Après le succès du sublimissime "Nausicaä de la Vallée du Vent", Hayao Miyazaki continue sur la voie de l'excellence en nous offrant une nouvelle grande aventure fantastique : "Le Château dans le Ciel" - qui n'est selon moi, rien de moins que le deuxième plus grand film d'animation de tous les temps ! (Derrière Nausicaä...) Et il y a un gros point commun entre ces deux films - outre l'apparition des renardeaux - qui doit expliquer en partie cela : la fabuleuse bande son de Joe Hisaichi, notamment grâce à un générique d'introduction placé sous le signe de la mythologie. On retrouve aussi les accents loufoques du "Château de Cagliostro", avec des cascades improbables mais assumées, comme un humour absolument dément, incarné par une famille de pirates des plus jubilatoires ! Tantine et Pépère ont une demi-douzaine de fils, tous pirates, et, étrangeté, aucun d'eux ne se ressemblent... Je vous laisse deviner pourquoi ! Tantine est une grande voyageuse, et commande d'une main de fer ses petits, un peu pervers, puisque attirés par la très jeune Sheeta, lors d'une scène de ménages à mourir de rire ! Une autre séquence est particulièrement hilarante :
un pugilat en plein village qui finira en baston générale
. Quant aux héros, Sheeta et Pazu, ils sont tous deux très attachants, et leur complicité est un délice. Techniquement, l'animation et le graphisme sont époustouflants - la création du studio Ghibli donnant les moyens aux ambitions d'Hayao Miyazaki -, allant de la poésie de pierres volantes au fond d'une mine, à la virtuosité de scènes aériennes embarquées, en passant par le chaos semé par un robot jouant les King-Kong ! Et que dire de Laputa ? Un univers magnifique et poétique. Au dénouement du film, on a le sourire aux lèvres, on a envie d'aimer la vie, tout simplement, et on se dit qu'assister à quelque chose d'aussi grandiose est une chance... Et puis on se laisse bercer par un très beau générique de fin, des étoiles plein les yeux.