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inspecteur morvandieu
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4,0
Publiée le 28 avril 2026
Un couple d'escroc s'introduit chez une jeune et riche veuve pour la dévaliser. Cette mince intrigue dans laquelle le charme de Gaston lui vaut de devenir l'homme de confiance de la séduisante Madame Collet et de procurer à sa maitresse Lily la place de secrétaire, initie un très savoureux marivaudage à trois -et même à cinq si on inclut les deux maladroits bourgeois qui prétendant à la main de la veuve. Le projet malhonnête de Gaston (dont le titre français du film, excessif ou bien ironique, ne reflète pas la légèreté) et les péripéties qui l'accompagnent dans la demeure de madame Collet constituent le fond ludique du sujet mais ce sont bien les contingences sentimentales de la situation et les sous-entendus triviaux de Lubitsch -sans lesquels je trouve que la comédie aurait quelques airs de celle de René Clair- qui caractérisent et singularisent "Haute pègre". Le désir suggéré qu'inspire Gaston à son hôtesse et les moeurs légères puis la jalousie de Lily expriment une sensualité à laquelle la séduction audacieuse de Kay Francis et de Miriam Hopkins et leurs sourires entendus ne sont pas étrangers. L'ironie et les allusions permettent à Lubitsch de se protéger de la censure autant que de la grossièreté. Ainsi conçus et dirigés, les personnages sont caustiques et modernes; ils trouvent en Herbert Marshall et ses deux partenaires féminines des brillants interprètes.
J'ai revisionné ce film récemment et c'est une capsule temporelle assez savoureuse. On est plongé dans le Paris et la Venise des années 30, avec une ambiance art déco hyper léchée qui donne tout de suite du cachet au visionnage. L'histoire de ces deux voleurs de haut vol, Gaston et Lily, qui s'associent pour dépouiller une riche héritière, fonctionne toujours grâce à son élégance naturelle. Ce qui frappe, c'est la subtilité des dialogues. On sent bien l'esprit de Lubitsch, ce mélange de piquant et de sous-entendus malicieux, très moderne dans sa vision des relations pour l'époque. Le trio d'acteurs est excellent, avec une mention spéciale pour l'alchimie entre Herbert Marshall et Miriam Hopkins. C'est une comédie de mœurs raffinée qui se déguste pour son intelligence visuelle. Si le rythme peut paraître un peu daté aujourd'hui, avec un côté théâtre filmé, l'ensemble reste un moment de cinéma très fréquentable. C'est un film plutôt bon, idéal pour une soirée tranquille, même s'il manque d'une réelle intensité dramatique.
Le titre français fait référence à l’association entre 2 voleurs, se faisant appeler respectivement Baron et Comtesse, Gaston Monescu (Herbert Marshall, 42 ans) et Lily (Miriam Hopkins, 30 ans) qui se sont rencontrés à Venise en escroquant François Filiba. Le titre original (qui est aussi celui de la chanson du générique, écrite à 32 ans par Leo Robin) fait allusion à l’idylle qui se noue entre Gaston et une riche héritière veuve, Mme Collet (Kay Francis, 27 ans), propriétaire d’une entreprise de parfums à Paris, chacun croyant manipuler l’autre. On sent que le film est adapté d’une pièce de théâtre (1931), « A Becsületes Megtaláló » (littéralement, le chercheur honnête) du Hongrois László Aladár car les scènes d’intérieur sont majoritaires et même Venise est reconstituée en studios. C’est une sorte de marivaudage un peu désuet, limite théâtre de boulevard (avec des portes qui s’ouvrent et qui se ferment) où on retrouve le style de Lubitsch, notamment à travers son sens de l’ellipse et du hors-champ, symbolisés souvent par une horloge. On esquisse parfois un sourire [notamment grâce à Edward Everett Horton (46 ans), découvert dans « Les horizons perdus » (1937) de Frank Capra et qui joue une victime du duo d’escrocs, François Filiba] mais rien de bien transcendant et passionnant. On est loin du « Roman d’un tricheur » (1936) de Sacha Guitry !
Une comédie bien sympathique de la part de Mr Lubitsch. Un film basé autour d'un couple d'escrocs dont le langage d'amour assez original consiste à se voler divers objets (ce qui donne lieu à des situations amusantes tout au long du film). Le film est rempli de traits d'humour bien trouvés, et les acteurs sont convaincants. Une comédie qui fait rire, l'objectif de ce film est donc rempli (du moins chez moi).
Absolument extraordinaire ! Haute Pègre est un film brillant, qui n'a pas pris une ride malgré sa date de sortie initiale : 1932 ! Le film est brillamment construit : sa trame scenaristique est si bien amené, et tout cela est dû à un développement des personnages principaux à leurs paroxysmes !
La touche comique du film rajoute ce côté malicieux à ses personnages. Également, la mise en scène est assez étonnante pour son époque
« Haute pègre » ou « Trouble in Paradise » (titre original plus approprié) était revendiqué par Ernst Lubitsch lui-même comme son film le plus abouti stylistiquement. En quelque sorte, la quintessence de la fameuse « Lubtisch Touch » . Une appellation encore d’usage de nos jours que selon le critique américain Richard Christiansen on peut décrire comme l’assemblage unique et mystérieux des vertus suivantes : sophistication, style, subtilité, esprit, charme, élégance, suavité, nonchalance raffinée et nuance sexuelle audacieuse. C’est exactement tout ce que l’on retrouve dans « Haute pègre » sorti en 1932 qui marque les débuts d’une très riche période parlante pour Lubitsch alors sous contrat à la Paramount. Avec son scénariste favori Samson Raphaelson, il adapte une pièce de l’auteur hongrois Laszlo Aladar (parue en 1931). Le réalisateur nous emmène tout d’abord à Venise au sein de l’univers cosmopolite de la haute société du début du XXème siècle, parcourant l’Europe des palaces cherchant à tuer l’ennui en dépensant leur trop-plein d’argent. Ils sont aidés dans leur démarche oisive par des escrocs de haut-vol toujours à leurs basques pour grâce à leur entregent patiemment rodé, les divertir, les séduire et enfin les « alléger » un peu de leur « fardeau ». Deux mondes qui se frottent assidûment au point que les frontières qui les séparent paraissent parfois ténues. Gaston Monescu (Herbert Marshall) personnage inspiré d’un escroc roumain (George Manolescu) ayant publié ses mémoires en 1905 et Lily (Miriam Hopkins), après s’être reconnus de la même confrérie, forment une association fondée sur l’amour mais aussi une forme de rivalité dont Lubitsch fait son miel tout au long du film. Leur nouvelle cible est une très riche industrielle célibataire (Kay Francis). Avec brio et la forme d’élégance qui lui est propre, le réalisateur présente en entame les protagonistes, le contexte et les enjeux de l’intrigue dont il va régaler le spectateur . Les innovations de mise en scène mais aussi la très subtile drôlerie des dialogues variés et ciselés sont portées par un trio d’acteurs brillants au possible. Le très suave et policé Herbert Marshall et la piquante et tonitruante Miriam Hopkins alors au summum de sa beauté et de sa popularité, accompagnés de la très belle et sensuelle Kay Francis dont la carrière si elle a été prolifique, aurait sans aucun doute dû être plus brillante. Sa performance remarquable fait à merveille le contre-point avec celle plus fougueuse de Miss Hopkins. Les nombreuses trouvailles toujours réjouissantes additionnées au jeu des acteurs, composent la petite musique envoûtante et indicible que l’on nomme « Lubitsch Touch ». Du grand art assurément qui fait dire que la très flatteuse réputation de Lubitsch qui perdure par-delà les décennies (Wes Anderson s’est réclamé de « Haute-pègre » lors de la sortie de « Grand Budapest Hôtel » en 2013) n’est en rien usurpée.
Envolé, subtilement amusant grâce à une mise en scène jouant de ressorts narratifs ou du hors champ, tendrement amoral, ce vaudeville aux faux airs de film noir tord les codes génériques. Tandis que les comédiens nous entraînent plaisamment dans leurs intrigues par leur entrain et leur impeccable regard, l'image marque elle parfois son âge. Un exemple tout de même pertinent de l'inspirante Lubitsch touch!
Le plaisir instantané que procure "Trouble in Paradise" provient de sa joyeuse et constante immoralité. Le tour de force opéré par Lubitsch est de nous mettre du côté des escrocs : astucieux, raffinés et amoureux, ils gagnent très vite notre sympathie en faisant de leur activité un jeu, quand bien même celui-ci se mêlerait à une imprévisible histoire sentimentale. Quand le redoutable Gaston doit escroquer Mariette Collet et que cette dernière tombe sous son charme, le film parvient dans un équilibre précieux à raconter ce coup de foudre avec une certaine légèreté mais au premier degré tout en nous tenant en haleine par rapport à l'éventuel échec d'un vol faramineux et ses conséquences – la découverte de la réelle identité des voleurs et leur potentiel emprisonnement. Lancé à une vitesse folle qui ne faiblit guère, "Trouble in Paradise" séduit par une écriture subtile qui joue de sous-entendus – la vulgarité devient alors un délice – et une mise en scène qui mise essentiellement sur le hors-champ : un grand film à l'humour incomparable.
Le film est tout simplement excellent. Il démarre pourtant difficilement, mais très vite, les personnages nous charment avec un jeu d'acteur totalement approprié au film. Les plans sont beaux, la musique est très cartoonesque et accompagne merveilleusement bien les actions du film, le rythme est parfait, aucun temps mort... Un des autres points forts du film, c'est l'humour, qui marche tellement bien ! Dialogues absurdes, comique de répétition, exagération dans le jeu d'acteur, un tout qui pourra plaire à tout le monde. Foncez, vous n'y perdrez rien !
Film sympa. Le film a quelques bons rebondissements digne des comédies des années 30. Herbert Marshall est très bon en gentleman cambrioleur. Le trio qu'il forme avec Kay Francis et Miriam Hopkins est très bon, Hopkins et Marshall constituant un couple à l'écran très complice. Néanmoins, d'Ernst Lubitsch, j'ai tout de même préféré le bien plus audacieux et plus efficace Jeux Dangereux.
Lubitsch signait donc ce qu'il considérait comme son meilleur film, la quintessence de son style. Comédie formée autour de différents trios (amoureux, de business) avec des dialogues piquants, une mise en scène virevoltante, un scénario qui aborde différentes thématiques tout en racontant une vraie histoire. Au niveau des acteurs, on est face à du très haut niveau, les dialogues sont débités sur un rythme impeccable, défendant des personnages attachants. Le résultat est d'une classe folle, piquant, emballant, d'une belle intelligence, avec ce qu'il faut de sourires et d'audaces polissonnes pour lui assurer une certaine postérité. Un beau classique du genre.
Le film démarre trop lentement et à partir de la rencontre entre la femme et l’escroc, la romance ne fait que durer sans que l’action bouge. Bref, on s’ennuie un peu et certains acteurs sont énervants. Moyen
Dans "Trouble in Paradise", on retrouve indubitablement la patte du cinéaste Ernst Lubitsch notamment dans ce genre de comédie sociale où l'argent tient toute son importance. D'ailleurs, comme pour "The shop around the corner" sorti en 1940, ce long métrage est l'adaptation d'une pièce de théâtre écrite par un juif hongrois émigré aux Etats-Unis. Un parcours identique à celui du cinéaste. Il n'y a pas grand chose à redire sur la mise en scène et sur l'écriture de "Trouble In Paradise" mais il lui manque une profondeur et un soupçon d'intelligence qui marquent les esprits. L'aspect comique n'est pas assez appuyé non plus et il faut s'attendre sourire plus qu'à rire. Pourtant, on ne peut retirer au film sa fraicheur qu'il conserve après tant d'années et il est toujours agréable de le revoir de temps en temps.
Haute pègre est un film du célèbre cinéaste et réalisateur Germano-Américain: Ernst Lubitsch, sorti au cinéma en 1932. J'ais beaucoup aimé "To be or not to be" mais je dois dire que ce film qui est pourtant du même réalisateur m'a plus ennuyé qu'autre chose. Même si Lubitsch nous montre une fois de plus dans cette comédie son talent pour la mise en scène théâtrale et comique avec les caractéristiques typique de ce qui a été baptisé la "Lubitsch Touch" (comédie avec un triangle amoureux, comique entre le mari et l'amant et quiproquos multiples) ici l'histoire n'est qu'une comédie bien simplette mettant en scène un couple de pickpocket qui tentent de voler une riche veuve et dont la mission se complique avec l'évolution des relation entre ce trio. Tout de suite le pitch est bien moin ambitieux que celui de "To be or not to be" qui mettait en scène une troupe de comédien dans le contexte dramatique de la 2nd GM au moment de l'invasion de la Pologne. Ici les personnages manquent cruellement de talent, qu ce soit les personnages ou les acteurs eux même et surtout de charisme, même Joseph Tura (Jack Benny) dans "To be or not to be", en parfait acteur cabotin avait 1000 fois plus de charisme. Après que ce film soit sans grande prétention n'est pas un défaut en sois mais après "To be or not to be", la pilule a du mal à passer, l'aspect comique ne parvient pas à réussir son but premier qui est de faire rire car cette simplicité bascule dans une trop grande prévisibilité et du coup le spectateur ne parvient pas à s'immerger dans la complicité que le réalisateur cherche à installer avec lui, il s'ennuie car il connaît les mécanisme scénaristique et les procédés comique redondants qui fait que l'intrigue ne décolle pas et en reste au stade d'histoire d'amour mouvementé par la tromperie et les sentiments, ce qu'il y a de plus banale et ça en devient long. A éviter si vous avez aimez "To be or not to be" ou alors si vous découvrez ce réalisateur avec cette comédie, dites vous bien que ces autres films sont bien mieux. 1,5/5