Les Dames du Bois de Boulogne
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weihnachtsmann

1 633 abonnés 5 768 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2019
On aurait pas pu trouver mieux que Maria Casares avec son regard profond qui voit au-delà des choses. Comme un regard d’anticipation. Et il y a cette froideur élégante et esthétique qui caractérise en cette œuvre sur la manipulation et la vengeance.
Bresson c’est comme un livre ouvert, une évidence. Une grande classe dans le style
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 novembre 2018
La déception est grande mais elle ne se fait pas attendre tant "Les dames du bois de Boulogne" est un film insipide. Si l'ouverture intrigue avec cette réplique ("Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour") qui laisse entrevoir une réflexion sur la cruauté et les faux-semblants, la suite ne possède que peu d'intérêt. Le film s'applique surtout à dérouler son petit programme (une femme manipule son amant sans que celui-ci ne s'en rende compte) et à faire évoluer des personnages inconsistants dans des lieux interchangeables, symptôme de la faiblesse de l’écriture et de l’académisme d'une mise en scène qui accorde aussi peu d'importance au décor qu'aux acteurs. Jamais l’œil n'est sollicité parce qu'aucun plan ne se dégage de l'ensemble, parce que Bresson n'a aucune volonté de faire des scènes et de créer des situations : c'est peu dire que le film est transparent et qu'il traite son idée d'une façon particulièrement convenue. Aussitôt vu, aussitôt oublié !
TTNOUGAT

708 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2018
Quelque soit l’admiration que j’ai pour Bresson, pour son style épuré et son indépendance totale de cinéaste, il ne m’est pas possible de m’éclater devant son film comme je l’ai fait devant celui de Mouret. Le mélodrame populaire convient bien mieux à l’esprit de Diderot (évidemment pas à son style parfois austère) que le tragique de Bresson. Ici les invraisemblances du récit ne ressortent pas au dépend de l’attachement porté aux personnages. La sécheresse de ton de ce film est terriblement frustrante et ne permet pas de ressentir dans nos fauteuils un minimum d’émotion. C’est beau l’intellectualisme mais quand il s’agit de l’amour passion avec la jalousie ou la vengeance comme corolaires, c’est inadapté. J’ajouterai que sorti de son contexte du dix-huitième siècle, ces évènements n’ont plus guère de sens. Il ne reste quasiment que la mise en scène et Maria Casarès. Les dames du bois de Boulogne ne sont qu'un exercice de style.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2018
Ce qui frappe en premier lieu dans ce film tourné durant l’Occupation allemande, c’est la prédominance du noir dans les tenues vestimentaires. A l’exception d’Agnès (Elina Labourdette), tous les personnages sont vêtus de noir. Dans Les dames du bois de Boulogne, la couleur du deuil symbolise la fin des espoirs de chacun des protagonistes “endeuillés�. Même le mariage dument célébré fait visuellement penser à un enterrement.
Fait rare, ce film de Robert Bresson est le réceptacle de jeux d’acteurs. Ainsi, voit-on par exemple Maria Casarès interpréter le personnage d’Hélène et lui attribuer des airs assez mystérieux. Alors que Jean Cocteau est l’auteur des dialogues on ne peut s’empêcher de tirer des liens entre Les dames du bois de Boulogne et La belle et la bête (1946). Ainsi, Cocteau saura notamment s'inspirer de la dernière séquence du premier pour composer un très célèbre plan du second.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2018
Histoire de vengeance suite à un chagrin amoureux ajouté d'orgueil. Le sujet est un tant soit peu scabreux mais Bresson le film avec une certaine élegance, les dialogues de Cocteau sont assez justes. C'est du bon Bresson et donc loin de ses derniers films aux acteurs robotisés et à la mise en scène faussement géniale et véritablement paresseuse ! Oui ! j'ose le dire !!
Acidus

881 abonnés 3 972 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2014
"Les Dames du Bois de Boulogne" a beau réunir trois grands Hommes - Diderot pour le roman originel, Bresson à la réalisation et Cocteau aux dialogues - c'est une déception. Le film n'est ni captivant, ni soporifique, ni intense, ni vide d'émotion,.... Bref, on regarde cela d'un oeil détaché, sans passion. La faute surement à cette histoire peu intéressante ou tout du moins mal exploité par un Robert Bresson pas au meilleur de sa forme. Moyen.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 janvier 2013
Un film à l'intrigue très intéressante: la manipulation d'une femme blessée pour se venger de son ex amant. La mise en scène sobre est singulière et le personnage d'Hélène est de loin de plus intéressant. En revanche la diction empruntée au théâtre ne colle pas du tout au cinéma où l'on attends un peu plus de naturel. C'est aussi un film très daté, nos mœurs actuels ne nous permettent pas de comprendre d'un premier abord le drame qui se joue spoiler: (pour un homme de la haute société l'infamie qu'est d'épouser une ancienne danseuse de cabaret venant pourtant d'une bonne famille).
. A voir néanmoins pour les dialogues recherchés.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2013
Bresson est certainement l'un des plus grands cinéastes Français de tous les temps.

Ses films sont si atypique, mais j'avoue que je me suis quelques fois cru devant un film de Renoir.

Mise en scène semblable, gros plan et éclairage semblable.

Maria Casarès est une superbe actrice.

Il est assez dur de s'identifier aux personnages, les temps ont changés et puis de nos jours fréquentés une danseuse ce n'est pas si grave.

La fin est magnifique.

Le récit, la technique et avec les acteurs, Les dames du bois de Boulogne est un film réussit sans être à la hauteur des chefs d’œuvre de Bresson.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2012
Mon premier Robert Bresson. Avis mitigé : d'un côté on a de très bons dialogues (Jean Cocteau) et des bons acteurs (ce visage de garce de Maria Casares restera dans les mémoires) et de l'autre une histoire pas si passionnante que ça, une réalisation peu originale avec beaucoup de fondus enchaînés...Sympa mais loin d'un chef d'oeuvre.
Caine78

7 790 abonnés 7 402 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2019
Vu et (beaucoup) aimé il y a désormais pas mal d'années, c'est avec le souvenir de la version « officielle » signée Emmanuel Mouret que je me suis cette fois penché sur l'un des classiques de Robert Bresson, que ce dernier renie pour des raisons assez incompréhensibles. Bien plus épuré que le film sorti en 2018 (l'intrigue exclut toute la première partie du roman de Diderot), cette version moderne (bien que nettement plus ancienne, vous suivez?) fait preuve d'un talent assez étourdissant pour nous conter cette histoire aussi cruelle qu'intense, un récit de vengeance implacable et pourtant si humain. Si dans d'autres mains ce « Dames du Bois de Boulogne » aurait pu être vite indigeste, ici, par la beauté de l'œuvre, son univers délicat, l'intelligence des situations, la détresse de sentiments décrits avec un lyrisme d'une rare puissance (et quelle musique), elle apparaît magistrale. J'avoue avoir de réelles difficultés à écrire cette critique tant l'œuvre passe par le ressenti, ce qui y est décrit, montré, caché : à ce titre, le choix des interprètes s'avère idéal, le quatuor Maria Casarès - Paul Bernard - Élina Labourdette - Lucienne Bogaert incarnant tous avec brio, dans des registres très différents, ces personnages plongés dans une spirale qu'au fond personne ne maîtrise. Certainement l'œuvre ayant su le mieux rendre hommage au génie de l'auteur français, et surtout un grand film sur lequel le temps ne semble avoir aucun effet. Magnifique.
Louis-Auxile M.
Louis-Auxile M.

35 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2012
Il y a des dames qui vieillissent mieux que d'autres, le plus souvent parce qu'elles assument leurs rides. Il en va de même pour les films, et celui-là en fait partie. Peut-être grâce à une réalisation déjà avantgardiste à l'époque, on prend un certain plaisir à revoir se nouer une intrigue déjà mainte fois lue et vue, et auquel le jeu des acteurs redonne un charme chaque fois nouveau. Les littéraires apprécieront.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 juillet 2011
Le film vaut principalement pour les 2 actrices principales, l'histoire et les réactions des personnages sont vraiment trop cousus de fil blanc pour être vraiment intéressante.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 mai 2011
Hélène est amoureuse de Jean qui ne l'aime plus. Elle lui fait croire que ses sentiments ont disparu et le pousse dans les bras d'Agnès, une ancienne danseuse, à la réputation souillée. Sans doute le plus classique des Bresson, une histoire de vengeance à l'extrême eau de rose avec un Paul Bernard (Jean) pataud et insignifiant qui fait tache face à l'extrême vivacité dégagée par Elina Labourdette (Agnès). Entre les réveils de syncopes de mademoiselle façon grand mélo et les divagations de notre amoureux inexpressif soi-disant transi à mort, Bresson nous emmène dans un plan machiavélique figé, surgonglé de romantisme niais et sans heurt. Le moins singulier de ses films.
soniadidierkmurgia

1 451 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2017
D'un passage de Jacques le Fataliste de Diderot, Bresson pour sa deuxième mise en scène, tire une remarquable épure. Dans un noir et blanc magnifique (Robert Agostini) les personnages de ce triangle amoureux se meuvent avec une économie de gestes et de paroles qui sera la marque de fabrique du réalisateur. Malgré une réelle sobriété des acteurs, s'en est encore trop pour Bresson qui n'utilisera plus de comédiens professionnels par la suite. Les méthodes de Bresson s'avèrent très modernes avec le recul et surtout très efficaces. A côté des "Dames du bois de Boulogne" certains films du grand Carné comme les "Visiteurs du soir" paraissent soudain datés. Grâce à un montage nerveux qui ne laisse pas de temps morts entre des scènes très ramassées, Bresson fait progresser à grand pas son action et maintient le spectateur en haleine. Si "les dames du Bois de Boulogne" est un remarquable drame, il peut être assimilé à un suspense ou à un film noir tellement l'intrigue nous laisse supposer toutes les issues. Pour garder l'attention soutenue sur le jeu des acteurs, Bresson insère son action dans des décors très sobres à la limite du dépouillement. Même le jeu quelquefois emphatique des actrices n'alourdit pas le propos. Maria Casarès telle une araignée tisse patiemment sa toile avec une froideur sans faille que rien ne peut arrêter. Quant à Elina Labourdette elle incarne la fraîcheur dont on comprend que tous les hommes aient envie de se damner pour elle. Les deux actrices sont magnifiées par la façon sublime qu'à Bresson de saisir la moindre de leur expression. Du très grand art.
gimliamideselfes

3 454 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2010
Je dois avouer que c'est une déception, s'il y a trois génies à l'origine de ce film : Bresson, Cocteau et Diderot, je dois avouer que je n'ai été qu'à moitié convaincu, le film est assez loin des autres Bresson que j'ai pu voir, on ne retrouve pas le côté amateur du jeu d'acteur que je trouve très touchant, j'ai l'impression qu'on se rapproche plus du cinéma d'Ophüls dans le fond, mais sans le talent d'Ophüls pour éviter le mélodrame (bien que la fin soit très belle dans ce film).
C'est un film agréable à voir, mais dont il manque quelque chose pour réellement se démarquer.
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