C'est sûr : je préférerais toujours le sens de l'humour de nos voisins anglais au nôtre, la présence de Michael Palin en tête d'affiche n'étant, à ce titre, clairement pas anodine quant à ce que l'on peut attendre. D'ailleurs, traiter des tickets de rationnement après-guerre et de la difficulté de s'en sortir encore à cette période n'est vraiment pas si courant et plutôt appréciable. Malheureusement, même si l'ensemble reste suffisamment grinçant et peu aimable pour que l'on apprécie un minimum la démarche, je ne m'y suis pas retrouvé totalement. Les gags sont parfois gras et le résultat logiquement un peu lourd, ne tirant pas forcément le meilleur de ces situations, la faute peut-être à un scénario correct mais ayant du mal à atteindre les sommets « pythonesques » qu'il semble parfois chercher. Film anglais oblige, le casting est en revanche réjouissant, notamment chez les seconds rôles, Richard Griffiths, Denholm Elliott, Pete Postlethwaite ou encore Jim Carter assurant royalement. Une curiosité pouvant valoir le détour, mais dont on pouvait toutefois espérer mieux au vu du sujet et des différents protagonistes.
Avec un casting anglais des plus raffinés, avec des acteurs confirmés et talentueux (Palin d'Un Poisson Nommé Wanda, Griffiths et Maggie Smith ayant joué dans tellement de films qu'on ne retient que le plus récent leur ayant auréolé une gloire éternelle, c'est à dire Harry Potter), et un speech des plus noirs : Un pédicure et sa femme volent un cochon destiné à un mariage important. C'est idiot, bourrés de gags, de répliques cinglantes, et d'acteurs géniaux. La principale qualité de Porc Royal (A Private Function en VO), c'est de ne pas se prétendre de bonne qualité, paradoxe. Le film prend tout son temps pour installer l'intrigue, les personnages, aussi mesquins les uns que les autres (on se rend que seul Palin et sa belle-mère sont bons au final), avec une musique des plus cyniques qui résonne dans la tête. Les acteurs nous donnent un super jeu, et c'est l'un des atouts du film. En plus de ça, les gags sont tordants, et on rigole tout le film sans réels temps morts. C'est fin, c'est intelligent, de l'humour anglais noir comme seuls nos amis Outre-Manche savent le faire. Porc Royal ne marquera surement pas la comédie anglaise, mais se révèle, en film inconnu, un très bon divertissement plein d'humour et de bonnes idées. Un casting royal lui aussi, qui donne un gros coup de punch au film.
comédie très british qui touche assez juste sur les privilèges de classe et le mépris qui va avec. Le pédicure est touchant avec ses complexes et sa femme qui en rajoute dans le snobisme montre une ambition sans limite . Le plus sympa dans tout ça, c'est évidemment le cochon qui termine tragiquement.
J’ai eu beau me mettre le cerveau en tire-bouchon, mes zygomatiques n’ont pas frémit d’un poil de cochon. Film raplapla et, partant, fortement décevant.
Deux après "The Missionary", le duo Michael Palin / Maggie Smith remet le couvert. On est en 1947, l'Angleterre souffre encore des stricts rationnements alimentaires. Mais on s'apprête à célébrer le mariage de la Princesse Elizabeth. Un cochon, engraissé par trois notables antipathiques, sera au coeur de l'intrigue...Si j'avais espéré plus de folie dans le récit, ou à travers le personnage de Michael Palin en pédicure (!), "A private function" n'a rien de déplaisant. Son aspect presque documentaire sur les privations d'après-guerre garde tout son sens. Et le film propose des scènes amusantes, notamment à travers le policier facho incarné par Bill Paterson, qui fait la chasse au marché noir.Malgré la mise en scène relativement sage, il y a des hors-champs bien sentis, quelques dialogues fleuris. Et Maggie Smith, délectable en épouse frustrée ambitieuse. Ou Denholm Elliott, habitué aux membres de l'establishment naïf et/ou affable, qui campe ici un médecin assez infect. On est loin d'un summum de la comédie britannique, mais c'est plaisant de bout en bout.
Je m'attendais à de l'humour britannique (donc ne pas aimer)...mais là rien de drôle ! Pour la sensibilisation au fait que les gens mouraient de faim, ce film est super mais son histoire est bien fade ! 2,2/5
Ce qui est très regrettable avec ce film, c'est que l'humour est beaucoup trop vulgaire pour faire rire, et ainsi en faire une grande comédie. Beaucoup plus de finesse bien britannique aurait été considérablement bénéfique. Reste que le côté satire lui est parfaitement réussi. D'ailleurs le début fait un peu penser à une autre satire "Whisky à gogo" où une communauté doit aussi faire face à un représentant de l'ordre tatillon et stupide. Mais si dans "Whisky à gogo" la communauté était soudée, là elle pense plus à se tirer sur les pattes qu'à autre chose. C'est surtout la justesse dans la description d'une galerie de personnages, tous composés, à une ou deux exceptions près, d'enfoirés, qui fait la force de cette satire. Pour ce qui est de l'interprétation, mention spéciale à Denholm Elliott très convaincant en notable irrésistiblement stupide et se croyant supérieur aux autres. Un autre petit mérite que l'on peut attribuer au film est de mettre en exergue une période de l'Histoire peu connue comme quoi il n'y a pas qu'en temps de guerre qu'on a faim. Une découverte intéressante à défaut d'être grandiose.
L'après-guerre en Angleterre est, comme en France, une période de restriction alimentaire et de marché noir. Dans un village britannique, trouver de la viande est par conséquent devenu une obsession (il est d'autres manies, plus loufoques, qui semblent emprunter au registre des Monty Python : spoiler: la passion pour les pieds du gentil pédicure Gilbert qu'interprète Michael Palin ou le légalisme furieux d'un inspecteur des fraudes).
Dans la première partie du film, le réalisateur brosse le portrait de la poignée de protagonistes, regard satirique sur des attitudes cocasses ou médiocres. Le sujet et le style ne sont pas, à cet égard, sans rappeler au spectateur français le sujet de Jean Dutourd "Au bon beurre". Plus tard, le point culminant du récit est spoiler: le vol d'un cochon vivant...et dysentérique par le brave Gilbert. Transformé en porcherie, l'appartement des Chilvers devient le théâtre de situations grotesques -mais pas grossières-, encombré par une belle-mère sénile, les propriétaires clandestins du cochon et le policier inquisiteur (bon comédien mais comment ne pas imaginer John Cleese dans le rôle?). Le casting est d'ailleurs une des réussites de la comédie.
A private function se déroule en Angleterre juste après la fin de la 2nde Guerre Mondiale mais bien que les Britanniques fassent parti des nations victorieuses les tickets de rationnement sont encore en vigueur. Cette comédie raconte l'histoire d'un village bouleversé par l'arrivée d'un cochon bien gras, tout le monde veut se l'approprier pour pouvoir faire un véritable festin. A private function n'est pas une grande comédie mais elle offre plusieurs scènes cocasses et parmi les protagonistes de cette histoire on a plaisir de retrouver le génial Michael Palin.
Un couple cache un cochon. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Certains parlent d’humour ? Je le cherche encore. C’est joliment filmé. Le cochon est adorable quoique ce n’est pas babe la star en matière de cochon de cinéma. Mais c’est joliment ennuyeux.
Une comédie britannique avec l'un des Monthy Python comme comédien et un des Beatles comme producteur exécutif. Certes, il y a eu meilleur mais celle-ci, après un début poussif, est quand même assez réjouissante.
Je suis complètement passé à côté. Rien ne m'a fait rire et je trouve qu'on s'ennuie sévère. C'était toutefois sympathique de revoir, dans leur jeune temps, les acteurs (aujourd'hui disparus) qui incarnaient Vernon Dursley et Professeur McGonagall dans la saga Harry Potter.
Sacrés Anglais ! C'est un sport national français que d'en dire du mal, mais moi, je les ai toujours bien aimés. Ils ont une mentalité bien particulière, c'est vrai et comme tout le monde, ils ont leur travers, mais leur humour est si souvent imparable. Si ce "Porc royal" n'avait pas été anglais, il ne se regarderait pas avec le même plaisir, je peux vous l'assurer. Pour le coup, nos amis d'Outre-manche ne font pas spécialement dans la finesse à laquelle ils nous ont quasi tout le temps habitués. Mise entre les mains d'un cinéaste américain d'aujourd'hui, cette histoire de truie volée aux intestins dérangés aurait dégouliné de graisse et aurait été impossible à supporter. Vous le savez tout aussi bien que moi, les Anglais ont ce petit truc en plus faisant qu'ils donnent toujours l'impression de ne pas y toucher, même quand c'est grivois ou scato. Personne ne sort grandi de cette comédie porcine. Les bourgeois prennent le tarif, mais les pauvres n'y sont pas plus vertueux. D'excellents comédiens, John Palin et Maggie Smith en tête et une mise en scène très simple mais qui sait donner du rythme. Plus de 40 ans après, les sujets de Sa Majesté n'ont toujours pas perdu leur savoir faire et c'est tant mieux.
Une amusante comédie à la sauce anglaise, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable. Durant l'après guerre en Angleterre, le rationnement n'est pas chose facile, aussi quand un cochon est élevé en secret, celui ci risque d'attirer les convoitises. J'ai trouvé cette réalisation plutôt pas mal, j'ai souri à quelques reprises, sans pour autant rire aux éclats. Les acteurs quand à eux, sont convaincants.. Bref, ça se laisse voir si on aime cet humour mais "Porc royal" ne restera pas dans la annales de la comédie british. 6/10