Je ne m’attendais pas forcément à être autant embarqué par Alamo, mais force est de reconnaître que le film m’a tenu du début à la fin. John Wayne livre ici une fresque ambitieuse, à la fois spectaculaire et profondément marquée par une vision très personnelle de l’histoire. Certes, tout n’est pas parfait, mais il y a une sincérité et une ampleur qui forcent le respect. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’atmosphère héroïque qui se dégage du film. On sent une volonté de rendre hommage à ces hommes, parfois au détriment de la nuance historique, mais l’émotion fonctionne malgré tout. Certaines scènes sont vraiment puissantes, notamment dans la montée vers le siège final. La tension est bien gérée, et même en connaissant l’issue, je me suis surpris à être pris dedans. Du côté des personnages, on est sur quelque chose d’assez classique, presque archétypal, mais ça colle bien au ton du film. John Wayne, devant et derrière la caméra, impose sa présence et sa vision. Les dialogues peuvent paraître un peu datés aujourd’hui, mais ils participent aussi au charme de l’ensemble. On sent une époque du cinéma où l’on assumait pleinement le côté grandiloquent. En revanche, tout n’est pas irréprochable. Le rythme est parfois inégal, avec quelques longueurs qui auraient pu être évitées. Et même si je comprends l’intention, le film manque parfois de subtilité dans son traitement historique et idéologique. Cela peut freiner l’immersion pour certains plus exigeants sur ce point. Au final, je lui mets un bon 4/5. C’est un film imparfait, mais porté par une vraie ambition et un souffle épique qui se fait rare aujourd’hui. Une œuvre marquante, à voir au moins une fois, ne serait-ce que pour sa place dans l’histoire du cinéma et pour l’empreinte laissée par John Wayne.
Un de mes films cultes avec une BO non moins cultissime écoutée des dizaines de fois sur un 78 tours vendus à la sortie du film à l'époque. Collector !!
Film d'époque avec tous ce que mon veut de bien raciste mais il faut se situer dans le contexte. L'histoire est assez conforme, John Wayne joie juste mais c un vrai western à la vielle époque... On ne rajeunit pas.
Western patriotique de John Wayne, "Alamo" fait partie des grands westerns de l'histoire du cinéma par ses décors, ses moyens mis en œuvre et ses scènes de batailles grandioses. Mais un gros problème de rythme entache le tout, des passages inutiles créent des longueurs qui coupent le rythme de l'histoire.
Quel film exceptionnel.. bientôt 50 ans et pas une ride. Les acteurs sont excellents, le rythme parfait. Ce film reste moderne et sans fioritures. La frontière entre les bons et les méchants n'est pas si évidente et donne à cette oeuvre une dimension supplémentaire. On est loin des ridicules western avec les méchants peaux rouges et les gentils cow-boys. Ici bien sur un excédent de bonnes intentions mais peu importe le résultat est superbe, accentué par cette musique mythique. Bravo John Wayne, surtout quand on sait qu'il s'agissait de son premier film.
après une attente d'une heure et demie aux fins de voir le rapport entre ce résumé des poncifs du western hollywoodien à grosse blague élimée et le fait historique bien ficelé de l'affaire d'alamo, j'en suis resté là, très très lassé, m'ennuyant profondément. un chef d'oeuvre ? parce que signé wayne ? si les défenseurs d'alamo ont réellement commis toutes ces erreurs grossières de tactique, pas étonnant que ... !
Pour moi, ce film n’est pas véritablement un western mais plutôt une fresque à la gloire d’un des évènements historiques fondateurs des Etats-Unis. Et l’ensemble est difficile à juger. Le film est long mais se suit assez facilement, il n’a pas trop vieilli et il s’en dégage un certain parfum d’aventure. Mais d’un autre côté les personnages sont très stéréotypés, la véracité historique est complètement transfigurée pour coller au mythe américain et il en ressort un patriotisme, un héroïsme et un discours moralisateur parfois un peu agaçant. Bref, une fresque pseudo-historique et patriotique portée par John Wayne à la réalisation et dans le rôle de Davy Crockett, le tout est beau mais un peu longuet.
Pour la nostalgie, l'héroïsme sans nuances, la musique. John Wayne incarnant Davy Crocket, héros mythique de l'Amerique des pionniers : c'est un peu un mythe pour un mythe!
Première réal de John Wayne, un western patriotique qui évoque le siège de Fort-Alamo avec 2h de blabla et 30 minutes de scènes de batailles spectaculaires, c’est cher payé ! 2,25
Soulignons que les historiens consultés demandèrent à ce que leurs noms soient retirés du générique, ce qui n'augure rien de bon sur la véracité des faits exposés. Cette considération à part, ce western utilise l'événement de Fort Alamo comme une allégorie du courage républicain (qui étreint les plus jeunes), du sacrifice honorable (les femmes sont de vraies Américaines quand elles y encouragent leur homme), de la résistance à l'envahisseur (communiste...) - évitant de peu le manichéisme viriliste absolu en octroyant de la valeur combattante à une femme pouvant lutter par ses mots. Au-delà du propos assez caricatural, ce qui dérange est le manque total de subtilité (à l'instar des touches d'humour décalées) dans l'expression de cette morale, assénée au fil des péripéties (s'il n'y avait pas eu d'embuscade traîtresse le colonel serait venu - sauf que dans la réalité cela se produisit quelques semaines plus tard), des dialogues (que la musique pompeuse souligne) et de la mise en scène (qui prouve certes une recherche symbolique et atteint de beaux moments tels que des cadrages explicites ou la réunion au clair de lune). Même si les Mexicains ne sont pas dépourvus de dignité (ce qui paradoxalement renforce l'idée de la lutte superbe), les protagonistes présentent des caractéristiques assez stéréotypées, chacun incarnant (avec conviction!) une manière de combattre ou de s'y préparer. Un hommage dogmatique.