo avec Laurence Oliver. Le scénario n’est peut-être pas aussi renversant que celui de Psychose mais il a le mérite d’être efficace et de bien tenir la route. Cela suffit à mon sens pour faire de « Rebecca » un classique du cinéma et un indispensable de la prestigieuse filmographie d’Hitchcock.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2015
Fantastique film à l'ambiance sublime. L'histoire est somptueuse riche, emplie de rebondissements. Manderley reste à jamais le plus effrayant château hantée de l'histoire du cinéma. Hitchock et ses acteurs talentueux rondement dirigés nous offrent là une pièce de choix dans les thrillers de ce temps héroïque.
girondins59
girondins59

44 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2007
Premier film de sa période américaine et première réussite pour Alfred Hitchcock.Déjà, son univers fait de personnages excentriques et de morts trop présents est là.Un lord anglais(Laurence Olivier), Maximillian de Winter souhaite épouser une jeune femme(Joan Fontaine) pour, semble t-il, oublier son passé douloureux et la mort de son ancienne épouse, Rebecca, une femme en tout point remarquable et aimée de tous.Tout le film d'Hitchcock repose sur la confrontation entre la nouvelle Mrs. de Winter et l'ancienne, Rebecca.Cette dernière est d'ailleurs particulièrement présente à travers tout les personnages du film et plus particulièrement la terrifiante Mrs.Danvers (Judith Anderson), l'intendante de la grande demeure des de Winter.A l'inverse, la jeune femme dont le nom ne sera jamais cité est frêle et maladroite.Elle ressemble plus à une adolescente qu'à une maîtresse de maison et cette faiblesse sera exploitée par Mrs.Danvers qui, à travers elle, va tenter de faire revivre son ancienne maîtresse.Un château aux allures de maison hantée, une intendante qui n'a rien à envier à Dracula et un fantôme, omniprésent, impose à "Rebecca" un certain souffle fantastique.Le film reste de facture assez classique et Hitchcock ne s'autorise pas encore les libertés qu'il prendra dans des films comme "Psychose" mais cette histoire de perte de l'identité au profit d'une morte est particulièrement bien racontée par un maître en la matière qui sait installer des ambiances glauques là où tout est clair et qui sait faire naître la terreur dans l'oeil du spectateur à travers les histoires les plus innocentes.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2017
Premier film américain et premier oscar pour Hitchcock (ca sera le seul de sa carrière). Moi qui est moyennent apprécié Marnie et les Oiseaux mais beaucoup apprécié Fenêtre sur cour, avait découvert Hitchcock pour cet excellent film.
Et ce malgré le fait que la romance soit bien mise en avant. Le film, malgré son âge, est d'un haletant suspense et d'une excellente ambiance. Film à recommander chaudement !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 septembre 2012
Dressé sur le pic d'une falaise, Mr. de Winter a le regard plongé vers la mer. Cette mer, nous autres spectateurs, nous n'y avons pas accès, car cette mer, c'est celle des souvenirs. Sur ce coin de paradis de la côte d'Azur, Mr. de Winter regarde en arrière, vers un hors-champ qui plane dès les premiers instants du film comme un fantôme du passé. C'est la mer qui a enlevé sa femme, la radieuse Rebecca, un an plus tôt. Et c'est sur un cri aigu, celui d'une jeune femme affolée, que le regard de Mr. de Winter se détourne de la mer, et donc du passé, pour regarder cette femme, ce visage inconnu, qui lui permettra de tourner la page et d'apercevoir un futur plus heureux.

La rencontre entre Mr. de Winter et cette jeune femme est tout ce qu'il y a de plus banale ; c'est un peu un conte de Cendrillon revisité, avec cette servante maladroite qui de par son innocence juvénile attire l'attention d'un noble blasé, d'un homme meurtri, qui va, sous une impulsion irréfléchie, la demander en mariage et la ramener dans ses bagages vers le château de Manderley. Car la première partie du film n'est qu'un prologue à l'histoire, celle-ci ne commençant véritablement que lorsque les grilles du château s'ouvrent et que le nouveau couple y pénètre.

Comme le suggère le titre, « Rebecca », la défunte, semble être l'âme de ce château, où tout ce qui se voit, se sent et s'entend rappelle sa présence passée, comme si sa dépouille errait encore dans les couloirs, à l'abri des regards. Le film parle donc d'une femme qui doit prendre la place d'une autre, et pas de n'importe qui, mais de celle qui est presque une légende, un mythe, son prénom résonnant à travers les murs, les gens l'évoquant avec des étincelles dans les yeux ; et Mr. de Winter semble être incapable de l'oublier malgré tous les efforts de sa nouvelle épouse. Si les mauvais souvenirs doivent être enfermés dans une bouteille et rangés là où on ne pourra jamais les retrouver, Rebecca les retrouve toujours, et débouche la bouteille à la figure de Mr. de Winter pour qu'il ne puisse pas oublier.

Le fait que personne ne prononce le prénom de sa nouvelle compagne à un seul moment du film renforce cette impression qu'elle n'est pas une femme, mais juste la «nouvelle » Mrs. de Winter, qui n'est qu'un reflet imparfait de la précédente. Tout ce qu'elle fait paraît lui faire perdre toute légitimité. L'aile ouest, autrefois habitée par Rebecca, s'oppose à l'aile est qui ne peut tenir la comparaison, le combat étant perdu d'avance. Le couple s'enlise de plus en plus dans son incapacité à surmonter les défis, chaque tentative pour être heureux étant toujours gommée d'une main féroce par les souvenirs : une ballade en bord de mer, une projection de leur lune de miel, un bal costumé ; comme le dit la gouvernante du château, Mrs. Danvers :
« Rebecca ne perd jamais. »

Cette Mrs. Danvers devient en quelque sorte la forme physique de l'âme de Rebecca, puisqu'elle lui vouait une admiration sans précédent et qu'elle ne cesse de le rappeler, puisant dans les faiblesses de la nouvelle Mrs. de Winter pour essayer de l'anéantir d'un point de vue émotionnel. Couche après couche le film se dévoile, chambre après chambre le château se révèle, et c'est un nuage noir qui se dresse avec de plus en plus d'insistance au-dessus des personnages, prêt à faire éclater sa colère.

Hitchcock maîtrise à merveille un récit qui s'offre à nous comme une peinture recouverte d'un tissu opaque, qu'il tire vers le bas, ficelle après ficelle, sans qu'on ne puisse deviner à un seul instant quand sera tirée la dernière ficelle et ce qui se cachera derrière. L'ambiance du château, personnage à lui tout seul, sorte d'hommage vivant à Rebecca, apporte cette tension palpable, celle d'une profondeur inaccessible où tout est toujours plus sombre. Les mouvements de caméra sont d'une intelligence inouïe, créant le malaise contextuel à partir de l'intimité des personnages, et les plans se révèlent toujours plus fascinants dans leur exploitation de l'espace, laissant toujours des parties du château presque prédominer sur les personnages, comme si un poids pesait sur eux où qu'ils soient.

Les larmes du désespoir ne peuvent être séchées que par les flammes de l'oubli et c'est une tension toujours grandissante qui finit par exploser dans un bouquet final de toute beauté, où s'entremêlent vérités et mensonges, redessinant les traits de celle qui ne desserre jamais son étreinte : Rebecca.
Le cinéphile

792 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2014
Alors que je me projète ce Hitchcock pensant ne jamais l'avoir vu, qu'elle ne fut pas ma surprise en m'apercevant que je reconnais chacun des plans du long! Plans sur plans je me rappelais au fur à mesure la suite, sans me souvenir du dénouement et de l'enchaînement! Mauvais signe me disais-je, un film dont je me souviens de rien... Tout ça pour dire que l'image est quand même sacrément puissante puisque je me souvenais des plans au détriment de l'histoire! "Rébécca" est un long métrage d'excellente facture, où Hitchcock impose encore une ambiance de malaise jusqu'au retournement de dernière minute!
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