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Pascal
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3,0
Publiée le 11 avril 2024
Sans doute le titre le plus connu en occident du cinéaste de Hong Kong Stanley Kwan. Parfois associé à WKW dans l'esprit de certains commentateurs, ( ils passeront tous deux à la réalisation dans les années 80) son cinéma est tout de même beaucoup moins accompli que celui de ce dernier.
Au début du XIX ème siècle, une courtisane tombe amoureuse d'un fils de famille. Ne pouvant l'épouser en raison de leur différence de statut social, elle décide de se donner la mort et de se retrouver dans une autre incarnation.
C'est la mise en scène qui constitue le point d'intérêt de ce film de fantôme.
Stanley Kwan n'a certes pas le talent de WKW, mais la ressortie du titre en version restaurée, mérite tout de même le coup d'oeil pour les aficionados.
On notera que le prénom du metteur en scène correspond à un quartier célèbre de Hong Kong qui fût rétrocédé à la Chine par la couronne d'Angleterre quelques années plus tard.
Le cinéma Hong Kong de l'époque se caractérise notamment de celui de la chine continentale, par l'influence de l'occident et par un mélange savamment dosé des deux influences ( asiatique bien sûr et avant tout, mais aussi celle de l'Europe occidentale ou des USA)
film fantastique qui vous transporte, tourné de manière originale on suit cette histoire avec plaisir. PLV : se laisser porter vers un autre monde temporairement.
L’histoire peu banale d’un couple qui pour échapper aux interdits familiaux se suicide, en se jurant de se retrouver dans une autre vie. Cinquante ans plus tard, Fleur est effectivement de retour, mais son amant ne répond pas à ses sollicitations. A l’aide d’un couple de journalistes, elle va alors tenter de comprendre comment leur serment d’autrefois n’a pas pu se matérialiser pleinement. Si le genre « fantastique » labellise fortement cette histoire, sans fracas d’effets spéciaux, l’ensemble apparait néanmoins totalement cohérent. Malgré cet écart d’un demi-siècle Délicate, vaporeuse, la mise en scène de Stanley Kwan tient à distance tout débordement scénaristique « fantastique ». Il ne soulève aucune tempête, aucun artifice pour contredire ce saut gigantesque dans le temps que Fleur exécute avec élégance, pour vivre désormais au présent . Avec ou sans son amant ? L’une des nombreuses interrogations soulevées par un réalisateur, délicat et sensible. Joli film Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Adapté du livre éponyme de la Hong-kongaise Lilian LEE, il s’agit d’une histoire conventionnelle d’amour et de fantôme, se déroulant à 53 ans d’intervalle. La première partie se déroule à Hong-Kong, en 1934, où Fleur (Anita MUI, 24 ans), prostituée de luxe et chanteuse, tombe amoureuse de Chan Chen-pang (Leslie CHEUNG, 31 ans), 24 ans, et 2e fils d’une famille de négociants d’épices et de plantes médicinales. spoiler: Cette dernière refusant leur union, le couple se suicide à l’aide d’opium et de somnifères le 8 mars à 11 h du soir. En 1987, Fleur revient à Hong Kong à la recherche de son amour. Elle est aidée par un couple de journalistes, Yuen et Chor, ensemble depuis 4 ans . Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas et on peine à s’intéresser à l’histoire, assez soporifique, bien loin du romantisme et de la poésie de « L’aventure de Mme Muir » (1947) de Joseph Mankiewicz et de « In the mood for love » (2000) de Wang Kar-wai. Seule la reconstitution du pavillon des courtisanes mérite un bon point, préfigurant l’esthétisme des « Fleurs de Shanghai » (1998) du Taiwanais Hou Hsiao-hsien. Quant au spectateur bon public, il pourra y voir « un mélodrame majestueux et incandescent, porté par un duo magnétique ». Le jury du festival des 3 Continents (10e édition), présidé par le décorateur Alexandre Trauner (1906-1993) a dû partager cette impression en lui décernant la Montgolfière d’or en 1988.
Pleine de symboles et de transparence, il est difficile de passer outre cette oeuvre ; d'autre part toujours ponctuelle! ( Tellement autre chose qu'une de ces histoires remplies de fausses stars insipides et - bien sûr - infiniment interchangeables...
Un drame sentimental envoûtant, teinté de surnaturel et de mélancolie, qui dresse le récit d’une passion contrariée qui voyage à travers les époques dans le HK du 20e siècle.
Film labyrinthique d’une élégance folle, Yim ji kau se saisit du merveilleux pour retranscrire le sublime des actions motivées par la passion amoureuse : spoiler: soit la promesse faite par deux amants de se retrouver dans une vie future au moyen d’un poison ingéré qui sera représentée sous différents aspects, d’abord romantiques, journalistiques ensuite, tragique enfin quand adviendra la révélation . L’entrelacs des époques et des approches compose une série de variations subtiles autour d’un thème éculé spoiler: – la confusion des pulsions de vie et de mort, le courage de la femme face à la lâcheté de l’homme – qui trouve là autant d’occasions de révéler ses artifices : la reconstitution historique est perçue avec distance, recomposée à l’aide de fragments (objets divers tel l’étui de rouge, coupures de presse à scandale, récits déformés par la mémoire des anciens) comme le fera Ruan Lingyu quelques années plus tard. La mise en scène recourt à un parti pris pertinent : placer un personnage dans le cadre pour mieux, suite à un champ/contre-champ, le perdre et contraindre la caméra à le chercher au moyen d’un panoramique ; cette idée participe de la nature spectrale des protagonistes qui hantent les lieux faute de pouvoir les habiter. Aussi le choix d’un studio de tournage confère-t-il à la clausule une puissance d’autant plus forte qu’elle permet la convergence des registres, le rassemblement des fils narratifs : le grand-guignolesque des arts martiaux répétés autant de fois que les parties de mah-jong pour faire patienter le client, le théâtre des passions sur la scène duquel se rassemblent le jeune maître et Fleur, l’opposition entre deux rapports à l’amour – « on est des gens ordinaires, vivre nous suffit » affirme le couple de journalistes –, la victoire du manque de confiance en autrui, la beauté d’une apparition déifiée, celle d’une femme allégorique du désir éternel. Superbe.
Deux amants hongkongais en 1934, l'un de bonne famille, l'autre prostituée, éperdument amoureux voient leur dessein amoureux bloquer par la belle-famille du jeune homme. Pour se rejoindre dans l'au-delà, ils décident se se suicider conjointement. 1987, la jeune femme réapparaît sous forme de fantôme à la recherche de son amour qui ne l'a pas rejoint pour passer une annonce dans le journal. Les deux journalistes d'abord sur la réserve vont l'aider dans sa quête. Drame fantastique et évanescent, avec une réflexion sur le temps qui passe, les mœurs qui changent, les lieux qui se transforment et où les maigres souvenirs d'un passé révolu ne peuvent se retrouver que dans un magasin d'antiquité.