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stans007
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4,5
Publiée le 18 mars 2021
D’après Diderot avec des dialogues de Cocteau. Réalisé sous l’Occupation. La vengeance d’une femme délaissée. La mise en scène et les éclairages soignés, la direction d’acteurs expressionniste créent une atmosphère particulière. Du beau travail.
Soporifique. Devoir assister aux états d'âmes de ces trois personnages fut une torture. Dialogues plats, un suspense mal réparti puisque La révélation intervient à la toute fin du film, des personnages énervants, une musique d'ascenseur qui sert plus à combler le vide sonore qu'à véhiculer quelque sentiment, ...
Film plat, très plat. L'adaptation aurait pu être une réussite mais on voit bien que les acteurs n'y croient pas. Ils récitent leur texte sans aucune conviction.
Adapté de Jacques le Fataliste de Diderot et dialogué par Cocteau, le film décrit la jalousie manipulatrice et destructive d’une femme délaissée. Chef-d’œuvre par la maîtrise toujours infaillible de Robert Bresson et par l’interprétation des deux héroïnes , le film – peu supérieur au remake d’Emmanuel Mouret, Mademoiselle de Jonquières, le film garde tout de même un goût suranné. Moins par la qualité photographique — il a été tourné à la fin de l’Occupation – que par la psychologie qu’il véhicule qui semble réellement d’un autre temps. À voir pour sa valeur culturelle et le délicieux entrain d’Élina Labourdette, moins pour l’émotion qu’il peut procurer.
Quelque soit l’admiration que j’ai pour Bresson, pour son style épuré et son indépendance totale de cinéaste, il ne m’est pas possible de m’éclater devant son film comme je l’ai fait devant celui de Mouret. Le mélodrame populaire convient bien mieux à l’esprit de Diderot (évidemment pas à son style parfois austère) que le tragique de Bresson. Ici les invraisemblances du récit ne ressortent pas au dépend de l’attachement porté aux personnages. La sécheresse de ton de ce film est terriblement frustrante et ne permet pas de ressentir dans nos fauteuils un minimum d’émotion. C’est beau l’intellectualisme mais quand il s’agit de l’amour passion avec la jalousie ou la vengeance comme corolaires, c’est inadapté. J’ajouterai que sorti de son contexte du dix-huitième siècle, ces évènements n’ont plus guère de sens. Il ne reste quasiment que la mise en scène et Maria Casarès. Les dames du bois de Boulogne ne sont qu'un exercice de style.
Il y a des dames qui vieillissent mieux que d'autres, le plus souvent parce qu'elles assument leurs rides. Il en va de même pour les films, et celui-là en fait partie. Peut-être grâce à une réalisation déjà avantgardiste à l'époque, on prend un certain plaisir à revoir se nouer une intrigue déjà mainte fois lue et vue, et auquel le jeu des acteurs redonne un charme chaque fois nouveau. Les littéraires apprécieront.
Histoire de vengeance suite à un chagrin amoureux ajouté d'orgueil. Le sujet est un tant soit peu scabreux mais Bresson le film avec une certaine élegance, les dialogues de Cocteau sont assez justes. C'est du bon Bresson et donc loin de ses derniers films aux acteurs robotisés et à la mise en scène faussement géniale et véritablement paresseuse ! Oui ! j'ose le dire !!
Ce qui frappe en premier lieu dans ce film tourné durant l’Occupation allemande, c’est la prédominance du noir dans les tenues vestimentaires. A l’exception d’Agnès (Elina Labourdette), tous les personnages sont vêtus de noir. Dans Les dames du bois de Boulogne, la couleur du deuil symbolise la fin des espoirs de chacun des protagonistes “endeuillés�. Même le mariage dument célébré fait visuellement penser à un enterrement. Fait rare, ce film de Robert Bresson est le réceptacle de jeux d’acteurs. Ainsi, voit-on par exemple Maria Casarès interpréter le personnage d’Hélène et lui attribuer des airs assez mystérieux. Alors que Jean Cocteau est l’auteur des dialogues on ne peut s’empêcher de tirer des liens entre Les dames du bois de Boulogne et La belle et la bête (1946). Ainsi, Cocteau saura notamment s'inspirer de la dernière séquence du premier pour composer un très célèbre plan du second.
Film très lent, reprenant un passage de l'oeuvre de Diderot : Jacques le fataliste et son maitre. L'histoire de Diderot est beaucoup mieux dans le livre.
Un film noir, assez expressionniste. Les actrices sont excellentes. Par contre l acteur lui. a autant de charisme qu une huître. On aimera les dialogues littéraires mais pas verbeux. Par contre la fin est ridicule. Il apprend qu il a épousé une prostituée et il n en a cure. Or cet acteur, qui avait visiblement peu de talent n a pas réussi à nous transporter durant tout le film vers cette passion, sa folie amoureuse,qui expliquerait pourquoi il s en fiche d apprendre le passé de sa dulcinée. Bref un bon film avec une fin mièvre.
Le style est austère et naturaliste mais aussi ascétique et théâtral. Finalement le tout paraît un peu statique, voir ennuyeux s'il n'y avait pas quelques plans magnifiques et s'il n'y avait pas les magnifiques dialogues de Cocteau. Le plus gros défaut du film repose sur un mauvais choix de casting, à savoir l'acteur Paul Bernard dont le charisme est inexistant, le jeu inexpressif, à tel point qu'on se demande en quoi deux femmes belles et intelligentes ont-elles pu trouver de séduisant chez lui ?! Précisons que Bresson a affirmé qu'il détestait ce film. Loin de mériter ce désaveu, son film reste riche sur bien des points, il manque juste un minimum de souffle pour nous emporter pleinement. Site : Selenie
Cette vengeance d’une femme à l’égard de son amant volage s’inspire d’un conte de Diderot dans « Jacques le fataliste ». Une trame tout à fait dramatique dont le cinéma s’est souvent inspiré et qui donne à Bresson l’occasion à la fin de la seconde guerre mondiale d’expérimenter un nouveau cinéma. Il est encore étonnant aujourd’hui d’y voir la patte d’un précurseur de la réalisation, d’une mise en scène expressive et impressionniste, alors que la direction d’acteurs apparait beaucoup plus rigoriste. Par le contexte de l’époque, la forme du récit, les tourments d’un tournage difficile (moyens techniques déficients, Libération de Paris…) et ses attributs artistiques, ce film appartient bien évidemment à la grande histoire du cinéma français. Pour en savoir plus :
« Les Dames du bois de Boulogne » est une version moderne adaptée librement d’un chapitre de « Jacques le fataliste » de Diderot. Robert Bresson écrivit un scénario qui résume les travers des riches aristocrates au besoin de paraître d’une bourgeoise à travers Mme. D, la mère. Ainsi, en gommant en grande partie analyse et critique sociale de l’original, l’essentiel est concentré sur une vengeance féminine, plus près de la superficialité d’un certain cinéma hollywoodien que du siècle des lumières. Même si le cinéaste renia totalement ce film qu’il jugea « très mauvais » il répond néanmoins au style voulu par le cinéaste : dialogues peu percutants mais qui renferment la finesse souvent masquée de Cocteau, jeu des acteurs totalement inspiré du théâtre moderne : figé et minimaliste à l’exception de Maria Caseres dont le jeu hautain, grandiose et statufié agaça le cinéaste qui jura, après moult disputes avec la star, que l’on ne l’y prendrait plus et se tourna vers des acteurs amateurs. Malgré une photographie une fois de plus remarquable de Philippe Agostini, le film n’échappe pas à la pesanteur statique du théâtre filmé. Résumer Diderot à un drame amoureux filmé sans émotions ni empathie revient à une pur exercice de style, ici grandement raté. Ni cinéma, ni théâtre, ni critique sociale, ni émotion, Bresson avait bien raison de détester ce résultat, près d’un roman photo à l’eau de rose, perturbé par la fatigante musique bouche-trou de Jean-Jacques Grünenwald pourtant si inspiré précédemment pour « Les anges du péché ».