La Ronde
Note moyenne
4,0
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45 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
Résolument baroque, par ses mouvements, par ses jeux de miroirs (au sens propre comme au figuré!), par ses mises en abîme, cette ronde chagrine présente moins la valse de l'amour que les danses du désir, de la solitude, de la frustration, dont les succulents dialogues exhalent tout le dépit, toute la désillusion, tout le cynisme. Dans cet univers aussi théâtral que réel, il semblerait que les femmes soient naïves, aveugles, manipulatrices, et les hommes hypocrites (merveille de discussion dans le lit conjugal), égoïstes, inconséquents, rendant l'union de ces deux êtres fallacieuse... Or, par ses chants, par son sel, par sa légèreté apparente, le récit couvre d'un voile pudique ou d'un lâche déni la douleur qui prévaut à ces échanges. (Im)pertinent.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
rrevoir " la rlnde" de Max Ophüls" est un régal même si ce film où tout s'enchaîne dans des sketches successifs a un aspect devenu vieillot sur la façon de faire du ciné, ce n'est pas un chef d'oeuvre! de loin il s'en faut ,mais un film qu'on aime où toute le gratin des acteurs de cette époque apparaît: chacun fait sa " ronde" et disparaît: Simone Signoret, Daniel Gélin, Gérard Philippe, Jeanne Moreau ou encore Jean-Louis Barrault.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
La vision du film engendre un sentiment ambivalent : la mise en scène d’Ophuls est, comme d’habitude, brillante avec plans-séquence, travellings, belle photographie en noir & blanc, de Christian Matras (47 ans, 1ère collaboration sur 4 avec le réalisateur) et décors de Jean d’Eaubonne (47 ans) dans les studios Franstudio [à Saint-Maurice (Val-de-Marne)], tandis que le scénario, adapté (par Jacques Natanson, 49 ans) de la pièce éponyme (1897), écrite à 35 ans par l’Autrichien Arthur Schnitzler, n’engendre pas du tout l’empathie et l’intérêt pour les 10 personnages de la pièce, en raison de son cynisme et nihilisme. A travers 10 couples, vivant à Vienne en 1900, dont l’un des membres quitte l’autre pour en reformer un autre, tout aussi éphémère, et ainsi de suite (d’où le titre), il est beaucoup question d’amour [cf. la citation, par la femme mariée Emma, du livre « De l’amour » (1822) de Stendhal (1783-1842)] mais il est, en fait, totalement absent, le sexe étant le moteur des comportements, hommes comme femmes et totalement hors-champ [en partie pour des raisons de censure, même s’il n’y a pas de code Hays (appliqué strictement aux Etats-Unis de 1934 à 1952) en France]. Les dialogues ont un peu vieilli, plus proches de « La princesse de Clèves » (1678) de Mme de La Fayette (1634-1693) que des pièces de Tennessee Williams (1911-1983), ainsi que les personnages stéréotypés (la prostituée, le soldat, la femme de chambre, la grisette (terme totalement désuet pour désigner une ouvrière du textile, libre sexuellement), le poète et la comédienne), même si la critique des convenances et hypocrisies bourgeoises (cf. discussion dans des lits jumeaux entre le baron Charles et sa femme Emma) reste toujours d’actualité. Ne boudons pas, néanmoins, notre plaisir en revoyant la fine fleur des comédien(ne)s français(e)s des années 1950 : Simone Signoret [29 ans), Simone Simon (39 ans), Danielle Darrieux (33 ans), Odette Joyeux (36 ans), Serge Reggiani (28 ans), Daniel Gélin (29 ans), Jean-Louis Barrault (40 ans), Gérard Philipe (28 ans) et Fernand Gravey (45 ans), sans oublier l’Autrichien Anton Walbrook (54 ans) qui est le narrateur du film.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2025
Visuellement, le film est une réussite : la reconstitution est soignée, et le casting 5 étoiles de l’époque apporte un charme indéniable. Les interprétations des acteurs, sans faute, ne laissent aucune prise à la critique. Pourtant, malgré ces atouts, l’ennui guette. Les saynètes sur des relations amoureuses, aussi bien jouées soient-elles, manquent cruellement de profondeur et peinent à captiver. Elles sont même sans grand intérêt d’un point de vue scénaristique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Dans une ambiance irréelle, mêlant décors factices et multiplicité d’objets, dont certains sont des accessoires théâtraux ou cinématographiques, ce qui, accentué par l’utilisation d’un narrateur aux apparitions régulières, situe bien le film dans le domaine du conte et de l’illusion, Max Ophuls nous fait suivre une succession de brèves scènes de relations amoureuses diverses et variées. Le principe du cheminement est aussi simple qu’original : du premier couple, on suit l’un des protagonistes, qui va former un nouveau couple, dont on suivra l’autre protagoniste, qui à son tour fera partie d’un nouveau couple, etc… La réalisation est par moments virtuose, souvent malicieuse. Et même s’il faut un peu de temps pour se faire au jeu proposé, on sort enchanté de cette délicieuse fantaisie.
Justin Colbart
Justin Colbart

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2025
Quel délice !
Ce film est gentiment poétique, avec naturellement un petit côté vintage qui va bien !
C’est la ronde des amours, de la vie, du désir et des illusions…
Mais c’est, sous l’apparence d’une conte rafraîchissant, une image assez cynique du monde…
Au passage, les hommes en prennent pour leur grade, quand les femmes semblent en fait mener le jeu !
Comme il se doit et comme d’habitude, l’écriture filmique d’Ophüls est virevoltante et virtuose !
La photographie et les lumières, savantes, les mouvements d’appareil sophistiqués et malins
Reggiani débutant fait le job
Simone Simon (la femme de chambre) fait ce qu’elle peut mais gentiment
Daniel Gélin en fait un poil beaucoup mais avec tellement de charme (et après tout c’est du théâtre) !
Danielle Darrieux est parfaite, ainsi qu’Odette Joyeux
Simon Signoret assure et rayonne
Fernand Gravey la classe, as usual
Jean-Louis Barrault hélas fait de la surcharge, mais
Gérard Philippe est génial
Et le narrateur (Anton Walbrook) est à sa place.
Ce qu’il faut constater, c’est que même dans le cadre d’un cinéma de facture « classique » (on est pas encore dans la Nouvelle Vague, qui arrive), Ophüls se permet une contruction très inventive, à distance souvent de l’action. Il y a même une scène où l’on voit le narrateur découper de la pellicule en soupirant « ah la censure ! ». Il paraît qu’en effet ce film a dû en subir les affres devant les réactions puritaines…
Ce n’est pas le premier à jouer avec les codes, et mon Godard révolutionnaire n’a pas été le premier à secouer le cocotier. Lui c’était du free jazz, ici on reste dans la musique viennoise… avec de jolies disharmonies…
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2025
Malgré un excellent casting "La Ronde" ne m'a jamais transporté. Je n'ai rien à reprocher à la mise en scène ou aux acteurs, mais l'ennui s'est vite installé face à ces petites aventures amoureuses sans grand intérêt !
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2025
Charmant ce film de Ophuls. Cette ronde aborde plusieurs aspects des rapports amoureux avec humour et sensibilité. Une galerie d'acteurs délicieux, parmi les meilleurs que le cinéma français ait produit à cette époque.
JLV
JLV

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2025
Chef d’œuvre absolu.
Je ne vois que les meilleurs films d'Orson Welles avec qui comparer ce film.
Chaque anecdote pourrait être un film en lui-même, mais Ophuls délaisse l'anecdote pour faire du cinéma. Et à chaque histoire, les dialogues, la direction d'acteur et la façon de filmer s'adapte à la nouvelle donne.
Les dessous de l'affaire sont mis en scène dès l'ouverture, avec les feux de la rampe et Monsieur Loyal.
Ophuls nous montre que le cinéma n'a rien à voir avec ce qui est raconté, mais tout avec la façon dont on le raconte en images. Des variations McGuffin de Hichcock, d'une certaine manière.
A voir, revoir, montrer et partager.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2025
Bonjour tout le monde,


Revenu en France , Max Ophuls signe quatre films qui sont quatre chefs-d'œuvre dont " La ronde " évidemment.

Le plan séquence d' ouverture , avec travelling, dure plus de six minutes et voilà un sommet de l' écriture cinématographique de ce virtuose de la caméra et de la direction d' acteurs. La profondeur de champ est un modèle et bien plus efficace que la " 3D" actuelle naturellement.

La vie est mouvement, alors les caméras bougent autour des gens et des thèmes qui tournent autour d' un maître de cérémonie qui annonce les différentes saynètes qui , de proche en proche , tissent ce long métrage époustouflant, surréaliste, poétique, réaliste et profondément humain !

Aimez - vous la pétillante intelligence de Max Ophuls qui est le prince du travelling ?

Bien à vous.

Gérard Michel
Seskapil
Seskapil

14 abonnés 217 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2024
Alors que j’adore Madame De… du même Ophuls et qui fonctionne un peu sur le même principe, la Ronde m’a laissé de me marbre. Ces historiettes amoureuses ne sont guère palpitantes. Reste le casting 5 étoiles, et encore puisque ces scènes très courtes ne permettent pas véritablement d’en profiter. Tous ces acteurs et actrices ne font que passer en coup de vent. Dommage!
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2023
Merci d'aimer mon film plus de 70 ans après mais veuillez noter que j'ai eu la chance de tourner avec des acteurs merveilleux une ronde qui n'est pas prête de s'éteindre, la ronde du désir maquillée sous les feux de l'amour. Je vous aime comme j'ai aimé bien des fois, ravi de voir que mes films aient pu inspirer de grands réalisateurs, je pense bien sûr à M. Kubrick ou M. Bertrand Tavernier mais aussi à M. Peter Greenaway qui a su si bien reprendre les thèmes de la ronde et de la répétition. Pardonnez ces marques d'estime personnel, je m'en retourne sur le manège et vous salue bien.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2023
Infect. On n'a pas d'autres mots pour qualifier ce film qui, au détour d'une saynète, encourage carrément le viol. Certains spectateurs essayaient de croire à une approche parodique, satirique, ce à quoi on n'a jamais cru du fait de son ton empesé, de l'absence de marqueurs d'ironie dans ladite scène (le personnage principal n'est pas montré comme malveillant, au contraire il est valorisé), d'un fond assez vieillot qui marque "le cinéma de Papa" (Papy, plutôt). Alors donc, faites-vous votre avis, devant ce vieil homme riche qui drogue une jeune fille pour qu'elle s'allonge de fatigue sur le divan, et pouvoir en abuser sexuellement, en concluant : "Il n'y a pas de mal, quand deux jeunes gens se plaisent, à aider l'amour par quelques artifices.", et le gus à la manivelle (le narrateur) de souligner "C'est l'amour !". On veut croire à l'ironie, vraiment, on le veut, car autrement ce propos nous donne envie de balancer notre fauteuil sur l'écran. Mais le reste du film n'affiche pas franchement un ton des plus ironiques (les autres scènes ne valorisent pas non plus les femmes... ce qui nous fait douter sur ses intentions), n'a rien pour lui non plus narrativement parlant, n'étant qu'une suite d'historiettes amoureuses entre l'étudiant et la riche, l'amant et la femme mariée, etc... Sans grande histoire, ces tableaux semblent fades, ne nous impliquent pas du tout sur leur courte durée, montrent sensiblement la même mécanique de flirt (on en arrive à confondre les couples), reviennent inlassablement au gus qui tourne sa manivelle qui lance sa petite phrase, et en avant on rembraye avec un autre tableau... On ne sait pas comment descendre de ce manège, on essaye continuellement de mettre un pied en-dehors de ce carrousel vieillot, aux tentatives d'humour poussiéreuses (la manivelle qui casse lorsque l'amant est "en panne", et que le narrateur la remet dans le trou en forçant, que c'est fin, vraiment...), aux tableaux répétitifs, et dont l'ironie, si tant est qu'elle existe (on n'y croit pas une seconde), n'est pas assez marquée pour nous détourner de son message nauséabond.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2022
Un film à sketch enchanteur que nous offre le cinéaste Max Ophuls !!
Mieux que Claude Lelouch de nos jours, Max Ophuls fait partie de ces réalisateurs qui ont œuvrés avec talents le cinéma Français des années 40/50 . Avec "La ronde", le metteur en scène raconte plusieurs histoires d'amours du début du siècle avec des entractes pour les couper un homme qui narre le récit dans un manège qui tourne et, comme le titre l'indique, fait "La ronde". Certaines sont des morceaux de bravoures avec de très bons comédiens comme Simone Signoret, Serge Reggiani, Simone Simon, Daniel Gélin, Odette Joyeux, Jean-Louis Barrault, Danièle Darrieux et Gérard Philipe entre autres auquel s'accompagnent des plans magnifiques qui donnent de la magie à l'écran avec des sentiments et dialogues qui font des étincelles. J'ai beaucoup aimé ce long métrage qui est une petite pépite de notre patrimoine du cinéma Français.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2022
Max Ophuls nous emporte dans le manège du désir et des sentiments à travers une succession de huit saynètes élégantes, pleines de charme et d’humour. 3,25
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