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Rotten Tomatoes
117 abonnés
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5,0
Publiée le 8 novembre 2012
spoiler: Un film magnifique, tres beau a voir, plein d'emotions, dessins magnifiques comme d'habitude ^^
Film tellement serein et porteurs de message, qui raconte(en traduisant dans la vie reelle mais moins poetique) les problemes d'une jeune fille sans ses parents.
Un film magnifique a ne pas ratter et a acheter !
Critique 2012 : Ma période kikoolol japon passée, je me permets de compléter ma critique datant d'il y a au moins 5 ans.
Comme vous le savez, j'admire particulièrement le travail d'Hayao Miyazaki. Maître incontestable des films d'animations japonais (Takahata est pas mal mais moins productif), le génie réalise ici un merveilleux film, alliant poésie, sorcellerie et réalisme. Je m'explique.
Contrairement aux précédents long-métrages réalisés entre 1979 et 1988, il va ici rompre avec la tradition d'un japon rural et d'une nature omniprésente pour se dépeindre un paysage urbain. Les décors de la ville sur l'eau, avec une architecture à mi chemin entre Venise et Paris, sont très réussis.
La magie (ou plutôt la sorcellerie) du film réside dans l'héritage de kiki la petite sorcière qui en plus de pouvoir parler à son chat Gigi (animal à la fois sage, malicieux mais aussi rabat-joie) peut voler sur son balai. Devant quitter ses parents pour effectuer son "service" (notons à ce titre les références militaires), elle va devoir s'émanciper du carcan familial et se débrouiller toute seule, comme une grande. L'âge n'est pas choisi au hasard : elle a 13 ans, ce qui correspond, chez les filles à l'âge des premières règles et à ce difficile passage de l'enfance vers la maturité.
C'est d'ailleurs à ce titre qu'elle va rencontrer un charmant enfant de son âge, Tombo, qui rêve de voler, de découvrir le monde et trouve en Kiki la réalisation de tous ses rêves de liberté.
Notre petite sorcière va donc s'installer dans sa nouvelle ville, se confrontant à un accueil mitigé de la part de la population n'ayant pas l'habitude de voir des sorcières (le symbole de la tradition, de l'histoire passée, peut être une métaphore de la seconde guerre mondiale), va devoir travailler pour survivre et va rencontrer des personnes bienveillantes grâce aux bonnes actions qu'elle aura accomplie.
Elle rencontrera ainsi spoiler: le couple de boulanger composé d'un homme fort, très silencieux mais très gentil et d'une femme un peu ventripotente mais chaleureuse et volontaire (les deux remplaceront un peu ses parents), Ursula, une artiste atypique qui lui apprendra que tout service mérite une compensation (son rôle est cependant très limité) et surtout, et c'est là l'intérêt du film, la figure classique de la grand-mère traditionnelle, gentille, raffinée et généreuse, qui contraste avec sa petite fille urbaine, insolente, et en rupture avec la tradition (elle n'a vraiment pas l'air d'aimer la " vieille tourte toute pourrie"). Bien entendu, vous l'aurez compris, il s'agit là de deux incarnations de la modernité et de la tradition, qui essayent de cohabiter mais qui peinent à être réunis : manque de dialogue entre les deux, rupture et refus d'admettre le passé ou le futur ("j'ai jamais aimé les machines" dira la vieille amie de la grand mère, préférant utiliser le vieux poêle à bois : Kiki sait d'ailleurs le faire marcher)
Kiki représente donc cette passerelle entre tradition et modernité. Elle retrace ce difficile chemin historique, essayant de s'ouvrir au nouveau monde en rompant avec la tradition, mais comprenant ensuite que le passé n'est pas à négliger, l'utilisant de manière empirique et se montrant finalement réceptive à l'Histoire dans sa globalité. La lettre adressée à ses parents à la toute fin du film (après le générique) attestera justement de cette réussite.
En conclusion, on peut dire que Kiki la petite sorcière peut être compris de plusieurs manières. Le comte destiné aux enfants est plus recherché qu'il n'y parait et est à la fois une traduction métaphorique des conséquences du jus post bellum, l'émancipation et la floraison d'une jeune fille et le choc perpétuel entre tradition et modernité, le tout sur des musiques douces et reposantes de Joe Hisaishi. Bravo !
Ce film replongera avec délice les amateurs de Miyazaki dans un univers familier, des décors enchanteurs, des personnages attachants, un monde parallèle dans lequel on fait immersion totale pendant toute la durée du film ! Dans un genre différents des autres films de miyazaki, "Kiki la petite sorcière" ravira tous ceux qui ont su garder leur âme d'enfant, et qui seuls sauront peut-être se transporter dans le monde merveilleux de kiki...
A la fois émouvant et drôle , Kiki la petite sorcière est un excellent film pour les enfants comme pour les adultes . C'est le sourire aux lèvres et une petite larme à l'oeil qu'on se sépare , à regret , de cette jeune adolescente qui a réussi tant bien que mal à se faire une place dans ce monde d'adultes .
Un des quelques films de Miyasaki destiné aux enfants mais ou les adultes trouvent aisément leurs comptes. Si les plus petits peuvent y voir un excellent divertissement, les adultes ne devraient avoir aucun mal a percevoir le dépaysement et la fraîcheur de Kiki et son univers, ajoutons a cela la Bande originale entrainante et toute aussi dépaysante de Joe Hisaichi, et l'on obtient un film-antidote parfait pour guérir sa mélancolie.
Miyazaki na plus rien à prouver, il nous enchante avec son univers à mi-chemin entre rêve et réalité. Les dessins sont splendides et plein de positivité, les personnages sont attachants et la musique se marie au mieux avec le film. Jadore ce genre danimation où la nature et lhomme vivent encore en harmonie et où les animaux parlent. Ca nous permet de nous rappeler ce quétait la planète avant que lhomme riche et puissant en abuse. Bref je mégare un peu ;-).Tout ça pour dire que ce film est à voir et à revoir sans modération.
Tout comme dans Chihiro, Miyazaki aborde ici le thème fort de "l'initiation". La petite Kiki et son voyage initiatique, son apprentissage, son évolution, sa construction. Poétique, sa grande force est de nous montrer la beauté du quotidien, de la "banalité" qui n'existe pas si l'on sait l'habiter et la sublimer. L'on en sort ravi et joyeux, un vrai souffle de bonheur.
Après des œuvres complexes comme Nausicaä et Le Château dans le Ciel, Hayao Miyazaki s'est attelé dès la fin des années 80 à des films plus sages, directement destinés à un public plus enfantin. Ainsi, un an après Mon Voisin Totoro, il sort son cinquième film, inspiré du premier tome d'une saga littéraire créée par la romancière japonaise Eiko Kadono. Datant de 1989 et sorti en France quinze ans plus tard dans une indifférence quasi-totale, Kiki la petite sorcière s'avère au final l'un de ses films les moins passionnants pour ne pas dire les moins bons de Miyazaki... Trop bon enfant, trop simpliste, trop court aussi, le long-métrage ne possède par ailleurs pas d'histoire à proprement parler ou du moins pas de trame scénaristique palpitante. En effet, nous ne faisons que suivre notre héroïne, une jeune sorcière voguant sur son balai, durant son "apprentissage"dans une autre ville. On découvre donc son départ, ses difficultés à s'intégrer et ses débuts en tant que livreuse à domicile. Elle fera quelques rencontres, s'attachant rapidement à une peintre un brin bohème et fréquentant légèrement un garçonnet plein de vie. Composé de mini-péripéties sympathiques mais peu rocambolesques, le scénario ne convainc que moyennement et ce, malgré la bonne humeur omniprésente durant le long-métrage. De plus, les personnages secondaires manquent cruellement de profondeur (si ce n'est Jiji le chat noir continuellement bougon) ; difficile donc de s'y attacher... Le long-métrage n'est cependant pas ennuyeux, loin de là, et les bonnes doses d'humour nous font passer un agréable moment mais nous avons l'impression de ne voir qu'un prélude au film, la véritable aventure ne se trouvant finalement qu'à la toute fin. Heureusement, le film conserve des qualités indéniables comme la magnifique musique de Joe Hisaichi continue de nous émerveiller (sans être pour autant la plus mémorable si ce n'est la plus inspirée), les graphismes toujours aussi aussi ébouriffants et leur animation comme d'habitude à tomber, notamment lors de plans aériens de toute beauté. En somme, Kiki la petite sorcière est une œuvre mineure dans la filmographie de Hayao Miyazaki comparée à ses films passés et futures mais demeure néanmoins un joli spectacle tout à fait charmant.
Un joli parcours initiatique pour la petite Kiki qui ne peut que ravir les fans de Miyazaki et les curieux qui iraient le voir. Impossible de résister au ptit Jiji quon voudrait tous ( je mavance peut-être un peu, mais attendez de voir ! ) adopté :o) Drôle, mignon et intéressant ( quand on prend la peine de réfléchir un minimum.. ) !!!
Kiki la petite sorcière, c'est un peu comme un rêve tant c'est beau et poétique, encore plus que Mon voisin Totoro (ce qui est déjà un exploit rien que de l'égaler). Sans hésiter, c'est bien l'un des meilleur film (chef d'oeuvre) que j'ai pu voir. Il ne faut pas passer à côté!
Pas le meilleur Miyazaki, mais une histoire simple, drôle, émouvante et magique. Le personnage est sympathique et les dessins très réussis, comme toujours.
Hayao Miyazaki réalise, une fois de plus, une petite merveille de poésie, démotion et dhumour avec les petites aventures de cette petite sorcière au grand cur. Le réalisateur de Mon voisin Totoro nous prouve quil sait marier avec une facilité déconcertante les situations les plus anodines, le quotidien le plus banal, avec un univers merveilleux, sans jamais fausser la crédibilité de son histoire. Comment, me direz-vous ? Tout simplement en offrant beaucoup d'intérêt aux personnages, en rendant les personnages de papier profondément humains Non seulement notre cher Hayao complexifie le rapport des personnages principaux dans chacune de ses uvres, cinématographiques ou autres, mais il sattache aussi à donner beaucoup dimportance aux seconds rôles, qui font rarement office de faire-valoir ou de simples potiches au sein de la narration. En outre, Miyazaki laisse le temps aux spectateurs de sattacher à ses personnages ; il privilégie ainsi la psychologie à laction, qui ne manque pourtant pas dans Kiki, la petite sorcière Il ne confond pas rythme et agitation... Finalement, Miyazaki respecte profondément son public et sait toujours ravir ses admirateurs en reprenant, notamment dans ce film, des thèmes qui lui sont chers comme son admiration pour laviation et le domaine aérien ; lHomme face à la Nature ; son rejet de la modernité au profit des valeurs traditionnelles respectueuses et conviviales ; la grande amitié et la profonde humanité des personnages, sans jamais pour autant tomber dans létalage des faux-sentiments ; une histoire dAmour purement platonique, qui nest jamais signifié de manière explicite et barbante (jamais de baiser, ni même de « je taime » mensonger) Il ny a plus rien à dire : "Miyazaki san, vous êtes le meilleur réalisateur dans le domaine de l'animation ! Mes respects !"
Le pauvre mec qui a mis 0 étoiles doit se sentir bien seul , le pauvre. Mais bon , chacun ses goûts (même les plus mauvais en l'occurence). Enfin voilà si un jour Miyazaki fait un "bon" film , qu'on me previenne , parce que pour l'instant c'est pas gagné ! Un pur moment de bonheur , un de plus. Merci Monsieur Miyazaki (et merci Kiki !!!).